Je suis malade avec une infection à la gorge depuis plusieurs jours, et je n'ai pas beaucoup d'énergie. Mais je voulais absoluement répondre à ce billet de Louis Préfontaine.
Le bilinguisme a besoin de l'unilinguisme. C'est vrai qu'on ne peut pas soutenir une culture bilingue mur-à-mur. La langue la plus réputée sera toujours favorisée.
Alors, il faut un certain unilinguisme. Et dans beaucoup de régions à travers le Québec et le Canada, il n'y a aucun danger que les résidents vont s'assimiler dans une génération.
Alors, il ne faut pas avoir peur d'apprendre une autre langue.
Le danger, comme toujours, c'est la Métropole. Ou les non-francophones prennent de la place.
Mais pourquoi est-ce que cette minorité a tellement de pouvoir de faire graviter les francophones, résidents de la place, vers l'anglais volontairement?
Vous m'allez dire que c'est la faute de l'anglais, du poids démographique des anglophones en Amérique du Nord.
Mais le Québec n'a jamais été aussi francophone. Il existait des ghettos anglophones dans chaque ville du Québec il y a 50 ans. Ils n'existent plus. Le poids démographique de l'anglais n'a pas empêché cette francisation.
La clé du survie du français, c'est la démographie. Les lois linguistiques n'existaient pas il y a 200 ans. Pourtant, même avec un régime britannique aggressivement assimilationniste, le français a survécu.
On essaie de se conter des histoires qu'il faut tout réaménager notre état, notre système d'éducation, nos lois commerciales et ainsi de suite pour faire parler français.
Le problème c'est que c'est artificiel. C'est une solution de force, qui ne tient pas compte de la volonté du peuple.
Les individus VEULENT apprendre à parler l'anglais-- un bon anglais. Pour la job, oui. Mais aussi pour avoir accès à la culture mondiale, et pour pouvoir communiquer avec des paires anglophones pour une multitudes de raisons.
Une ville de francophones qui sont enseignés l'anglais ne s'assimilera pas.
Je le sais parce que je l'ai vécu. Quand j'allais au secondaire en anglais, ça parlait français régulièrement dans les corridors. Un bon nombre des élèves qui ont terminé leur secondaires vivent maintenant la majorité de leur vie en français.
Pourquoi? Parce qu'ils ont la volonté de continuer dans leur langue maternelle. Même moi, anglophone que je suis, assimilée et tout le reste, je continue à vouloir parler et à écrire en français, parce que ça fait partie de la culture dans laquelle j'étais élevée.
Qu'est-ce que je propose? Le libre choix en éducation. Laisser les parents décider s'ils veulent éduquer leurs enfants en anglais. Les parents francophones ne voudront pas nécessairement envoyer leurs flots à l'école anglaise pour 12 ans de temps. Peut-être juste 2-3 ans. Ce n'est pas tous les parents qui voudraient que leurs enfants apprennent l'anglais. Il y a des nationalistes qui ne veulent rien savoir de l'anglais-- c'est leur choix. Il y a des parents qui voient que leurs enfants ne réussiront pas un programme intensif d'anglais.
Si on rejette le bilinguisme mur-à-mur (qui est aussi artificiel que l'unilinguisme québécois) si on prend l'engagement d'avoir des enfants, et si on laisse le libre choix aux parents de la façon d'éduquer leurs enfants, on ne peut pas se tromper. Les Québécois aiment être francophones. S'ils aiment aussi avoir des enfants, le français ne disparaîtra jamais à cause de la volonté du peuple. L'État ne peut pas trouver des substituts à ces facteurs.
0 comments:
Enregistrer un commentaire