8 juin 2010

Elle a regretté son avortement

Un témoignage de Nancy Garez:

Moi-même, je suis en colère: je suis en colère parce que, quand j’ai eu mon avortement, personne, ni mon entourage, ni mon médecin, ne m’a dit que je risquais de le regretter pour le reste de ma vie…La culpabilité que l’on ressent après, des mois, parfois des années plus tard, le remord qui s’installe dans notre coeur, un jour, sans prévenir, personne ne m’en a parlé…Des années après, on ne se souvient plus si l’enfant a été conçu dans l’amour ou dans l’indifférence, si on a été forcée ou pas, tout ce qui reste, c’est le vide de l’absence, l’absence irrémédiable de quelqu’un qu’on aurait pu aimer: un être humain, un être plein de promesses…Les regrets, le mépris de soi, les insomnies, personne ne m’en a parlé! Les crises d’angoisse, la taticardie, la dépression, on ne m’avait rien dit…Personne ne pouvait même comprendre que ça puisse arriver, ni les docteurs, ni la famille: personne ne voulait savoir!

1 comments:

Tym_Machine a dit…

On enlève un foetus comme une dent pourrie ou un membre gangrené.

Personne ne lui a certainement parlé d'adoption car ce serait bien de trop insultant pour une femme qui "sait ce qu'elle veut" tout comme on ne parle pas à un patient de garder son membre gangrené ou sa dent pourrie. Personne ne cherche de véritables solutions, on est en business ou on l'est pas (au moins si on paie pour, c'est déjà un pas vers le "je sais ce que je veux").

Finalement, oui, le bottom line, c'est que tout le monde s'en crisse dans cette société du prêt à jeter. Tout comme cette histoire de petite fille bouffée tout rond par un chien à à peine 21 jours de vie.

Oh, sur le coup, tout le monde est scandalisé, mais c'est le scandale du jour, dans une semaine, on aura tout oublié et on passera à autre chose.

Ainsi va la vie.