L'auteur pose la question différente:
Si le foetus est considéré par l'Église, comme une personne, pourquoi existe-t-il une différence dans la perception entre une «fausse couche» et l'Interruption volontaire de grossesse (IVG)?
Euh...peut-être parce que l'un est provoqué et l'autre ne l'est pas? Grosse différence!
La différence de regard entre IVG et «fausse couche» s'explique par la théologie de la «Révélation» qui forme le socle sur lequel s'appuie monsieur Ouellet. Ce construit théologique postule que la Bible et la doctrine catholique constituent des «données objectives irréfutables» qui«doivent» déterminer l'orientation de l'ensemble de la société.
Ce n'est pas juste la Bible, mais la Tradition (les enseignements des Pères) et la raison elle-même qui guide les doctrines catholiques.
Non, mais c'est comme rudimentaire comme information sur la foi catholique!
Monsieur Ouellet confond ainsi discours théologique et connaissance factuelle. La véritable question en arrière-plan n'est pas tant celle de la «culture de la vie» ou de la «norme objective»que celle de l'image de Dieu. Le modèle de divinité auquel se réfère monsieur Ouellet, se définit essentiellement comme un théisme dans son acception forte.
Mais, le fait que ça soit théiste ne signifie pas que ce n'est pas "factuel". Il se repose sur des faits ET la logique pour défendre le droit à la vie. Il n'a même pas besoin de se référer à la Révélation Divine, parce que cette loi morale est accessible à tous, sans préjudice à sa croyance religieuse.
Forgée dès l'Antiquité, cette représentation de la divinité se caractérise par l'exercice d'un pouvoir omnipotent sur le monde. Pour ce courant théologique, Dieu est responsable de tout.
Le boute du ridicule. Dieu guide tout dans sa providence, mais il n'est nullement responsable de tout. Le libre arbitre, ça existe.
Ainsi, la marche du monde et la nomination des rois, des seigneurs voire des ecclésiastiques demeurent tributaires de la volonté divine.
Pas nécessairement d'une volonté directe. Il pense que les chrétiens de l'époque croyaient que les empereurs persécuteurs exprimaient directement la volonté divine?
Voyons.
Il en résulte que Dieu détermine également le début et la fin de la vie de tout être incluant les humains.
Ça ne suit pas du tout. Dieu pourrait bien déterminer le début et la fin de toutes les vies, mais ce n'est pas sur ce concept que les pro-vie appuient le droit à la vie.
Le droit à la vie repose sur la dignité humaine et sur le besoin des êtres humains d'être protégé de violence pour pouvoir développer leur potentiel.
Par conséquent, toute décision entravant ce processus, s'oppose en quelque sorte à «l'ordre naturel» mis en place par la divinité. N'est-ce pas là que situe l'enjeu fondamental, bien plus que «la culture de la vie»?
L'ordre naturel c'est de respecter les êtres humains dans leur dignité. Ouais, je sais très moyen-âgeux comme idée.
En effet, si une femme opte pour l'interruption de sa grossesse, elle se «rebelle» contre la divinité qui orchestre le monde selon un «ordre naturel» patriarcal et androcentrique.
Lis le Catéchisme de l'Église catholique. Est-ce qu'on parle de la femme qui "rébelle" contre l'ordre naturel? Je cite:
" Les droits inaliénables de la personne devront être reconnus et respectés par la société civile et l’autorité politique. Les droits de l’homme ne dépendent ni des individus, ni des parents, et ne représentent pas même une concession de la société et de l’état ; ils appartiennent à la nature humaine et sont inhérents à la personne en raison de l’acte créateur dont elle tire son origine. Parmi ces droits fondamentaux, il faut nommer le droit à la vie et à l’intégrité physique de tout être humain depuis la conception jusqu’à la mort " (CDF, instr. " Donum vitæ " 3).
On dirait que l'auteur a gobbé des dires d'un professeur d'université d'études féministes.
Afin d'entamer en véritable dialogue avec le monde postmoderne, ne conviendrait-il pas de revoir l'ensemble des paradigmes des images divines pour en élaborer d'autres qui intègrent l'anthropologie contemporaine, les plus récentes cosmologies ainsi que les avancées de la sociologie et de la psychologie?
Ah oui. Le monde des idées "postmodernes". Où rien n'est ce qui l'est véritablement. Où on peut créer des explications sans fondement comme ci-haut, sa réfrence au faits pis que ça s'avère vrai parce que l'auteur le pense et de toute façon rien est prouvable.
Ma prendre ma logique médiéval qui exige des faits et un exercice de logique. On crache sur la philosophie médiévale, mais elle avait une longueur d'ondes sur les conneries qui se disent dans nos universités aujourd'hui. Des choses comme des preuves, de la logique pis des argument objectif avaient leur importance.
0 comments:
Enregistrer un commentaire