30 avril 2009

Se poser des questions sur l'immigration, c'est "xénophobe"

Aujourd'hui sur son blogue, Richard Hétu traite des bloggueurs de droit de "xénophobe" parce qu'ils attribuent la présence de la grippe porcine aux immigrants méxicains illégaux.

C'est vrai que des véritables xénophobes profitent de la discussion de questions légitimes pour transmettre leurs préjugés. Je déteste le racisme.

Cependant, le problème de l'immigration illégale méxicain n'est pas anodin. Les contribuables doivent payer pour les services utilisés par eux, sans compter toute les forces policières consacrées à les surveillées et les arrêter. Ce sont quand même des gens qui ne respectent pas la loi américaine. Il ne faut pas se surprendre si certains vivent de façon criminelle, bien qu'elles ne soient pas des gens nécessairement dangéreux (mais certains le sont aussi!)

Sans parler de toute la question culturelle. Maintenant, les américains se sentent obligés de parler espagnole pour pouvoir travailler dans certains secteurs-- pour servir des gens qui n'ont pas même le droit de vivre dans leurs pays. Je comprends leur frustration.

Mais, au lieu d'examiner la question et d'apporter des preuves, Hétu pointe du doigt des droitistes juste pour les condamner.

Franchement, c'est très vide comme discours. Je me demande comment un site d'information peut permettre un de ses journalistes de publier un texte aussi biasé, sans apporter de commentaires ou de preuves. Ça passe pour des blogues d'amateurs, mais les sites d'informations sont supposés être "professionnels".

28 avril 2009

L'avortement eugénique

Durant les 75 minutes qu’a duré leur audition, le 7 avril, devant les parlementaires de la Mission d’information pour la révision des lois bioéthiques, Xavier Mirabel et Caroline Roux, respectivement président et secrétaire générale de l’Alliance pour les Droits de la Vie, n’ont pas eu besoin de faire appel à la religion pour défendre l’humanité de l’embryon. C’est au nom du droit et de la justice universels, avec des arguments scientifiques et humanitaires, qu’ils ont plaidé en faveur du respect de l’intégrité de l’être humain dès sa conception, mais aussi d’une politique d’accueil des personnes handicapées.

(...)

Lui-même père d’une fille ayant une trisomie 21, Xavier Mirabel a témoigné des angoisses de parents découvrant le handicap de leur nouveau-né. Immédiatement projetés dans l’avenir, ils se demandent ce que leur enfant deviendra lorsqu’ils auront vieilli. Et les deux orateurs de montrer combien, dans les situations d’annonce prénatale d’un handicap, la somme des décisions de recours à l’avortement qu’on veut croire « libres » ou « individuelles » aboutit en réalité à « une injonction sociale » de ne pas donner naissance à celui qu’on suspecte d’être « non-conforme ». À force de dépister sans laisser naître, on assiste à un basculement du thérapeutique vers le prédictif, au risque de ne même plus envisager d’accueillir ou de soigner. Se dessine finalement dans notre société une culture désespérante pour les parents qui exclut de la vie les fœtus porteurs d’anomalie.

L'avortement: la conséquence logique de la contraception

Je trouve la chronique de Stéphanie Neveu un peu naïve.

C'est avec beaucoup d'étonnement que j'apprends à chaque année que des copines ont eu recours à l'avortement pour mettre fin à une grossesse non-désirée. Cha que fois, je reste muette car la seule question qui me vient aux lèvres est "tu ne prends pas la pilule?".


Aucun moyen de contraception n'est un moyen sûr, surtout pas la pillule. La pillule a un taux d'échec allant de 1-10% selon si la femme le prend régulièrement ou non. Dans la vraie vie, les femmes oublient de prendre leur pillule. Et même si elle est prise chaque jour sans faute, un taux d'échec de 1% signifie que sur un million de femmes, 10 000 vont tomber enceinte.

Naturellement, comme l'objectif et d'avoir des relations sans tomber enceinte, et que la contraception échoue, la solution naturelle est d'avoir recours à un l'avortement.

Ça prend pas un génie pour comprendre ça.

C'est la raison pour laquelle les pro-vie sont contre la contraception comme solution à l'avortement. Parce que plus tu te fies sur la contraception pour éviter la grossesse, plus les femmes vont avoir recours à l'avortement pour contrer les effets d'un moyen de contraception fautif.

Parce que bien que la contraception diminue le risque personnelle de la grossesse, la mentalité qui justifie la contraception augmente le risque que la femme ait recours à l'avortement si la grossesse a lieu.

Le problème de l'avortement est un problème de mentalité. L'Église s'oppose à la contraception et à l'avortement parce qu'elle croit que toute vie humaine doit être accuillie, sans exception.

Les supporteurs de l'avortement considèrent que c'est opprimant de forcer une femme à porter un enfant contre son gré.

Mais l'Église parle de l'accueil de l'enfant. Tous doit être accueillis. Tous doit être aimés. C'est sur que continuer une grossesse inattendue et non-souhaitée, c'est difficile. Mais l'amour demande des choses difficiles. Si l'amour n'avait pas d'exigences, ça ne serait pas de l'amour. Une grossesse inattendue peut faire souffrir, mais la mort d'un enfant est un plus grand mal.

Dans cette optique, il faut exercer un changement de comportement. Et c'est cette résistance à la chasteté qui en fait la source de l'appui de l'avortement légal.

Parce que, la majorité croit que les individus devraient avoir le droit d'avoir les relations sexuelles sans à subir des conséquences. C'est consideré comme quasiment une nécessité pour sa liberté et à son épanouissement personnel.

Mais regarde le prix de ça. Est-ce qu'on est véritablement plus heureux à avoir des avortements que de vivre d'une façon disciplinée?

L'inertie peut être très attrayante. J'imagine qu'il y a bien des gens qui réalisent le problème; qui ne le disent pas tout haut, mais qui comprends que notre façon de faire produit des effets négatifs. Cependant, si on ne change pas, on ne récolte pas les bénéfices de ce changement. Si on veut vraiment diminuer le nombre d'avortements, il faut changer notre mentalité et nos attitudes envers la sexualité et la vie humaine, parce que tout commence là.

Mais en fait, je crois que les gens ne pensent pas que ça vaut la peine de le faire. C'est comme la personne obèse qui sait bien qu'il faut perdre du poids pour retrouver une qualité de vie, mais elle continue à gaver des biscuits et des beignes, parce que c'est tout ce qu'elle connaît, pis l'habitude c'est rassurant. Quand on se lance dans un changement d'habitude, on ne connait pas nécessairement les résultats. Peut-être ça va prendre 2 semaines de perder 10 livres, ou peut-être 2 mois. On ne sait pas toujours à quoi s'attendre.

C'est un peu la même chose avec la chasteté. Les gens ne savent pas comment leurs vies vont tournées. Vont-ils pouvoir combler le vide créer par le refus de relations sexuelles? Vont-ils pouvoir se trouver un partenaire qui serait en accord avec cette pratique? Vont-ils finir par se marier?

Pas évident. L'amour de Jésus peut bien aider les croyants. Mais sans de quoi à combler ce vide, les gens retomberaient dans leurs vieilles habitudes.

Ce n'est pas uniquement une question morale. C'est une question émotionnelle, aussi.

26 avril 2009

Comment prévenir l'infertilité: sujet tabou

Le Devoir:

Diane Allen, la directrice du Réseau Infertilité, ne peut s'empêcher de croire que les médecins sont mus par une logique commerciale lorsqu'ils réclament une couverture publique de la FIV: plus de patientes, plus d'argent pour leurs cliniques privées. Selon elle, le point de départ devrait être de comprendre et combattre l'infertilité.

«C'est comme si on inventait toujours des médicaments et des traitements pour le cancer du poumon mais qu'on ne disait pas aux gens d'arrêter de fumer! Les traitements contre l'infertilité sont très invasifs, sont difficiles pour la femme qui les subit; on n'en connaît pas les conséquences sur la santé à long terme et leur taux de réussite, environ 30 %, ne sont pas spectaculaires -- que ce soit couvert ou non par l'assurance maladie. Notre objectif devrait être d'en faire moins, pas plus!»

Mme Allen en a contre les chiffres que brandissent les médecins des cliniques, selon lesquels l'infertilité touche de plus en plus de couples (certains disent un couple sur huit, d'autres vont jusqu'à parler d'un couple sur cinq.) Elle pose une question taboue: et si cette infertilité était la conséquence naturelle de l'âge toujours plus avancé des femmes qui tentent de fonder une famille? Ne faudrait-il pas faire de la sensibilisation pour leur faire prendre conscience de la finitude de leur fertilité plutôt que de promouvoir une médecine très agressive?


Excellente question!

Bien de gens ne sont pas conscients qu'après l'âge de 35 ans, la fertilité d'une femme diminue considérablement. Il ne faut pas exaggérer, non plus, mais si les femmes veulent mettre toutes chances de leur côté, il faudrait qu'elles commencent plus de bonheur pour avoir plus d'argent.

Je dirais qu'il y a deux autres aspects tabous du sujet de l'infertilité: les MTS et l'avortement.

Ça fait des décennies qu'on sait que certains MTS peuvent avoir un effet sur la fertilité. À quinze ou vingt ans, on ne pense pas trop aux effets que notre comportement peut avoir sur notre fertilité. Mais peut-être ça serait bon de conscientiser les gens que certains comportements peuvent poser des risques à leur capacité d'avoir des enfants.

Une autre chose: L'avortement. Les supporteurs de l'avortement légal insistent que l'avortement n'a aucun effet sur la fertilité, et certains opposants disent que ça nuit. Je n'ai jamais vérifier les faits pour moi-même, mais biens de femmes sont certaines qu'elles leur fertilité a été compromise par un avortement.

D'autre part, il faut penser de la situation de l'homme. Il me semble que la cigarette nuit à la production de spermatozoïdes.

Bref, quand on ne vit pas une vie saine, cela a des conséquences sur notre santé.

24 avril 2009

Justin Trudeau sur Michael Ignatieff: "pas la sagesse nécessaire. "

Un extrait d'une entrevue avec Dominique Poirier,le 13 novembre 2006



H/T: Les bleus via Stephen Taylor

Le problème avec les amendements constitutionnels défendants la vie

La République Dominicaine a amendé sa constitution pour ajouter une clause qui défend la vie dès la conception.

C'est un bon signe, mais ce n'est pas suffisant.

Je vous explique pourquoi.

Le problème est que le mouvement pour les droits sur l'avortement a accentué la notion que la vie humaine n'est pas synonyme de "personne".

Donc, la vie humaine n'équivaut pas une personne. En fait, c'est une "chose".

Ainsi, dans la mentalité libérale, défendre la vie, c'est un peu comme défendre de la propriété.

Je vois venir le jour où les juges vont dire que la personne humaine vaut plus que la vie humaine. Étant que la femme est une personne et qu'un embryon ne l'est pas, dans l'hiérarchie des valeurs, il faut valoriser les droits des femmes sur le droit à la vie.

Ce qui faut, c'est une clause constitutionnelle reconnaissant l'égalité de l'enfant à naître.

Tant et aussi longtemps que cette clause n'existe pas, il y aura toujours la possibilité de légaliser l'avortement, même avec une clause constitutionnelle défendant la vie dès la conception.

23 avril 2009

La grossesse ne guérit pas l'infertilité

Le gouvernement de Québec se prépare à subventionner la procréation assistée.

Une grande victoire de l'association consiste à avoir réussi à convaincre le gouvernement de considérer l'infertilité comme une maladie.


Créer un embryon et l'implanter dans l'utérus d'une femme ne guérit pas l'infertilité.

Il faut réparer le bobo, la cause de l'infertilité. Provoquer une grossesse passe à côté du véritable problème médical.

C'est la médicalisation des problèmes sociaux.

Je crains qu'on vient d'inventer le droit à l'enfant par la bande.

22 avril 2009

Départ de Montréal pour La Marche pour la Vie

L’organisme Campagne Québec-Vie aura pour la marche pour la vie du 14 mai à Ottawa un ou des autobus pour le transport Montréal-Ottawa.

Le ou les autobus seront à la basilique St. Patrick de Montréal (460 boulevard René-Lévesque Ouest)

Ceux-ci partiront à 7 h et reviendront à 19 h.

Coût 40$.

Pour s'inscrire ou pour plus de renseignements, appelez Campagne Québec-Vie au (514) 344-2686.

H/T: Campagne-Vie

Marche familiale pour la liberté

Venez participer à la Marche familiale pour la liberté

Face au nouveau cours obligatoire d’éthique et culture religieuse

Parents réclamez le droit de choisir pour vos enfants!

Le samedi 25 avril 2009 à Drummondville

Le départ de la marche se fera à 14h00 au Parc de la Paix

Coin boulevard St-Joseph et St-George

Pour ceux qui le désirent vous pouvez prendre l’autobus à partir de votre région.

Pour plus d’information veuillez nous contacter au 819-477-8968 ou au 514-276-8068

Visitez le site www.coalition-cle.org

21 avril 2009

Mères porteuses + paiement des donneurs de sperme= esclavage

Beverly Hanck, de l'Association canadienne de sensibilisation à l'infertilité, croit que le problème serait réglé en payant les donneurs non pas 50 ou 75 $ par don, comme avant, mais environ 300 $. «On aurait plein de donneurs et on ne serait plus obligé de les utiliser aussi souvent», croit-elle.


Penses-y deux minutes. On paie une femme mettons $10 000 pour porter l'enfant, et un donneur de sperme $300. Moi ce que je vois: des fermes à bébé, comme des "puppy mills". Il y a tellement de couples qui attendent à adopter. Ils peuvent payer $20 000 pour faire la file, subir toutes sortes de procédures et attendre sept ans pour un bébé; ou ils peuvent payer $20 000 pour avoir un bébé toute suite.

Un entrepreneur va profiter de la situation pour aller recruter des jeunes filles du Tiers-Monde et des universitaires pour commencer sa business à vendre des bébés.

Pis les gens vont dire: leurs corps, leur choix.

Laisse-faire que les bébés vont comprendre qu'ils ont été un "produit".

C'est la commercialization de la vie humaine. Les pro-vie l'ont prédit.

Les mères porteuses : le futur de l'esclavagisme

Nathalie Collard:

Chez les féministes, la question des mères porteuses est d'autant plus déchirante qu'elles ont toujours revendiqué le droit des femmes à disposer de leur corps (c'est la base de leur position pro-choix en matière d'avortement). Comment réconcilier les deux? La philosophe française soutient que les lois servent parfois à protéger les gens d'eux-mêmes. Soit. Mais cette affirmation, qui infantilise en quelque sorte les femmes, n'est-elle pas antiféministe?


Ce qu'il faut comprendre c'est que l'avortement n'était jamais une question du droit d'une femme de disposer de son corps.

C'était une question d'une femme de tuer un enfant non-né selon sa volonté.

La preuve?

Si c'était que pour terminer une grossesse, pourquoi est-ce qu'on fait exprès pour tuer les foetus qui ont franchit le seuil de la viabilité?

Un femme peut libérer son corps de ce foetus, sans le tuer.

C'est simple: la femme ne veut pas élever l'enfant. Elle ne veut pas subir les conséquences de son handicap; elle ne veut pas le voir mourir; elle ne veut pas porter un enfant vouée à mourir, et donc prolonger *sa* souffrance.

Comme c'est une question de maternité volontaire, j'ai l'impression que les féministes qui s'opposent aux mères porteuses vont peut-être perdre leur cause.

Je suis entièrement d'accord que cette forme de prostitution va réduire des femmes démunies à des machines à bébés. Les femmes sans estime vont se diriger dans ce domaine en pensant que c'est la seule chose dont elles sont capables.

Ça va accroître la déhumanisation de la procréation, un processus déjà entamé.

L'Église croit que la réproduction-- de l'acte sexuel jusqu'à la naissance-- doit être quelque chose de personnelle-- c'est-à-dire, le fruit de SA propre personne, de son don de soi à l'autre-- que ça ne devrait pas être une simple "transaction"-- de la même façon qu'on marchande n'importe quel autre objet.

Mais la légalisation des mères porteuses sera le résultat logique de l'idée qu'on devrait avoir un enfant "si je veux, quand je veux"...et j'ajouterai "comme je veux (et comme je LE veux). C'est la volonté de la personne qui prime, non pas les intérêts de la société. La campagne sur l'avortement, c'était un peu ça-- on ne se posaient même pas la question sur l'enfant à naître. Les média agissaient comme si ce n'était même pas une question sérieuse.

Mais voilà le résultat de la logique de permettre tout selon sa volonté. Les femmes vont se vendre en esclavage. Leur progéniture ne sera pas à eux.

20 avril 2009

Le Père Raymond Gravel...en maudit contre LifeSiteNews

Le couvrage du scandal "D&P" de LifeSiteNews a mérité l'attention du Devoir. Le quotidien a consacré un article décrivant les détails de la controverse.

Curieusement, le Père Raymond Gravel a pris la peine d'exprimer sa colère envers LifeSite et les "fanatiques catholiques" qui suivent les enseignements de l'Église (et Benoît XVI-- est-ce qu'il un "fanatique"? M'enfin...)

Monsieur Leclerc, en vous lisant ce matin, ça m'a rappelé des événements douloureux que j'ai eu à vivre, comme député fédéral, à cause de ce média "LifeSiteNews", composé d'intégristes qui se disent catholiques, mais dont les propos sont tout à fait contraires à l'Évangile. Malheureusement, ces catholiques extrémistes ont de l'influence à Rome; de sorte que lorsque mon évêque a reçu une lettre du préfet de la congrégation du clergé m'obligeant à me retirer de la politique, à cette lettre était joint un dossier presque exclusivement en anglais de commentaires négatifs à mon sujet, des lettres de dénonciation qui provenaient toutes de ce média ultra-conservateur qui n'a pas peur des mensonges et des demi-vérités afin de discréditer les évêques, les prêtres, les religieux(ses) et les chrétiens engagés qui n'appuient pas ce mouvement fanatique "Campaign Life Coalition", qui a été créé à Toronto, mais qui a des ramifications au Québec et même aux États-Unis.

Lorsque j'ai entendu, il y a quelques semaines, cette information douteuse que l'organisme catholique "Développement et Paix" finançait au Mexique des organisations pro-choix en faveur de l'avortement, je savais déjà qu'il s'agissait d'une tactique hypocrite et d'une information erronée de la part de ces fanatiques pro-vie qui ne bénéficient pas de financement de cet organisme catholique et de l'appui de nos évêques, et qui cherchent par tous les moyens à discréditer les évêques et à affaiblir leur mouvement caritatif. Et pour preuve, des rédacteurs de LifeSiteNews essaient de semer la discorde entre les évêques eux-mêmes, en dénonçant les propos du cardinal Jean-Claude Turcotte sur l'avortement et sur le condom, en disant que ses propos, sortis de leur contexte, étaient contraires à l'enseignement de l'Église catholique. Et le pire de toute cette affaire, c'est que bon nombre de croyants se laissent influencer par ces diffamations et subventionnent ces extrémistes qui disent défendre les valeurs chrétiennes de la vie, de la famille et de la morale.

C'est pourquoi, il faudrait que tous les catholiques d'ici et d'ailleurs, les plus fervents et même ceux qui ont pris leur distance par rapport à l'Église, se portent à la défense de nos évêques et de l'organisme Développement et Paix. La politique de Développement et Paix est de venir en aide aux populations pauvres de la planète en appuyant des projets concrets qui permettent à des hommes, à des femmes et à des enfants de vivre dans l'espérance en retrouvant leur dignité. Comment peut-on s'opposer à une telle générosité?

Il faut dénoncer LifeSiteNews et cesser son financement. On peut croire à la vie, la défendre et la promouvoir, sans pour autant appuyer ces fanatiques qui se disent catholiques, mais qui n'arrêtent pas de juger, de condamner et d'exclure tous ceux et celles qui ne pensent pas comme eux. Il en va de la crédibilité de l'Église et de ses pasteurs de poursuivre sa mission caritative dans le monde, auprès des populations pauvres, exploitées et complètement démunies. Raymond Gravel ptre


H/T: AvortementIVG.com

Les évêques catholiques enquêtront sur Développement et Paix pour déterminer s'il appuie des groupes pro-avortement

Détails chez le Blogue de Campagne Québec-Vie.

Depuis des décennies la communauté pro-vie soupçonnait que D&P donnait des fonds à des groupes pro-avortement.

Mon ami John Pacheco a fait des recherches. Trouvez des groupes pro-avortement appuyés par D&P? Rien de plus facile!

Mais qui fait l'ange fait la bête.

Les évêques font semblant d'être complètement sans connaissance de cette question.

C'est pas fort. Soit ils ne surveilent pas l'argent d'une organisation qu'ils chapôtent, soit ils savent que l'argent va à ces groupes, mais n'ont jamais réalisé le scandal, soit ils sont corrects avec ça.

Heureusement, quelques évêques ont suspendus le financement de D&P pour faire enquête.

Mais je suis un peu cynique.

Départ de Québec pour la Marche pour la Vie à Ottawa le 14 mai

Voici l'horaire:

06h00: Départ des autobus

Départ des autobus de la Maison des Services diocésains sise au 1073, boul. René-Lévesque Ouest à Québec (face au Collège Saint-Charles-Garnier). Stationnement disponible.
08h15: Pause-café (arrêt dans un restaurant)
11h00: Dîner dans l'autobus (apportez votre repas froid)

12h00: Arrivée sur la colline parlementaire à Ottawa

12h00 à 13h30: Animation et discours
13h30 à 14h45: Marche pour la Vie
14h45: Retour sur la colline parlementaire - Animation

15h30: Départ vers Québec

18h30: Arrêt à la Rôtisserie Benny (menu de 5,90$ à 12,85$ + taxes)

21h30: Arrivée prévue à Québec

Coût: 20$ (seul le transport en autocar de luxe est fourni)

Inscription auprès de Madame Claudette Vallières au 418-688-1211, poste 312, entre 9h et 15h30, ou par courriel à:
claudette.vallieres (rajouter l'arobas ici) ecdq.org

Vous devez apporter un repas froid pour le dîner dans l'autobus, une collation et de l'eau pour la marche. Prévoir de bonnes chaussures et des vêtements appropriés aux prévisions météorologiques (froid, chaleur, pluie).


D'autres départs de nombreuses villes en Ontario

Je n'ai pas encore d'informations pour Montréal.

19 avril 2009

La vérité sur l'avortement blesse à Edmonton

Les féministes s'enragent contre des pubs pro-vie à Edmonton.

Sur l'une de ces publicités, les auteurs affirmaient que l'avortement au Canada est permis jusqu'à 9 mois de grossesse, et ce, sans raison médicale justifiée. « Ce n'est pas juste une opinion, c'est un mensonge », lance Mme McTavish.


Voilà un bel exemple d'un gauchiste qui redéfinit les mots pour servir à ses fins politiques.

Où est le mensonge?

C'est vrai. Il n'y aucune législation qui interdit l'avortement au Canada.

Sur l'une de ces publicités, les auteurs affirmaient que l'avortement au Canada est permis jusqu'à 9 mois de grossesse, et ce, sans raison médicale justifiée. « Ce n'est pas juste une opinion, c'est un mensonge », lance Mme McTavish.


Mais il n'est pas question de savoir s'il est réglé par le corps médical.

Il s'agit de la question de la légalité.

Est-ce que les féministes ont peurs de la vérité sur l'avortement?

La Société des obstétriciens et des gynécologues du Canada partage l'avis de Lianne McTavish, selon lequel le message véhiculé par Edmonton Pro-Life est trompeur.

Le vice-président de la société, le Dr André Lalonde, précise que les avortements pratiqués après 24 semaines de grossesse sont des exceptions. « Ça peut parfois être nécessaire dans des anomalies incompatibles avec la vie ou dans des cas avec des raisons médicales très sérieuses », explique-t-il.


Alors, le problème n'est pas que le message est faux.

Le problème est que leur point de vue n'est pas présenté.

On dirait que les féministes sentent que c'est leur droit d'avoir leur point de vue payé par l'argent des autres.

À mon avis, je changerais ces pubs. Je dirais: l'enfant à naître ne bénéficie d'aucune reconnaissance ou protection légale.

Cette affirmation est moins sujet à interpretation. Les féministes ont encore moins raison de s'insurger contre elle.

Mais d'une certaine façon, c'est une bonne nouvelle, parce que le message de la pub va avoir encore plus de porté dans les média. Bien sûr que les féministes vont mettre leur spin là-dessus, mais une personne sachant lire peut bien savoir qu'il s'agit de la vérité, comme les féministes ne la contestent pas.

18 avril 2009

Le Pape ne se laissera pas intimidé par les critiques


Après que le parlement belge ait voté une motion de blâme contre le pape pour ses propos sur les condoms, le Vatican a montré que le pape ne se laissera pas intimidé:



La Secrétairerie d’Etat prend acte avec regret de cette démarche, inhabituelle dans les relations diplomatiques entre le Saint-Siège et la Belgique. Elle déplore qu’une Assemblée parlementaire ait cru bon de critiquer le Saint-Père sur la base d’un extrait d’interview tronqué et isolé de son contexte, qui a été utilisé par certains groupes avec une claire intention intimidatrice, comme pour dissuader le Pape de s’exprimer sur certains thèmes, dont les implications morales sont pourtant évidentes, et d’enseigner la doctrine de l’Eglise.

(...)

Alors que, dans certains pays d’Europe, se déchaînait une campagne médiatique sans précédent sur la valeur prépondérante, pour ne pas dire exclusive, d’un certain moyen prophylactique dans la lutte contre le SIDA, il est réconfortant de constater que les considérations d’ordre moral développées par le Saint-Père ont été comprises et appréciées, en particulier par les africains, par les vrais amis de l’Afrique et par certains membres de la communauté scientifique.


Considérant le langage restraint que le Vatican emploie ordinairement, ce communiqué est très sévère. C'est rare que le Saint-Siège soit aussi candide.

Du clergé courageux et non-politically correct. Ah que c'est rafraîchissant.

H/T: Blog pour la Vie

17 avril 2009

Islam, humanisme & Christianisme

Le professeur Rémi Brague répond à ceux qui critique du pape sur son discours à Ratisbonne.

Selon Rémi Brague, Averroës soumet la raison au "tribunal" de la foi.

Mais St. Thomas d'Aquin et d'autres penseurs chrétiens, soumettent la foi au tribunal de la philosophie.



H/T: La voix dans le désert

16 avril 2009

Des groupes défendant les droits des handicappés s'opposent au dépistage systématique de la Trisomie 21

Comment se sentira une personne trisomique lorsqu'elle prendra conscience que son gouvernement organise et consent à l'élimination des personnes comme elle!


Source

Le préjugé anti-catholique

Une chronique anti-catholique a été publié dans le Soleil aujourd'hui.

Je ne peux comprendre qu'un homme normal arrive à croire qu'il a été désigné par un être supérieur pour diffuser la seule vraie vérité et la faire servir à son profit.


Quel profit, au juste? Est-ce qu'il est millionnaire? Est-ce qu'il a une femme accrochée au bras? Possède-t-il autant de pouvoir qu'on croirait?

Ce genre de commentaire relève du stéréotype, pas de la réalité. J'ai l'impression que le gars se prend pour un intelligent en répétant des phrases anti-catholiques, sans réfléchir pour voir si c'est de la vérité.

Pensez-vous honnêtement qu'une personne comme le Cardinal Ouellet entre en religion pour se faire servir? Par qui au juste? La bonne? Si tu veux une bonne, tu peux en engager.

C'est tellement facile de remettre en question la sincérité des gens.

Peut-être c'est vrai que Cardinal Ouellet mange bien, qu'il est logé et habillé et qu'il détient une certaine leadership. Mais si une personne intelligente voulait vraiment du pouvoir au détriment de toute autre valeur, pensez-vous qu'il irait dans un domaine moins exigeant (pas de célibat, pas de voeu de pauvreté) comme l'administration, le commerce ou la politique? Si mon but c'est de me faire servir, c'est tellement plus facile de me faire du fric pis acheter ce que je veux au lieu de me dévouer à la foi.

Franchement, ce sont des propos vraiment déconnectés de la réalité.

N'est-ce pas faire injure aux convictions des autres et prêter des limites à l'intelligence de l'être supérieur?


Mais pourquoi ça serait correcte de "faire injure" aux croyances catholiques, mais pas aux autres?

Elle cherche à le convaincre qu'il est d'une autre essence à condition de plier les genoux devant ceux qui se disent les ponts avec Dieu et embrassent leur anneau. Façons d'un âge d'obscurantisme et de servitude.


Ça vient où c't'affaire-là? Je me plie devant Jésus. Il a érigé une Église. Est-ce que respecter le gouvernement, c'est "se plier devant" les politiciens?

Ça vient d'une autre époque ces critiques-là. C'est un peu ironique qu'il accuse l'Église d'obscurantisme quand lui-même ne sait pas de ce qu'il parle.

La vraie culture est dans la découverte de notre monde par la science et dans l'humilité des humains devant la grandeur et la complexité de la Nature.


Parce que la science a trouvé toutes les solutions à tous les problèmes. Ouais.

Un dieu inventé par l'homme n'a rien à voir avec cet exercice de la recherche de notre identité et de notre place dans le réel.


Donc son problème n'est pas vraiment avec l'Église, mais avec le concept de Dieu.

La fameuse Révélation de votre Église n'est qu'un moyen d'asseoir les avantages de sa haute hiérarchie. L'exploitation de l'anxiété face à notre destin, de la souffrance et du désir de se survivre, constitue le véritable péché contre l'esprit. C'est abuser le genre humain.


Examinons la logique de ces propos. Il y a 2000 ans, les disciples de Jésus, persécutés, haïs, et mal traités, ont décidé: tient, on va exploiter les enseignements du Christ pour se donner du pouvoir!

Ç'a tout commencé comme ça. Tous les évêques, du premier au dernier, n'étaient qu'une gang d'hypocrites surnois. Ils ont fait par exprès pour manipuler les gens et leur ont convaincu des bonnes intentions de l'Église, sans que personne ait une eue la moindre idée qu'ils étaient complètement insincères.

Voyons donc. C'est tellement adolescent comme raisonnement. Du moment où on parle de supercherie, l'entreprise ne dure pas longtemps. C'est prendre les êtres humains pour des imbéciles, pis c'est dépeindre la totalité des catholiques pratiquants comme étant des hypocrites manipulateurs.

Les enseignements de l'Église sur l'amour et la justice viennent simplement de la raison naturelle comme les philosophes des anciennes cultures nous l'ont confirmé.


Mais les enseignements du Christ n'était pas sur l'amour naturel, mais l'amour divin. Les philosophes anciens n'avaient pas de modèles comme celui du Christ. C'est justement parce qu'il était prêt à mourir au nom de l'amour-- non seulement le prêcher, mais mourir-- que le Christ avait beaucoup de crédibilité. Les philosophes étaient des penseurs. Le Christ était un acteur, un agent de l'amour. C'est là sa force. Jésus l'a dit lui-même: les païens aiment ceux qui les aiment. Mais le Chrétien aiment leurs énémies, comme Dieu aiment tous les hommes. Ce n'était pas monnaie courrante comme pensée.

Vous n'avez pas le droit, vous hommes mitrés, de ravir à ces penseurs la reconnaissance due à leur apport dans l'aventure humaine.


L'Église ne ravit rien, elle a été fondée par Jésus pour transmettre son message. Et il parle de l'ignorance des autres...

Finis le recours aux apprentis sorciers et l'usage des simagrées commandées par la superstition religieuse.


Tu veux dire comme celles commandées par Jésus? Tantôt c'était un grand maître. Fais-toi une idée!

Vous devez accepter la chose et ranger ses anathèmes si elle veut jouir de la tolérance accordée aux opinions personnelles.


Donc, pas de tolérance pour ceux qui pensent avoir raison. Compris. En fait, c'est de l'intolérance. Mais voilà.

Je vous adresse une prière en terminant et vous demande un peu plus de modestie et moins de condamnation au feu éternel


Qui ça? Qui au Québec condamne les gens au feu éternel?

Comme j'ai dit: bien des critiques de l'Église ne prennent pas la peine de se renseigner avant de critiquer.

Il faut dire que l'Église ne s'aide pas non plus.

15 avril 2009

Vous êtes pas écoeurés de mourir bande de caves?

Alain Crevier soulève la question de la couverture de l'Église catholique dans les médias.

D'une certaine manière, je trouve la question un peu stupide.

Les fidèles québécois sont vraiment trop passifs. Je ne parle pas des militants go-gauchistes qui cherchent à refaire l'Église. Je parle des fidèles orthodoxes. Je sais qu'ils existent, mais j'ai l'impression qu'ils attendent que les élites de l'Église fassent de quoi pour qu'elle deviennent plus orthodoxe. C'est un peu commen attendre le retour de Jésus, ça va arriver un jour loin dans l'avenir, mais ça donne rien de rester sur le derrière à ne rien faire. (Bien que c'est plus facile...mais pendant ce temps-là rien ne change!)

Dans la pensée québécoise, c'est aux autres de résoudre les problèmes. L'individu est capable de rien. Il ne faut pas oser, les gens vont te trouver "à part", pis il ne faut surtout pas être "à part" au Québec. Il ne faut pas défier la pensée unique go-gauchiste, il ne faut pas franchir les bornes. Il faut rester timide et dire des platitudes avec lesquelles tout le monde va être d'accord, même si tout le monde sait au fond que ce sont des platitudes.

Il n'y a pas personne dans cette Église capable de faire chier un peu? Ça redonnerait un peu de vie à notre foi.

Une citation de Jordi Bonet me vient à l'esprit:

"Vous êtes pas écoeurés de mourir bande de caves?"

Et alors? Êtes-vous écoeurés?

14 avril 2009

Pourquoi est-ce qu'il n'y a pas plus d'athées dans le mouvement pro-vie?



Selon le chroniqueur Ed West du Telegraph à Londres :

In fact, the reason I object to abortion is not because I've been indoctrinated by Christianity but because I fear that this life is all there is, in which case that's a pretty rotten deal for the unborn.


En somme, il croit que l’enfant à naître mérite le respect. Ce n’est pas une croyance exclusivement religieuse. C’est sûr que les catholiques et autres chrétiens sont les plus fervent supporteurs des droits des enfants à naître. Mais c’est justement parce que les croyants sont les plus fermes défenseurs de la primauté de la vie.

Les athées n’ont peut-être pas le même degré de passion pour ce sujet. Ou peut-être ils ont peur de se faire étiqueté comme un intégriste—ce qui est bizarre, étant donné qu'un bon nombre d'athées défendent le droit de penser librement. M'enfin.

Si les athées et les autres non-religieux souhaitent voir la reconnaissance de l’enfant à naître, les croyents ne peuvent pas infuser les valeurs « humanistes » à leur place. C’est à eux de se mettre l’œuvre.

Et voilà un excellent commentaire :

The greatest enemy of abortion is education. Ignorance and apathy can only prevail for so long...


Entièrement en accord. Si vous montrer les faits—juste les faits sur l’avortement, la bataille est à moitié gagnée.

13 avril 2009

Marche pour la Vie à Ottawa le 14 mai

Il y a presque 40 ans le 14 mai, 1969, un projet de loi omnibus a été adopté au Parlement canadien, qui légalisait l'avortement. Aujourd'hui, une femme peut légalement tuer son enfant à naître pour n'importe quelle raison, à n'importe quel moment, jusqu'au moment de la naissance. Le fait scientifique que la vie humaine commence à la conception est ignoré par les politiciens. L'humanité des bébés à naître est reniée injustement.


Lire davantage

La Cardinal Ouellet se plaint que l'Église catholique est persécutée



À l’image du Christ condamné et crucifié, l’Église catholique est présentement persécutée, parce qu’elle «dit la vérité telle que reçue par Dieu», soutient le cardinal Marc Ouellet.

Questionné à savoir si l’Église catholique est persécutée dans la société québécoise, le primat du Canada et archevêque de Québec est catégorique: «Bien sûr, tout à fait.»


*Soupire*

Justement Monseigneur. L'Église n'enseigne pas la Vérité. C'est là le problème.

On enseigne toutes les niaiseries du monde, sauf le catholicisme. Et c'est justement pourquoi:

«Le degré d’ignorance religieuse est assez élevé, estime-t-il. C’est un défi culturel aussi. C’est triste que les nouvelles générations soient si peu informées sur le plan religieux, sur notre tradition religieuse.»


Si l'Église enseignait la Vérité, elle serait véritablement persécutée. En ce moment, elle est victime de préjugés et d'ignorance, qui est partiellement le résultat de sa propre lassitude.

Qu'on arrête ne niaiser avec la puck.

Je refuse l'idée que l'Église est persécutée. C'est de la rhétorique inflationniste. Une Église qui essaie toujours de plaire à tout le monde ne se sente pas trop persécutée.

«On doit faire une catéchisation. On doit enseigner les éléments de la foi»


Qu'est-ce que vous attendez, Monseigneur? C'est votre job. J'attends rien que ça.

H/T

12 avril 2009

La persévérance

Pour le chrétien découragé:

Paul va faire l’expérience, non seulement du refus de son message, mais de la dérision, de la moquerie, de l’ironie cinglante avec lesquelles une partie de ses auditeurs attaque sa personne : «Que veut donc dire cette jacasse (ce perroquet) ?» (Ac. 17, 18). [...] Paul est amer. Il est blessé par les railleries. On a voulu le ridiculiser, lui et sa parole. Il est d’autant plus atteint qu’il avait beaucoup misé sur cette prédication à Athènes. Il semble bien qu’il soit passé ensuite par un moment de déprime. [...] Paul a été blessé mais il n’a pas été annihilé. Comme il le dit lui-même, il a été terrassé mais non achevé (cf. 2 Cor. 4, 9). Alors, nous pouvons nous demander : d’où lui viennent sa force, son dynamisme apostolique, son ressort intérieur ? Ils sont un don de Dieu qui s’enracine pour Paul dans sa foi en la présence et en la puissance du Christ ressuscité. Pourquoi avoir peur, se laisser envahir par le découragement, l’amertume, l’angoisse du lendemain ? Le Christ est là présent. Son Esprit est à l’œuvre. Il nous donne des signes de la puissance transformatrice de sa Résurrection. [...] Si Dieu est à l’œuvre, pourquoi avoir peur ? Si «Dieu est avec nous, qui sera contre nous ?» (Rm. 8, 31)"

10 avril 2009

Le système d'éducation et les hommes

Richard Martineau:

Eh bien, on dirait que c'est comme ça dans le système d'éducation. Les hommes sont les bienvenus dans les écoles, pourvu qu'ils éduquent COMME DES FEMMES.

C'est-à-dire: pas de chicane, pas de chamaillage, pas de bataille...

Bref, on ne veut pas vraiment des hommes. On veut des femmes avec des barbes.

(...)

Vous voulez attirer les gars dans les écoles? Faites-leur une place.

Les hommes se tourneront davantage vers l'éducation le jour où ils sentiront que leurs IDÉES et leurs FAÇONS DE FAIRE seront acceptées et appréciées.

Sinon, ils n'y mettront jamais les pieds. Ils feront comme ces gars qui se sont fait traiter de bozos par leur femme parce qu'ils ont mal fait le lavage.

Ils resteront dans leur garage, avec leurs marteaux et leur calendrier John Deere.

Actuellement, se demander pourquoi il n'y a pas beaucoup d'hommes dans les écoles, c'est comme se demander pourquoi il n'y a pas beaucoup d'hommes dans les salons de thé.


Sous l'influence de féminisme, on a adopté l'idée qu'être un gars est quelque chose de néfaste. Des gars qui veulent jouer un fusils, courir partout, utiliser leurs muscles, etc, c'est un problême. C'est le patriarcat tout bonnement.

Les hommes sont corrects. Je ne dis pas que les hommes n'ont pas des défauts, mais les femmes ont leur défauts aussi, pis ça ne sert à rien de vouloir reprogrammer la race humaine. Les hommes vont rester des hommes, pis les femmes vont rester des femmes.

Peut-être on devrait avoir plus d'écoles unisexes. Je ne dis pas qu'on devrait obliger les jeunes à les fréquenter. Mais je trouve le système d'éducation un peu trop uniforme. Peut-être certains gars aimeraient être dans un milieu ou leur masculinité est appréciée.

Le Christ et la souffrance

Zenit:

Le prédicateur [le père Raniero Cantalamessa] a cité un défi lancé aujourd'hui à la foi, qui « s'est traduit dans un slogan publicitaire écrit sur les bus de Londres et d'autres capitales européennes : ‘Dieu n'existe probablement pas. Cessez donc de vous inquiéter et profitez de la vie' ».

« Le message sous-jacent est que la foi en Dieu empêche de profiter de la vie, qu'elle est ennemie de la joie. Sans la foi, il y aurait davantage de bonheur dans le monde ! », a-t-il commenté.

(...)

« Le Christ n'est donc pas venu augmenter la souffrance humaine ou prêcher la résignation à la souffrance ; il est venu lui donner un sens et en annoncer la fin et le dépassement, a-t-il poursuivi, en reconnaissant que « la souffrance reste certes un mystère pour tous, spécialement la souffrance des innocents, mais sans la foi en Dieu celle-ci devient immensément plus absurde ».

Revenant au slogan publicitaire lancé à Londres, le P. Cantalamessa a commenté : « Dieu n'existe probablement pas » : il pourrait donc exister, on ne peut pas exclure totalement le fait qu'il existe. Mais cher frère non croyant, si Dieu n'existe pas, moi je n'ai rien perdu ; si en revanche il existe, tu as tout perdu ! »

8 avril 2009

Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse c. Bertiboni

Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse c. Bertiboni
2009 QCTDP 5

TRIBUNAL DES DROITS DE LA PERSONNE

CANADA

PROVINCE DE QUÉBEC

DISTRICT DE MONTRÉAL

N° : 500-53-000280-089

DATE : 17 mars 2009

______________________________________________________________________

SOUS LA PRÉSIDENCE DE

L’HONORABLE
JUGE MICHÈLE PAUZÉ



AVEC L’ASSISTANCE

DES ASSESSEURS :
Me Yeong-Gin Jean Yoon

Me Stéphane Bernatchez

______________________________________________________________________

COMMISSION DES DROITS DE LA PERSONNE ET DES DROITS DE LA JEUNESSE, organisme public constitué en vertu de la Charte des droits et libertés de la personne (L.R.Q., c. C-12), ayant son siège au 360, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal (Québec) H2Y 1P5, agissant en faveur de JOHN ROONEY.

Partie demanderesse

c.

JULES BERTIBONI, résidant et domicilié au […], Montréal, (Québec), […].

Partie défenderesse



Et



JOHN ROONEY

Victime et plaignant devant la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse.



JUGEMENT

______________________________________________________________________



[1] Le Tribunal des droits de la personne (ci-après désigné « le Tribunal ») est saisi d’une demande introductive d’instance dans laquelle la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse (ci-après désignée « la Commission »), agissant au nom de monsieur John Rooney, allègue que le défendeur a porté atteinte au droit de celui-ci d’être traité en toute égalité sans discrimination ou exclusion fondée sur l’orientation sexuelle, en refusant de conclure un acte juridique ayant pour objet un bien ordinairement offert au public, soit la location d’un logement, contrairement aux articles 10 et 12 de la Charte des droits et libertés de la personne (ci-après désignée « la Charte »).

[2] La Commission allègue également que le défendeur a compromis le droit de monsieur Rooney à l’exercice de ses droits en toute égalité, sans discrimination fondée sur l’orientation sexuelle et ainsi porté une atteinte discriminatoire à son droit à la sauvegarde de sa dignité en tenant des propos injurieux et discriminatoires, et ce, contrairement aux articles 4 et 10 de la Charte.



[3] Alléguant que monsieur Rooney a subi un préjudice résultant de l’atteinte à ses droits par le défendeur, la Commission demande au Tribunal :



- de condamner le défendeur à verser à monsieur John Rooney, une somme globale de quatre mille dollars (4 000,00$), répartie comme suit :

a) Trois mille dollars (3 000,00$) à titre de dommages moraux;

b) mille dollars (1 000,00$) à titre de dommages punitifs en raison de l’atteinte illicite et intentionnelle à ses droits;

- Le tout avec intérêt au taux légal et indemnité additionnelle conformément à l’article 1619 C.c.Q., depuis la signification de la proposition des mesures de redressement pour les dommages moraux, et à compter du jugement pour les dommages punitifs, ainsi que les entiers dépens, incluant le cas échéant, les frais d’experts, tant pour la préparation de leur rapport que leur présence à la Cour.

[4] Pour sa part, le défendeur prétend qu’il n’a jamais refusé de conclure avec monsieur Rooney un acte juridique en raison de son orientation sexuelle, ni qu’il a tenu des propos discriminatoires à l’égard de ce dernier.



1. Les faits

[5] Le 9 mars 2006, étant à la recherche d'un logement, monsieur Rooney aperçoit une annonce dans le quotidien Le Journal de Montréal. Déposée en preuve, l’annonce stipule: Rosemont Cartier 2 ½ 370$, 3 ½ 470$, meublés, chauffés, tout compris, tranquille, réf. [1]514-000-0000

[6] Il téléphone au numéro indiqué pour s’informer de la disponibilité du 2 pièces 1/2. Son interlocuteur lui répond immédiatement que le logement n'est pas disponible. S'informant plus amplement, compte tenu que l'annonce est toujours active dans le journal, son interlocuteur lui répond, en français, qu'il doit être une « tapette » et qu'il ne loue pas à ce genre d'individus. Puis on raccroche aussitôt.

[7] Anglophone, monsieur Rooney affirme s'être exprimé en français, malgré son fort accent. Sans avoir demandé le nom de son interlocuteur, il se souvient que celui-ci s’exprimait avec une voix forte.

[8] Monsieur Rooney téléphone à nouveau quelques secondes plus tard afin de savoir pourquoi il a été traité ainsi. Après hésitation et un moment de silence, l’interlocuteur raccroche. Monsieur Rooney téléphone de nouveau; encore un autre silence mais, cette fois, monsieur Rooney entend l'interlocuteur dire à quelqu'un d'autre dans la pièce "d’attendre parce qu’il parle avec une tapette" . Au même moment, il entend pleurer un enfant. L’interlocuteur a une fois de plus raccroché.

[9] Contre-interrogé, monsieur Rooney précise que les appels ont été de courte durée et rapprochés.

[10] Sous le choc, Monsieur Rooney téléphone à sa nièce, Dana Vardon, pour lui demander de s'informer, elle aussi, de la disponibilité du logement en question, sans toutefois lui mentionner la nature des échanges intervenus auparavant. Monsieur Rooney soutient que sa nièce lui rapporte que le logement est toujours disponible.

[11] Cette affirmation est d'ailleurs confirmée par madame Dana Verdon qui a été entendue par leTribunal.

[12] Étant elle-même à la recherche d'un logement à cette époque et après avoir appelé à l'endroit indiqué par son oncle, cette dernière se fait répondre que le logement est toujours disponible.

[13] Elle précise que l'individu qui lui a répondu ce jour là avait une voix distinctive, une voix forte : « not a gentle voice », « a manly voice ». La conversation s’est déroulée entièrement en anglais, se souvient-elle.

[14] Ayant rappelé son oncle pour lui dire que le logement était disponible, c'est alors qu’il lui raconte ce qui s’était passé. Il pense que c’est en raison de sa voix féminine qu’il s’est fait traiter de « tapette ».

[15] Homosexuel, monsieur Rooney a été très perturbé par cet incident qui l’a profondément bouleversé. Madame Vardon a expliqué que le comportement de son oncle a effectivement changé suite à cet incident, qu’il avait perdu sa confiance en lui. D’un homme au naturel sociable, il s’est refermé sur lui-même. Il a raté une entrevue pour un nouvel emploi. Dépressif et nerveux suite à cet incident, monsieur Rooney est allé consulter le médecin et il a dû prendre de la médication.

[16] Atteint dans sa dignité, Monsieur Rooney prétend que les événements vécus lui ont rappelé les souffrances subies toute sa vie, plus particulièrement autour de ses 18 ans, en raison de son orientation sexuelle. Il se souvient plus particulièrement des gens se moquant, à l'époque, de sa personnalité.

[17] Suite à cet événement, il a cessé de chercher un appartement. Il ne veut plus subir pareille réaction et il demeure avec sa vieille tante dont il s’occupe.

[18] Pour sa part, Monsieur Bertiboni est, depuis 23 ans, le concierge de l’immeuble et s’occupe de faire visiter les logements. Il répond également aux appels logés pour la location des dix-sept appartements de l’immeuble de trois étages situé sur la rue Cartier, à Montréal.

[19] Le numéro de téléphone indiqué dans l’annonce parue dans le Journal de Montréal correspond à un téléphone qui se trouve chez lui, dans sa cuisine. Il s’agit d’un téléphone sans fil, qu’il peut transporter dans l’immeuble lorsqu’il fait des réparations.

[20] Monsieur Bertiboni dit respecter tout le monde. Il prétend que l’orientation sexuelle relève du domaine privé et qu’il n’a pas à s’occuper de cela. C’est pourquoi il ne pose pas de question sur l’orientation sexuelle de la personne qui appelle.

[21] Il ne se souvient pas précisément de cette conversation téléphonique du 9 mars 2006.

[22] Il nie catégoriquement avoir qualifié monsieur Rooney de « tapette ». Il dit ne pas avoir de préjugé envers les homosexuels. Il affirme qu’il a déjà eu des locataires homosexuels dans l’immeuble et qu’ils ont toujours été respectés. Dans la déclaration qu’il a signée dans le cadre de l’enquête de la Commission, il est mentionné : « Quant à des personnes homosexuelles, j’ignore s’il y en a parmi les locataires et jamais je ne refuserai un locataire pour une telle raison ».

[23] Il a discuté à deux reprises avec l’enquêtrice de la Commission, madame Dionne. Monsieur Bertiboni l’a trouvée « arrogante », « bête comme ses pieds ». Lors de la première conversation du 24 avril 2007, monsieur Bertiboni lui dit que quelqu’un d’autre a pu répondre lors de l’appel de monsieur Rooney. Lors du second appel de l’enquêtrice, le 1er juin 2007, monsieur Bertiboni lui demande de ne plus l’appeler sur son téléphone privé.

[24] Également entendu, le propriétaire de l’immeuble, monsieur Michel Persechino, prétend n'avoir jamais refusé de louer un appartement en raison de l’homosexualité d’une personne. Il n’a pas donné non plus de directive en ce sens à monsieur Bertiboni.

2. Les questions en litige

[25] Le Tribunal doit répondre aux questions suivantes :

A) Le défendeur, monsieur Bertiboni, a-t-il refusé de conclure un bail avec monsieur Rooney au motif que celui-ci était homosexuel et en ce faisant a-t-il compromis le droit de monsieur Rooney d’être traité en toute égalité sans discrimination ou exclusion fondée sur l’orientation sexuelle, contrairement aux articles 10 et 12 de la Charte?

B) Par la même occasion, le défendeur, monsieur Bertiboni, a-t-il compromis le droit de monsieur Rooney à l’exercice de ses droits en toute égalité, sans discrimination fondée sur l’orientation sexuelle et ainsi porté une atteinte discriminatoire à son droit à la sauvegarde de sa dignité en tenant des propos discriminatoires, et ce, contrairement aux articles 4 et 10 de la Charte?

C) En conséquence, monsieur Rooney est-il en droit d’obtenir le paiement des dommages réclamés en sa faveur suite à l’atteinte illicite et intentionnelle à ses droits?

3. Le droit

[26] Les articles 4, 10 et 12 de la Charte se lisent comme suit :

«4. Toute personne a droit à la sauvegarde de sa dignité, de son honneur et de sa réputation.

10. Toute personne a droit à la reconnaissance et à l’exercice, en pleine égalité, des droits et libertés de la personne, sans distinction, exclusion ou préférence fondée sur la race, la couleur, le sexe, la grossesse, l’orientation sexuelle, l’état civil, l’âge sauf dans la mesure prévue par la loi, la religion, les convictions politiques, la langue, l’origine ethnique ou nationale, la condition sociale, le handicap ou l’utilisation d’un moyen pour pallier ce handicap.

Il y a discrimination lorsqu’une telle distinction, exclusion ou préférence a pour effet de détruire ou de compromettre ce droit.

12. Nul ne peut, par discrimination, refuser de conclure un acte juridique ayant pour objet des biens ou des services ordinairement offerts au public.»

[27] Selon la jurisprudence bien établie en la matière, le demandeur, ou la Commission en son nom doit établir l'existence des trois éléments suivants, soit :

(1) qu'il existe une «distinction, exclusion ou préférence»,

(2) que cette «distinction, exclusion ou préférence» est fondée sur l'un des motifs énumérés au premier alinéa de l'art. 10 de la Charte québécoise, et

(3) que la «distinction, exclusion ou préférence a pour effet de détruire ou de compromettre» le «droit à la pleine égalité dans la reconnaissance et l'exercice d'un droit ou d'une liberté de la personne». [2]

[28] La jurisprudence a depuis longtemps établi que l'intention de discriminer ou de porter préjudice n'est pas un élément constitutif de la discrimination. La Cour d’appel du Québec écrivait, en 1989 :

« Il est maintenant bien établi qu'en matière de discrimination une victime n'a pas à prouver l'intention de discriminer ou de porter préjudice pas plus que l'auteur d'une discrimination ne peut se justifier en prouvant sa bonne foi ou ses bonnes intentions. »[3]

[29] Précisant le fardeau de preuve alors applicable, la Cour d’appel ajoute:

« Lorsqu'une victime a prouvé atteinte à un droit garanti et démontre que la cause efficiente de cette atteinte est l'un des motifs de discrimination prévu à l'article 10, l'auteur ne peut pas prétendre pouvoir se justifier en démontrant sa bonne foi.

Ceci impose à la victime le fardeau de prouver un lien de causalité entre le motif de discrimination et l'atteinte au droit garanti. »[4]



[30] L’article 4 de la Charte protège le droit à la dignité de toute personne. La Cour suprême du Canada a déjà reconnu que « […] l’article 4 de la Charte vise les atteintes aux attributs fondamentaux de l’être humain qui contreviennent au respect auquel toute personne a droit du seul fait qu’elle est un être humain et au respect qu’elle se doit à elle-même »[5].



[31] L’atteinte à la dignité humaine se traduit notamment par le mépris et le manque de respect[6]. Dans l’affaire Bronzage Évasion, le Tribunal a reconnu que « les propos et écrits vexatoires, malveillants et insultants à l’égard d’une personne, portant sur son orientation sexuelle ou sur tout autre motif illicite énuméré à l’article 10 de la Charte, sont eux aussi de nature à brimer sa dignité »[7]. Le droit à la sauvegarde de sa dignité implique le droit d’être « traité avec pudeur, avec égards, avec déférence »[8].



[32] L’article 12 de la Charte protège contre toute discrimination dans la conclusion d’un acte juridique ayant pour objet des biens ou des services ordinairement offerts au public. Ceci implique que la location d’un logement ne peut être refusée pour un des motifs interdits de discrimination prévus à l’article 10 de la Charte, dont l’orientation sexuelle. Le Tribunal a rappelé à plusieurs fois que le logement constitue un « bien ou un service » de nature spéciale puisqu’il renvoie à un « besoin fondamental »[9].



« Ainsi, bien que toute personne ait le droit de choisir les biens et services qu'elle offrira au public, la Charte lui impose de ne pas empêcher l'accès à quiconque en raison de ses caractéristiques personnelles, telles la grossesse, l’état civil ou l’âge de ses enfants, lorsqu'elle choisit d'exploiter un immeuble à logements. »[10]



[33] Le préjudice moral comprend les inconvénients, la perte de jouissance de la vie et les souffrances psychologiques, notamment. Les dommages moraux visent à compenser l'atteinte à la dignité, l'humiliation et le mépris dont une personne a été l'objet. L'attribution d'une somme d'argent ne peut replacer rétroactivement la victime dans une situation où elle n'a pas subi de discrimination, mais elle sert à atténuer le malaise psychologique qu'elle a ressenti.



[34] L'une des présentations parmi les plus éloquentes du « dommage moral », d'ailleurs maintes fois rappelée par le Tribunal, est celle de madame la juge Pierrette Rayle de la Cour d'appel dans l'arrêt Malhab c. Métromédia CMR Montréal inc., qu’il convient de citer à nouveau :



«[62] S'il est moins palpable, il n'en est pas moins réel.

Le dommage moral ou extrapatrimonial est souvent difficile à chiffrer d'une manière exacte ou même approximative.

[…]



[63] Que le préjudice moral soit plus difficile à cerner ne diminue en rien la blessure qu'il constitue. J'irais même jusqu'à dire que parce qu'il est non apparent, le préjudice moral est d'autant plus pernicieux. Il affecte l'être humain dans son for intérieur, dans les ramifications de sa nature intime et détruit la sérénité à laquelle il aspire, il s'attaque à sa dignité et laisse l'individu ébranlé, seul à combattre les effets d'un mal qu'il porte en lui plutôt que sur sa personne ou sur ses biens.»[11]



[35] Bien que difficile à cerner, le préjudice moral doit néanmoins être compensé pour réparer le préjudice subi.



[36] Pour réussir à évaluer correctement le préjudice moral, il faut tenir compte des circonstances dans lesquelles l'acte reproché a eu lieu, notamment de la vulnérabilité de la victime, des circonstances factuelles et objectives dans lesquelles les actes reprochés se sont déroulés[12].



[37] Au regard de la vulnérabilité de la victime, les auteurs Baudouin et Deslauriers écrivent :



«Le principe de la réparation intégrale exige aussi que l'auteur de la faute prenne la victime dans l'état où elle se trouve au moment où le dommage est causé […] Selon qu'il blesse un millionnaire ou un chômeur, la situation pour lui risque d'être fort différente. Également, en raison d'une fragilité de santé particulière de sa victime, les conséquences de l'acte fautif peuvent être beaucoup plus considérables qu'elles ne l'auraient été sur une personne ordinaire.»[13]



[38] Quant aux dommages punitifs, ils visent à sanctionner une atteinte intentionnelle, définie de la manière suivante par la Cour suprême :

«[…] il y aura atteinte illicite et intentionnelle au sens de l'article 49 de la Charte lorsque l'auteur de l'atteinte illicite a un état d'esprit qui dénote un désir, une volonté de causer des conséquences de sa conduite ou encore s'il agit en toute connaissance des conséquences, immédiates et naturelles ou au moins extrêmement probables, que cette conduite engendrera.»[14]



[39] En outre, « il est bien établi que les dommages punitifs sont destinés à exprimer la réprobation de la société envers des comportements inacceptables et à jouer un rôle dissuasif afin de prévenir des inconduites à l'avenir, tant par l'individu fautif que par les membres de la société en général. »[15]



4. L’analyse de la preuve en l'instance.

[40] La difficulté du présent dossier repose sur le fait que la preuve par les témoignages entendus est contradictoire. Il faut donc analyser les versions et s'il y a lieu préférer l'une ou l'autre de celles-ci et en expliquer la raison de la favoriser.

[41] Losque monsieur Rooney téléphone au numéro mentionné dans l’annonce et qu’on lui mentionne que l’appartement n’est pas disponible, tout de suite ce dernier demande à sa nièce de vérifer cette affirmation, ce qu’elle fait. Madame Vardon reçoit, cette fois, une information contraire, c’est-à-dire que le logement est toujours disponible.

[42] Lors de leur témoignage en Cour, Monsieur Rooney et Madame Vardon témoignent tous deux avoir entendu « une voix forte » leur répondre au téléphone. Madame Vardon a d’ailleurs corroboré le témoignage de monsieur Rooney quant à la voix distinctive de M. Bertiboni en ces termes : « not a gentle voice », « a manly voice ». Par ailleurs elle confirme que M. Bertiboni lui a parlé en anglais. Bien que monsieur Bertiboni ait nié lors de son interrogatoire parler en anglais, il admet du même souffle être capable de dire quelques mots voire même de pouvoir « baragouiner » en anglais.

[43] Le défendeur Bertiboni offre une version opposée à celle du demandeur Rooney. Dans un tel contexte, la crédibilité et la fiabilité des témoignages revêtent une importance déterminante, comme l’a reconnu le Tribunal dans l’affaire Périard[16].

[44] Pour apprécier la crédibilité d’un témoin, le tribunal doit prendre en considération notamment son comportement à l'audience, les réponses données aux questions posées, son caractère, ses antécédents judiciaires, son développement intellectuel, la fidélité de sa mémoire, son sens d'observation et la vraisemblance de ses propos[17].

[45] En l'espèce, les témoignages de monsieur Rooney et madame Vardon offrent davantage de vraisemblance que celui de monsieur Bertiboni et celui, beaucoup moins pertinent pour la présente affaire, de monsieur Persechino. Monsieur Ronney et madame Vardon racontent les événements de manière détaillée et cohérente. Cette version des faits est davantage probante et partant plus crédible et fiable. Monsieur Rooney a raconté les événements de manière sentie et, quant à madame Vardon, elle a été calme et sérieuse lors de son témoignage. Le Tribunal n’a aucune raison de ne pas les croire. Quant au défendeur Bertiboni, il s’est contenté de nier catégoriquement avoir tenu des propos discriminatoires à l’égard de monsieur Rooney. Il n’a pu préciser aucun fait, prétextant ne garder aucun souvenir de cette journée.

[46] Le logement était disponible, comme l’a démontré madame Vardon lors de son témoignage, en téléphonant à la demande de son oncle. Il s’agit là d’un élément important puisqu’au sens de l’article 12 de la Charte, il faut démontrer que le bien ou le service est offert au public.

[47] Son témoignage est de façon manifeste crédible et fiable. Comme l’écrit Jean-Claude Royer dans son ouvrage sur la preuve, « celui qui affirme un fait doit être préféré à celui qui ne fait que le nier, car si une personne peut oublier un fait, elle ne peut se rappeler celui qui n’a jamais existé »[18].

[48] Au niveau de la crédibilité des témoins, le Tribunal doit analyser la fiabilité des témoignages par la vraisemblance de leurs propos et la concordance des faits. De plus, le témoin qui est capable de donner plus de détails des faits pertinents dans le dosser ajoute à sa crédibilité.

[49] M. Rooney a rendu un témoignage fiable, vraisemblable et détaillé avec des précisions importantes quant à la façon dont M. Bertiboni lui a répondu et concernant les détails entourant leur conversation téléphonique.

[50] Le Tribunal reconnaît que c’est avec M. Bertiboni que M. Rooney a parlé au téléphone. Il n’a jamais vu M. Bertiboni mais il a fidèlement noté sa façon de s’exprimer : « his voice was very rude ». Le Tribunal a pu observer que la voix de monsieur Bertiboni était en ce sens distinctive.

[51] Monsieur Rooney a reconnu que sa voix est féminine. Ainsi, monsieur Bertiboni a pu dire que monsieur Rooney devait être une tapette. De l’aveu de monsieur Rooney, cet accent est plus prononcé lorsqu’il parle en français. Selon les stéréotypes, la voix et la façon de s’exprimer de monsieur Rooney peuvent trahir son orientation sexuelle.

[52] Lors de son témoignage, M. Rooney détaille avec précision les trois appels qu’il a effectués et précise également les questions qu’il a posées et les réponses obtenues, comme par exemple : « I asked was the two and a half still available? », qu’on lui a répondu : « non ». Monsieur Rooney a alors demandé «Why there’s an ad still in the paper? » et a reçu pour seule réponse: «Tu dois être une tapette! »

[53] M. Rooney se souvient avoir entendu une voix d’un enfant lors de la conversation téléphonique. (« I heard a baby’s crying in the background »). Même si monsieur Bertiboni a nié qu’un enfant puisse se trouver dans son logement, il a toutefois confirmé que son téléphone sans fil peut parfois lui permettre de se déplacer dans l'immeuble et parfois même dans des appartements autres que le sien, pour effectuer des travaux ou des réparations par exemple.

[54] En ce qui concerne monsieur Bertiboni, même s’il a beaucoup parlé au procès, l’essentiel de son témoignage se résume à dire qu’il n’a jamais vu monsieur Rooney, qu’il ne le croit pas et qu’il ne souvient pas de l’événement. Monsieur Bertiboni prétend qu’il lui arrive aussi de se faire dire des bêtises au téléphone, qu’il faut alors passer par-dessus : « il faut que je ferme ma boîte et je ferme la ligne »

[55] Ainsi, monsieur Bertiboni a prétendu qu’il n’a jamais utilisé le terme
« tapette ». Il a expliqué qu’il n’avait jamais vu M. Rooney et qu’il ne le croit pas. Questionné relativement aux appels téléphoniques, sa seule réponse est que ça fait « trois ans passés » et que « je ne crois pas à ça du tout ». Il se souvient pourtant qu’il y avait un homosexuel qui habitait l’immeuble il y a de cela trois ans.

[56] Finalement et alors qu’au début de son témoignage il affirme n’avoir aucun problème avec personne et qu’il respecte tout le monde, en contre-interrogatoire, monsieur Bertiboni admet n’avoir jamais loué à des anglophones. Cette dernière affirmation visait à convaincre le Tribunal qu'il n'a pu parler en anglais au téléphone.

[57] Le Tribunal retient donc, de la preuve, que la Commission a rempli son fardeau et que le défendeur monsieur Bertiboni a refusé de louer un logement à monsieur Rooney en raison de son orientaiton sexuelle.

[58] Il y a donc lieu d’examiner maintenant les dommages réclamés.

[59] La Commission réclame au nom de monsieur Rooney des dommages moraux et punitifs en raison des violations à ses droits fondamentaux garantis par la Charte.

[60] Les propos étaient discriminatoires. Comme l’a déjà reconnu la jurisprudence, les propos vexatoires, malveillants et insultants à l’égard d’une personne, portant sur son orientation sexuelle sont de nature à brimer sa dignité.

[61] Pour réussir à évaluer correctement le préjudice moral, il faut tenir compte des circonstances dans lesquelles l'acte reproché a eu lieu, notamment de la vulnérabilité de la victime. À cet égard, monsieur Rooney était une personne vulnérable en raison de ce qu’il avait subi dans le passé à cause de son homosexualité.

[62] Quant aux dommages que peut causer l’homophobie, il y a lieu de citer le Rapport de consultation du Groupe de travail mixte contre l’homophobie :

« Les personnes homosexuelles et bisexuelles constituent une population à risque ou plus vulnérable sur le plan psychosocial, en raison non pas de leur orientation sexuelle, mais de la stigmatisation sociale, ainsi que des attitudes et comportements homophobes à leur égard. L’homophobie envers les gais et les lesbiennes se manifeste souvent par de la violence, qu’elle soit verbale, psychologique, physique ou sexuelle. Environ 50% des personnes homosexuelles (jeunes ou adultes) ont été victimes de violence homophobe au cours de leur vie. L’homophobie, qu’elle vienne de l’extérieur ou qu’elle soit intériorisée, provoque un stress important ayant des incidences sur le bien-être de ces personnes, de même que sur leur santé mentale et physique. »[19]

[63] Monsieur Rooney a donc été victime d’homophobie dans le passé. Le fait de se faire à nouveau traiter de tapette l’a replongé dans des souvenirs de moments difficiles de sa vie.

[64] Sans reprendre les principes énoncés précédemment et qui doivent guider le Tribunal lors de l’attribution des dommages, le Tribunal considère que la somme réclamée de 3000$ est justifiée dans les circonstances. Ce montant représente une juste valeur de l’opprobre subie par monsieur Rooney lors de sa recherche d’un logement. Le mépris subi l’a profondément blessé.

[65] Quant à la réclamation pour dommages-intérêts punitifs, la question est un peu plus délicate compte tenu de la brièveté de la conversation. De tels dommages sont accordés lorsque – comme en l’instance - celui qui est poursuivi démontre une insouciance dans les conséquences que ses propos peuvent avoir sur autrui, dans le peu de considération qu’il semble porter aux autres et le peu de respect de ce qu’ils sont fondamentalement. Tout être humain est différent et complexe : il y a lieu de le respecter toujours, peu importe cette différence.

[66] En cataloguant immédiatement monsieur Rooney comme il l’a fait, sans même prendre le temps de le rencontrer, monsieur Bertiboni doit compenser cette atteinte. Même si la somme accordée n’est pas très importante, la signification elle, l’est. Le Tribunal accorde la somme de 1000$ réclamée sous ce chef.



Pour ces motifs, le Tribunal :



[67] CONDAMNE le défendeur Jules Bertiboni à payer John Rooney la somme de quatre mille dollars (4 000,00$), répartie comme suit :

a) Trois mille dollars (3 000,00$) à titre de dommages moraux;

b) mille dollars (1 000,00$) à titre de dommages punitifs en raison de l’atteinte illicite et intentionnelle à ses droits;



LE TOUT avec intérêt au taux légal et indemnité additionnelle conformément à l’article 1619 C.c.Q., depuis la signification de la proposition des mesures de redressement pour les dommages moraux, et à compter du jugement pour les dommages punitifs.





Et les entiers dépens.



__________________________________

MICHÈLE PAUZÉ, J.T.D.P.





Me Pierre Moretti, avocat de la demanderesse



Me Jean-François Lambert, avocat de la défenderesse



Date d’audience : 31 octobre 2008





[1] Le numéro de téléphone a été délibérément omis pour respecter l’intimité de la personne concernée par l’annonce.

[2] Forget c. Québec (Procureur général), [1988] 2 R.C.S. 90; Ford c. Québec (Procureur général), [1988] 2 R.C.S. 712; Devine c. Québec (Procureur général), [1988] 2 R.C.S. 790; Commission scolaire régionale de Chambly c. Bergevin [1994] 2 R.C.S. 525.
[3] Québec (Ville) c. Québec (Commission des droits de la personne), 1989 CanLII 613 (QC C.A.), j. Nichols.

[4] Ibid.

[5] Québec (Curateur public) c. Syndicat national des employés de l’hôpital St-Ferdinand, [1996] 3 R.C.S. 211 , para. 105.

[6] Commission des droits de la personne c. Centre d’accueil Villa Plaisance, [1996] R.J.Q. 511 , p. 522 (T.D.P.).
[7] Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse c. 9113-0831 Québec inc. (Bronzage Évasion au soleil du monde), 2007 QCTDP 18 (CanLII), par. 42.

[8] Commission des droits de la personne c. Centre d’accueil Villa Plaisance, [1996] R.J.Q. 511 , p. 523 (T.D.P.).

[9] Voir l’arrêt de la Cour d’appel du Québec dans : Desroches c. Commission des droits de la personne, 1997 CanLII 10586 (QC C.A.), (1997) R.J.Q. 1540 (C.A.). Voir la jurisprudence du Tribunal des droits de la personne notamment dans : CDPDJ c. Jacques, T.D.P. Montréal, 500-53-000193-035, 15 juin 2004, J.E. 2004-1520 (T.D.P.Q.) CDPDJ c. Laurent Grandmont, T.D.P. 400-53-000008-061, 14 décembre 2006, au par. 42.
[10] Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse c. Landry, 2007 QCTDP 3 (CanLII), au par. 33.

[11] 2003 CanLII 47948 (QC C.A.), [2003] R.J.Q. 1011 , p. 1020 (C.A.).

[12] Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse c. Dion, 2008 QCTDP 9 (CanLII), par. 70.

[13] J.-L. BAUDOUIN et P. DESLAURIERS, La responsabilité civile, 7 éd., vol.1, Éd. Y. Blais, 2007, paragr. 1-391.

[14] Québec (Curateur public) c. Syndicat national des employés de l'hôpital St-Ferdinand, [1996] 3 R.C.S. 211 , p. 262.

[15] Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse c. O'Toole, 2006 QCTDP 21 (CanLII), paragr. 63.

[16] Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse c. Périard, J.E. 2007-972 (T.D.P.), par. 59.

[17] Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse c. Dion, 2008 QCTDP 9 (CanLII), para. 69 et suiv.

[18] Jean-Claude Royer, La preuve civile 3e édition, Cowansville, Éditions Yvon Blais, 2003, p. 114, par. 176.

[19] Rapport de consultation du Groupe de travail mixte contre l’homophobie, « De l’égalité juridique à l’égalité sociale ». Vers une stratégie nationale de lutte contre l’homophobie, Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse, mars 2007, p. 16.
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7 avril 2009

Le tribunal des droits de la personne est ridicule

Je ne sais pas si vous êtes au courant, mais dans le blogosphère droitiste anglo-canadien, il y a une farouche campagne pour abolir les tribunaux des droits de la personne.

Une personne de foi peut se demander: comment se fait-il? Qui pourrait être contre les droits de la personne? Les gauchistes peuvent en faire de la politique capitale avec cette opposition, parce que à première vue, on peut avoir l'impression que la droite est contre les droits humains.

Ces tribunaux (un au fédéral, et un pour chaque province et territoire) ne protègent pas les droits humains, et, en fait, bafouent les droits des gens.

Comment peut une cour juridique réprimer les droits?

Je dirais qu'il y a trois catégories de problèmes avec ces tribunaux. La première est le caractère très idéologique de la cour. La deuxième est le processus carrément injuste. La troisième est sa structure.

Dans les faits, les tribunaux des droits de la personne défend les minorités traditionellement "opprimés". Ceux qui font partis des groupes "puissants"-- blancs, mâles, hétérosexuels (et surtout) chrétiens-- sont régulièrement ciblés. N'essaie pas de poser une plainte à la commission si tu fais parti de ces catégories, c'est perdu d'avance. La rectitude politique est de rigueur.

Le deuxième problème est le processus. Â des fins de comparaison, voici ce qu'on peut s'attendre d'une cour typique, mais qui n'est pas le cas pour le tribunal:

* Qu'un personne innocente qui est poursuivie ait ses frais payés par le plaignant

* Les règles de procédures et de preuves (e.g. innocence jusqu'au preuve au contraire; Nécessité de preuve)

* Que le plaignant corrobore ses propos, et qu'on ne dépend pas uniquement de sa parole pour arriver à une conclusion...

Et ainsi de suite.

En plus, le tribunal n'est pas une véritable cour. MAIS il peut imposer des sanctions comme des amendes ou la fermeture de sites webs.

Sans que les règles de procédures soient appliquées. Sans la présomption d'innocence. Sans que les dépenses légales soient payés en cas de rejet de la cause.

Vous voyez où ça peut aller.

Voici un cas qui démontre le caractère loufoque de ces tribunaux. Il s'agit d'un jugement publié le 17 mars. Le plaignant est un homosexuel qui a appelé un concierge pour louer un apartement. Selon le plaignant, le concierge lui a appelé une tapette et lui a refusé l'apartement.

Il n'avait personne pour coroborrer son histoire. Le concierge ne se rappelait pas de cette conversation.

Mais la juge a tranché en faveur du plaignant, et le concierge était contraint de débourser $4000 en amendes.

Pis regarde la subtance de la plainte. Se faire appeler une tapette. Je suis d'accord que ce n'est pas plaisant, mais est-ce qu'on devrait en effet criminaliser les insultes? On n'a pas prouvé que le concierge a démontré de la discrimination en matière de location d'appartements. En fait, il en a déjà loué à d'autres homosexuels. N'êmpeche. Le plaignant a dit avoir souffert à cause de cet insulte, donc c'est suffissament pour faire payer le gros méchant concierge.

Il est temps qu'on abolisse cet fausse cour. Ce n'est rien qu'un tribunal pour imposer la rectitude politique.




Mise à jour l 7 avril: Il semble que pour avoir accès à la décision sur le site web, il faut refaire la recherche à chaque fois.

Donc, pour faciliter les choses, je l'ai republié.

Un sheik qui donnera un discours à Montréal appuie le viol

Richard Martineau:

Cette semaine, le site Internet Point de bascule nous apprenait que ce soir, à 19 h 45, IRFAN-Canada, un organisme de charité (qui, selon plusieurs experts, servirait à financer le Hamas) organise une levée de fonds au Centre culturel Laurentien, situé au 12253 Laurentien, dans l'arrondissement de Ville Saint-Laurent à Montréal.

Qui est leur invité spécial ? Le cheik Ekrima Sabri. Cet ancien Grand mufti de Jérusalem (un religieux musulman sunnite qui interprète la loi musulmane et possède l'autorité d'émettre des fatwas) a appuyé publiquement l'instauration d'une loi permettant aux maris de violer leur femme !

Pas de farce.

Voici ce que ce grand sage a lancé sur les ondes de la télé égyptienne le 5 mai 2005 :


«Frères et soeurs, ce n'est pas un secret qu'en Occident, avoir une maîtresse est permis. Il y a même des lois qui permettent l'emprisonnement des hommes qui forcent leur femme à avoir des relations sexuelles quand elles n'en veulent pas ! Mais si l'homme couche avec sa maîtresse, il n'y a pas de problème.

«Ça, ce sont les lois de l'Occident. Un homme est considéré comme un violeur juste parce qu'il a couché avec sa femme contre son gré !»

LES FÉMINISTES RÉAGIRONT-ELLES ?

6 avril 2009

VIDÉO: Le développement prénatal

Bien des gens disent que le foetus n'est qu'un "amas de cellules".

Ce vidéo refute cette conception des enfants à naître. Il est bel et bien humain.

5 avril 2009

Est-ce que Jésus était un dissident? Est-ce qu’il prônait de la dissidence?

J’étais inspirée d’écrire sur ce sujet suite à une discussion sur Angry French Guy concernant Jésus et l’Église.

Souvent les dissidents libéraux de notre Église justifie leur opposition à la doctrine de l’Église en disant que Jésus s’opposait à l’autorité religieuse de son époque.

Et c’est vrai. Il avait beaucoup de différends avec eux. Il critiquait leur traditions humaines et leur hypocrisie.

Mais malgré son rejet de certaines opinions des pharisiens, il respectait toujours leur autorité religieuse, c’est-à-dire leur fonction.

Selon l’Évangile de Mathieu :

Alors Jésus, s'adressant à la foule et à ses disciples, dit:

2 ---Les *spécialistes de la Loi et les *pharisiens sont chargés d'enseigner la *Loi transmise par *Moïse.

3 Faites donc tout ce qu'ils vous disent, et réglez votre conduite sur leur enseignement. Mais gardez-vous de prendre modèle sur leurs actes, car ils parlent d'une manière et agissent d'une autre.


Ensuite, il s’est lancé dans un longue dénonciation des pharisiens.

On peut bien dénoncer le clergé de notre Église pour certains gestes. Mais Jésus n’a jamais sanctionner la dissidence religieuse. Au contraire, il a insisté sur l’obéissance, même à des leaders hypocrites.

Il respectait la loi et le contenu de la loi. Il ne donnait pas permission aux gens de rejeter la Loi et le Révélation divine, comme veulent les libéraux de l’Église.

En fait, Jésus a structuré son Église justement parce qu’il voulait fonder une société divine. Il a appointé 12 apôtres. « Apôtre » signifie « envoyé »-- un ambassadeur. Les apôtres étaient choisis pour parler en son nom. Il en a choisi 12 pour faire parallèle avec les 12 tribus d’Israël. Le mot « église » en grec est « assemblée ». En hébreu, la population entière d’Israël est appelée « l’Assemblée ». En d’autres mots, Jésus a fondé un « peuple » parallèle à ceux des juifs—pas que les juifs n’étaient pas inclus. Mais l’idée est que l’Église était un regroupement dirigé et mené par des leaders—pas un regroupement flou des gens tous égaux, sans fonction et sans dirigeant—c’est un mythe. Jésus avait l’idée concret d’une organisation pour transmettre son message et transformer les hommes. Et il a choisi Pierre comme la tête de l’Église.

18 Et moi, je te déclare: Tu es Pierre, et sur cette pierre j'édifierai mon Eglise, contre laquelle la mort elle-même ne pourra rien.

19 Je te donnerai les clés du *royaume des cieux: tous ceux que tu excluras sur la terre auront été exclus aux yeux de Dieu et tous ceux que tu accueilleras sur la terre auront été accueillis aux yeux de Dieu[b].


Jésus donne des pouvoirs impressionnants à Pierre. En fait, il dit que l’autorité de Pierre est reconnu par Dieu lui-même. Donc, ce que Pierre dit, Dieu le respecte.

Donc l’autorité papale a une sanction divine.

4 avril 2009

Le problème avec le clergé...il n'enseigne pas la foi

Pierre Foglia parle de sa rencontre avec un séminariste du Grand Séminaire de Montréal. Il lui met au défi:

Un de vos paroissiens qui a le sida a des relations protégées; il vous en fait part en référant au pape, ajoutant que l'abstinence n'est pas une option pour lui. Lui intimez-vous de ne pas mettre de condom?

Bien sûr que non.

Mais cet idéal chrétien?

Je ne suis pas le pape.


Voilà en résumé le problème avec le clergé, qui m'enrage infiniment.

Comment veux-tu que les fidèles prennent le catholicisme au sérieux quand le clergé ne le croit pas?

Le clergé ne livre pas la marchandise.

Les enseignements de l'Église sont résumés dans le Catéchisme. Si tu veux savoir l'enseignement officiel de l'Église-- ou, du moins son attitude, ouvre le Catéchisme.

Ce sont là les lignes de bases de la foi.

Mais le clergé ne l'enseigne pas.

Il y a une dissonance entre ce que le Magistère enseigne et ce que clergé enseigne.

Et même quand un prêtre va, en substance, dire ce que l'Église enseigne, il va marmonner tellement longtemps ses nuances, ses distinctions, ses subtilités, ses cautions et ses explications qu'en bout de ligne les fidèles vont finir par comprendre qu'il n'y croit pas fermement, ou qu'il y a moyen de d'interpréter ses mots pour faire en sorte qu'on n'est pas obligé de assentir aux enseignements de l'Église.

Quand tu poses une question aux prêtres à la télé c'est jamais un "oui" ou un "non". C'est toujours blah blah blah, mais en fait, il y a moyen de ne pas être d'accord avec le pape sur cette doctrine, etc.

Et donc, quand une personne comme moi leur dit les choses comme elles sont-- tout bêtement-- à des personnes mal éduquées sur la foi, elles répondent avec colère et mécompréhension.

Donc on viole les attentes de les fidèles. Le Magistère dit une chose, le clergé une autre.

C'est pas juste.

C'est pas juste que le clergé, qui est censé de représenter le Magistère, le contrarie.

C'est pas juste qu'il donne l'impression que les fidèles ne sont pas obligés d'assentir aux dogmes de la foi.

C'est nettement pas le cas.

C'est pas juste que le diocèse de Sherbrooke va ordonner ce bonnehomme qui n'insiste pas sur la doctrine de la chasteté.

L'Église nous doit des prêtres qui va nous dire les choses comme elles sont.

Pourquoi est-ce que ce n'est pas obligatoire de se prouver orthodoxe pour être ordonné dans l'Église catholique?

Un prêtre qui n'aspire à dire exactement ce que le pape dit en matières de doctrine, c'est pas un prêtre très catholique.

La papauté existe pour une raison: pour trancher sur les questions doctrinales. C'est la fonction que Jésus lui-même a conféré sur Piere et ses successeurs.

Le problème c'est qu'on n'enseigne pas ces doctrines de bases dans les séminaires, et même on enseigne le contraire.

Mais est-ce qu'il y a une personne en charge qui va, un jour, prendre responsabilité et forcer un changement?

Ça ne peut pas continuer comme ça. C'est malhonnête. Que les responsables de l'Église prend les choses en main.

3 avril 2009

Les séropositifs ne devraient pas être blâmés pour l'épidémie du SIDA, prise 2

Suburbain lucide commente sur un article publié dans un journal étudiant de l'Université de Montréal. Selon un expert cité dans cet article, on n'est pas certain que le VIH cause le SIDA.

D'après Christine Vézina, avocate à la Coalition des organismes québécois de lutte contre le sida (COCQ-Sida), la fiabilité des preuves scientifiques montrant que le VIH cause le SIDA est incertaine.

Coudonc, je croyais que cette question a été réglée. Je ne suis pas une experte-- loin de là. Mais il y a dix ans, c'était mal vu de remettre en question le VIH comme cause du SIDA, et voilà l'avocat d'un organisme qui lutte contre le SIDA qui fait la même chose.

Et comme c'est politically correct de lutter le SIDA, ses propos seront prises au sérieux.

Mais, je considère que cacher la séropositivité est une violation de droit personnel. La personne qui n'est pas atteinte a le droit de protéger sa santé, aussi.Les personnes qui ont trop peur de se faire tester, c'est eux qui manquent à leur responsabilité. La personne non-atteinte ne devrait pas souffrir à cause des peurs des autres. C'est ridicule de suggérer qu'une personne atteinte d'un virus dévastateur n'a pas de responsabilité.

Imaginez si j'avais la tuberculose, et pour me venger sur une personne, je tousse sur elle pour faire en sorte qu'elle contracte la maladie. Ce n'est pas un crime, ça? D'après moi, c'est la même chose que casser un bras d'un autre. C'est violer l'intégrite physique de façon sérieuse.

Mais comme il s'agit de SIDA et d'une population largement homosexuel, on ne veut pas les responsabiliser. Ce sont des victimes, voyons. Il faut les protéger.

2 avril 2009

Ils ne faut pas blâmé les séropositifs pour la transmission du VIH, selon un prof d'unversité

Viviane Namaste,titulaire de la Chaire de recherche sur le VIH/sida et sur la santé sexuelle et professeure agrégée à l'Institut Simone-de-Beauvoir de l'Université Concordia (un institut féministe) parle de la couverture de l'affaire du pape et des condoms.

Appeler la population à ne pas porter de condom revient par conséquent à demander aux Canadiens séropositifs de ne pas respecter le cadre juridique du pays. À cet égard, le discours papal soulève une contradiction fondamentale entre la doctrine de l'Église et la loi de l'État canadien.


Ben dire ça, c'est d'isoler une PARTIE du message du pape. L'autre parti, c'est de s'abstenir. Mais c'est drôle comment on l'oublie.

Lorsqu'il est question de rapports sexuels, toutes les personnes concernées sont responsables - qu'on soit infecté ou non par le VIH ou qu'on l'ignore.

Nos réflexions communes sur ces déclarations peuvent aller au-delà d'une analyse de la mésinformation. Étant donné la couverture médiatique de cette affaire, on voit bien qu'encore une fois, les personnes séropositives sont blâmées et culpabilisées pour la transmission du VIH.


Donc, ce n'est pas la faute de la personne qui transmet le VIH si tu le poigne.

C'est la faute à tout le monde, parce que TOUT LE MONDE est responsable.

Donc toi, si tu es séropositif pis ton chum le pogne, ce n'est pas ta faute. Il ne faut pas te blâmer. Tu as un virus potentiellement mortel-- ou du moins, dévastateur. Tu baise et tu le transmets. Mais tu n'es pas responsable pour l'effet de ton geste.

Mais c'est-tu con comme raissonement?

Ça c'est déresponsabiliser les gens.

Qu'est-ce que tu dis au gars en Afrique du Sud qui donne le VIH à sa femme après l'avoir violée?. "C'est pas d'sa faute!" Pis le drogué séropositif qui se prostitue pour avoir du fric? "C'pas d'sa faute!" Pis le gai qui décide d'avoir des relations sans condom (par exprès!) "C'pas d'sa faute!"

Pis si le condom pète! Ben c'est la faute à personne!

Si le VIH est transmis, c'est parce qu'il y a des gens qui posent des gestes qui mènent à la transmission. C'est pas compliqué. La plupart des cas de VIH en Amérique du Nord sont dûe à la promiscuité homosexuelle ou des utilisateurs de drogues.

On fait semblant que c'est une question pharmaceutique, qu'il ne faut pas essayer de modifier les moeurs des gens.

Le condom ne change pas grand chose. L'épidémie continue parce qu'on n'a pas identifié la cause, ou on refuse de l'éliminer.

On dit ce n'est pas "réaliste" de s'attendre à ce que le monde abstiennent. Bien, la réalité c'est mortelle. Il ne faut pas être "réaliste" dans ce cas-là. Il faut changer la réalité. On peut changer la mentalité et les habitudes des gens si on le veux.

Le problème c'est qu'on ne le veut pas. On valorise plus notre liberté sexuelle que la vie. C'est la vérité.

Soit vous croyez le catholicisme, ou vous ne le croyez pas

Encore un autre article sur l'apostasie dans le Devoir.

On dirait une véritable campagne pour mettre pression sur l'Église de changer ses doctrines.

Ça ne marche pas, les gars. Regardez l'histoire de l'Église. Les campagnes de pression ne changent strictement rien.

On prend l'Église comme un véhicule d'idées ou de mouvements.

Ceux qui perçoivent l'Église de cette façon ont complètement manqué le bateau.

Soit que vous croyez en Jésus et qu'il a fondé l'Église pour transmettre sa Révélation--

ou vous ne le croyez pas.

Point final.

Ce n'est pas une question de se "faire entendre".

Si tu es membre de l'Église, c'est que tu veux écouter ce que l'Église a à dire.

Si on était capable de faire son propre salut, sans Dieu, on n'aurait pas besoin de l'Église.

Mais, avoir la foi catholique, c'est d'admettre-- implicitement-- qu'on n'est pas capable de combler notre vide spirituel. On a besoin du Dieu vivant.

On a besoin de Dieu de nous dire-- à travers l'Église-- comment vivre.

Mais, si on pense savoir mieux que l'Église-- bien on a beau essayer.

Mais comment savoir mieux que Dieu comment vivre?

De l'autre côté, l'Église ne s'aide pas.

L'hiérarchie ne veut pas enseigner.

Le clergé transmet un message. Il ne l'enseigne pas, il le propose, comme on propose un plan d'action ou une politique.

Qu'on arrête de proposer-- qu'on affirme.

Jésus disait ce qu'il pensait. Il n'essayer pas à plaire tout le monde. Il divisait les gens.

L'Église ne veut pas diviser, elle veut unir.

Je suis pour l'Unité-- mais pas en sacrifiant la substance de la doctrine.

Le clergé fait tellement dur. Qui va être le prophète de l'Église? Qui va dire les choses comme elles sont? Je me demande souvent la question. Y'est temps que l'Église se réveille.