24 juin 2010

Une petite pause

Je suis en train de déménager dans une nouvelle maison, alors je serai moins disponible pour bloguer.

Pendant ce temps-là, lisez ma liste de blogues à la droite. Beaucoup de choses intéressantes!

19 juin 2010

Ben de valeur, féministes, je vais contester l'avortement



Que ça vous plaît ou non.

On s'arrêtera pas juste à cause de manifestations.

Je vais continuer à affirmer l'humanité et l'égalité de l'enfant à naître, et le fait que l'avortement tue un être humain. Je ne cesserais jamais de revendiquait la protection légale de cet enfant.

La seule façon de m'arrêter ça serait de me tuer.

Féministes, vous ne représentez pas les femmes. Vous représentez une idéologie. Vous n'avez pas le monopole de la vérité sur le bien-être des femmes.

Je suis une femme. J'ai vécu "la condition féminine." Ce n'est pas vrai que la femme est une victime. Ce n'est pas vrai que la femme n'a pas de pouvoir sans avortement. Mais je refuse de traiter ma fertilité comme un handicappe; je refuse de dérésponsabiliser les femmes au nom d'une optique victimiste.

La femme a le droit de disposer de son corps tel qu'elle le veut; mais aucun droit est sans limite. On n'a pas le droit de se dérésponsabiliser face à la vie humaine d'un autre. En permettant la tuerie d'autres êtres humains, on se déhumanise. On durcit notre coeur. On renonce à l'idée qu'on doit respecter les autres, même au prix de notre inconvénience.

La liberté, ce n'est pas le droit de faire ce qu'on veut, comme on veut, quand on veut. La liberté, c'est respecter soi-même et les autres, incluant les foetus.

Tuer, ce n'est pas respecter.

16 juin 2010

Les bases de la liberté selon le Pape Benoît XVI

Récemment, le Pape Benoît XVI a prêché sur la pensée de Saint Thomas d'Aquin, qui est le maître philosophe et théologien de l'Église catholique. Il a dit ceci au sujet de la raison et la vie politique:


La théologie morale est elle aussi de grande actualité, a affirmé Benoît XVI: "Les vertus de l'homme, théologales et morales, sont enracinées dans la nature humaine. La grâce accompagne, soutient et pousse l'engagement éthique, mais saint Thomas estime que tous les hommes, croyants et non croyants, sont appelés à reconnaître les exigences de la nature humaine, exprimées par la loi naturelle.

En d'autres mots, même si tu n'es pas croyants, par la raison seule, vous êtes capable de discerner les comportements qui sont bénéfiques à l'être humain, et ceux qui ne le sont pas. Autrement dit, vous êtes capable de déduire des lois morales universelles selon la nature humaine.


La gauche ne croit pas ça. La gauche croit que l'être humain est malléable et reprogrammable. Stalin a dit "I want to be the engineer of men's souls" (ou quelque chose de semblable)-- il voulait être l'ingénieur de l'âme. Il voulait refaire l'homme. Le projet communiste avait comme but de rendre les hommes bons, d'éviscérer leur égoïsme. À tel point qu'il exécutait ceux qui n'en est pas d'acccord.

Mais lorsqu'on réalise que la personne humaine a un espèce de noyau qui est inchangeable et qu'il est donc futile d'essayer de changer (de l'extérieur de l'être!) toute notre vision de la vie humaine, et de la politique change.

Je sais que ça peut sembler abstrait face aux questions sur la dette et les impôts, mais ce n'est pas moins important. En fait, c'est essentiel pour pouvoir élaborer des politiques saines qui prennent compte de la nature humaine pour pouvoir prédire les comportements des gens.

Le pape continue...

Lorsque la loi naturelle [c'est-à-dire la loi morale] et la responsabilité qui en découle sont niées, la voie est ouverte au relativisme éthique individuel comme au totalitarisme politique. La défense des droits de l'homme est l'affirmation de la valeur absolue de la personnes impliquent un fondement qui est la loi naturelle, dotée de valeurs non négociables".

En d'autres mots, si on veut affirmer la liberté-- c'est-à-dire, nos droits, il faut reconnaître la personne humaine telle qu'elle l'est et les principes moraux nécessaires à son épanouissement.

Je cite le pape parce que je suis croyante. Mais ce que je propose ici est aussi vrai pour les non-croyants, parce qu'on parle ici de la personne humaine. Les connaissances sur sa nature est accessible à tous, croyants ou non.

Depuis plusieurs décennies, notre culture n'a plus confiance dans la raison pour discerner ses réalités. En langage commun, on dirait qu'on a abandonné le gros bon sens pour des théories flyées qui, en vérité, n'ont pas de fondement. Le post-modernisme a ruiné notre capacité a vraiment examiné les choses de façon critique-- c'est vrai autant pour les croyants que les non-croyants.

Les gens qui sont conservateurs le sont ou le devient parce qu'ils réalisent que les paroles et les théories de la gauche ne correspondent pas à la réalité. Ils exercent l'esprit critique pour voir que certaines lois économiques sont universelles. Implicitement, ils réalisent que l'être humain est le même qu'il soit occidental ou d'une autre culture.

Il ne faut pas avoir peur d'oser de pousser cette réflexion sur d'autres questions. J'ai l'impression parfois que des gens qui se disent de droite ont peur de la sagesse. Ils sont timides à remettre en question les clichés sociaux et intellectuels pour ne pas être mal vu. Au Québec, on a tendance à flatter dans le sens du poil. On n'aime pas le désaccord, d'avoir à se défendre, d'avoir l'air de porter un jugement quelconque sur les autres (même si ce jugement est inexistant). On n'est pas confortable avec le conflit intellectuel au Québec. C'est un peu pour ça que le spectre politique est si étroit.

Remise en question de plusieurs idées féministes

Pour une féministe, ce qui est primordial, c'est que les résultats pour les femmes soient favourables, quelque soient les circonstances, et malgré le prix à payer aux autres.

On l'a vu souvent. Des femmes qui prônent la discrimination positive. Des femmes qui conçoivent la violence domestique comme une chose qui arrivent uniquement à elles. Des demandes d'équité salariale pour un travail non-identique et une expérience non-équivalente.

Voilà un autre exemple: l'avortement.

Pour une féministe, il est impossible d'admettre que le foetus est un être humain parce que ça remettrait en question les droits de la femme.

D’abord comme pour les œufs, il faut séparer le fœtus de sa mère avec le projet de loi C-484 présenté à l’automne 2007 (et avorté… pour cause d’élections) pour donner à ce fœtus une personnalité juridique tout en transformant la mère en milieu éco-utérin habité par un petit « Alien ». Ce qui a pour effet d’éclipser les droits de la mère au profit de ceux du fœtus

Je sais qu'un bon nombre de mes lecteurs ne sont pas pro-vie.

Mais contemplons cette idée hypothétique: si le foetus est un être humain à part entière, la mère, n'aurait-elle pas une responsabilité envers son enfant?

Les féministes disent non.

Quelque soit le statut moral ou légal du foetus, le résultat désiré c'est que la femme doit primer sur les autres-- surtout les hommes, mais les enfants aussi (et j'ignore d'autres catégories de personnes).

Voyez-vous comment cette féministe traite sa fertilité-- sa propre biologie-- comme l'ennemi?

Ta biologie, c'est ta personne. Quand tu haïs le fonctionnement de ton corps, quand tu ne t'acceptes pas dans tout ce que tu es, même du point de vue physique, tu ne t'acceptes pas.

Pour la féministe, l'injustice dans le monde, c'est la constitution même d'une femme.

La fertilité est quelque chose à résister, à dominer, et parfois à rejetter.

Le corps de la femme est un élément essentiel de sa prise sur le monde. Il est au commencement de sa véritable liberté.

Il faut commencer par l'accepter.

La liberté commence toujours par accepter les réalités. La réalité c'est que la femme est un être fertile qui a le pouvoir de réproduire. C'est quelque chose de beau. Ce n'est pas un handicap.

Quand tu traites ta fertilité comme quelque chose de compromettante, tu le traites comme un handicap.

Les féministes véhiculent l'idée que les femmes sont handicappées en soi.

Belle vision de l'égalité, hein?

C'est vrai que la fertilité nous rend vulnérable à la grossesse. La grossesse et la maternité nous empêche d'accomplir autant que les hommes.

Mais est-ce vraiment important?

Est-ce qu'il est primordial que les femmes et les hommes ont les même accomplissements, le même potentiel dans tous les domaines, qu'ils ont les mêmes résultats?

La réalité c'est que la femme et l'homme n'ont pas le même destin. L'égalité ne veut pas dire que la femme et l'homme sont identique.

Ça veut-tu dire que la femme ne doit pas être un individu avec ses propres plans pour se servir de ses talents?

Non.

Mais on peut accepter notre fertilité, accepter notre pouvoir de donner la vie comme quelque chose de beau et non pas quelque chose d'aliénant, tout en exploitant ses talents.

Je le fais. Me voilà! Mère de trois enfants et blogueuse qui, à sa manière, influence et informent les gens.

Les féministes ont une vision erronée de l'homme. Elles pensent que les hommes ont tout le pouvoir, toute la liberté, peuvent tout faire sans se soucier DU TOUT de leurs femmes et leurs enfants.

Les féministes n'ont jamais compris les hommes.

Bien sûr il existe des hommes qui ne pensent pas deux fois à leurs familles. Cependant, le gars moyen, lorsqu'il sait qu'il va être père, essaie de s'occuper de sa femme et ses enfants. Il est programmé d'être le pourvoyeur. Tout comme la femme fait tout pour son enfant, le père essaie de planifier pour sa femme et ses enfants.

Qu'est-ce que ça veut dire dans le concret?

Ça veut dire que le gars va travailler plus fort, pour pouvoir donner plus à sa femme. Il va s'inquiéter et planifier pour son petit. Ses pensées vont tourner vers son bien-être.

Pis l'homme va se mesurer par sa capacité de s'occuper de sa famille.

Dans l'optique féministe, les hommes baisent pis ils fourrent leurs femmes pis ils sont capables de tout accomplir, et ce n'est pas juste à leurs yeux.

Mais un homme qui est lié à une femme et un enfant ne fait plus ce qu'il veut. Ah, bien sûr, il peut la laisser, tout comme la femme peut abandonner son enfant. Mais sa conscience va lui déranger. Il va se percevoir comme un lâche. Même s'il ne veut pas l'enfant. Il peut l'abandonner, plus facilement que la femme. Mais avez-vous remarquer que les femmes sont hésitantes à placer leur enfant en adoption? Pourquoi ça serait différent pour un homme? Parce qu'il ne l'a pas porté? L'abandon de cet enfant représente un échec. Un gars qui n'est pas capable de s'occuper de ses enfants, ce n'est pas un vrai homme. C'est comme ça que les gars pensent. On a beau rire de ça, parce que ça fait vieillot, mais c'est vrai.

Certains hommes aiment l'avortement parce que ça enlève la responsabilité. Le bébé n'est plus leur problème. Si la naissance d'un enfant leur laissait indifférents, l'avortement leur laisserait indifférents aussi. Mais c'est justement parce que les hommes ont le sens inné de responsabilité qu'ils veulent que la femme avortent, pour pouvoir échapper à leur devoir.

Tout ça pour dire que l'homme n'est pas si libre que ça en ce qui concerne la réproduction. Oui, la femme porte le fardeau de porter l'enfant et de l'accoucher et de l'allaiter. Mais il ne faut pas croire que les hommes libres à tout faire.

Mais les faits biologiques ne peuvent à eux seuls fonder une éthique parce que les femmes ne couchent pas et n’accouchent pas comme des Mademoiselle Pinotte, et que c’est l’humain qui donne de la valeur aux choses, non l’inverse.

Voilà un sentiment très dangereux.

L'idée que notre dignité, notre valeur dépend sur la volonté des êtres humains d'accorder une valeur aux autres.

Pensez-y.

Si notre valeur n'est pas inhérente, notre valeur, en tant qu'être humain, dépend sur la volonté arbitraire des gens.

Si des personnes avec assez de pouvoir et d'influence croient que ta personne n'a pas de valeur, bien voilà! Tu n'as pas de valeur pour la société.

Nos sociétés occidentales, aussi incroyantes soient-elles, ont basé leurs lois sur la suprématie de Dieu JUSTEMENT pour affirmer la dignité inhérente de l'être humain.

Si on perd cette valeur, si on n'affirme pas que chaque être humain a une valeur égale, quelque que soit son stade de développement, on risque de dégénérer dans une situation ou certains groupes favorisés sont accordés une valeur, et d'autres ne le sont pas.

Ne dîtes pas que ça ne peut pas se produire ici. Déjà on voit certains groupes politiquement corrects sont favorisés, tandis que d'autres ont leurs droits bafoués par le fait même de déplaire aux élites.

Il ne faut pas se faire d'illusions.

La notion de l'égalité-- la véritable égalité-- repose sur l'idée que chaque être humain est ontologiquement égal et qu'il possède une valeur en soi. Si on ne réaffirme pas cette idée, nous allons vivre dans une société où la valeur de la personne dépend du bon vouloir des gens aux pouvoir. Il y a une raison pour laquelle la constitution américaine dit que nous sommes tous crée égaux. Dans une société de rang (telle qu'était la Grande-Bretagne avant l'époque de la révolution américaine) les hommes n'avaient pas tous les même droits, parce que l'égalité de la valeur de chaque humain n'était pas reconnu comme la base des droits. Donc on avait des lois pour les nobles, des lois pour des pauvres, et ainsi de suite.

Il ne faut pas avoir peur de remettre en question le féminisme. En fait, il le faut. Parce que sinon, on risque de perdre de vrais droits par la création de faux droits qui ont comme fonction d'accorder des pouvoirs à des groupes précis. Un droit est quelque chose qui appartient à tous les humains, et non pas un petit groupe en particulier.

15 juin 2010

Prouvant encore que c'est mieux d'avoir des valeurs sociales conservatrices

Pourquoi les valeurs sociales conservatrices persistent, malgré la disapprobation de la société?


En voilà un exemple concernant le phénomène de "l'enfant-roi":


Tout d'abord, il y a le manque de temps avec l'enfant, causé en partie par le fait, dans bien des foyers, que les deux parents travaillent, et vivent souvent dans une course contre la montre.

C'est mieux quand la mère reste au foyer avec les enfants.

Je ne dis pas ça pour porter jugement sur les mère. Parfois c'est vrai qu'il est nécessaire de travailler. Mais quand je vois des grosses maisons avec trois gros chars dans la cour (comme il y en a à Ottawa), je me dis: la mère n'a pas véritablement vraiment BESOIN de travailler, pas à temps plein en tout cas.

Mais on a tendance à penser qu'il nous faut la maison détachée, le char neuf, les gadgets, etc.

Les enfants n'ont pas besoin de ça.

Les enfants ont besoin de maman.

Et pourquoi maman au lieu de papa?

Parce que maman a les hormones et le cerveau nécessaire pour être plus connectée à son enfant que pape normalement. Je ne veux pas dénigrer le rôle des pères-- Dieu sait que la société rend les pères facultatifs. Mais les femmes sont programmés biologiquement pour être plus connectées à leurs enfants. Elles ont plus le tour de décoder ce que l'enfant dit, ce qu'il a besoin.

Ce que je dis, les cherchistes qui ne sont pas aveuglés par l'idéologie le savent. Tout le monde avec le gros bon sens le savent.

On a tout chambardé pour faire à croire aux gens que ça n'a pas d'importance qui élève l'enfant. Ça a BEAUCOUP d'importance. Je ne dis pas que l'enfant qui passe son temps à la garderie aura une vie ratée. Mais, sur le plan collectif, c'est un handicap. L'éducatrice ne peut pas s'occuper d'un enfant comme une mère. Elle est payée pour s'occuper de lui. Ça change la nature de la relation. Quand maman est occupée à travailler, l'enfant est moins capable de réussir son attachement à sa mère, ce qui peut le handicapper dans ses relations futures.


Les séparations et la garde partagée font également en sorte que plusieurs parents ne vivent pas à temps plein avec leur enfant.

Alors ne vous séparez pas.

Faites le calcul. Je dirais que 98% des problèmes de couples qui mènent à une séparation ne sont pas assez grave pour justifier le traumatisme que ça cause l'enfant. Comme on dit en anglais: suck it up.

De toute façon, même si tu te sépares et tu te trouves un autre conjoint, c'est un autre set de problèmes qui peuvent aussi ben mené à l'échec. T'es aussi ben de garder ton chum!

Quand on reste malgré les problèmes, le conjoint reçoit le message: il est aimé inconditionnellement. Il est plus porté à changer dans un climat où il n'a pas peur d'une éventuelle rupture. Aimer, ce n'est pas faire ce qu'on veut. C'est faire ce qui est bien, autant pour le conjoint égoiste que pour soi-même.

Parfois c'est l'autre qui parte, malgré nos efforts. Je sais. Mais ça prend deux personnes pour faire un couple. Des couples où il y a juste un coupable, c'est rare.


Enfin, un autre facteur créant ce phénomène est le désir qu'ont certains parents d'être cool, pour toutes sortes de raisons, souvent parce que leurs propres parents ont été trop sévères

Je ne sais pas si vous avez la même impression que moi, mais depuis un certain nombre d'années, j'ai l'impression qu'on n'est pas supposé de disputer nos enfants. Je ne dis pas qu'on devrait capoter devant chaque petite chose, mais on dirait qu'on essaie d'éviter le fait de se fâcher. Parfois on DEVRAIT se fâcher. Comment veux-tu que l'enfant comprend la gravité de son geste sans qu'on se fâche? Le monde va se fâcher contre lui. Il est aussi bien de l'apprendre à la maison.

C'est la responsabilité des parents de trouver des façons de répondre à ces besoins, malgré tous les changements sociaux que je viens d'énumérer.

En d'autres mots, il faut faire des sacrifices. Il faut se concentrer davantage sur le bien de l'enfant que sur l'avantage économique.

13 juin 2010

Un ignorant de la foi catholique la commente ENCORE

Au dessus de 95% de population québécoise est très ignorante de la foi catholique et n'a pas les connaissances nécessaires pour la critiquer. 

L'exemple de la semaine.

Yves Boivert a au moins la volonté de ne pas se passer pour un anti-clérical.

Sauf que quand tu critiques l'hiérarchie de l'Église, tu va passer pour un anti-clérical.

Crime, moi je suis orthodoxe et je passe pour une anti-cléricale, justement parce que je critique la hiérarchie pour ne pas être assez orthodoxe.

Cette semaine, il s'agit de remettre en question le célibat des prêtres.

Non, le pape est allé jusqu'à dire que le célibat est «le meilleur antidote» contre le péché et «d'autres scandales causés par nos insuffisances de mortels».

Encore une fois, les média ont mal compris le Pape.

Ne jamais se fier sur eux pour avoir la bonne information sur l'Église.

Ce que le Pape a dit, c'est que le OUI donné au célibat TOUT COMME le OUI donné mariage est le meilleur antidote au péché. C'est la fidelité au célibat (et au mariage!) qui est le meilleur antidote au mariage.

La distinction échappe ceux qui ne veulent trouver un scandale et ne pas vraiment comprendre la signification de ce que la pape vient de dire.

Selon le blogue Benoît et Moi, le pape a dit:

C'est en effet un "oui" définitif, une façon de se laisser prendre par Dieu, c'est le "oui" définitif du mariage, forme naturelle de l'union entre un homme et une femme, fondement de la culture chrétienne du monde. S'il disparaît, c'est la racine chrétienne de notre culture qui disparaît.

Et c'est justement le "grand scandale" de la confirmation du célibat qui est le meilleur antidote au scandale secondaire causé par nos insuffisances mortelles.
Un "oui" qui, comme le mariage, exige la fidélité.

Voyez vous comment le sujet ce n'est pas juste le célibat, mais ce "oui"-- qu'il décrit comme "une façon de se laisser prendre par Dieu". En d'autre mot, si tu es ouvert à cette vocation, tu te laisses vulnérable à l'action de Dieu, si tu exerces une volonté de laisser l'action de Dieu agir en toi dans ta vocation de prête CECI est le meilleur antidote au péché.

Pas juste le fait d'être célibataire.

Le célibat des prêtres n'est rien d'autre qu'un dogme catholique historiquement daté.

Ce n'est pas techniquement un dogme.

Mais en faire un fondement de la culture chrétienne révèle plutôt une sorte d'obsession sexuelle.

Et voilà. On dit que le pape et l'Église est obsédée. Peut-être c'est parce que les critiques sont plus obsédées que le Pape et voient des choses sexuelles où il y en a pas.


Une obsession de contrôle de la sexualité, qui se manifeste à intervalles réguliers sous différentes formes chez le pape comme chez le cardinal Ouellet.

C'est quoi cette histoire de "contrôle de sexualité"? On dirait que les critiques de l'Église s'imaginent que le pape contrôle les gens comme des marionnettes.

Ga, soit tu crois en la Révélation de Dieu, ou tu n'y crois pas. L'Église te dit ce que la Révélation dit, pis tu l'acceptes ou non.

Les gens pensent que l'Église invente les dogmes, comme si on pouvait nier que la chasteté n'était pas de mise dès de le début de l'Église. Ça ne tient pas debout historiquement. Tu veux croire en Jésus et son Église et sa Révélation, ou tu ne veux pas. Si tu veux, tu acceptes ce qu'il a été révelé. Me semble c'est simple!

Moi qui croyais que le fondement de la culture chrétienne était la vie de Jésus, pas dans son célibat, mais dans une certaine idée de l'amour.

Dieu sait que Jésus n'avait strictement RIEN à dire sur le sexe. Dieu sait que l'amour n'a rien à voir avec le sexe. (Sarcasme).

Juste comme exemple:

Mt 5 28 Mais moi je vous déclare: Tout homme qui regarde une femme avec convoitise a déjà commis avec elle l'adultère en son cœur.

Si Jésus pensais ça, penses-tu qu'il serait en accord avec nos pratiques aujourd'hui?

J'observe seulement cette Église crispée dans sa morale sexuelle, qui s'y accroche désespérément comme un noyé à sa bouée.

Je ne me sente pas "crispée" dans cette Église, dans la mesure qu'on suit son enseignement.

L'Église "crispée" est celle des partisans de "l'esprit de Vatican II"-- qui supposément donnait le droit aux croyants de tirer tous les enseignements à bord.

En fait, la partie la plus vivante de l'Église, c'est l'aille conservatrice.

C'est parmi elle qu'on retrouve les jeunes, les vocations, ceux qui sont les plus dévoués. Ils ne sont pas très nombreux au Québec. Mais, leur énergie compense pour leur petit nombre.

Et j'en suis un exemple! Je suis la première de la génération de gens qui ont été sauvés de l'Église gnan gnan qui prêche tout sauf de ce qui la distingue des Protestants et du reste du monde. Je crois que nos nombres vont augmenter, bien que l'Église institutionnelle telle qu'on la connaît va souffir encore un déclin avant de remonter plus forte dans son esprit.On sera l'Église plus petite, peut-être moins prestigieuse, mais plus dynamique dans sa croyance, plus fière et plus orthodoxe.

C'est simple, ça va arriver parce que l'Église gnan gnan de l'esprit de Vatican II ne réussit pas à gagner des converts. C'est impossible avec son modèle. Son idée c'est d'essayer d'être assez comme le monde aux alentours pour ne pas déplaire et véhiculer les idées à la mode, pour finalement se rendre rédondante parce que c'est inutile d'être catholique pour croire comme les non-croyants. C'est contradictoire!

Mais dans l'incapacité de toute l'organisation, même récemment, de faire face au problème.

Le pape a fait face au problème. Le problème, c'est la fidelité à sa vocation. Mais Yves Boisvert n'a pas compris.

Un candidat pro-vie dans la partielle de Vachon

Régent Millette, qui se présentera comme indépendant.

Si les pro-vie veulent avancer la cause pro-vie, il faut voter pour les pro-vie. Les autres trois partis ne feront rien pour nous. On est aussi ben de ne pas leur accorder notre vote.

Est-ce que Jésus s'est proclamé Dieu?

Miguel Morin cite les paroles de Jésus dans Jean 8:

Jésus leur dit : "En vérité, en vérité, je vous le dis, avant qu'Abraham existât, Je Suis."
 

Miguel commente:

Les Juifs lui demandent alors comment il pourrait avoir vu Abraham qui est pourtant mort il y a des siècles. Cela leur paraît impossible car Jésus n'a même pas cinquante ans. Jésus réponds alors : "En vérité, en vérité, je vous le dis, avant qu'Abraham existât, Je Suis."

Il écrit aussi:

La traduction citée plus haut tente de mettre l'emphase sur ce terme «Je Suis», du grec «ego eimi», en y ajoutant des lettres majuscules où la grammaire n'en requiert pas. Cela est pour accentuer son caractère spécial car il correspond au nom de Dieu : «Je Suis celui qui est», «Je suis celui qui suis» ou «Je suis : Je Suis», donné par Dieu lui-même à Moïse, que l'on retrouve dans l'Ancien Testament dans Exode 3, 14. Cette expression grec ne fixe aucun temps précis et signifie éternité et présent sans fin. Donc, Jésus a non seulement dit qu'il existait depuis des siècles, mais il s'est lui-même nommé du nom de Dieu.

11 juin 2010

Gatineau-- Séance d'information sur la Consultation sur la question de mourir dans la dignité au Québec

POURQUOI CETTE SÉANCE D’INFORMATION? Parce que le Gouvernement du Québec a décidé de consulter la population sur la question de "mourir dans la dignité". Il est d'une extrême importance d'afficher nos couleurs en faveur des soins palliatifs et de la protection des plus vulnérables. Il faut faire comprendre au Gouvernement que nous disons "NON" à l'euthanasie et au suicide assisté.

POURQUOI CETTE URGENCE? La commission spéciale sur la question de mourir dans la dignité a rendu public la semaine dernière un échéancier très serré pour les interventions du public : il faut soumettre son mémoire à la commission ou sa demande de participation aux audiences publiques d’ici au 16 juillet 2010.

QUI DEVRAIT ASSISTER À CETTE SÉANCE D’INFORMATION? Toute personne qui s’inquiète de la légalisation éventuelle de l’euthanasie et du suicide assisté, peu importe sa province de résidence. Nous invitons le plus grand nombre à venir se renseigner et se préparer à faire échec à l’euthanasie et au suicide assisté. À la séance, vous entendrez des arguments convaincants dont vous pourrez vous servir dans vos interventions orales ou écrites. Vous voulez faire entendre votre voix dans les médias et auprès du Gouvernement? Apprendre à mobiliser d’autres personnes? Ne manquez pas d’y assister! Et amener vos amis!

QUI ANIMERA LA SÉANCE ? La rencontre sera animée par Linda Couture, directrice du nouveau réseau québécois « Vivre dans la Dignité ». Avec son mari, Peter Stockland, elle a formé avec succès un grand nombre de personnes désireuses de s’opposer à l’euthanasie et au suicide assisté.

OÙ LA SÉANCE AURA-T-ELLE LIEU? À la résidence de l’Arche à Gatineau (secteur Hull) : l’Arche l’Agapé, au 19 de la rue Hanson. L’emplacement est central : la rue Hanson est la première à l’ouest du boulevard Montcalm (Holiday Inn, les Terrasses de la Chaudière); l’Arche L’Agapé se trouve juste après le premier signal d’arrêt, du côté ouest de Hanson.

QUAND LA SÉANCE AURA-T-ELLE LIEU?

Le 12 juin:

En anglais : de 10h à 11 h 30

En français : de 13 h à 14 h 30

Y A-T-IL UN COÛT? L’activité est gratuite. Des contributions pour l’Arche Agapé seraient appréciées.

CONTACT : Veuillez confirmer votre présence auprès de Sheila Jones à sjones@can.rogers.com; 819-777-7043.

Pour continuer sur le thème de la raison...

J'ai tombé par hasard sur un profil d'une journaliste dont je ne connais pas auparavant, Élisabeth Lévy. Il y a quelques extraits juteux dans cet article:


De sa voix au timbre particulier, Élisabeth Lévy poursuit : « La gauche a un problème avec la réalité car elle fait d’une opinion une vérité, comme si on ne pouvait pas être autre chose que favo­rable à l’homoparentalité et qu’hostile à Nicolas Sar­kozy. Ce qui la conduit à mettre une chape de plomb sur le réel et à pratiquer l’indignation à jet continu. »

Voilà pourquoi on doit affirmer la capacité de la raison de discerner ce qui est vrai ou faux.

Une autre remarque pertinente:

Mais elle s’impose véritablement dans le paysage avec son livre les Maîtres censeurs (Lattès, 2002) dans lequel elle dénonce la nouvelle cen­sure insidieuse de la pensée unique, qui se réfugie derrière la tolérance et la bien-pensance, et un droit-de-l’hommisme devenu « aujourd’hui si abstrait […] qu’il sert moins à lutter contre les tyrannies qu’à légitimer l’ordre du monde tel qu’il est ». Elle décortique ainsi une décennie d’information, privée selon elle de vrais débats d’idées.

10 juin 2010

Affirmer notre capacité à raisonner

Aujourd'hui, le sujet est plus philosophique, mais tellement important. Ça fait plusieurs semaines que je veux écrire ce billet. J'avais quelque chose d'écrit en manuscrit. J'ai tellement de choses à dire et j'ai peur de vous perdre en chemin, alors je vais aller directement au but:

Il faut que les droitistes affirmer la capacité de notre raison de discerner la réalité des choses.

Ne me quitter pas! Ce n'est pas aussi évident que ça a l'air.

La gauche se croit illuminé et très progressiste. Cependant, son mode de raisonnement est très émotionnel et subjectif. L'émotion et le subjectif a son origine dans la tête de la personne. Selon le sceptisme exagéré de notre époque, l'expérience intérieure est la seule certitude, si on peut même parler de certitude.

Alors, comme tout dépend de notre "expérience", quand il vient temps de discuter sur certains sujets, on entend souvent dire

"ça dépend"

"ce n'est pas noir et blanc"

"les perceptions sont trompeuses" (on ne peut pas se fier à nos sens).

Depuis le 19e siècle se répand l'idée que nos sens sont tellement compromis par leurs défauts, que notre raisonnement est tellement faible, qu'on ne peut pas se fier à la raison pour savoir l'heure juste sur un paquet de sujets-- la moralité en étant l'exemple le plus connu, mais aussi, la nature humaine, la gestion de la société (par l'État et par les autres acteurs sociaux) l'éducation et ainsi de suite.

Au milieu du vingtième siècle, on commence à avancer le "post-modernisme", une évolution logique de notre rejet de notre capacité à raisonner. D'après le post-modernisme: on ne peut pas se fier à nos sens et à notre capacité de raisonner, alors dans le fond, ce qu'on peut extraire de nos connaissance, c'est que la réalité est "construite". Alors, la réalité peut admettre des notions contradictoires.

Pour les gens qui croient dans le gros bons sens, c'est de la pure folie. Ce n'est pas tous les gauchistes qui intègrent une forme si pure du post-modernisme. Mais comme cette forme de pensée est dominante dans les universités, c'est normal que ça ait eu une influence sur les deux ou trois dernières générations d'étudiants, sans que les universitaires en soient conscients. Les gens éduqués ont été impregnés par cette mentalité, à des degrés différents.

Et quel impact que cela a eu? Pour le gauchiste, les faits-- la réailté-- sont moins importants que d'autres choses. Le gauchiste va protester qu'il POSSÈDE les faits. Mais ce qu'il possède ce ne sont pas des faits, mais des conclusions qui découlent de ses valeurs. Par exemple, il va dire que comme tous doivent être égaux, les enfants handicappés doivent être intégrer dans la classe "normale" d'une école (pour prendre un exemple parmi un millier qu'on pourrait choisir). Le gauchiste se met à la place du p'*** handicappé, puis il s'imagine comment il se sentirait à part dans une classe "spéciale", pis il se dit qu'il doit se sentir rejetté. C'est comme ça qu'il raisonne. Il n'est pas capable d'évaluer ses propres convictions, non seulement par manque de faits-- tout le monde est ignorant à un moment donné, on ne peut pas blâmer le gauchiste plus que les autres pour ne pas avoir été exposé à certaines données-- mais le gauchiste n'a pas d'outils intellectuels pour évaluer la justesse de ses valeurs.

Ce sont des valeurs basées sur son intuition, son vécu. Pas question que ça soit remis en question selon des connaissances abstraites sur la nature humaine (que les gauchistes perçoivent comme quelque chose de floue et malléable, en passant.)

Selon le gauchiste, on ne peut pas tirer des conclusions certaines sur les êtres humains, leurs comportements, leurs conséquences etc.

Pourquoi qu'il pense ça? Parce que tout le monde le dit!

Comme la raison n'a pas de véritable valeur, le gauchiste va manquer de rigueur intellectuelle dans ses propos. Je ne dis pas que les droitistes sont incapables de raccourcis erronés et de sophismes. Ce que j'essaie de souligner, c'est que par le fait même d'avoir peu de confiance dans sa pensée, sa logique et son argumentation, il ne s'efforcera pas autant pour assurer que ses dires sont cohérents et basés sur des faits.

Je donne un exemple qui n'a pas rapport directement avec la politique, mais qui illustre mon argument. Lorsque j'étudiais la littérature anglaise à la maîtrise, j'ai entendu dire que Shakespeare promouvait le travestissement avec ses pièces de théâtres. Donc, Shakespeare était un queer avant son temps. On sait que au 17e siècle les hommes jouaient les rôles féminins dans les pièces. Ces caractères féminins se changeaient souvent en homme lors de la pièce. On pourrait penser que ça facilitait le jeu de l'acteur. Pour le lecteur moyen, ce fait très anondin pourrait aisément expliquement le phénomène fréquent du cross-dressing dans ses pièces.

Mais non! Il faut essayer d'extraire une intention inavouée de l'auteure, avec des preuves cryptiques, que seul le critique moderne est capable de discerner, 400 ans après leur publication.

C'est complètement débile comme théorie. On essaie d'imposer un point de vue moderne à un homme vivant au 17e siècle. On ne peut pas vraiment entrer dans la tête de Shakespeare. Il nous a laissé peu de traces. Alors, on ignore les faits-- ou l'absence de faits-- et on impose une théorie, basée sur rien plus que l'intuition.

Bien des gens qui ont étudié dans les Arts et Lettres peuvent citer des exemples semblables. Comme j'avais étudié en histoire, les théories litéraires basées sur des notions historiques erronées me faisaient capoter. J'étais supposée faire semblant comme si c'était crédible, quand je savais au fond de moi que c'était strictement impossible.

Mais voilà l'état de notre situation philosophique et intellectuelle à notre époque.

On a l'impression que le fait de ne pas avoir confiance en la raison nous donne quasiment permission de ne pas trop se soucier des données. Comme la réalité est "construite", ce n'est pas tellement important, non?

On peut voir facilement les conséquences de ce mode de penser sur les politiques de nos gouvernements. La politique se crée à partir uniquement de valeurs (je ne dis pas qu'elles ne sont pas importantes) ET d'une pensée magique.

Je ne dis pas qu'on doit attribuer une espèce d'infailibilité à notre raison. Loin de là. Je veux dire que l'être humain est capable de savoir la réalité des choses uniquement avec sa raison, en dépit de l'imperfection de nos sens. Ce n'est pas parce qu'on a tort quelque fois, qu'on a tort TOUT le temps. La force de l'expérience prouve le bien-fondé de nos idées. Je prêche pour un genre de "gros bon sens".

Il faut une certaine humilité intellectuelle. On a parfois tort, et il faut être prêt à raffiner ce nos connaissances. Mais on ne jette pas toute la sagesse humaine qu'on a accumulée juste parce qu'on s'est planté ici et là. Parce que l'alternative-- se fier uniquement à notre "intuition" et notre "vécu" est encore pire.

Se fier à sa raison, c'est être capable d'avoir la foi en ses observations, sa logique et surtout, en sa capacité de faire des généralisations (un autre tabou!). Par exemple, un des sujets les plus tabous, c'est les différences entre les sexes. On est supposé de traiter les hommes et les femmes comme étant "égal"-- et donc, pareil. Mais on sait que dans le concret, ça ne marche pas. On est supposé de faire semblant que la femme moyenne est aussi capable de travailler sur un champs de construction qu'un homme, ou qu'un homme pourrait s'intéresser à être éducateur autant qu'une femme.

On peut multiplier les exemples. L'éducation. Sans vouloir rénoncer à toute évolution en éducation, mettons que les vieilles méthodes étaient les meilleurs. Les dictées. Les tests. La discipline. Les matières de base.

On prouve la justesse de nos propos par les résultats, surtout sur une base collective. Si une énoncée est vraie, on sera capable de prédire son résultat en l'appliquant.

Je sais que le sujet de ce billet est abstrait et que le commun des mortels n'est pas philosophe. Dieu sait que je n'en suis pas une. Cependant, on peut voir comment une idée simple mais tellement erronée peut avoir des effets néfastes dans tous les sphères de notre société. Si on veut avancer le conservatisme, on ne peut pas se contenter de parler uniquement de la piasse. La réduction de la dette, la baisse de taxes, la libéralisation des marchés, ce sont toutes des choses importantes. MAIS, ce qui permet de constater leur nécessité, c'est l'appel au gros bon sens. Il y a bien des jeunes qui croient toutes sortes de niaiseries infondées sur l'économie, et c'est le fait qu'on interpelle jamais leur raisonnement qu'ils bouffent ces ouï-dire socialistes. S'ils sont confrontés à des gens qui croient en leur capacité à penser et L'EXIGENT d'eux, ils seront plus porté à rejetter ce qu'ils ne sont pas capables de prouver. Déjà là c'est une amélioration.

Je ressentais la nécessité de parler de ce sujet parce que j'ai l'impression que certains droitistes ont peur d'avoir l'air dogmatique en parlant d'autre chose que la piasse et l'étatisme. Mais il ne faut pas avoir peur d'avoir des convictions plus étendues sur la nature de la personne, et de l'organisation sociale. Tout est lié. On est capable de savoir ce qu'il faut faire pour avancer les choses. Oui, on peut avoir tort parfois, mais l'alternative, encore une fois, c'est de rénoncer à la raison. On est aussi ben de s'essayer.

La femme et les idéologues de l'avortement

Aujourd'hui, le blogue de Vincent Marissal contient des extraits d'une lettre ouverte écrite par une dénomée Soeur Marguerite, qui est en colère contre le Cardinal Ouellet.

C'est comme si elle n'a pas entendu du tout ce que le Cardinal a dit:

Je ne suis pas en faveur de l'avortement, mais c'est la seule aide que la société donne à ces femmes et vous voulez la leur enlever sans la remplacer par quelque chose de plus humain et respectueux de la Vie, la vraie Vie. L'avortement n'est pas une vraie solution, car après, la femme continue à porter son lourd fardeau et personne n'est là pour l'aider.»

Mais de quoi qu'il parle depuis un mois?

Le Cardinal n'a jamais traiter qui que ce soit de criminelle. Ce n'est pas parce qu'une femme commet un geste qu'elle est nécessairement coupable. La distinction entre la culpabilité objective et subjective devrait être rudimentaire pour une religieuse.

Remarquez comment elle se rabache sur les hommes.

Oui, les hommes ont leur part de responsabilité. Souvent ce sont les hommes qui forcent la femme d'avorter.

Mais ce n'est pas toujours le cas.

Je m'arrête ici pour souligner une disttinction.

L'opposition pro-vie n'est pas normalement à l'intention des femmes qui avortement. Bien que ses gestes sont remises en question, on comprend qu'elles se sentent obligées, qu'elles n'ont "pas le choix" (quelle ironie!)

L'opposition pro-vie s'addresse en vérité contre les idéologues et les travailleurs de l'industrie de l'avortement.

Parce que c'est eux qui souvent véhiculent des mensonges, des distortions et tout la propagande pro-avortement.

Aux États-Unis, on voit comment l'industrie de l'avortement est dirigée par des gens douteux, et que les pratiques sont nébuleuses. Par exemple, des infirmières qui font des avortements, ou de l'information biologique qui n'est pas véridique (ex: le foetus n'est pas un être humain).

On connaît mal le terrain en ce qui concerne l'avortement au Québec. On peut soupçonner que des choses semblables arrivent ici, mais on n'a pas de preuve.

Les pro-vie ne doivent pas être toujours sur la défensive. Ils doivent mettre de l'avance ce dont nous dénonçons. Les gens dans le moment comprennent le débat sur l'avortement comme concernant la femme. Mais, si on met de l'avance la réalité de l'avortement-- dans tous ces aspects-- on ne peut plus être décrits comme "déconnectés" de la réalité.

Mais voilà, ça prend des effectifs pour le faire. Si les pro-vie n'osent pas, la bataille est perdu d'avance. On ne mérite pas l'approbation de Dieu. On n'a pas le droit de rester timide.

8 juin 2010

Elle a regretté son avortement

Un témoignage de Nancy Garez:

Moi-même, je suis en colère: je suis en colère parce que, quand j’ai eu mon avortement, personne, ni mon entourage, ni mon médecin, ne m’a dit que je risquais de le regretter pour le reste de ma vie…La culpabilité que l’on ressent après, des mois, parfois des années plus tard, le remord qui s’installe dans notre coeur, un jour, sans prévenir, personne ne m’en a parlé…Des années après, on ne se souvient plus si l’enfant a été conçu dans l’amour ou dans l’indifférence, si on a été forcée ou pas, tout ce qui reste, c’est le vide de l’absence, l’absence irrémédiable de quelqu’un qu’on aurait pu aimer: un être humain, un être plein de promesses…Les regrets, le mépris de soi, les insomnies, personne ne m’en a parlé! Les crises d’angoisse, la taticardie, la dépression, on ne m’avait rien dit…Personne ne pouvait même comprendre que ça puisse arriver, ni les docteurs, ni la famille: personne ne voulait savoir!

7 juin 2010

La réalité des immigrants sur le terrain

No Dogs or Anglophones Allowed:

Immigrant parents who arrive in Quebec with some English, invariably make the choice to align themselves with the Anglophone community. They seek out employment where English can be spoken and adopt the language and culture in the home, believing firmly that giving their children the gift of English is the most important thing that they can do as parents. Forcing the children of these families into French schools will make them bilingual, but will not create Francophones.

This is the essential element that is misunderstood by language militants. French schooling does not necessarily turn children into Francophones.

The same can be said for Francophone families that send their children to English schools. The children don't transform themselves into Anglophones, but rather become bilingual Francophones.

Encore une autre raison pour prendre l'engagement d'avoir plus d'enfants. Les immigrants ne peuvent pas remplacer les natifs. Je ne dis pas ça en voulant les renvoyer-- loin de là. Je veux souligner que l'immigration ne peut pas être une partie majeure de la préservation culturelle et linguistique du Québec.

6 juin 2010

Le bilinguisme a besoin de l'unilinguisme et le libre choix

Je suis malade avec une infection à la gorge depuis plusieurs jours, et je n'ai pas beaucoup d'énergie. Mais je voulais absoluement répondre à ce billet de Louis Préfontaine.

Le bilinguisme a besoin de l'unilinguisme. C'est vrai qu'on ne peut pas soutenir une culture bilingue mur-à-mur. La langue la plus réputée sera toujours favorisée.

Alors, il faut un certain unilinguisme. Et dans beaucoup de régions à travers le Québec et le Canada, il n'y a aucun danger que les résidents vont s'assimiler dans une génération.

Alors, il ne faut pas avoir peur d'apprendre une autre langue.

Le danger, comme toujours, c'est la Métropole. Ou les non-francophones prennent de la place.

Mais pourquoi est-ce que cette minorité a tellement de pouvoir de faire graviter les francophones, résidents de la place, vers l'anglais volontairement?

Vous m'allez dire que c'est la faute de l'anglais, du poids démographique des anglophones en Amérique du Nord.

Mais le Québec n'a jamais été aussi francophone. Il existait des ghettos anglophones dans chaque ville du Québec il y a 50 ans. Ils n'existent plus. Le poids démographique de l'anglais n'a pas empêché cette francisation.

La clé du survie du français, c'est la démographie. Les lois linguistiques n'existaient pas il y a 200 ans. Pourtant, même avec un régime britannique aggressivement assimilationniste, le français a survécu.

On essaie de se conter des histoires qu'il faut tout réaménager notre état, notre système d'éducation, nos lois commerciales et ainsi de suite pour faire parler français.

Le problème c'est que c'est artificiel. C'est une solution de force, qui ne tient pas compte de la volonté du peuple.

Les individus VEULENT apprendre à parler l'anglais-- un bon anglais. Pour la job, oui. Mais aussi pour avoir accès à la culture mondiale, et pour pouvoir communiquer avec des paires anglophones pour une multitudes de raisons.

Une ville de francophones qui sont enseignés l'anglais ne s'assimilera pas.

Je le sais parce que je l'ai vécu. Quand j'allais au secondaire en anglais, ça parlait français régulièrement dans les corridors. Un bon nombre des élèves qui ont terminé leur secondaires vivent maintenant la majorité de leur vie en français.

Pourquoi? Parce qu'ils ont la volonté de continuer dans leur langue maternelle. Même moi, anglophone que je suis, assimilée et tout le reste, je continue à vouloir parler et à écrire en français, parce que ça fait partie de la culture dans laquelle j'étais élevée.

Qu'est-ce que je propose? Le libre choix en éducation. Laisser les parents décider s'ils veulent éduquer leurs enfants en anglais. Les parents francophones ne voudront pas nécessairement envoyer leurs flots à l'école anglaise pour 12 ans de temps. Peut-être juste 2-3 ans. Ce n'est pas tous les parents qui voudraient que leurs enfants apprennent l'anglais. Il y a des nationalistes qui ne veulent rien savoir de l'anglais-- c'est leur choix. Il y a des parents qui voient que leurs enfants ne réussiront pas un programme intensif d'anglais.

Si on rejette le bilinguisme mur-à-mur (qui est aussi artificiel que l'unilinguisme québécois) si on prend l'engagement d'avoir des enfants, et si on laisse le libre choix aux parents de la façon d'éduquer leurs enfants, on ne peut pas se tromper. Les Québécois aiment être francophones. S'ils aiment aussi avoir des enfants, le français ne disparaîtra jamais à cause de la volonté du peuple. L'État ne peut pas trouver des substituts à ces facteurs.

2 juin 2010

VIDÉO: La Marche pour la vie à Bordeaux

Ça sautait là-bas! :)



H/T: e-deo.

Du monde qui connaisse rien sur la foi catholique y commente encore

Aujourd'hui, j'ai trouve cette analyse horrible et ignorante sur la foi catholique et l'avortement.

L'auteur pose la question différente:

Si le foetus est considéré par l'Église, comme une personne, pourquoi existe-t-il une différence dans la perception entre une «fausse couche» et l'Interruption volontaire de grossesse (IVG)?

Euh...peut-être parce que l'un est provoqué et l'autre ne l'est pas? Grosse différence!

La différence de regard entre IVG et «fausse couche» s'explique par la théologie de la «Révélation» qui forme le socle sur lequel s'appuie monsieur Ouellet. Ce construit théologique postule que la Bible et la doctrine catholique constituent des «données objectives irréfutables» qui«doivent» déterminer l'orientation de l'ensemble de la société.

Ce n'est pas juste la Bible, mais la Tradition (les enseignements des Pères) et la raison elle-même qui guide les doctrines catholiques.

Non, mais c'est comme rudimentaire comme information sur la foi catholique!

Monsieur Ouellet confond ainsi discours théologique et connaissance factuelle. La véritable question en arrière-plan n'est pas tant celle de la «culture de la vie» ou de la «norme objective»que celle de l'image de Dieu. Le modèle de divinité auquel se réfère monsieur Ouellet, se définit essentiellement comme un théisme dans son acception forte.

Mais, le fait que ça soit théiste ne signifie pas que ce n'est pas "factuel". Il se repose sur des faits ET la logique pour défendre le droit à la vie. Il n'a même pas besoin de se référer à la Révélation Divine, parce que cette loi morale est accessible à tous, sans préjudice à sa croyance religieuse.

Forgée dès l'Antiquité, cette représentation de la divinité se caractérise par l'exercice d'un pouvoir omnipotent sur le monde. Pour ce courant théologique, Dieu est responsable de tout.

Le boute du ridicule. Dieu guide tout dans sa providence, mais il n'est nullement responsable de tout. Le libre arbitre, ça existe.

Ainsi, la marche du monde et la nomination des rois, des seigneurs voire des ecclésiastiques demeurent tributaires de la volonté divine.

Pas nécessairement d'une volonté directe. Il pense que les chrétiens de l'époque croyaient que les empereurs persécuteurs exprimaient directement la volonté divine?

Voyons.

Il en résulte que Dieu détermine également le début et la fin de la vie de tout être incluant les humains.

Ça ne suit pas du tout. Dieu pourrait bien déterminer le début et la fin de toutes les vies, mais ce n'est pas sur ce concept que les pro-vie appuient le droit à la vie.

Le droit à la vie repose sur la dignité humaine et sur le besoin des êtres humains d'être protégé de violence pour pouvoir développer leur potentiel.

Par conséquent, toute décision entravant ce processus, s'oppose en quelque sorte à «l'ordre naturel» mis en place par la divinité. N'est-ce pas là que situe l'enjeu fondamental, bien plus que «la culture de la vie»?

L'ordre naturel c'est de respecter les êtres humains dans leur dignité. Ouais, je sais très moyen-âgeux comme idée.

En effet, si une femme opte pour l'interruption de sa grossesse, elle se «rebelle» contre la divinité qui orchestre le monde selon un «ordre naturel» patriarcal et androcentrique.

Lis le Catéchisme de l'Église catholique. Est-ce qu'on parle de la femme qui "rébelle" contre l'ordre naturel? Je cite:

" Les droits inaliénables de la personne devront être reconnus et respectés par la société civile et l’autorité politique. Les droits de l’homme ne dépendent ni des individus, ni des parents, et ne représentent pas même une concession de la société et de l’état ; ils appartiennent à la nature humaine et sont inhérents à la personne en raison de l’acte créateur dont elle tire son origine. Parmi ces droits fondamentaux, il faut nommer le droit à la vie et à l’intégrité physique de tout être humain depuis la conception jusqu’à la mort " (CDF, instr. " Donum vitæ " 3).

On dirait que l'auteur a gobbé des dires d'un professeur d'université d'études féministes.

Afin d'entamer en véritable dialogue avec le monde postmoderne, ne conviendrait-il pas de revoir l'ensemble des paradigmes des images divines pour en élaborer d'autres qui intègrent l'anthropologie contemporaine, les plus récentes cosmologies ainsi que les avancées de la sociologie et de la psychologie?

Ah oui. Le monde des idées "postmodernes". Où rien n'est ce qui l'est véritablement. Où on peut créer des explications sans fondement comme ci-haut, sa réfrence au faits pis que ça s'avère vrai parce que l'auteur le pense et de toute façon rien est prouvable.

Ma prendre ma logique médiéval qui exige des faits et un exercice de logique. On crache sur la philosophie médiévale, mais elle avait une longueur d'ondes sur les conneries qui se disent dans nos universités aujourd'hui. Des choses comme des preuves, de la logique pis des argument objectif avaient leur importance.

1 juin 2010

Les droits du foetus et le libéralisme

Richard Bastien, dans Le Devoir:

L'idée que la vie d'un enfant à naître soit subordonnée à la volonté de sa mère (ou aux pressions du père sur celle-ci) n'a rien de libéral. Le mot «libéral» découle de la notion de «libéralité» qui, selon le Petit Robert, signifie charité, générosité, largesse, magnificence. On nous dit que l'enfant à naître doit être désiré. Mais l'idée de se débarrasser de personnes non désirées n'est ni charitable, ni généreuse, ni large. Elle contredit le premier droit reconnu dans les chartes de droits — le droit à la vie.

Ce qui donne à la tradition libérale sa noblesse, c'est son refus de l'arbitraire, c'est-à-dire d'une autorité s'exerçant selon le bon vouloir d'une personne ou d'un groupe. On ne peut accepter l'avortement sans présupposer que la vie d'un être humain est subordonnée au bon plaisir de sa mère. C'est pourquoi il est foncièrement contraire à la tradition libérale. Et le fait que les premières sociétés à permettre l'avortement aient été la Russie de Lénine et l'Allemagne hitlérienne n'est pas le fruit du hasard.

NB: L'avortement dans le régime Nazi était illégal pour les "Aryans" mais permis pour les "sous-humains".