Voir ici.J'ai l'impression que le Cardinal passe à côté de la question.
Bien sûr que le Québec a besoin d'évamgélisation. Je chiâle depuis des années pour ça. Mais avant d'Évangéliser, ne faudrait-il pas assurer que les témoins ne répandent pas des erreurs de la foi?
À quoi bon d'évangéliser si le message transmis est compromis par des idées contraires à la foi? Dans l'autre billet, j'ai parlé des facultés de théologie. Bel instrument d'évangélisation: si seulement elles pouvaient être purgées des erreurs théologiques qui y sont très répandues.
Je suis d'accord qu'on prône le respect du dimanche et la fréquentation de la messe. Mais à quoi bon d'assister à la messe si le prêtre parle de platitudes et ne confrontent pas l'essentiel de notre foi.
Je crois que l'Église a besoin de deux choses: 1) de parler du salut. C'est son raison d'être. L'homme a besoin de rédemption. Il est aliené de Dieu. Il a besoin de recontrer Dieu par la rédemption, c'est-à-dire, le sacrifice de Jésus et la répentance. On doit le dire tout haut et tout fort: on a besoin de Jésus pour nous rendre pleinement humain et connaître la paix et la vie éternelle. Ce n'est pas une question uniquement de "bien-être psychologique", mais de vie et de mort. Ensuite, il faut 2) combattre l'erreur. Il faut corriger toutes les erreurs que quasiment personne osent dénoncer. Il se résume par "le modernisme". Ces manifestations sont nombreuses. Par exemple, les élites de l'Église donnent l'impression qu'on n'est pas obliger d'accepter les enseignements solennels du Magistère comme étant vrais. Quand-est-ce qu'on va dire les faits? Quand-est-ce qu'on va dire à ces gens qu'enseigner des choses contraires à la foi est inacceptable? Personne dit rien. Il ne faut pas bercer le bateau. Il ne faut surtout pas de conflit, pas d'argument, pas d'appel à l'autorité de l'Église, même si pour ça qu'elle existe.
C'est l'inertie qui fait en sorte que personne fait rien, personne ne veut déranger, puis les élites enseignent des conneries qui rendent la foi caduque aux yeux des gens. Si on n'est pas obliger de rien croire, de rien faire, c'est quoi le but de faire partir de l'Église? On serait aussi heureux en étant athée. Mais le surnaturel a vraiment un impact sur notre vie, qu'on agisse comme si c'est véritablement le cas! Si l'Esprit Saint est vraiment à l'oeuvre dans l'Église et dans nos coeurs, qu'on agisse comme si c'est le cas! Si l'Esprit Saint protège le Magistère de l'erreur, qu'on agisse de la sorte! Qu'est-ce qu'on attend pour agir comme des catholiques? Si on écarte le surnaturel et ne traite pas les doctrines de notre église comme émanant de Dieu, c'est game over. Aussi ben d'être protestant ou non-croyant. C'est plus facile de ne pas appartenir à un groupe qui n'exige rien, surtout un groupe qui n'exige l'obéissance et la foi surnaturelle.