24 mars 2008

Le Cardinal Ouellet émet une nouvelle lettre pastorale

Voir ici.

J'ai l'impression que le Cardinal passe à côté de la question.

Bien sûr que le Québec a besoin d'évamgélisation. Je chiâle depuis des années pour ça. Mais avant d'Évangéliser, ne faudrait-il pas assurer que les témoins ne répandent pas des erreurs de la foi?

À quoi bon d'évangéliser si le message transmis est compromis par des idées contraires à la foi? Dans l'autre billet, j'ai parlé des facultés de théologie. Bel instrument d'évangélisation: si seulement elles pouvaient être purgées des erreurs théologiques qui y sont très répandues.

Je suis d'accord qu'on prône le respect du dimanche et la fréquentation de la messe. Mais à quoi bon d'assister à la messe si le prêtre parle de platitudes et ne confrontent pas l'essentiel de notre foi.

Je crois que l'Église a besoin de deux choses: 1) de parler du salut. C'est son raison d'être. L'homme a besoin de rédemption. Il est aliené de Dieu. Il a besoin de recontrer Dieu par la rédemption, c'est-à-dire, le sacrifice de Jésus et la répentance. On doit le dire tout haut et tout fort: on a besoin de Jésus pour nous rendre pleinement humain et connaître la paix et la vie éternelle. Ce n'est pas une question uniquement de "bien-être psychologique", mais de vie et de mort. Ensuite, il faut 2) combattre l'erreur. Il faut corriger toutes les erreurs que quasiment personne osent dénoncer. Il se résume par "le modernisme". Ces manifestations sont nombreuses. Par exemple, les élites de l'Église donnent l'impression qu'on n'est pas obliger d'accepter les enseignements solennels du Magistère comme étant vrais. Quand-est-ce qu'on va dire les faits? Quand-est-ce qu'on va dire à ces gens qu'enseigner des choses contraires à la foi est inacceptable? Personne dit rien. Il ne faut pas bercer le bateau. Il ne faut surtout pas de conflit, pas d'argument, pas d'appel à l'autorité de l'Église, même si pour ça qu'elle existe.

C'est l'inertie qui fait en sorte que personne fait rien, personne ne veut déranger, puis les élites enseignent des conneries qui rendent la foi caduque aux yeux des gens. Si on n'est pas obliger de rien croire, de rien faire, c'est quoi le but de faire partir de l'Église? On serait aussi heureux en étant athée. Mais le surnaturel a vraiment un impact sur notre vie, qu'on agisse comme si c'est véritablement le cas! Si l'Esprit Saint est vraiment à l'oeuvre dans l'Église et dans nos coeurs, qu'on agisse comme si c'est le cas! Si l'Esprit Saint protège le Magistère de l'erreur, qu'on agisse de la sorte! Qu'est-ce qu'on attend pour agir comme des catholiques? Si on écarte le surnaturel et ne traite pas les doctrines de notre église comme émanant de Dieu, c'est game over. Aussi ben d'être protestant ou non-croyant. C'est plus facile de ne pas appartenir à un groupe qui n'exige rien, surtout un groupe qui n'exige l'obéissance et la foi surnaturelle.

Le christianisme a la cote

Une faculté de théologie: une des pires places pour apprendre la foi catholique.

C'est là où la foi catholique est le plus distorquée. Si les gens veulent apprendre la foi, qu'ils lisent le catéchisme de l'Église catholique et les encycliques avec un bon manuel d'apologie. C'est mille fois mieux que les hérésies et prôner par les facultés.

Et comme d'habitude, les évêques ne font rien pour changer la situation.

22 mars 2008

L'histoire pour les nuls

Lysiane Gagnon critique le nouveau programme d'histoire mondiale au secondaire.

C'est un sujet qui me concerne puisque j'ai étudié en histoire. J'ai même songé de devenir prof d'histoire.

À l'époque où j'étudiais, le monde d'éducation prônait le constructivisme. L'idée derrière le constructivisme est qu'on veut encourager les jeunes de tirer leurs propres conclusions. La capacité de raisonner est primaire; les faits sont secondaires.

Donc, au lieu d'enseigner l'histoire en racontant des événements et forçant les étudiants de mémoriser des dates, on leur donnait des "sources" et on leur posait "les bonnes questions". Par exemple, on pourrait leur donner une liste d'objets trouvés par des archéologues sur un site et leur demander ce que ces découvertes dévoilent au sujet de cette société mystérieuse.

C'est pas fou comme exercice-- si les élèves ont déjà une certaine formation. C'est bon de pouvoir raisonner pour soi-même. Mais à quoi bon de raisonner, si on n'a pas les faits pour tirer les bonnes conclusions? On sait que dans le discours politique au Québec, il y a souvent un sous-courant historique. Comment peuvent les gens tirer leurs propres conclusions s'ils se basent sur des impressions de l'histoire, et non pas des faits?

Je favoriserais plutôt qu'on enseigne l'histoire de la façon traditionnelle: enseigner des concepts de base de chaque époque, chaque type de société (ex: L'antiquité, l'âge féodal, mercantiliste, le capitaliste etc) et de mettre en valeur les événements les plus importants. On ne peut pas tout enseigner. Mais il y a certaines dates, certains événements, certains courrants qui sont incontournables: la naissance du Christianisme; le déclin de l'empire romain; le tournant de l'An Mil (féodalisme), la Peste Noire, la Renaissance, le Reforme Protestante, L'âge des Lumières, Les révolutions américaine et française, l'époque des nationalismes, le colonialisme et l'impérialisme, la Première et Deuxième Guerre mondiale, les révolutions communistes, et l'âge nucléaire. Je dirais qu'une personne qui connaît ses sujets a une base minime en histoire du monde.

Si une personne ne connaît pas les bases de ces sujets, est-ce qu'elle est véritablement formée en histoire? Je dirais que non. C'est bien beau de pouvoir comparer, mais avant de comparer il faut savoir ce dont on parle.

Le gros problème c'est que les éducateurs essaient de rendre l'histoire "trop" interéssants. Comme si l'apprentissage était platte en soit.

Selon moi, si un étudiant ne veut pas apprendre RIEN de l'histoire, malgré avoir un prof compétent, c'est peut-être à cause de la culture de l'élève, et non pas à cause du sujet lui-même. Il y a des jeunes qui ne sont pas faits pour apprendre l'histoire. Que l'on admettent. Il y a des jeunes qui sont tellement habitués à ne pas travailler, à rejeter tout ce qui peut renforcer sa culture que c'est peine perdue d'essayer de créer un programme en fonction d'eux. Qu'on crée des programmes en fonction des jeunes qui ont le potentiel d'être curieux par le passé. C'est beaucoup plus efficace comme ça. Si on veut que les jeunes apprennent, il faut être exigeant. Si non, ils vont recevoir le message que travailler fort ne vaut pas la peine. Ils faut transmettre aux jeunes l'idée que le surpassement de soi, c'est comme ça qu'on développe l'estime de soi, pas en étant paresseux et demandant que TOUT soit "le fun" avant de s'engager.

20 mars 2008

Excellente question: Bush vs. Ben Laden

Patrick Lagacé:

Si vous lisez ce blogue régulièrement, vous avez constaté que je considère George W. Bush et complices comme de joyeux salopards. Au vu de leurs mensonges, au vu de leur incompétence, je suis surpris que les chefs de l’administration du 43e président des Etats-Unis n’ont pas encore subi l’épreuve du feu d’une tentative impeachment.

Bref, Bush est un salopard.

Mais ben Laden aussi est un salopard. Ma question, donc : pourquoi est-ce que je vois régulièrement des slogans anti-Bush, des manifs anti-Bush, des posters anti-Bush, mais jamais des slogans anti-ben Laden, jamais des manifs anti-ben Laden, jamais des posters anti-ben Laden ?

Pourquoi, en Occident (hors des USA, je veux dire), ben Laden n’est-il pas aussi honni que Bush ?

Bush a été élu. Son règne va finir un jour (dans 306 jours, en fait). Mais ben Laden, qui n’a été élu par personne dans le monde musulman, sur qui aucune pression politique n’est possible, nous sommes pognés avec lui jusqu’à ce que son diabète (ou un missile Tomahawk) en décide autrement.

Donc, j’aimerais bien vous entendre là-dessus : sont où, les manifs anti-ben Laden ? Les t-shirts le maudissant ? Les faux-cumentaires évoquant sa mort ?

Hein ?


Lis les commentaires. Il y a des gens qui pensent que Ben Laden est mort et que les ÉU utilisent son image comme propagande. J'ai mon voyage.


H/T: Deux Solitudes

19 mars 2008

Le déclin du catholicisme au Québec: pas la faute du Vatican

Je suis contente que les médias portent attention à la religion. Mais ça m'énerve que la plupart des journalistes n'ont aucune connaissance des affaires de l'Église. Ils sont incapables de commenter intelligemment sur la situation catholique au Québec et en Occident.

Prenons par exemple cet article dans le Journal du Québec. L'auteur parle du fait que les Québécois de nommer les sept péchés capitaux.

Trois experts confirment que les péchés sont moins connus depuis les années 1960, quand le Vatican a voulu moderniser le catholicisme.

«Expliquer aux gens que la luxure est un péché capital ne passait plus très bien à partir de 1970. Le mot péché fait peur, alors l'Église a édulcoré la notion», explique le spécialiste Kristoff Talin.


Le Vatican n'a rien à voir avec cette situation. Le Vatican n'a jamais cherché à abandonner l'instruction du catéchisme ou la morale traditionelle. Ce sont les élites des diocèses à la base qui ont tout changé ça-- les théologiens, les profs d'universités, les animateurs pastoraux, les profs de religion, etc. Tu te rappelles-tu au secondaire quand t'avais un cours de religion? Est-ce que le prof était formé dans ce sujet? Est-ce qu'il était un catholique pratiquant? Est-ce qu'il connaissait son affaire? Dans un grand nombre de cas, la réponse est "non", à moins que tu aies fréquenté une école privée catholique--et même-là ce n'était pas assurée, parce que les soeurs sont virés modernistes aussi. L'Église a laissé la charge d'instruire nos enfants à des gens soient non-croyants ou hétérodoxes.

Ce n'est pas une affaire de "Vatican". L'Église locale était trop paresseuse et trop libérale pour exiger que les enfants soient éduqués comme il faut. Il ne fallait surtout pas insister qu'on assure que les parents emmènent leurs enfants à l'Église pour assurer que leur participation aux Sacraments ait un sens. Mais non. Il ne fallit pas insister que les profs soient orthodoxes, ou que les écoles catholiques ne cèdent pas au modernisme.

C'est pas la faute du Vatican. C'est la faute de l'Église québécoise! J'aimerais ça que les élites l'admettent: qu'elles admettent la quasi-absence d'enseignement orthodoxe dans les écoles et par les élites à produit ce résultat. J'aimerais ça qu'elles se consacrent à assurer un enseignement orthodoxe aux futures générations-- ce que reste de l'Église.

Je ne suis pas optimiste. L'Église au Québec est tellement compromise par le modernisme, elle ne voit même pas le problème. Elle essaie d'éviter cette conclusion, en espérant qu'elle pourra éviter le déclin en évitant les exigences et l'orthodoxie. Les élites n'aiment pas les vieilles méthodes, mais ce sont les méthodes qui ont produit une Église forte et croyante.

J'ai l'impression qu'elle est trop têtue pour le faire. Elle préfère mourrir que de se redresser.

Défense et promotion de la langue française : pour un superorganisme de coordination

Québécois: Vous n'êtes pas écoeurés de la bulimie bureaucratique?

Un organisme pour diriger les organismes.

Ça me fait penser à l'expression: "We're expanding bureaucracy to meet the needs of our expanding bureaucracy."

Tout ça pourrait facilement se règler si seulement les gens décidaient d'avoir des enfants.

On préfère des règlements à des bouts-d'choux.

17 mars 2008

À qui la faute?

Un article dans Cyberpresse parle de la perte de valeurs catholiques des québecois.

Comme si ce n'était pas évidence.

C'est simple: L'Église ne se charge pas de convertir les gens.

Et quand elle parle de sa religion, elle essaie de diluer le message pour le rendre tellement acceptable, que ça donne comme résultat que la foi n'est plus nécessaire.

Si une personne n'a pas besoin de salut, enfin-- qu'elle n'a pas besoin de Dieu, parce qu'il est tellement gentil qu'il ne châtirait jamais personne, et que la sagesse des hommes suffit-- pourquoi avoir la foi? Si l'Église veut être progréssiste comme tout le monde à quoi sert l'Église?

Les gens délaissent l'Église soient parce qu'ils n'y voient pas le but, ou parce que l'Église n'offrent pas ce qu'elle est supposée: le salut. Les gens qui veulent le salut vont dans les communautés évangéliques où ils vont parler de Bible, de Jésus, de salut, de péché et de repentance-- de façon claire et nette.

Quand je regarde les Églises qui ne sont pas vraiment orthodoxes, j'ai l'impression qu'elles ne traitement pas les doctrines catholiques comme si elles étaient pour de vrai. Prenons, par exemple, le baptême. On traite le baptême uniquement comme une cérémonie d'accueil. Bien sûr c'est une cérémonie d'accueil, mais c'est plus que ça, pis le prêtre devrait agir comme si c'était plus que ça: c'est une effacement du Péché Originelle pour éliminer l'aliénation spirituelle dans laquelle l'humanité est née. C'est fort, c'est profond, mais il faut que les gens l'entendent. Pis si la famille n'est pas contente avec le contenu, ils ne sont pas vraiment prêts à élever leurs enfants de façon catholique, non?

Il faut cesser d'avoir peur du contenu de la foi catholique et avoir confiance que la force de la vérité va convaincre les gens.

Il ne faut surtout pas baisser les bras, ce que j'ai l'impression l'Église est en train de faire: laisse-faire la doctrine catholique il faut être pertinent et parler de justice sociale, comme si la Révélation de Jésus était un projet de société et non un révélation de salut pour chaque âme individuel. Je n'ai rien contre la justice sociale, mais ça passe après les rudiments. Quand les fidèles ne sont pas bien ancrés dans la foi, ils ne peuvent pas agir de façon juste selon la doctrine de l'Église.

Mais essaie d'expliquer ça aux élites catholiques de nos jours. Impossible: ils sont, en majorité, pas très orthodoxe-- sinon, ils sont très influencés par le modernisme.

9 mars 2008

On devrait avoir seulement un régime matrimonial

Je trouve aberrant notre système matrimonial au Canada. La population traite généralement les conjoints de fait comme des gens mariés, mais la loi dit autre chose.

Si les gens veulent vivre ensemble sans se marier, d'après moi ils devraient être libres de le faire. (Même si je ne suis pas d'accord avec cette pratique.)

Mais, s'ils veulent les bénéfices du mariage, ils devraient signer un formulaire et accepter les responsabilités du mariage.

Un système, un régime, même règles, même bénéfices pour tout le monde.

Si les gens ne veulent pas risquer le divorce, s'ils ne veulent pas être financièrement responsablse, qu'ils ne se marient pas, et qu'ils ne jouissent pas des bénéfices.

Qu'on arrête créer notre système sur le tas.

On n'a pas quelque chose pour rien dans la vie. Le mariage est appuyé par l'état parce que c'est supposé être le cadre dans lequel on élève nos futurs citoyens. Si le mariage ne produit pas pour la société, pourquoi est-ce qu'on y accorderait des bénéfices?

On veut refaire le mariage à notre image pour vivre les positifs, mais éviter les responsabilités et les conséquences négatives possibles-- divorces, pension, bureaucratie, etc.

Mais voilà que ça créer un système injuste-- une partie de la population est prête à entreprendre les responsabilités-- c'est-à-dire, de faire un couple pour la vie dans le but de fonder une famille-- et une autre partie dont on n'est pas sûr de leurs intentions. Il y a bien sûr des conjoints de fait qui ont les mêmes intentions que les gens qui se marissent. Mais il y en a qui sont ensembles sans avoir déclaré l'intention de formée une relation exclusive pour la longue durée.

Est-ce que ceux-ci devraient traîtés de la même façon par la société que les couples "sérieux"? Le couple cégépien qui sont ensembles à des fins économiques (avec bénéfices sexuels) devraient-ils être considérés au même titre qu'un couple avec 3 enfants qui a vécu ensemble pour 15 ans?

Pour être certain des intentions des couples, il faut leur demander de faire une déclaration d'intention: vous voulez faire parti du système matrimonial, oui ou non? Si oui, vous serez sujets aux mêmes règles. Si non, vous n'aurez pas les bénéfices.

Me semble c'est logique.

3 mars 2008

Une féministe sur le filme "Juno"

Car si un tel film peut être écrit par une jeune femme, regardé par des critiques puis des spectateurs qui ne voient pas en quoi cette histoire est scandaleuse, c'est que les mouvements pro-life sont en train de gagner la partie.


source.

Continuez, pro-vie. Il est seuelement une question de temps avant que l'Occident reconnaît que les enfants à naître sont des personnes.