30 juillet 2009

Radio Vatican: État des lieux de la peine de mort dans le monde

Au moins 5 727 exécutions ont eu lieu dans le monde en 2008, contre 5 851 l’année précédente. La peine de mort était en vigueur dans 46 pays l’an dernier, soit trois de moins qu’en 2007. Le Burundi et l’Ouzbékistan l’ont en effet abolie alors que la Sierra Leone, où aucune exécution n’a eu lieu depuis plus de dix ans, s’est rangée de facto dans le camp abolitionniste. Selon le rapport, la Chine a été le théâtre d’au moins 5 000 exécutions l’an dernier, soit 87% du total. L’Iran a exécuté au moins 346 personnes l’an dernier, et l’Arabie saoudite 102.


Lire le reste.

Je suis heuresue de voir le recul de la peine de mort.

Occasionnellement, je suis d'accord avec les féministes

D'un article de Cyberpresse, concernant les pubs de bière sexistes:

"Les femmes ne sont pas des instruments masturbatoires de luxe(...)"

Cependant, toute la culture traite la femme (et l'homme d'ailleurs) comme des instruments masturbatoires. Pas juste les compagnies de bière.

La pornographie. Les aventures d'un soir. Les bars à danseuses. Pour en nommer les cas les plus évidents.

Mais ne parle surtout pas d'abstinence et de sexe après le mariage.

Le directeur des "voyants" de Medjugorje réduit à l’état laïc

Mais le Procureur général des Franciscains dit:

La perte de l'état clérical du P. Vlasic n'est pas un jugement sur Medjugorje


Le P. Francesco Bravi a expliqué à ZENIT que le P. Vlasic refusait de reconnaître les accusations portées contre lui et qu'il refusait donc également les sanctions. Comme conséquence de ce rejet, il a demandé à être dispensé de l'exercice de son ministère sacerdotal et de sa condition de religieux. Il lui est en même temps interdit d'exercer toute forme d'apostolat et de faire des déclarations, spécialement sur Medjugorje.


C'est pas fort comme précédent. Les véritables apparitions sont entourés par des gens obéissants.


Dans son ouvrage publié en 2007 en italien « L'ultima veggente di Fatima » (La dernière voyante de Fatima), le cardinal Tarcisio Bertone, secrétaire d'Etat et ancien secrétaire de la Congrégation pour la doctrine de la foi, écrit : « Les déclarations de l'évêque de Mostar reflètent une opinion personnelle, elles ne sont pas un jugement définitif et officiel de l'Eglise. Tout est renvoyé à la déclaration de Zara des évêques de l'ex-Yougoslavie, du 10 avril 1991, qui laisse la porte ouverte à de futures enquêtes. La vérification doit donc se poursuivre. En attendant, les pèlerinages privés avec un accompagnement pastoral des fidèles, sont autorisés. Enfin, tous les pèlerins catholiques peuvent se rendre à Medjugorje, lieu de culte marial où il est possible de s'exprimer à travers toutes les formes de dévotion ».


C'est bon de savoir, parce qu'il circule des informations comme quoi les pélérinages sont interdits.

24 juillet 2009

L'Église se conte encore des histoires

Dans les derniers jours, il a été annoncé que l'Archévêque de Toronto retiendra environ un million de dollars destiné à Développement et Paix, et ne versera pas l'argent uniquement pour les projets approuvés par les évêques locaux. Étant donné qu'aucun des groupes apprivoisés par Développement et Paix est appuyés par leur évêque, ça veut dire qu'en pratique l'Archévêché coupe le budget de l'organization d'un dixième. Selon le blogue de Sel et Lumière:

Encore une fois, LifeSiteNews était le seul site qui présentait la déclaration de l’archevêque de Toronto, s’en servant à son avantage, affirmant avoir découvert le pot-aux-roses que Mgr Collins dénoncerait par sa déclaration. Comme si on nous poussait à croire que Collins estime que le rapport de la délégation envoyée au Mexique n’est pas allé assez loin dans son enquête et ses recommandations. C’est mal comprendre les propos de l’archevêque.



L'Archévêque garde un million du budget du groupe. C'est clair qu'il pense que tout ne tourne pas rond dans cette affaire.

Moi ça me dérange énormément qu'on soupçonne Lifesite de mauvaises intentions quand son but c'est rien d'autre qu'une Église orthodoxe-- c'est à dire, fidèle aux dires du Magistère-- est un monde qui respecte la culture de la vie.

S'il y a une bonne chose qui ressorte de cette affaire, c'est qu'il semble que les évêques démontrent une volonté de se montrer un p'tit peu plus francs, même si le message est transmis par le biais de Sel et Lumière. Je ne dis pas que le blogueur en question prend ses ordres de la Conférence des Évêques, mais on peut s'imaginer qu'ils sont d'accords en esprit. Mettons que Sel et Lumière doit dire ce que plusieurs évêques pensent tout bas.


La décision de Mgr Collins et ses suggestions font suite à sa rencontre avec la direction de Développement et Paix et de ShareLife la semaine dernière. Il existe un dialogue ouvert entre les divers intervenants dans ce dossier. La déclaration faite aujourd’hui n’est pas un désaveu à l’endroit de D&P mais un appel à travailler ensemble pour renouveler cet organisme. C’est ce sur quoi l’ensemble des évêques canadiens se pencheront cet automne lors de leur plénière annuelle. Ils le feront en collaboration avec les laïcs engagés au service de la solidarité et du développement intégral de nos frères et sœurs des régions défavorisées du monde.


Je suis pour le dialogue ouvert.

Peut-être il est temps que les évêques aient un dialogue franc et ouvert avec le mouvement pro-vie. Qu'on dit les choses comme on les pense. Parce que je suis tannée de la langue de bois des élites de l'Église. Le clergé ne veut pas avoir l'air bête, mais ils n'ont pas peur d'avoir l'air de politiciens qui contournent les questions et essaient d'évader la choses avec leurs "nuances" et leurs "subtilités" quand, dans leur tête, il ne s'agit aucunement de ces choses-là.

Pis, dans ce dialogue, j'aimerais bien que le Vatican en prenne part. Pour le trippe de savoir ce que l'Église enseigne. Véritablement. On ne peut plus se fier aux évêques.

23 juillet 2009

Nouveau "Talk-Show" de droite à TQS

Joanne Marcotte a annoncé qu'elle a participé à la création d'un nouveau talk show de droite sur TQS.

En ce moment, on ne connaît pas la date du premier programme, mais il semble que TQS est très content du produit.

Dans le fond, ce qu'on devrait faire, c'est de les envoyer des émail pour les persuader de le diffuser le plus tôt possible.

13 juillet 2009

Le pape: l'athéisme publique empêche le développement de l'homme

Caritas in Veritate:

[...]Outre le fanatisme religieux qui, en certains milieux, empêche l’exercice du droit à la liberté religieuse, la promotion programmée de l’indifférence religieuse ou de l’athéisme pratique de la part de nombreux pays s’oppose elle aussi aux exigences du développement des peuples, en leur soustrayant l’accès aux ressources spirituelles et humaines. Dieu est le garant du véritable développement de l’homme, dans la mesure où, l’ayant créé à son image, Il en fonde aussi la dignité transcendante et alimente en lui la soif d’« être plus ». L’homme n’est pas un atome perdu dans un univers de hasard [70], mais il est une créature de Dieu, à qui Il a voulu donner une âme immortelle et qu’Il aime depuis toujours. Si l’homme n’était que le fruit du hasard ou de la nécessité, ou bien s’il devait réduire ses aspirations à l’horizon restreint des situations dans lesquelles il vit, si tout n’était qu’histoire et culture et si l’homme n’avait pas une nature destinée à être transcendée dans une vie surnaturelle, on pourrait parler de croissance ou d’évolution, mais pas de développement. Quand l’État promeut, enseigne, ou même impose, des formes d’athéisme pratique, il soustrait à ses citoyens la force morale et spirituelle indispensable pour s’engager en faveur du développement humain intégral et il les empêche d’avancer avec un dynamisme renouvelé dans leur engagement pour donner une réponse humaine plus généreuse à l’amour de Dieu [71]. Il arrive aussi que les pays économiquement développés ou émergents exportent vers les pays pauvres, dans le contexte de leur rapports culturels, commerciaux et politiques, cette vision réductrice de la personne et de sa destinée. C’est le dommage que le « surdéveloppement » [72] inflige au développement authentique, quand il s’accompagne d’un « sous-développement moral » [73].

8 juillet 2009

N'importe qui a le droit d'exprimer son opinion sur n'importe quel sujet. Point.

Un billet de Sel et Lumière m'envoie chez La mère blogue de Cyberpresse qui commente un article d'Alternet sur les hommes et l'avortement.

L'article d'Alternet discute d'une fête qui a eu lieu pour ramasser de l'argent pour payer pour un avortement. Pendant cette fête, l'auteur reflète sur la question des hommes et l'avortement.

On connaît la position "progressiste" sur la question: un homme ne doit pas s'en mêler, sauf pour appuyer la décision de la femme. À part ça, il doit se taire et jamais débattre de la question, surtout s'il est contre.

Comme si la moralité et les questions philosophiques ne concernaient uniquement ceux qui subiraient l'acte en question.

Les féministes veulent du pouvoir, et d'après elles, remettre en question l'autonomie de la femme c'est de participer dans son oppression. Comme si les féministes detenaient la vérité absolue sur cette question. Je ne suis pas contre l'idée de la vérité absolue, mais cette vérité doit se reposer sur des principes universels; elle ne doit pas être fabriquée pour renforcer son pouvoir.

En fait, la notion que les hommes doivent se taire sur l'avortement est un moyen commode pour les taire et seulement admettre les valeurs féministes dans la discussion. Personne-- ou disons plutôt, personne "bien-pensant" veut être contre le féminisme. Donc, seulement l'orthodoxie féministe doit dominer la discussion. Voilà comment garder la discussion entre les bornes de la pensée féministe.

C'est un carcan idéologique et philosophique. N'osez surtout pas d'examiner ses dogmes sous un oeil critique. Vous allez être traité de réactionnaire. Et anti-féministe. Et donc, misogyne. Parce que seulement les féministes aiment les femmes. Les autres les répriment. Même les femmes elles-mêmes. Comme si elles faisaient exprès pour s'auto-réprimer. Je suis d'accord que certaines classes de femmes peuvent être soumises, notamment les femmes dans des sectes fondamentalistes. Mais ce n'est pas parce qu'une femme rejette le féminisme qu'elle est une femme soumise ou qu'elle une femme de service du prétendu patriarcat.

Mais voilà que le féminisme est conçu pour écarter tout ce qui risque le miner. C'est une idéologie de pouvoir-- de l'obtenir et le garder. Comme les vérités n'existent pas pour la gauche, le pouvoir est le seul garant du statut de la femme.

Donc, la nécessité de mettre les hommes à leur place et ne pas parler d'avortement.

C'est ultimement une position sexiste. Je ne dis rien de nouveau. Mais parfois il faut se le rappeler.

Les questions philosophiques concernent ultimement la vérité. On ne doit pas éviter d'examiner des questions philosophiques au nom du pouvoir. Lorsque le pouvoir supprime la recherche de la vérité, ça devient tyrannique. C'est *là* la répression.

La vérité concerne la femme autant que l'homme. La femme ne doit pas avoir peur d'examiner et de poser des questions. La femme qui a peur de la vérité, c'est elle qui est soumise. C'est elle qui n'est pas libre. C'est elle qui est victime des croyances toutes-faites qui exigent des comportements qui peuvent être destructeurs.

Quand on valorise le pouvoir plus que la vérité, on n'est plus libre.