26 février 2010

L'exorciste le plus renomé du monde dit qu'il y a des Satanistes au Vatican

Détails chez Benoît et moi.

Le Père Amorth, l'exorciste le plus reconnu du monde vient juste de publier ses mémoires. Selon lui, il y aurait des satanistes pratiquants parmi des prêtres, des évêques et mêmes des cardinaux au Vatican.

Si c'est vrai, je veux des noms et des détails. Je veux savoir qui les protègent. Ils doivent être écartés. Le temps du catholicisme mou est fini.

24 février 2010

Si on ne reconnaît pas le fait religieux, on n'aura pas de liberté religieuse

Aujourd'hui, Richard Martineau s'est fâché contre les propos de Charles Taylor, qui a comparé l'accommodement des gens religieux à des gens handicappés.

À moins que monsieur le philosophe affirme que les extrémistes religieux sont des malades qui ont besoin de béquilles mentales pour marcher.

Dans ce sens-là, je comprendrais.

Sinon, ça ne tient pas debout deux secondes... Un handicapé ne peut pas décider de marcher. Alors qu'un extrémiste religieux peut décider d'arrêter de croire à des niaiseries.

Même un enfant de cinq ans peut faire la distinction...

Les "niaiseries" d'une religion, sont les croyances spirituelles des autres.

L'attitude de Martineau me fait penser à l'inquisition médéviale.

Dans le temps, on croyait que si les gens étaient des hérétiques, c'était par choix. On choississait l'erreur par obstinance, par orgueuil et par égoïsme.

Au cours des siècles, on a reconnu la subjectivité des croyances. Remarque bien-- je ne dis pas la subjectivité de la vérité. On a reconnu qu'on croyait des choses différentes pour une panoplie de raisons qui ne seraient pas nécessairement dûes à des intentions malveillantes.

Cette capacité de relativiser, de faire la part des choses, la volonté de vivre en paix a pacifié l'Occident des guerres religieuses. Je ne dis pas qu'il n'y a pas eu de l'intolérance. Mais en général, on favorisait la paix et le libre choix au dessus d'une orthodoxie quelconque.

Mais voilà que Martineau ne semble pas respecter la liberté religieuse.

Il ne le respecte pas, parce qu'il ne reconnaît pas la légitmité du fait religieux dans le sphère publique.

Un régime neutre, c'est-à-dire athée, qui ne reconnaît pas Dieu, ne peut pas reconnaître le fait religieux.

Les religions, ce sont toutes des "niaiseries". Comment veux-tu que les laïcistes prennent la religion au sérieux?

Quand la notion de Dieu et la foi ne sont pas prises au sérieux, respecter les religions n'a plus de sens.

Alors la liberté religieuse n'a plus de sens. On va passer à une époque de folklorisation du fait religieux, comme il se passe maintenant. Mais la véritable foi, une foi qui croit en un Dieu providentielle, source de Vérité, n'aura plus la cote.

On peut s'attendre à des persécutions religieuses. Comme par exemple, le fait d'exclure les femmes qui portent le hijab de la fonction publique.

C'est pas une persécution, ils vont vous dire. On ne parle pas ici de jeter les femmes en prison ou les exécuter.

Mais les musulmanes sont convaincues qu'elles sont obligées de les porter. Alors on parle d'une exclusion.

Mais ça serait le début. On peut s'attendre à de telles choses comme prohiber des écoles religieuses ("la religion n'a pas sa place dans la sphère publique) la criminalisation de l'enseignement de la religion à ses enfants (comme en Chine), une promesses de la part des députés de ne pas prendre leurs convictions religieuses en compte lorsqu'ils délibèrent de leurs décisions. Et ainsi de suite.

Je ne veux pas faire preuve d'un complexe de martyr. Mais on s'en va dans cette direction.

On peut blâmer les athées, mais en fait, le problème ce sont les fidèles et surtout l'Église catholique, qui ne cesse d'être l'idiot utile de la gauche, pour se faire aimer.

La liberté religieuse. Si vous l'aimez, défendez-la.

23 février 2010

Un prêtre néerlandais refuse la communion à un activiste gai; il est poursuivi en justice

Mais la laïcité ne pose aucun danger à la liberté de religion...
Cette affaire avait été déclenchée par l'annonce faite discrètement par le curé de Reusel au « Prince Carnaval » de sa ville qu'il ne lui donnerait pas la communion lors de la messe des participants à la fête en raison de son style de vie homosexuel revendiqué. La mobilisation des homosexuels hommes et femmes avait conduit le curé à consulter avec son évêque, Mgr Hurkmans de 's Hertogenbosch (Bois-le-Duc), et à décider ne pas distribuer la communion pour éviter péchés et sacrilèges.

La police de Cuijk a confirmé le dépôt de plainte. Une autre action en justice est attendue de la part d'un deuxième activiste gay qui avait fait le voyage de Reusel et qui avait été expulsé de l'église paroissiale après avoir tenté de s'emparer du micro : Christian Ouwens, 31 ans, est catholique et étudiant en théologie. Il soutient que le refus de la communion dans son cas ne repose sur aucune loi de l'Eglise, surtout pas le canon 915 qui prévoit celui-ci pour ceux qui s'obstinent dans un grave péché public. Dans le doute, affirme-t-il, la communion doit être donnée, le « salut de l'âme de la personne constituant la plus haute loi de l'Eglise ».

Il était une fois, les gais ne demandaient que de la tolérance, d'être libre de vivre leurs vies sans entrave.

Maintenant, ce n'est plus une question de vivre sans harcèlement, maintenant ils NOUS harcèlent.

Les gais ne gagneront pas. L'Église-- ou bien la partie orthodoxe-- vont souffrir la persécution plutôt que de céder à la pression des activistes.

22 février 2010

Patineur artistique français dénonce le partinage effeminé

Compte tenu des controverses récentes sur le patinage artistique et l'homosexualité, j'ai trouvé ça interéssant:

Puisque les mots de l’adolescence glissaient moins bien sur lui que ses lames sur la glace, Philippe Candeloro ne disait pas à ses copains qu’il pratiquait le patinage artistique. Pas envie d’encaisser un nouveau "sport de tapettes". Brian Joubert, lui, ne cachait rien et avait parfois droit à un "alors, tu vas mettre ton tutu rose aujourd’hui?". A l’âge adulte, les mots ne sont plus ouvertement prononcés. Mais l’étiquette reste. Paillettes et arabesques, rien de tel pour nourrir un cliché gay. Joubert le subit. Il le comprend aussi. "Certains patineurs ne nous aident pas. Ils sont efféminés et en rajoutent encore avec des frous-frous. Je me bats contre tous ces chichis, ça m’horripile. Pas étonnant ensuite qu’on passe tous pour des tatas ou des chochottes", nous confie le champion du monde 2007.

Il y a aussi autre chose qui n’aide pas le Français et son style très masculin: le système de notation. Introduit en 2004, il valorise l’aspect artistique bien davantage que la prise de risques techniques. "Ce sont les Canadiens qui l’ont créé pour favoriser les Nord-Américains en vue de Vancouver, tranche Joubert. Il faut savoir que leurs patineurs, souvent homosexuels, sont spécialisés dans le patinage efféminé. Du coup, certains sont passés de la 10e place au podium. Pourtant, on peut être à la fois homo et patiner viril. Mais non, eux font des manières, ça devient infernal."

J'attends la dénonciation du Conseil des gais et lesbiennes.

20 février 2010

Le non-story de La Presse concernant le Frère André

Encore une fois, les médias prouvent qu'ils sont biasés.

L'article soulève la question de la guérisson attribuée au Frère André pour qu'il puisse être accepté pour la canonisation.

C'est tellement "mystérieux". Un secret.

Le message est que l'Église essaie de passer une p'tite vite aux fidèles.

Mais il n'y pas de preuve de ça.

Sauf une citation d'une théologienne anonyme.

Aussi mystérieuse, selon moi!

Une théologienne qui a demandé l'anonymat avoue, elle, toute son exaspération face à la question des miracles. «Quand on cherche à canoniser quelqu'un, on s'arrange toujours pour lui en trouver un.»

Le message: l'Église a voulu à tout prix canoniser le Frère André. Soixante-treize ans après sa mort. Tellement pressée cette Église-là!

Au fait, demande-t-elle, combien cela a-t-il coûté en coûts avocats et en expertises diverses pour démontrer tout cela? La congrégation de Sainte-Croix n'a pas fourni de chiffres à cet égard.

Et pourquoi les gens auraient le droit de le savoir? Si je porte une cause en cours, avez-vous le droit de connaître combien j'ai payé en frais d'avocats?

Mais le message passe: L'Église essaie d'être secrète. Elle essaie d'arnaquer le monde.

L'article ne dit pas ça, mais c'est ce qu'on est supposé de comprendre.

«Combien de femmes héroïques, combien de nos mères et grands-mères à la tête de familles nombreuses pourraient aussi bien être invoquées? La cause de tous ces héros discrets ne chemine jamais jusqu'à Rome.»

Bien oui. PARCE QUE PERSONNE A ENTAMÉ UN CAUSE. S'il y a une bonne femme dans ton passé que tu crois mérite d'être canonisée, l'Église sera heureuse de considérer sa cause pourvu que la femme en question remplit les critères nécessaires.

Mais voilà, les féministes chiâlent non pas parce que des femmes méritoires sont rejetées, mais parce que les résultats ne sont pas conformes à leur idéologie, c'est-à-dire qu'il devrait avoir plus de femmes juste pour avoir plus de femmes.

Qu'est-ce qu'on a appris de cet article: qu'une théologienne "anonyme" (parce qu'elle a évidemment peur des represailles) croit que l'Église canonise le Frère André sans se "justifier", comme si l'Église avait l'obligation de rendre des comptes aux dissidents.

Ce n'était pas un article. En fait, c'était un éditorial.

L'avortement= contrôle de son corps; la procréation assistée=perte de contrôle?

Si tu parles à une véritable militante pro-choix, elle va vous dire qu'elle n'est pas pro-avortement, mais pour le choix, c'est-à-dire, le droit de la femme de prendre n'importe quelle décision qui lui convient dans les questions de réproduction au nom de contrôller son corps.

Mais qu'est-ce qui arrive quand la décision qu'elle prend, par sa nature, mène au perte du contrôle du corps.

Voici un commentaire interessant de l'actrice française Catherine Marchal concernant la procréation assistée:

Avec les fécondations in vitro, on perd possession de son corps. Tout est médicalisé, c’est compliqué.

Si les féministes se battent pour que la femme contrôle son corps, mais elles militent pour une procédure qui lui faire perdre ce contrôle, est-ce que le but de l'autonomie de la femme est réalisée?

C'est juste une interrogation.

19 février 2010

Le mariage des prêtres

Nystagmus:

Les futurs prêtres sont-ils des mineurs mentaux qu’il faudrait protéger avant tout d’eux-mêmes ? Découvrent-ils, une fois ordonnés, une mention en tout petits caractères en bas du contrat qu’ils auraient signé, indiquant : « Au fait ! la bagatelle est interdite pour toujours ! » Il semble que non. Il semble même qu’ils y vont en connaissance de cause. Et que même, on les aide tout au long de leurs 6 à 8 années de formation à discerner cet aspect essentiel de leur vie. La société a pour nos prêtres les yeux d’une mère juive voulant absolument caser ses fils. Je trouve ça personnellement assez cocasse, quand on sait dans quelle estime elle tient le mariage en général. Au passage, une question : on ne lâche pas le goupillon une seconde aux prêtres sur la question du célibat, en revanche on laisse tranquilles les moines. Comprenne qui pourra.

Parce que les prêtres ont le pouvoir.

Les sacs en plastique reviennent moins chers!

Pour un monde à droite:

Si vous utilisiez avant les sacs de plastique de l'épicerie pour vos vidanges, il vous coûtera moins cher d'acheter les sacs à 0,05$ que d'acheter des sacs pour la poubelle. Une boîte de vingt sacs de plastique pour poubelle coûte 1,68$ taxes comprises. Dans celle-ci, les sacs reviennent à 0,08$ chacun, alors tout dépendant de l'utilisation, vous allez économiser, pour le cas d'une famille de quatre personnes c'est 10$ par année environ. Le facteur le plus important, c'est que les sacs réutilisables sont lourds à transporter et que c'est moins propre, parce que les sacs traînent souvent par terre.

Un excellent commentaire de Fernand se déchaine:

Ces écolos n'ont pas le sens des affaires. Ils ont enlevé les sacs en papier dégradables pour des sacs en plastiques en nous disant qu'il fallait sauver nos arbres.

Mais entre temps, ils nous faisaient construire des centre de tri pour récupérer le papier et le recycler. Des sacs bruns en papier recyclés ont donc été retirés des épiceries. Alors les centres de tri ont perdu leurs clients et ont engorgé les entrepôts en papier récupéré sans débouchés, ni revenus. Le gouvernement a du aider les centres de tri municipaux au niveau de 100 millions. ä coûte cher les états d'âmes vertes.

La liberté ne repose pas sur la neutralité des valeurs

Un billet de Luc Théberge me fait réfléchir.

Je ne me considère pas libertarienne. Bien que je prône la liberté.

Il ne faut pas penser que la liberté peut être soutenue par n'importe quelle culture ayant n'importe quelles valeurs.

La liberté a besoin de vérité.

Bien des gens n'aimeraient pas cette phrase à connotation religieuse. Comme si les non-croyants ne pouvaient pas croire à la vérité.

Mais la vérité n'est rien de plus que le discernement de la réalité.

Notre climat intellectuel n'a pas beaucoup confiance dans la capacité de la raison de discerner les vérités, ou les réalités si vous préferez.

Mais on a besoin de le savoir pour être libre.

Si on veut connaître les limites du pouvoir et du gouvernment, il faut savoir discerner les vérités susceptibles de nous dire. On ne veut pas un régime basé sur des valeurs subjectives-- quelque chose qu'on espère va marcher. Quand il s'agit des questions d'abus de pouvoir et des droits, on ne peut pas niaiser avec ça. Il faut le savoir pour que ça marche. Il faut savoir ce qui est réaliste ou non.

Une société qui se dit libre, mais qui ne sait pas la différence entre la liberté et la tyrannie va dans tomber dans la tyrannie. Castro croit que le Cuba est libre. D'après lui, le communisme c'est la liberté.

Vous voyez la contradiction?

On ne peut pas imposer la liberté. C'est le peuple qui l'exige. Ça commence par la base. Il faut que les gens discernent la nature de la liberté et répandent ces idées parmi la population. Ensuite, selon le mode normal électoraliste, les gouvernements peuvent instaurer un régime plus libre.

On ne peut pas proposer un régime libre sans que la population sait c'est quoi, et qu'elle soit prête à le défendre. Si la population est ignorante, elle va défendre une vision erronée de la liberté, comme le communisme. Si elle n'est pas prêt à le défendre, l'état va s'étendre naturellement, parce que c'est dans la nature humaine de vouloir plus de contrôle.

On ne peut pas s'imaginer qu'un régime libre va être complètement individualiste et que les valeurs seront complètement atomisés-- toi tu fais ton affaire, moi je fais le mien, et les valeurs collectives et sociales n'existent plus. Ce genre de société ne peut pas soutenir la liberté, parce que les valeurs des gens vont tellement se contredire qu'il n'y aurait pas assez de cohérence dans nos choix de société et on n'aura pas la masse critique de gens pro-liberté pour la soutenir.

Alors, si vous voulez vous consacrer à la liberté, consacrez-vous aux bonnes valeurs.

18 février 2010

La révolution québécoise, ça commence quand vous l'exigez!

J'écris ce billet suite à une conversation concernant les finances publiques. Mon interlocuteur disait que les gouvernements à droite n'arriveront pas à balancer les budgets.

Premièrement, à cause que les politiciens ont peur de se faire débarquer aux élections.

Deuxièmement, parce qu'ils ont peur des manifestations.

Je ne veux pas mal interpreté les intentions derrirère ses propos. Mais de la façon que je l'ai pris, ils font écho dans la population. J'ai l'impression que bien des Québécois n'osent pas exiger de leurs élus qu'ils fassent ce qu'il est nécessaire à cause du contexte électoral. C'est-à-dire que comme la plupart des québécois n'accepteraient pas des coupures massives, alors, il ne faut l'exiger de nos gouvernements, parce que c'est irréaliste de s'attendre à ce que les élus font des choses qui vont leur faire perdre les élections.

Il faut prendre note de la situation des élus.

De cette manière, on est beaucoup trop gentils avec nos élus.

Leur réélection, leur confrontations avec la gauche, c'est LEUR problème. Je ne dis pas de s'aveugler de la réalité.

Mais il faut exiger MALGRÉ leurs problèmes.

Ce qui est réaliste, c'est que les citoyens SONT LE BOSS et les élus sont supposés les écouter.

Si on laisse le contexte électoral dicter ce qu'on exige de nos élus, rien va s'accomplir. On va toujours être à l'emprise de la gauche.

Dans la vie, si tu veux quelque chose, demande plus! Si tu veux 10 piasses, demande 20, pis comme ça tu te donnes une marge de négociation. Si tu veux que le gouvernement fasse des coupures, exige des coupures profonde. Qui sait? Peut-être il va t'écouter.

Vous m'allez dire que dans notre contexte, ça ne marchera jamais-- personne n'est d'accord avec ça.

Bien sûr que si les gens n'exigent pas véritablement ce qu'ils veulent de leur gouvernement, ils ne l'obtiendront pas.

Ne pense pas que les partis d'opposition ne sont pas influencés par ton vote. Peut-être les partis de gauche ne feront pas de coupures, mais peut-être sous pression électorale, ils vont promettre de dépenser moins.

C'est une petite victoire.

J'ai l'impression que les Québécois cherchent les politiciens qui vont faire la révolution.

Ce n'est pas eux qui vont la faire. C'EST VOUS.

Si vous ne voulez plus d'une société étatiste, arrêter de toujours penser en électoraliste. Commence par influencer les valeurs des gens autour de vous. Ne prenez pas vos politiciens comme des sauveurs, juste parce que nos livres d'histoire les ont mis sur un piédestal et on les a traité comme l'incarnation du peuple québécois. Attendre pour que nos politiciens fassent de quoi, c'est se condamner au statut quo-- parce que les politiciens ne font jamais rien sans l'appui du peuple, ou du moins des élites.

Pis si les gauchistes manifestent-- laisse-les faire! Pourquoi qu'on doit prendre ces gens-là au sérieux quand qu'on sait qu'ils prêchent pour leur paroisse?

Comme le Pape Jean-Paul dirait: N'ayez pas peur!

La question des juifs.

Richard Martineau soulève la question épineuse de juifs ultra-orthodoxes et hassidiques dans notre société.

Il est mécontent de l'accommodement que la Ministre de l'éducation a fait pour rendre la vie un peu plus facile aux Juifs ultra-orthodoxes, pour qu'ils puissent combler les critères d'enseignement du Ministère.

D'après ce que j'ai pu comprendre, Martineau serait en faveur de les forcer à conformer avec la loi sur l'enseignement.

Et s'ils refusent? C'est fort possible.

L'Occident a eu des relations très difficiles avec les juifs. Je ne veux pas entrer dans un discours politically correct et culpabilisant.

Cependant, l'Occident a eu du mal à composer avec le fait qu'une certain élément de la population juive (mineur ou majeur selon l'époque) refuse de se conformer aux comportements et attitudes de la société majoritaire, qu'elle soit chrétienne ou laïque.

On a essayé beaucoup de choses. L'expulsion: Pas très catholique.

La création de ghettos au 17e siècle: Oppressif et paternaliste ("pour votre protection").

On les a dépourvu de leurs libertés civiles: Pas très tolérant.

Alors on fait quoi? On les force à conformer? Ils vont partir. C'est une sorte de nettoyage religieux-- si vous ne conformer pas, on ne veut pas de vous. Ça fait un peu fasciste,non? Seulement accueillir les gens qui pensent comme nous.

D'après moi, compte tenu de l'histoire, la seule solution diginfiée serait de les laisser faire.

Sinon, on doit agir par coercition pour leur imposer une éducation et des valeurs qu'ils refusent.

Est-ce qu'on veut vraiment s'en aller dans cette voie? Forcer les gens à éduquer leurs enfants selons des valeurs qu'ils rejettent?

Ça peut inquiéter des gens. Ils sont des religieux. Des créationnistes. Des gens des valeurs traditionnelles, et donc des "extrémistes". Leur taux de fertilité peut inquiéter. Ils peuvent devenir tellement nombreux, qu'ils peuvent influencer bien des choses. De quoi à faire peur aux laïcistes.

Mais l'alternative? Je ne vois pas de solution morale à part de leur laisser vivre selon leurs valeurs.

Voilà le prix de la liberté: tolérer des modes de vie qui dérangent.

Le projet laïciste ne peut pas accommoder les différentes religion. Il doit par principe marginaliser ceux qui tiennent à tout prix à vivre et à transmettre leur religion.

Aujourd'hui, ce sont les juifs. Demain ça va être qui?

17 février 2010

Lucien Bouchard et les "vrais problèmes" du Québec

Joanne Marcotte:


Voici un homme qui a créé le programme national de garderies et le programme d'assurance médicaments, deux énormes erreurs qui ont grugé d'année en année, la marge de manoeuvre du gouvernement. Lucien Bouchard est celui qui a entretenu l'illusion du gel des droits de scolarité et qui a négocié avec les syndicats la façon dont se sont réalisées les coupures dans la santé. Monsieur est également celui qui a fait un énorme pied de nez à Brian Mulroney et a créé le Bloc québécois, une plaie avec laquelle nous vivons encore. Voilà l'héritage de Monsieur Bouchard.

Les "vrais problèmes", on les connaît très bien, et en passant, les solutions aussi, on les connaît. Elles demandent à ce qu'on ait les deux pieds sur terre, et à ce qu'on fasse appel à des valeurs comme le travail, l'équité intergénérationnelle et la décence.

Pourquoi les politiciens comme M. Bouchard et M. Brassard ne réalise ne le problè,e après qu'ils ont quitté la vie politique? Il n'y a personne au gouvernement qui ne voit pas la situation de leur façon?

16 février 2010

40 Jours pour la Vie débute ce soir à Montréal

Horaire:

Le lancement officiel de la campagne printanière des 40 jours pour la vie à Montréal aura lieu CE SOIR à 19h00 dans le Parc Lahaie, situé en face de la clinique d'avortement Morgentaler, sise au 30 Saint-Joseph est.

Le déroulement de la soirée :

19h00 - 19h15 Rencontre dehors, vigile avec chandelles, cours discours, et prière
19h15 - 19h25 Procession au 60 Laurier est (quelques minutes de marche)
19h25 - 20h00 Présentations
20h00 - 20h40 Musique et détente, nourriture, session d'inscription à la vigile des 40 jours pour la vie.

Joignez-vous dès maintenant à cette campagne unique ! À ce soir !

Georges Buscemi
Organisateur principal des 40 jours pour la vie à Montréal

15 février 2010

Une femme racconte son avortement tardif au CHUL

Quand j'ai lu cette histoire, j'ai failli pleurer, c'est tellement triste. La mère a porté un bébé qui avait de multiples problèmes médicaux.

Finalement elle a décidé:

Deux choix s'offraient ensuite à nous : soit d'interrompre ma grossesse ou d'attendre que la nature fasse ses choses comme ils me disaient. Ce fut une décision difficile. Nous avons opté pour le premier choix, car c'est celui qui nous semblait le mieux pour moi et pour toi étant donné la gravité de ton état.

Depuis quand on a décidé dans notre société qui tuer une personne c'est la meilleur chose pour elle? Comment est-ce juste de dépriver un enfant de sa vie?

Comme si l'existence était quelque chose d'anodin.

Vers 10h00, l'infirmière est venue me voir pour me poser plein de questions pour remplir son formulaire de cueillette de données à l'admission. Je répondais comme un zombi. Ensuite, elle m'a demandé si j'étais certaine de mon choix de vouloir interrompre ma grossesse. J'ai éclaté en sanglot en lui disant que j'avais l'impression de tuer mon bébé.

Mais C'EST TUER son bébé. Mais personne ne lui a dit la vérité. Personne ne lui a offert autre chose qu'un avortement!


Elle m'a réconfortée du mieux qu'elle le pouvait. Ensuite, je lui ai confirmé que je voulais continuer les démarches pour interrompre ma grossesse. J'ai demandé à voir la médecin qui s'occuperait de moi, mais elle était occupée avec une césarienne. Avec encore mon manteau et mes bottes, j'ai continué à te bercer en pleurant.

Ça c'est du service!

Je lui demande si il y aurait une petite chance que tu puisses survivre. Elle me dit que non, étant donné la gravité de tes anomalies.

Les médecins ont souvent tort, et même si le bébé en question aurait décedé le jour de sa naissance, on aurait pu lui offert des moyens pour enlever la douleur. Les moments après la naissance aurait pu être précieuse.

D'ailleurs, elle aurait pu prolonger le temps ensemble.

Moi j'ai l'impression que la madame sentait ne pas avoir autre choix que de tuer son bébé.

10 février 2010

Féministes lyonnaises prônent l'utilisation des mères porteuses et la procréation assistée

Elle:

Par rapport à la stérilité, elles sont d’accord sur le fait qu’il n’y a pas de limites à l’envie d’enfant. Et le recours à une mère porteuse ou à la procréation assistée font partie des moyens pour combler ce désir. Il faut juste que ces pratiques soient bien encadrées pour que les femmes soient au courant de tous les risques qu’elles encourent.

Alors un enfant est une chose à convoîter. Pas de limites! S'il faut payer une madame de porter son enfant à sa place, soit! (Elles ne voient pas là-dedans le trafic des enfants ou la réduction de la femme à une incubateur. Mais non! Ça sert à leurs intérêts, bien sûr!)

Très peu de canadiens ont accès à des soins palliatifs

De Radio Ville-Marie:


Le maintien à domicile des personnes en fin de vie entraîne des frais considérables pour leurs familles, révèle une étude pancanadienne supervisée par Serge Dumont, professeur à la Faculté des sciences sociales de l’Université Laval. Selon les résultats publiés dans une récente édition de la revue scientifique Palliative Medicine, cette pratique amène une famille à assumer au-delà de 25 % des frais liés aux soins de fin de vie, pour une facture moyenne de près de 5000 $.

« Au Canada, depuis une vingtaine d’années, le maintien à domicile des personnes en fin de vie est valorisé et favorisé par la mise en place de programmes intégrés de soins palliatifs », souligne le professeur Dumont. « Toutefois, dans une perspective d’équité et de justice sociale, le fait de prendre en charge un grand malade à la maison ne devrait pas compromettre la sécurité financière des ménages », met en garde le chercheur, également directeur de l’École de service social de l’Université Laval.

Les 248 participants à l’étude provenaient de cinq villes canadiennes (Halifax, Montréal, Winnipeg, Edmonton et Victoria). Ils vivaient à la maison et recevaient des soins de la part d’une personne de leur famille. Par le biais d’entrevues téléphoniques réparties sur période de six mois, les chercheurs ont demandé aux participants de fournir des renseignements sur le type et le nombre de biens et services utilisés et d’en identifier les pourvoyeurs. Les réponses obtenues ont permis de déterminer que le coût total moyen était de 18 446 $ et qu’il était assumé dans une proportion de 71,3 % par le système de santé, de 26,6 % par la famille du patient en fin de vie et de 1,6 % par des organismes bénévoles.

L’étude a été réalisée en milieu urbain, où des programmes intégrés de soins palliatifs étaient accessibles aux malades. Or, rappelle Serge Dumont, de tels services ne sont accessibles qu’à moins de 10 % de la population au Canada. « En l’absence de programmes de soins palliatifs, le fardeau financier est susceptible d’être plus imposant pour les familles », explique le chercheur. « Il serait important de mieux connaître la situation en milieu rural où l’accès aux soins et aux services est parfois plus restreint », conclut-il.

Outre Serge Dumont, les cosignataires de l’étude sont Donna Anderson, Véronique Turcotte et François Harel, de l’Université Laval, ainsi que Philips Jacobs et Konrad Fassbender, de l’Université de l’Alberta. Cette étude a été rendue possible grâce à une subvention des Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC).

Le danger d'interdire le voile

En France, une musulmane voilée qui se présente comme candidate pour le Nouveau Parti Anticapitaliste. Elle a déclaré que si elle est élue, elle siègera voilée. Le groupe Ni putes, ni soumises veut déposer une plainte contre ce parti pour avoir violé les valeurs de le République. On n'a pas d'information par rapport à quel tribunal cette plainte sera portée.

Mais juste le fait que cet organisme cherche à forcer cette femme à renoncer à sa pratique religieuse est inquiétante.

Est-ce qu'on peut "violer" les valeurs de la République? Est-ce que la dissidence politique est un droit?

Au Canada, j'ai l'impression que personne n'y penserait deux fois: si un parti veut promouvoir un amendement constitutionnel abolissant quoi que ce soit, y'a beau. On a droit de ne pas être en accord et le manifester.

Mais si on commence à prôner le retrait du hijab dans la fonction publique, où ça va arrêter? Est-ce qu'on va obliger aux députées de ne pas le porter? Est-ce qu'on va forcer les députés Sikhs d'enlever leurs turbans, et les juifs leurs kippas?

Vraiment, où est le problème? En quoi ça viole les droits de qui que ce soit que la madame porte un hijab?

Vous allez dire que le hijab est un cheval de Troie pour les islamistes.

D'accord. Mais est ce que la fin justifie les moyens?

Si le problème est l'islamisme, allons directement au problème. Sommes-nous insécures face à la menace islamique? Avons nous des soupçons que dans la communauté islamique, il y a des gens qui cherchent à détruire notre système politique pour imposer la charia?

Mais on n'ose pas de parler du véritable problème au nom de la rectitude politique. C'est plus facile de marteler la religion, parce la religion, c'est pas populaire, pis ça fait cool d'être laïciste.

Alors, on est prêt à accepter une perte de liberté par peur de parler des vraies choses.

Je ne connais pas la véritable étendue de la menace islamique et je suis portée à croire que c'est relativement mineure. Mais s'il y a un véritable danger, qu'on en discute, a lieu d'avoir ces débats par la bande.

On cherche aussi à imposer un certain athéisme pratique pour neutraliser la religion. C'est plus ou moins le cas en France et ça devient de plus en plus vrai au Québec. Tant que les croyants ne réagissent pas, le laïcisme va faire des progrès.

9 février 2010

Un spécialiste du marketing qui ne connaît pas les américains

Par contre, CBS a autorisé une publicité anti-avortement qui, estime M. Désilets, pourrait faire mal à l’image de Tim Tebow, le joueur de football collégial qui y apparaît avec sa mère.

« Ça n’a pas sa place au Super Bowl. Les gens veulent s’amuser. Ce n’est pas la place pour faire de la moralisation religieuse ou politique.

En outre, les spécialistes en marketing vous diront que le jeune a probablement brûlé une bonne partie de sa valeur.

Typiquement québécois!

Il fait des jugements de valeur uniquement d'une perspective québécocentrique.

La pub de Tim Tebow n'a affecté rien de sa valeur. Même, ça l'a probablement augmentée parce que maintentant il est aligné avec un mouvement politique de plus en plus populaire aux États-Unis.

La pub en question n'était pas du tout moralisatrice, et elle avait une petite dose d'humour.

Le gars dit n'importe quoi pis le journaliste le cite pour remplir une page blanche.



(Je n'arrive pas à trouver l'autre qui était une p'tit peu plus drôle. Mais enfin, vous voyez ce que je veux dire.)

La pub a suscité beaucoup de controverse. Les féministes ont capoté pis elles donnaient l'impression que justement cette pub seraient insultante et moralisatrice, mais ce n'est pas du tout le cas. Les féministes ont vraiment l'air bête dans le moment, pis les pro-vie sont crampés de rire.

6 février 2010

APPEL À L'ACTION: Consultations pré-budgétaires sur le web

Le gouvernement du Québec entame une consultation pré-budgétaire dans le but de connaître l'avis des Québécois.

Il est temps d'agir!

http://consultations.finances.gouv.qc.ca/fr/

Remplissez le formulaire et partagez ce lien avec vos contacts québécois. Le gouvernement donne la chance aux gens de s'exprimer, bien il est temps de faire savoir votre opinion.

Et surtout-- passez le message!Il faut mobiliser les gens si on veut du changement. Si vous avez un blogue, reproduisez ce message sur le vôtre. Pas d'excuse!

5 février 2010

L'ADQ est niaiseux, j'en reviens pas re: les signes religieux ostentatoires

Il veut bannir les signs religieux ostentatoirs.

Du point de vue électoraliste, c'est stupide à l'extrême. Qui vote pour l'ADQ? Des gens conservateurs, lire: religieux!

La "neutralité de l'État" est en fait un choix pour l'athéisme pratique et obligatoire.

Je m'excuse, mais le fonctionnaire est un être humain qui a des droits inaliénables, tel le droit à la religion. Bien que des droits ont des limites, l'expression religieuse ne lui empêche pas de faire sa job efficacement.

Franchement, y a-t-il un individu dans tout le Québec qui croit que la bonnefemme portant le hijab qui lui remet son permet de conduire est en train de promouvoir l'Islam au nom de l'État? Si oui, y'est cave!

Les gens ont le droit d'afficher leur appartenance religieuse. C'est une liberté religieuse. Si ça me dit de porter ma médaille de Marie au tour de mon cou parce que j'aime la Sainte Vierge, c'est de mes affaires. Je ne demande à personne d'y adhérer. Je ne suis pas une extension de l'État, je suis en premier et avant tout un être humain.

Mais voilà le fruit de ce laïcisme de l'État-- il va logiquement brimer les droits religieux.

Le burka est un non-problème. Même le niqab n'est pas très répandu. On peut débattre de la nécessité de se montrer la face en public-- c'est un peu normal. Mais de là à faire en sorte que les fonctionnaires doivent agir en laïcs, c'est-à-dire, en athée pratique, c'est inacceptable. C'est une atteinte à la liberté religieuse.

Mais vous savez, ce sont des politiques crées par des non-croyants, non-pratiquants. Ça démontre qu'il faut que la liberté soit basée sur la suprématie de Dieu. Une société incroyante est une société incapable d'une véritable liberté, parce qu'elle ne connaît pas la véritable origine des droits, qui est Dieu. Je ne dis pas que les gens ont tous besoin d'être catholique. Mais une culture doit être basée sur la reconnaissance de l'existence de Dieu, ce qui est de moins en moins le cas en Occident.

Les régimes athées ont persécutés les croyants. Je ne dis pas que l'Occident va tuer des millions de croyants comme Stalin, mais il va sûrement rendre la vie dure pour les croyants au nom d'une prétendue "neutralité". La neutralité théologique, ça n'existe pas. Il faut prendre position. Est-ce que l'État croit en Dieu ou non? S'il refuse de se positionner, logiquement, il se situe dans le camp des athées.

Les croyants doivent se manifester et rejeter cette politique. Je sais que les chrétiens seront moins portés à embarquer dans le débat parce qu'on porte moins de signes de notre foi. Mais une fois que l'État se donne le droit de gérer la pratique religieuse personnelle, il va penser qu'il aura le droit de gérer autre chose. Malheureusement, les chrétiens québécois-- surtout les catholiques-- sont moumounes quand il s'agit de se battre pour leurs droits. Y'ont peur de pas être aimés.

Newsflash: personne vous aime. Vous êtes aussi ben de vous battre. Au moins vous pouvez vous faire respecter.

VIDÉO: Traduction française d'un pub pro-vie controversée



Combien ça coûterait de le faire passer sur Canal V? Est-ce qu'il le diffuserait?

Le trouvez vous trop graphique pour la télé?

Contraception et Avortement: Le paradoxe français

Voilà pourquoi le mouvement pro-vie ne voit pas dans la contraception une solution à l'avortement:

Le rapport rendu par l’IGAS reste conformiste. Certes, il décrit le paradoxe contraceptif français : 72% des femmes qui recourent actuellement à l’avortement utilisaient une méthode de contraception lorsqu’elles sont tombées enceintes. Mais les inspecteurs proposent encore plus de contraception, et plus de stérilet, dont le caractère d’abortif précoce est occulté.

En réalité, la différence entre l’efficacité théorique des méthodes contraceptives et leur moindre efficacité pratique piège les femmes. Oubli de pilule, rupture de préservatif : il y aurait 3 millions de ces « accidents de contraception » chaque année… Et quand ces « accidents » se traduisent en grossesses « non programmées », la plupart des femmes s’interdisent désormais de les conduire à leur terme. Dès qu’une grossesse imprévue est découverte, tout concoure à rendre l’avortement inéluctable.

Plus on dissocie la procréation de la sexualité, plus on croit à la nécessité de l'avortement.

Si on veut moins d'avortements, il faut que les gens absorbent ce message: quelque soit la méthode de contraception, il y a toujours une possibilité de tomber enceinte. Avoir des rapports sexuels, c'est jouer à la lotterie du bébé, et parfois, même si on essaie de le prévenir, on décroche le "jackpot".

Quand on a à l'esprit qu'il faut à tout prix éviter la grossesse, c'est normal que le monde pense à l'avortement quand la situation arrive. C'est urgent! Il faut s'en débarrasser!

Mais quand on accepte que les rapports sexuels sont supposés de créer la vie, que cette lotterie de bébé fait partie de la nature (C'est pas l'Église qui a inventé ça!), on est plus porté à accepter les bébés, et agir en conséquence-- c'est-à-dire seulement avoir des rapports quand on a les moyens d'assumer les conséquences, c'est-à-dire quand on est adulte, on a un emploi stable et on est dans un couple permanent et stable, c'est-à-dire, le mariage.

On veut le sexe sans le fruit qu'il porte. On veut son plaisir sans la responsabilité qu'il exige. On aime le plaisir plus que les enfants. C'est un fait. La preuve est partout. On chérit nos orgasmes mais on ne chérit pas les nourrissons.

Tant qu'on n'aime pas les enfants plus que les orgasmes, la société va pense que l'avortement est nécessaire.

3 février 2010

La générosité, ce n'est pas payer tes impôts

Jérome Landry de CHOI se vante de ne rien avoir donné aux sinistrés d'Haïti.

Il n'est pas d'accord avec l'approche du gouvernement fédéral, qui est de donner un dollar aux organismes pour chaque dollar reçu. C'est supposé d'encourager les gens à contribuer plus.

Je ne suis pas certain que ça fait effet. C'est contestable.

Mais, mon désaccord se trouve dans ces propos concernant l'impôt. Il se croit "généreux" parce qu'il paye déjà des impôts.

Payer de l'impôt, ce n'est pas de la générosité.

T'es obligé de le payer!

La générosité, pour que ça soit authentique, il faut que ça soit volontaire.

Une pays où règne la liberté n'est pas un pays où on se délaisse de nos responsabilités. On a le droit d'être égoïste dans un pays libre. Mais la liberté présuppose que la culture qui la soutient est construite des bonnes valeurs, comme, par exemple, la générosité. Une culture basée sur l'égoïsme et la décadence ne peut pas être libre. Pour que cette culture soit authentiquement morale, il faut que les choix moraux soient libres. Si les choix moraux ne sont pas libres, la culture va souffrir et par extension, la liberté aussi.

Alors, on peut se poser la question: si on n'est pas d'accord avec l'approche du gouvernement, est-ce que ça nous donne le droit d'ignorer les Haïtiens en détresse. Bien sûr que non. L'animateur de radio semble croire que la SEULE façon d'aider et de faire partie de ce programme.

Ce n'est pas tous les organismes qui participent à ce programme gouvernemental. Il y a aussi des organismes étrangers auquels on peut contribuer.

Mais voyez-vous comment l'étatisme déresponsabilise les citoyens. Jérôme Landry ne sente pas la nécessité de contribuer parce que le gouvernement donne déjà. Il semble dire que c'est la responsabilité du gouvernement d'aider les pauvres.

Si on veut réduire l'étendue de l'État, on doit prendre la responsabilité et agir dans les champs dans lesquels on veut éliminer l'État. Je ne dis pas que l'aide des gouvernements dans une situation désastreuse est nécessairement mauvais-- il s'agit ici d'une situation d'urgence. Mais si on ne veut pas que l'État s'occupe de tout le monde, les citoyens ordinaires doivent le faire, pour pouvoir montrer la rédondance de l'État.

Être contre l'étatisme, ce n'est pas une excuse pour l'égoïsme. Ça exige PLUS de responsabilité, pas moins.

2 février 2010

Ottawa doit réduire ses dépenses disent les Canadiens

Mais il doit remettre les coupures à demain.

L'enquête La Presse Canadienne-Harris Décima indique qu'une faible majorité des gens interrogés, soit 51%, croient que le gouvernement fédéral doit continuer à dépenser cette année pour créer des emplois et stimuler une économie encore paresseuse.

Alors, on a besoin de créer un dépendance sur l'État pour stimuler l'économie.

Imagine si les gens gardaient leurs propres argents et agiraient plus responsablement comment ça irait.

Mais au-delà de 2010, 62% des personnes questionnées croient que la priorité du gouvernement devrait être de contrôler ses dépenses pour tenter d'éliminer le déficit, qui devrait atteindre la somme sans précédent de 56 milliards pendant l'exercice en cours.

Et qui ne cessera de grimper.

Ce n'est pas la job de l'État de gérer l'économie.

La droite qui ne s'assume pas

Richard Martineau prétend "dégonfler" certains myths sur la droite.

Primo: contrairement à ce que répètent certains militants alarmistes, qui entendent des bruits de bottes dès que quelqu'un ose dire du bout des lèvres qu'il est de droite, il n'y a pas de véritable droite morale au Québec.

Certes, il y a quelques masculinistes extrémistes et une poignée de cathos homophobes et anti-avortement, mais ce sont des «cas» isolés et leurs propos trouvent peu d'écho dans la population

Il existe, mais il n'existe pas. Oké....

Quand on parle de droite, au Québec, il s'agit d'abord et avant tout de droite économique. On pourrait même dire: de centre droite économique.

Donc, on ne parle pas d'une véritable droite.

Deuxième mythe qui a la vie dure: les gens de droite veulent abolir le filet social qui protège les pauvres.

Faux. Les tenants de la droite économique tiennent autant à la social-démocratie que les tenants de la gauche. Ils veulent seulement faire le ménage dans les programmes sociaux afin de s'assurer que ceux-ci aident PLUS EFFICACEMENT ceux qui en ont VRAIMENT besoin.

Les droitistes tiennent à la sociale-démocratie? Qu'est-ce que c'est ça?

En fait, au Québec, ce qui passe pour la "droite" ce sont des gens qui ne veulent pas réduire de façon significative la taille de l'État.

Pour Richard Martineau, la taille de l'État n'est pas une menance. Le danger est l'inefficacité.

Il ne pense pas que la centralisation des décisions, la prise en charge des domaines individuelles par l'État n'est pas un danger pour nos droits et libertés. Les êtres humains au pouvoir sont tous gentils qui "veulent juste aider".

Troisième mythe: la droite est profondément antisyndicale.

Faux. La droite n'est pas contre les syndicats, elle est contre le manque de transparence, contre le harcèlement et pour le libre-choix. Non seulement les travailleurs devraient pouvoir choisir s'ils veulent se syndiquer ou pas, mais ils devraient pouvoir choisir avec quel syndicat ils veulent s'affilier.

Le problème avec le syndicalisme c'est le socialisme.

Martineau minimalise le véritable problème. Je ne suis pas contre une association de travailleurs en principe. Mais les lois qui favorisent les syndicats leur donnent un rapport de force trop élevé rapport à leur véritable nombre et au degré d'appui dans la population.

Quatrième mythe: la droite veut mettre la hache dans l'État.

Là encore, c'est un mensonge éhonté destiné à faire peur au monde. La droite veut juste dégraisser l'État, l'obliger à gérer les deniers publics de façon responsable et l'empêcher de s'endetter sur le dos des générations futures.

Non, je veux mettre la hache à l'État.

Quand je critique les conservateurs québécois parce qu'ils se penchent trop sur les chiffres et non les valeurs, en voici l'exemple. On n'a pas besoin d'être conservateur pour appuyer un budget équilibré. Jean Chrétien a balancé le budget dans son temps.

Martineau semble réduire la droite à une série de politique au lieu à une philosophie.

Et finalement, quoiqu'en disent les épouvantails à moineaux qui croient dur comme fer que la gauche a le monopole de la compassion, la droite ne prône pas l'individualisme à tous crins et le darwinisme social, mais une plus grande responsabilisation des individus.

«Aide-toi et le ciel t'aidera.»

Là, il a raison.

Mais il faut aussi réfuter l'idée que la compassion c'est donner à l'État-- à une bureaucratie-- la responsabilité d'aider les gens. Facile d'être "compatissant" quand c'est un fonctionnaire qui le fait à notre place.

Martineau a souvent du bon sens, mais j'ai l'impressoin qu'il a peur d'aller jusqu'au bout de ses convictions.

1 février 2010

L'injustice de la "justice sociale"

Dans sa chronique d'aujourd'hui, Alain Dubuc explique pourquoi on ne peut pas faire payer les riches.

Parce qu'il n'y a pas beaucoup de riches au Québec.

Et c'est vrai.

Et même s'il y en avait plus, les problèmes budgétaires du Québec ne seraient pas résolus.

Parce qu'on continuerait de dépenser sans se soucier des déficits et de la dette.

La classe politique et les élites québécoises n'arrêtent pas d'écouter les gens qui n'arrêtent pas de diriger le Québec vers ce précipice-- les syndicats et la gauche en général.

Il faut arrêter de croire que l'argent des contribuables, c'est l'argent des autres.

Je sais que c'est tentant, compte tenu du fait qu'une large proportion des Québécois ne paient pas d'impôt, (Tiens, pourquoi pas faire payer les pauvres...), mais il faut arrêter de croire que c'est dans nos intérêts de sucer les riches.

Les gens riches font partie des gens qui prennent les risques pour lancer des entreprises et prendre des risques pour développer l'économie.

S'ils leurs efforts sont récompensés par une charge fiscale de plus en plus lourde, ils ne prendront pas la peine d'investir dans une compagnie, ou bien ils vont aller ailleurs.

Les riches ne vivent pas pour le bien des autres. Mais c'est égoïste ça! Diraient certains gauchistes.

Les gauchistes, manquant un sens développés de la moralité, n'ont pas une idée très mature de ce qui est égoïste et de ce qui ne l'est pas.

Un gars qui veut faire de l'argent n'est pas égoïste. En fait, les gens qui se lancent en affaires ne le font pas purement par le désir de faire de l'argent. Ils veulent faire de l'argent, mais en faisant quelque chose qu'ils aiment. S'ils lancent une compagnie de construction, c'est parce qu'ils aiment la construction. S'ils ouvrent un commerce d'équipement sportif, c'est parce qu'ils aiment les sports.

Et ainsi de suite.

Le défi, c'est de faire de l'argent en faisant ce qu'on aime. Ce n'est pas égoïste.

Ils ne font pas de l'argent pour le bien d'autrui. Ils veulent, en premier lieu, recompenser LEURS EFFORTS. Quand tu te lances en affaires, tu travailles 16 heures par jours, tu es assez intelligent et surnois pour faire de l'argent dans un arène compétitif-- et voici ce que la gauche ne comprend pas TU MÉRITES CE QUE TU GAGNES.

Et oui! Ton millions de dollars en profits TU LE MÉRITES. Tu ne l'as pas volé. Tu l'a récolté par la sueur de ton front.

Mais, la gauche elle pense que parce que tu en as plus que les autres qu'automatiquement, ça devrait revenir aux autres sans ton consentiment!

Qu'ils ont droit-- par le biais de l'État-- de prendre TON ARGENT que TOI TU A MÉRITÉ pour payer pour les promesses électoralistes de autres. Parce que selon eux c'est pas juste que toi tu sais comment gérer tes affaires pour gagner de l'argent, pendant que les pouilleux dans la rue qui prennent la drogue crevent de leur propres choix.

C'est pas juste que la société doit tout faire, alors que toi tu as de l'argent de disponible pour aider les autres. Tu es donc OBLIGÉ de donner cet argent, parce que si tu ne le donnes pas, bien tu es égoïste! Le mérite n'est pas juste. Garder son argent et les fruits de ses efforts, c'est pas juste. Mais enlever l'argent des riches pour le donner aux pauvres, prendre la propriété d'un pour le donner à un autre, ça c'est complètement juste aux yeux des gauchistes.

Et j'attends la critique. Mais Suzanne, comment toi, catholique croyante et pratiquante, peut-tu défendre garder cet argent quand il y a des pauvres dans la rue qui souffrent à cause des injustices sociales. S'il ce monsieur garde ses profits, on n'aurait pas les moyens de sauver ces gens. Quand-même, il faut avoir pitié sur eux.

C'est simple.

Parce que les gens ont droit à leur propriété.

Et oui. C'est vrai. C'est un principe catholique.

Mais les pauvres!

Eh oui, les gens ont droit à l'égoïsme. Tout comme par la liberté d'expression, on a droit de dire des bêtises, la droit au propriété nous donne le droit d'être égoïste.

Mais le bien commun!

Voilà où l'Église a dérapé. Depuis environs 50 ans le clergé utilise la phrase "le bien commun" (qu'on est tous supposé de défendre) pour signifier "l'étatisme".

Le bien commun ne se réduit pas à l'étatisme. L'idée derrière le bien commun c'est d'assurer que les besoins de la société sont comblés. Point final. Qu'ils soient comblés par l'Église, des organisations de bienfaisance, ou l'état, la méthode n'est pas importante. Pourvu que les nécessiteux ne sont pas laissés de côté.

La gauche croit dûr comme fer que le nombre de gens véritablement dans le besoin est astronomique, et seul l'État peut combler tous ces besoins, parce que les riches sont tellement égoïstes et que la demande est tellement lourde que la société civile ne pourrait JAMAIS répondre à l'appel.

La vérité c'est que le nombre de gens pauvres dans notre société-- par ça je veux dire des gens qui ont de la misère à se nourrir, à se vêtir et à se loger, est faible. Un grand nombre de gens dits "pauvres" réussissent quand même de s'acheter de la drogue, de l'alcool, des cigarettes et autres "luxes" et manquent des qualités nécessaires pour se trouver et se garder une job. Ce qui fait que leurs enfants souffrent (parce que maman a préferé d'acheter des cigarettes au lieu des céréales pour le petit déjeuner). Les pauvres deviennent dépendants de l'État. Ils ne savent pas comment survivre sans son aide parce qu'ils ne sont pas obligés de le faire pis ils souffrent d'une certaine inertie. Les sans abris sont souvent des gens dysfonctionnels qui-- oui, ont besoin d'aide et de pitié-- mais ils sont dans la rue à cause de mauvais choix (c-à-d ils ont tombé dans la drogue).

Les sans-abri qui ne sont pas sur la drogue ou qui ne souffrent pas de maladie mentale ne restent pas dans la rue longtemps.

Qui meurt de faim dans notre société? Qui meurt de froid? Est-ce qu'il y en a? Oui. Une poignée.

On est une société extrêmement riche. Tellement riche qu'on ne réalise pas que même les plus pauvres parmi nous vivent dans le luxe comparé avec les gens dans le Tiers Monde.

On ne sait plus c'est quoi être pauvre. On pense que si une personne n'est pas capable de s'acheter le câble, y'est pauvre.

Dans notre monde, pour arriver dans la dèche, il faut vraiment y travailler. J'ai tout découvert ceci dans un moment dans ma vie dans les années 90 où j'ai vécu sur $320 par mois. Même dans ce temps-là, ce n'était pas beaucoup d'argent. J'ai compris que les gens se croyaient pauvres même s'ils gagnaient $1000 par mois parce qu'ils sentaient le besoin de tout avoir. Pourquoi j'ai pu survivre sur un tel montant? Parce que je ne fûmais pas. Je ne buvais pas. Je ne prenais pas de la drogue. Je me contentais des simples plaisirs de la vie. Je vivais selon mes moyens.

Je trouvais que je vivais bien.

En fait, les plus grandes cause de la pauvreté dans notre société sont les suivantes:

1) Être incapable de prendre des décisions rationnels ex: pas prendre de la drogue, pas fûmer,

2) Ne pas posséder les qualités nécessaires pour se trouver une job

3) L'isolement. Ne pas avoir un réseau de famille et de connaissances pour nous dépanner. Des gens qui peuvent t'aider à te trouver une job ou prêter un article.

L'État est incapable de résoudre ces problèmes, ou du moins seulement d'une façon limité.

Faire payer les riches, ça passe complètement à côté de la question.

Pis le monsieur qui a gagné son million? N'est-il pas obligé d'aider les autres?

Bien oui. Pis c'est rare de recontrer des gens nantis qui n'aident pas les autres. D'où-est-ce que tu penses que les grosses fondations prennent leurs argents? Souvent, les organismes de bienfaisance ont des listes de donateurs qui ont donné plus généreusement. Normalement, ce sont des gens riches.

Les gens riches ne sont pas plus égoïstes qui vous et moi. Eux aussi ils veulent aider et beaucoup sentent la nécessité de redonner à la communauté. Mais beaucoup d'entre eux haïssent payer l'impôt à l'État, parce que l'État est inefficace, et les revenus servent à payer des promesses électorales. D'ailleurs, avec un organisme de charité, on peut toujours arrêter de donner s'il ne réussit pas à faire la job. On n'a pas ce choix avec l'impôt.

D'ailleurs, avez-vous déjà remarqué que la gauche est généreuse avec l'argent des autres? Ils demandent toujours que l'État paie plus, parce qu'ils s'attendent à ce que les autres paient.

Et voilà l'injustice de la prétendue "justice sociale".