31 août 2010

Une étude démontre que les parents Montréalais sont plus indulgents que des parents italiens ou français

Selon un rapport de LifesiteNews.com

"Our study found Canadian parents to be the most tolerant. They had less rules and less disciplinary actions," said Dr. Michel Claes, a psychology professor at the University of Montreal. "Canadian mothers and fathers were seen as less punitive, less coercive and more tolerant than French and Italian mothers."

They also found that in each country teens perceived a gradual decrease in parental control from ages 11 to 19, with less requirements and disciplinary constraints.

Mais non! Les jeunes vont faire ce qu'ils veulent-- ça ne vaut pas la peine d'essayer d'imposer la discipline.

Ça, c'est ce que j'appelle le décrochage parental.

Je ne crois que ce n'est pas nécessairement une question de ne pas vouloir être un casseux de fête. Mais j'ai l'impression que bien des parents ne sont pas conscients des conséquences de leur inaptitude à exiger un comportement correct de leurs enfants.

Mais vous savez, ça ne peut pas commencer à l'adolescence. Il faut commencer en bas âge, dès l'enfant est capable de comprendre le mot "non".

Je crois aussi que bien des parents ne veulent pas dépenser l'énergie nécessaire pour apprendre à corriger leur enfant et d'assurer la discipline. Dailleurs, peut-être c'est aussi un cas de ne pas vouloir s'autocorriger. Difficile de dire à un enfant d'arrêter de sacrer quand on le fait soi-même. Si on regarde un film le soir qui contient des scènes plutôt adultes, plus facile de laisser sur l'écran au lieu de changer de poste ou même de s'en passer complètement.

Peut-être il est plutôt là notre bôbô collectif.

25 août 2010

Le mépris de la gauche n'est pas suffisant pour la liberté

Il est long mon billet, mais tellement nécessaire...


Beaucoup de droitistes haïssent l'étatisme.

Mais je ne suis pas convaincue que les droitistes aiment la liberté.

Et je ne suis pas certaine qu'ils comprennent la véritable nature de la liberté.

Les droitistes haïssent l'étatisme comme le fruit du gauchisme. La constante demande de l'intervention gouvernementale pour répondre aux problèmes de la solution, ou pire encore, soluttionner des problèmes qui n'existent pas.

Mais on ne peut pas bâtir une société uniquement sur le mépris d'une idéologie. Il faut avoir ses propres valeurs et savoir où ce qu'on s'en va.

Pour savoir où ce qu'on s'en va, il faut être capable d'analyser les bases des idéologies et des systèmes de valeurs en cause.

J'avance que la conception de l'être humain est déterminant dans son approche politique.

Je dis des choses qui peuvent sembler de toute évidence, mais j'ai l'impression que la droite a peur d'aborder ces questions. Elle promouvoie une approche pratico-pratique dans son combat contre l'Étatisme. C'est tout à fait normal. Mais par quoi qu'on va remplacer cet étatisme, une fois qu'on l'a démantelé? On dirait que personne se pose la question. On dirait qu'on que veut l'État nous foutre la paix pour pouvoir fumer son joint et se pogner l'cul sans entrave et sans engagement. Dans cet esprit, la liberté c'est un but, et non un moyen.

Alors, pour revenir au sujet, si on veut bâtir une société libre et SAINE, il faut connaître l'être humain, qui va la bâtir et va en profiter.

J'aimerais aborder en premier la notion gauchiste de la nature humaine, pour ensuite mieux expliquer ma vision. Le contraste aidera à la compréhension. Pour ce faire, je voudrais faire référence au blogue australien Oz Conservative, écrit par un dénommé Mark Richardson. Il écrit en ce moment une série de billets sur les courrants d'idées qui influencent l'Occident.

Dans le deuxième billet de la série, il adresse le "liberalism", qui, dans le parler anglophone, représente l'idéologie de gauche. Pour faciliter la communication, je vais traduire "liberalism" par "libéralisme" (le terme "libéralisme" peut porter à confusion pour diverses raisons, ainsi ma précision).

Le libéralisme, c'est l'idéologie courrante de nos sociétés occidentales, la pensée orthodoxe ou politically correct par excellence. Ça se base sur quoi? Selon Mark Richardson, ça se base sur l'idée de l'autonomie individuelle.

L'autonomie individuelle se définit pas la capacité d'auto-création; de créer soi-même le sens de sa vie; de développer ses propres valeuers; de vivre sa vie sans entrave.

Disons que vous êtes un libéral qui croit en l'autonomie individuelle. Dans cette optique, que devient votre objectif politique:

Votre but sera supprimer les obstacles à l'autonomie individuelle. Tout ce qui nous définit de façon importante, mais que nous choissisons pas pour nous-mêmes sera considéré de façon négative et comme quelque chose de limitant et oppressive dont on doit se libérer.(Your aim will be to remove impediments to individual autonomy. Whatever defines us in important ways that we do not choose for ourselves will be thought of negatively as something limiting and oppressive that we must be liberated from.)

...

Quels sont ces obstables à l'autonomie que le libéralisme essaie d'abolir? Ce sont ces aspects de notre identité et son existence qui ne sont pas auto-déterminés. Et il y a beaucoup de choses qui ne sont pas auto-déterminées, incluant ce que nous héritons comme tradition et ce que nous reçevons en tant que nature humaine..(What, after all, are the impediments to autonomy which liberalism seeks to abolish? They are those aspects of our own self and existence which we do not get to self-determine. And there is a lot that we don’t get to self-determine, including what we inherit as part of a tradition and what is given to us as part of an inborn human nature.)
En voilà quelques exemples:


Son genre
Sa race ou sa communauté ethnique
Sa religion
Les lois qui empêchent des comportement considerés comme immoraux ex: drogues, sexualité, etc,


Alors, la pensée libérale, c'est de voir l'être humain comme complètement malléable, capable de vivre uniquement de ses idées. Les croyances sont à la base de tout. Si on a une croyance qui nous rend heureux, alors, il faut être libre de vivre selon cette idée, malgré les conséquences. La nature humaine est déterminée uniquement par la pensée que la société implante dans dans la tête des gens.

Le libertarien est aussi en faveur de l'autonomie individuelle. Mais je crois que la plupart de libertariens réalisent qu'on ne peut pas réinventer l'être humain. L'utopie n'existera pas à cause de son côté égoïste. Ils savent que l'être humain prend des décisions selon son intérêt personnel, et qu'il est souvent mieux placé que l'État de savoir ce qui est mieux pour lui. L'Étatisme viole l'autonomie de l'individu et sa dignité humaine en prenant des décisions qui devraient revenir à lui.

Mais, la conception libertarienne de l'être humain ne va pas assez loin. Parce que le libertarien prône la volonté individuelle comme absolue. Les droits sont pour l'individu, laisse faire les effets sur la société. Prenons par exemple la cigarette. Il y a trente ans, fumer c'était très répandu au Québec. Ça se faisait dans toutes les places publiques, sans considération de l'effet que ça pouvait avoir sur les autres. Tu avais de l'asthme? Ça te donnait mal à tête? Tu n'aimais pas l'odeur? Selon le libertarien: TANT PIS POUR TOI. Va-t'en chez vous. La volonté individuelle prime! C'est clair et nette que la cigarette a un effet néfaste sur la société à plusieurs niveau, mais on s'en fout des résultats.

Bon, vous m'allez dire qu'on aurait pu entreprendre des campagnes de pression sur les édifices et les places publiques pour interdire la cigarette.

Je serais d'accord que ça aurait pu été fait. Mais combien temps ça aurait pris d'arriver à un succès? Il n'y a pas si longtemps, quarante pour cent des québécois fumaient. Je ne suis pas certaine que cette campagne aurait pu avoir l'effet désiré.

Il faut aussi prendre compte de la nature de la cigarrette. Elle crée une forte dépendance. Si ce n'était pas le cas, peut-être de la pression aurait pu avoir effet.

Mais selon mon expérience, et celle des autres, la dépendance rend les gens égoïstes. Les fumeurs ressentent la nécessité absolue d'avoir leur dose de nicotine. Je ne peux pas imaginer que les fumeurs n'avaient aucune idée qu'ils empestaient l'air avec leur fumée et qu'ils pouvaient nuire à la santé des autres. Pensez-vous que les fumeurs sortiraient de leur lieu de travail de leur propre gré pour allez prendre une cigarette? Non. Ça ne se faisait pas dans le temps. La dépendance leur rendait incapables de voir les choses au clair.

Le libertarien répondrait: et les droits de propriété? Si on possède une entreprise, on devrait avoir le droit de le gèrer comme bon qu'il semble. Si on veut permettre les employés de fumer, c'est notre affaire.

Mais le problème: qu'est-ce qui arrive si les anti-fumeurs ne sont pas assez nombreux pour faire pression avec succès? On fait quoi? Ils ne sortent plus en public?

Les libertariens ignorent la nature du problème, dont la question de la dépendance qui nuise à la capacité de raisonner. Je ne dis pas que les fumeurs sont comme des gens saoules. Mais la situation biochimique fait en quelque sorte qu'on ne peut pas s'attendre à ce qu'ils soient exercent une maîtrise de soi nécessaire pour respecter le bien-être des autres.

Les libertariens réduisent le concept de la liberté à des droits individuels pour faire ce qu'on veut avec nos biens et notre personne. Les effets sur la collectivité sont sans intérêt.

La différence avec ma vision c'est qu'on reconnaît qu'il y a des choses dont l'être humain est capable, et d'autres qu'il n'est pas. L'être humain ne peut pas être complètement refait à l'image d'une idéologie. Il ne peut pas non plus se fier uniquement se la responsabilité personnelle pour gérer ses comportements, parce en ce qui concerne la dépendance et la sexualité, il n'est pas en pleine possession de ses faculté de raisonner clairement. Sans cette capacité de raisonner, il n'est pas capable d'être responsable, et les gestes qui découlent de ce manque de responsabilité s'accumulent et produisent un effet sur la société. En ce cas, il faut que l'État intervient pour répondre aux besoins des citoyens.

On ne peut pas faire ceci juste en étant contre la gauche. Il faut savoir comment faire progresser la société, ce qui nécessite une vision réaliste de l'être humain. Il faut reconnaître ses capacités,  et il faut reconnaître ses faiblesses qui, collectivement, il est incapable de redresser.

23 août 2010

Suite à mon billet sur l'influence néfaste de la porno sur la liberté...

Deux féministes dénoncent les effets néfastes de la porno sur la société britannique.

(Comme je le fais ici dans un billet antérieur).

Pour une fois que je suis d'accord avec des féministes.

Cependant, le courant qui dénonce la porno est de plus en plus marginalisé.

Mais aveuglez- vous sur l'effet que la porno a sur la société et les moeurs. Se déchaîner sexuellement c'est être libre, malgré être l'esclave de ses sentiments physiques.

C'est le monde en l'envers.

La liberté est nécessaire pour son épanouissement. Mais cette liberté exige une maîtrise de soi. On ne se contrôle pas en se poignant le cul. On renonce au contrôle. Ça devient une mentalité, une habitude. Ça devient plus difficile de voir les choses telles quelles-- de voir la réalité-- et d'exercer sa volonté. On érotise ce qu'on voit. Je ne dis rien de révolutionnaire. Les hommes disent valoriser la femme pour sa personne mais ils retournent chez eux et surfent pour des filles bombées. Le double discours est très répandu. Je m'attends à des commentaires qui nient ceci. La vérité, c'est que tu ne peux pas séparer son esprit en deux, valoriser une femme pour sa poitrine d'un bord et pour son intelligence de l'autre. Le cul ne valorise pas l'intelligence. Ça ne fait aucune différence à son orgasme si la fille a un âme ou non. Que la fille soit belle rend la fantaisie plus plaisante, mais son intelligence et ses moeurs ne valent rien, et même sont des obstacles à au désirs du gars. Parce qu'une fille qui se respecte est exigeante. Elle s'attend à ce que le gars apprend à la connaître sa personnalité avant de la connaître autrement. Ça prend du temps. Ça ruine la fantaisie pornographique du gars. Ça retarde l'orgasme si désiré. Pourquoi se casser la tête avec ces choses-là quand la satisfaction peut être obtenue plus vite?

Il faut mettre notre sexualité au service de notre intelligence et nos moeurs, et non l'inverse.

Vous m'allez dire que c'est un discours moralisateur. Peut-être. Mais je ne dis rien de nouveau. N'importe qui qui prend le temps d'y penser sait de quoi je parle. C'est pas une affaire uniquement de catholique ou de croyant. C'est vrai parce que les femmes des hommes au prise avec ce problème l'ont vécu. Elles ont ressenti le rejet, ou la pression de vivre selon des attentes irréalistes.

Comment est-ce que ça promouvoie la liberté de se laisser vouer à ses passions sans se prendre compte des conséquences sur les autres? Notre société est dans le déni en ce qui concerne la pornographie. Le problème c'est que les gens ont une mauvaise compréhension ce qui est la liberté. On perçoit la liberté comme le but et non le moyen. On croit que si on est libre, on est épanouïe-- que faire ce qu'on veut nous rend plus heureux. Ce n'est pas le cas. C'est en faisant ce qui est bien qui nous rend heureux-- et la liberté est nécessaire 1) pour déterminer ce qui est bien 2) pour pouvoir faire le bien. La liberté n'est pas un outil pour justifier tous nos déboires. C'est au service de notre bien, et non de notre volonté. Il est vrai que le libre arbitre est nécessaire pour que les gens apprenent à être bons (et donc épanouïes). Et donc l'État ne peut pas dicter tout.

Cependant, une société ne peut pas vivre sans bornes et sans règles. Il est clair aussi que dans l'ensemble, en ce qui concerne la sexualité,les gens ont de la misère à exercer une maîtrise de soi lorsqu'ils sont laissés à eux-mêmes .  Ils ont besoin d'aide. C'est de toute évidence. Depuis que l'Occident a laissé libre cours à toutes les perversions en légalisant des matériaux obscènes, on normalise de plus en plus d'actes et de situations qui, il y a 50 ans, étaient considerés comme complètement déviants pour ne pas dire barbares. Des clubs d'échangistes? Des clubs de danseuses? Des "arrangements" pour le couples qui ne veulent pas être fidèles à leur partenaires?. Des gars qui cherchent des filles "barely legal".  La polygamie s'en vient. Ça fait plus de 40 ans que la promiscuité est pratiquée librement. Ça ne fait même plus les manchettes, sauf lorsqu'on parle de ses conséquences néfastes. Qu'on ignore.

Où est-ce qu'on dresse la ligne?

Tant qu'on ne réalise pas le lien entre la maîtrise de soi et la liberté, on n'en dresse pas. Une fois qu'on ne rend pas la maîtrise de soi nécessaire en ce qui concerne la sexualité-- qu'on sanctionne la pornographie comme une simple diversion, tout ce qui concerne la sexualité devient une diversion. La fantaisie pornographique nécessite qu'on pousse les bornes, pour chercher ce plaisir encore plus exaltant et plus tabou.

À un moment donné, on n'aura pas plus de tabous.

Vous m'allez dire que j'impose mon point de vue sur la société. On peut s'interroger sur qui décide ce qui est épanouissant ou non. Il n'est pas question de "qui" décide. Pour qu'une société soit libre, il faut que la culture en entier soit basée sur des bonnes valeurs.  Donc les lois découlent tout naturellement de la volonté des gens. De plus, la raison humaine est capable de discerner ce qui est bien et mal. Ce n'est pas une question d'un personne ou d'une minorité qui décide ce qui est bien, mais d'une culture entière qui discerne, d'après la logique de ses adhérents, que de toute évidence la porno est quelque chose de néfaste pour le bien fonctionnement de la société. Oui, on peut parler d'imposer des valeurs. Mais on a le droit d'imposer de lois basées sur ce qui est véridique. Alors la question c'est de savoir si ce qu je dis est vrai. C'est absolument vrai et de toute évidence.

21 août 2010

Une sexualité débridée mine à la liberté

LeChafouin a écrit un billet interéssant intitlué Non, la pornographie n’est pas un droit.

De là je veux étendre la réflexion sur la raison pourquoi la pornographie devrait être illégale.

Le fait que quelque chose est immorale ne devrait être, en soi, la raison derrière sa criminalisation.

Mais certaines choses, à cause de leur influence néfaste, devrait être illégale. Surtout quand cette influence mine à la liberté elle-même.

Mais Suzanne! Comment peux-tu défendra la liberté et prôner la criminalisation de la pornographie?

Il s'agit de reconnaître la véritable nature de la liberté.

La liberté, ce n'est pas faire ce qu'on veut, quand qu'on veut, n'importe quand, hors toute considération des conséquences.

La liberté, ce n'est pas la déification de la volonté individuelle.

La liberté, c'est pouvoir réaliser son potentiel humain.

Bien sûr que ça nécéssite l'exercice de son libre arbitre. On ne peut pas devenir des gens moraux si l'État décide toujours à notre place.

Cependant, et c'est peut-être paradoxal-- on ne peut pas être libre si on manque de bornes.

Surtout en ce qui concerne les questions sexuelles.

Pourquoi?

Parce que l'être humain (et surtout le genre masculin) a beaucoup de difficulté à exercer leur volonté sur leurs pulsions sexuelles.

Je ne dis pas que c'est impossible. Loin de là. Mais de toute évidence, c'est difficile. La pornographie rend difficile la maîtrise de soi-- ce qui est nécessaire pour être libre.

Et lorsqu'on n'est pas maître de soi-même, on prend des décisions stupides et immorales. On a tendance à traiter de la sexualité comme quelque chose d'anodin. Mais quand on est face à des grossesses inattendues, des MTS, la violence sexuelle, et ainsi de suite, on ne parle plus de choses anondines. Sur une échelle nationale, l'incapacité de se maîtriser a des effets négatifs qui affectent tout le monde.

Vous m'allez dire que les gens prennent la décision de exercer leur sexualité en toute pleine conscience et liberté.

Peut-être c'est vrai d'un point de vue légale, mais je dirais que d'un point de vue personnel, une personne qui est toujours en train de satisfaire ses pulsions sexuelles n'est pas libre. Sa capacité de raisonner est diminuée. Il n'est pas vraiment capable de réellement voir les choses d'une façon rationnelle et logique. Il est donc sujet. Sujet à des pulsions biochimiques, incapable de vraiment voir The Big Picture.

La pornographie exacerbe cette tendance à raisonner avec son cul qu'avec sa tête.

De plus, le fait que les gens pensent avec le cul fait en sorte que la valeur de l'amour soit diminuée. Les êtres humains deviennent des choses à exploiter et non des âmes à respecter. La pornographie rend la prostitution (dans toutes ses formes) nécessaire. Parce qu'on veut acheter une femme, acheter du sexe, et non pas fréquenter une femme, prend le temps de la connaître, développer des sentiments, etc. La pornographie envoie le message que c'est correct de traiter la femme comme si elle existait pour ton propre plaisir.

Ce n'est pas libérant. C'est une forme d'asservissement.

Ça ne peut pas qu'avoir des effets néfastes sur la société. Une société qui ne valorise pas la maîtrise de soi est vouée à l'autodestruction.

Vous m'allez dire: mais comment est-ce compatible d'être contre l'étatisme, mais pour le bannissement de la pornographie?

Et la réponse est que l'État a comme fonction de préserver le Bien Commun, justement pour qu'on puisse être libre.

Si on laisse les gens faire ce qu'ils veulent, on ne seraient plus libre. Parce que la nature des hommes est de s'en prendre à la liberté des autres.

L'État existe pour préserver la liberté individuelle. Si votre comportement mine à votre propre liberté, l'État a raison de venir en aide. Les individus sont pleinement capables de raisonner lorsqu'ils sont face à des questions comme le niveau de sodium dans leur manger, ou le port de ceinture de sécurité. Mais c'en est la cas avec la sexualité, et l'État a raison de s'en mêler.

19 août 2010

Belgique: Députés flamands en solidarité avec l'Église catholique

Sept députés flamands dénoncent les insinuations envers l'Église catholique, en dépit du scandal de l'abus des enfants. Ils invitent la population à se manifester au sanctuaire marial de Scherpenheuvel le 21 août pour se montrer solidaire avec les milliers de catholiques qui oeuvrent pour la foi.

J'ai trouvé ça pas pire. Existe-t-il des députés québécois avec autant de foi? Auraient-ils le courage de se manifester comme ça?

Attention sur Jésus vs. Attention sur la morale

Selon le Cardinal Ouellet:

«Parfois, je dirais qu'on porte trop d'attention à la morale, et pas suffisamment au centre du christianisme, qui est la personne de Jésus-Christ.»

Je dirais que le débat sur la morale est le résultat de 1) l'attention que les fidèles portent sur Jésus et 2) le rejet d'une interprétation authentique du Christ.

Cependant, si on évangéliserait plus efficacement, au court terme, il y aurait plus de débat sur la morale, pas moins. Les média ignoraient la question de Jésus, bien sûr. Jésus, il n'est pas strictement "politique". Mais ses fidèles le sont. Alors en devenant plus conservateur moralement, il tenteraient plus d'interventions dans les débats de société. Le débat sur la morale serait plus accentué, pas moins. Regarde les États-Unis pour la preuve. On donnerait plus l'impression d'être uniquement fixé sur le débat moral. Mais le monde ne sont pas conscient sur la foi des gens. Les média en parlent pas. La presse ne parle de la foi en relation des débats politiques et pour rabaisser l'Église. Ce n'est jamais pour représenter fidèlement les croyances des fidèles.

16 août 2010

Le problème du Québec, c'est un problème moral

Joseph Facal:

Vous savez que je suis souverainiste. Or, dans mon billet de lundi, je déplorais que la fierté et le goût de la liberté, de l’effort, de l’excellence, de l’audace se portent si mal dans le Québec d’aujourd’hui. Voilà les seuls vrais obstacles à l’indépendance.

Un habitué de ce blogue, Gilles Laplante, fait remarquer que, depuis une quarantaine d’années, nous avons adopté toutes sortes de programmes, de lois et de règlements qui ont anesthésié ces qualités morales qu’un individu doit avoir pour envisager sérieusement de faire l’indépendance.

Nous avons, dit-il, mis en place de nombreux programmes collectifs d’assurance contre les risques. Or, faire l’indépendance, c’est justement faire un pari qui n’est pas écrit d’avance et qui comporte sa part d’incertitude.

Nous avons, dit-il, donné une telle place à l’État qu’il nous a déresponsabilisés et a amoindri en nous l’amour de la liberté. Or, faire l’indépendance, c’est justement prendre ses responsabilités et vouloir en assumer davantage au nom de la liberté.

Je ne suis pas souverainiste.

Cependant, je crois que M. Facal soulève le véritable problème avec le Québec.

Les programmes sociaux et les bénéfices de l'état-- comme les crédits d'impôts-- ont comme but de rendre l'individu plus confortable.

Alors, l'individu ne se fie plus sur ses propres efforts pour s'améliorer-- il compte SURTOUT sur l'État pour lui venir en aide.

Il croit que c'est son dû en tant que citoyen-- de recevoir ce qu'il n'a pas mérité.

Je sais qu'on ne peut pas blâmer certaines gens de recevoir de l'aide de l'État. C'est normal qu'on s'occupe des plus démunis.

Mais quarante pour cent de la population québécoise ne paie pas d'impôt. Et la plupart des québécois bénéficient d'une manière ou d'une autre de la manne étatique.

On ne parle pas d'aider les plus démunis.

Le Québécois moyen pense que c'est son dû de se faire payer son médecin, ses médicaments, la garde de ses enfants, ses frais de scolarités, etc etc.

Et on se demande pourquoi les gens ne veulent pas faire de l'indépendance.

Parce qu'on vit dans un régime basé sur l'égoïsme.

Le Québécois n'a pas à travailler pour subvenir à ses besoins. Il doit simplement l'exiger.

L'étatisme renforce cet égoïsme.

Je ne dis pas qu'en changeant pour un régime moins étatiste que le Québécois deviendra un enfant de choeur.

Cependant, en ayant sa liberté. le Québécois sera obligé de se forcer un peu pour développer son caractère.

Par exemple, il doit décider s'il veut venir en aide aux démunis et contribuer à une charité pour payer des frais d'hôpitaux.

Il doit décider s'il veut vraiment son bacc, et s'il est prêt pour y travailler.

Il doit se poser la question à savoir s'il serait mieux de garder les enfants à la maison au lieu de les envoyer à la garderie (ce qui semble être la position de départ de plusieurs gens).

Quand les politiques de l'État prennent la place du jugement des individus, on n'a moins besoin à exercer notre caractère. On récompense la paresse et l'égoïsme au lieu de l'initative et le mérite.

Je ne révèle rien en disant que les fédéralistes ont profité de cette peur de l'inconfort pour gagner le dernier réferendum. Les gens ont peur de perdre leur chèques.

Mais, en devenant plus libre l'esprit, je ne crois pas que les Québécois vont vouloir l'indépendance pour autant. Parce qu'elle est, en fait, un projet collectiviste.

La nature du projet en tant que telle demande l'individu de vivre au nom de la collectivité en souscrivant à un conformisme politique étouffant.

Ça n'arrivera jamais. J'en ai confiance.

15 août 2010

La droite québécoise se mobilise

Il paraît qu'un nouveau site de droite verra la jour le 1er septembre. Le site Réseau Liberté-Québec mobilisera les droitistes québécois. Je ne connais pas les autres détails, mais son vidéo promotionnel semble très alléchant.

Pour le visualiser, voir ici.

La page de Facebook est ici.

Cardinal Ouellet: Trop gentil pour le bien de notre Église

Cyberpresse:

Le cardinal Marc Ouellet a tendu pour une dernière fois un rameau d'olivier à tous ceux qu'il a pu heurter ou peiner. Récemment nommé à Rome, le controversé archevêque de Québec a «demandé pardon» à ses «frères et soeurs», dimanche, au cours d'une cérémonie d'adieu à la basilique Sainte-Anne-de-Beaupré, à l'est de Québec.

Les dirigeants de l'Église ne font pas de faveurs au fidèles en demandant pardon à tout de bout d'champ pour leurs prises de position.

Même, ça donne des allures d'hypocrisie.

M. le Cardinal, vous avez eu le courage de dire ce que les autres évêques n'avaient pas le courage (ou la conviction) de dire.

Ayez le courage d'assumer vos paroles.

Je sais que ça fait partie de la tradition spirituelle de l'Église d'essayer d'être fin avec nos opposants. On ne veut pas blesser personne.

Mais il faut aussi exercer la vertue de la prudence. Quand on demande pardon, on donne l'impression de donner raison aux autres. On donne l'impression qu'on ne devrait pas montrer de la force (dans le sens théologique!) en ce qui concerne nos croyances.

Des fois, heurter des gens, ça fait du bien. Je crois que la sortie du Cardinal a fait beaucoup du bien au Québec. Ça les a réveillé.

Il ne faut pas s'excuser pour ça. On devrait lui féliciter.

Mais on a du chemin à faire pour faire comprendre aux gens qu'on n'a pas à s'excuser pour notre foi. Que quand on est TOUJOURS mou, on ne donne pas de crédibilité à notre foi (tout comme on ne donne pas de credibilité en étant toujours dur non plus).

Ce l'Église a besoin dans notre temps, c'est un leader qui va dire les choses telles qu'elles sont, et qui a une colonne vertébrale pour se tenir debout.

Que Dieu entend mon voeu!

14 août 2010

Pourquoi que les médias portent attention au Congrès des jeunes libéraux?

Dans le Parti Libéral, la Commission jeunesse possède 33% des votes au congrès des membres; donc, un poids déterminant dans la création du programme du parti.

Mais on sait que les politiciens de nos jours ne portent pas beaucoup d'attention à leur programme.

Donc, en fin de compte, les Congrès des Jeunes Libéraux, c'est juste du blah blah blah.

Je me rappelle dans mon temps dans cette organisation-- les années 90-- qu'on invitait n'importe qui à ces rassemblements. Je me rappelle qu'une collègue de travail qui était séparatiste a été invité pour un "party" à Lennoxville, où se tenait le congrès cette-année là.

En tant que membre, je me sentais un peu lèsée par ces "membres instanés". Mon vote était annulé par des gens qui n'avaient rien à faire avec le parti. C'était des gens qui n'avaient pas nécessaire d'intérêt pour la politique. Moi je chariais pour le parti, j'allais souvent aux rencontres, pis mon vote comptait pas à toute fin pratique.

Et c'était eux qui avaient un poids déterminant dans l'élaboration du programme du parti. Des gens qui voulaient seulement faire le party et se saouler la gueule.

Bon, j'ai réalisé par après que ça n'avait pas d'importance puisque le parti agissait selon une statégie électoraliste. Qu'on mettait tant d'effort et d'énergie dans une plateforme n'avait aucune importance, puisque c'était toujours les dirigeants-- et non les membres-- qui décidaient des politiques du gouvernement.

Donc, les réunions, les congrès, etc c'était du busy work. Quand les résolutions faisaient l'affaire du parti, les dirigeants en profitaient, pis quand ça marchait pas, les jeunes étaient ignorés.

Alors pourquoi qu'on porte tellement d'attention à ces gens? Je sais que la scène politique est un peu endormante au mois d'août, mais on devrait avoir une meilleure raison que ça.

D'autant plus que je ne peux pas avoir confiance que la plupart des gens là sont des véritables membres engagés dans la parti. Les salles pleines, ça parait bien pour les caméras-- et les libéraux sont bons pour bien paraître devant la caméra. Mais au niveau de la substance, c'est maigre.

13 août 2010

Mais les fumeurs de mari ne sont jamais violents!

Ça les appaise!

(Québec) Un policier de la Ville de Québec est passé bien près de se faire poignarder hier soir, vers 21h15, dans le secteur de Saint-Sauveur, par un homme de 46 ans que lui et un collègue venaient de surprendre à fumer du cannabis dans un parc de la rue Verdun.

Vous m'allez dire que la mari n'a pas causé son tempérament violent. Mais il ne l'a pas appaisé non plus. Le pot, c'est supposé être le catalyste du Peace and Love.

Pis le gars était pas très brillant. Qu'est-ce qu'il faisait dans un parc, en train de fumer de la mari, pendant qu'il était sous probation? Me semble que ça se fait pas. Bien sûr, j'ai déjà vu des jeunes fumer du pot dans le parc. Un gars de 46 ans devrait avoir un plus de maturité.

Mais c'est ça la drogue. Ça te garde dans une adolescence prolongée.

12 août 2010

Ils se demande pourquoi les catholiques abandonnent pour les églises évangéliques

Radio Ville-Marie:

Ce succès, il l’attribue à cinq grands traits distinctifs, y compris une prédication tranchante… Dès lors, le défi majeur pour l’Église catholique est selon lui d’entendre "la soif spirituelle qui s’exprime dans ces nouvelles formes du christianisme

Traduction: les Églises catholiques ne parlent plus des Vérités de la foi. Ça parle de "guérison intérieure" et "justice sociale".

sans pour autant tomber dans leurs travers, en cédant par exemple à la tentation d’une vision simpliste du monde ou d’un repli sur soi sectaire".

Maudit qu'ils comprennent pas.

Je ne suis pas une femme "simpliste". Cependant, c'est justement le fait que ces de croire tellement à LA VÉRITÉ qui fait la force des ces églises.

Y'ont rien compris. Ils préfèrent mourir que d'entreprendre des méthodes "vieillotes" comme l'apologétique.

Du chiâlage sur l'actualité

Depuis un certain temps, l'actualité francophone ne m'intéresse pas du tout.

Je sais que c'est l'été, mais la presse ne m'intéresse pas beaucoup.

Des fois, je me demande pourquoi certaines histoires font la manchette.

Comme celle-ci par exemple.


Pouvez-vous ben me dire que c'est ça peut ben me faire si la Duchesse de York est au bord de la faillite?

J'aimerais ça qu'on invente des journaux ou des stations de nouvelles qui se penchent uniquement sur des nouvelles sérieuses.

Et si les manchettes manquent, qu'on présente des reportages pour donner des informations pertinentes sur des sujets d'actualité.

Le human interest, c'est ben beau, mais c'est pas de l'actualité.

Suis-je la seule personne au monde qui aimerait voir moin de glitz et plus de substance sur nos émissions de nouvelles?

3 août 2010

Le fameux "consensus" sur l'avortement

 

Près de deux Québécois sur cinq (38%) veulent rouvrir le débat sur l'avortement, selon un nouveau sondage Angus-Reid.

C'est la plus forte proportion au pays; l'Alberta arrive deuxième avec 33% de citoyens désireux de rouvrir le débat.

La moitié des Québécois (49%) reste néanmoins contre la réouverture du débat, mais il s'agit de la plus faible opposition au pays, à égalité avec l'Alberta.

 

Question: est-ce que le Cardinal Ouellet a subtilement influencé l'opinion publique?

Ou est-ce qu'on surestime l'appui pour l'avortement au Québec (et au Canada)?

Hmmm....

 

 

VIDÉO: Henry Morgentaler parle de son expérience de l'Holocauste

Avis aux pro-vie intéressés:

L'ironie de cette histoire ne nous échappe pas.

Dieu a permi Henry Morgentaler de vivre parce que Dieu l'aime.

Mais voilà qu'il condamne Dieu.