L'idée que la vie d'un enfant à naître soit subordonnée à la volonté de sa mère (ou aux pressions du père sur celle-ci) n'a rien de libéral. Le mot «libéral» découle de la notion de «libéralité» qui, selon le Petit Robert, signifie charité, générosité, largesse, magnificence. On nous dit que l'enfant à naître doit être désiré. Mais l'idée de se débarrasser de personnes non désirées n'est ni charitable, ni généreuse, ni large. Elle contredit le premier droit reconnu dans les chartes de droits — le droit à la vie.
Ce qui donne à la tradition libérale sa noblesse, c'est son refus de l'arbitraire, c'est-à-dire d'une autorité s'exerçant selon le bon vouloir d'une personne ou d'un groupe. On ne peut accepter l'avortement sans présupposer que la vie d'un être humain est subordonnée au bon plaisir de sa mère. C'est pourquoi il est foncièrement contraire à la tradition libérale. Et le fait que les premières sociétés à permettre l'avortement aient été la Russie de Lénine et l'Allemagne hitlérienne n'est pas le fruit du hasard.
NB: L'avortement dans le régime Nazi était illégal pour les "Aryans" mais permis pour les "sous-humains".
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