30 octobre 2010

Éducation: Responsabiliser les parents

La mère blogue cite un enseignant:

«Combien de fois dans ma carrière ai-je côtoyé des élèves dont les parents se moquaient de leurs apprentissages? Des jeunes beaux, fins, intelligents, mais complètement abandonnés par ce qui a l’allure de géniteurs trop occupés ailleurs. Je pense entre autres à cette mère d’un enfant en difficulté qui refusait de venir discuter de son jeune à l’école et à qui on avait même offert une rencontre le soir ou la fin de semaine avec, en plus, le transport en taxi!»

...

Conclusion? «Il serait grand temps que certains parents réalisent — ou qu’on leur fasse réaliser — que l’éducation n’est pas un service mais un privilège, ainsi qu’une obligation sociale et légale. Il serait grand temps qu’on les responsabilise. Mais ça non plus, il ne faut pas le dire… C’est un autre tabou.»

On ne peut dire qu'une chose est à la fois une obligation et un privilège.

Si c'est une obligation, l'idée du privilège devient caduque. Un privilège est quelque chose que tu peux t'en passer. Au Québec, il n'y a pas de choix; il faut que l'élève aille à l'école à moins qu'il est éduqué à la maison (pas sûr que ça se fait souvent, mais en tout cas...)

Je suis pour l'idée que les parents doivent avoir le dernier mot sur l'éducation de leurs enfants. Ils devraient être libres de choisir l'école de leur enfant, influencer les politiques décisionnelles de leur école et de leur commission scolaire, et ainsi de suite.

Mais une fois que les flots sont dans la salle de cours, le prof est le boss.

C'est la seule façon d'assurer une bonne gestion des élèves.

Le prof doit avoir l'autorité de dire ce qui est nécessaire aux jeunes, sans se soucier des appels téléphoniques, des visites personnelles ou pire encore des poursuites judiciaires.

Et si le flot veut pas se comporter comme du monde: dehors bonhomme.

Si les parents ne veulent pas imposer la discipline sur le flot (ou ne savent pas comment): dehors. Reviens quand l'élève a appris à se comporter comme du monde.

Quand les parents auront à se méfier du comportement du petit, ils vont passer le message si ce n'est pour éviter l'effort d'avoir à trouver une autre école qui va le prendre.

Si le prof n'est pas le boss, s'il doit composer avec les demandes du Ministère, de la commission scolaire, du syndicat, des parents, des groupes de pression, etc, etc son autorité va être minée. Il va toujours se remettre en question, se douter de lui-même et ses gestes et il ne sera jamais efficace.

Vous m'allez dire: il existe de profs médiocres.

Je comprends. Mais même là dans vie, il faut apprendre à faire la volonté de d'un boss niaiseux. Le jeune qui n'apprend pas à s'asseoir quand le prof le dit de s'asseoir à cause que le prof ne sait pas enseigner, le jeune va finir par se faire clairer à ses jobs parce qu'il ne sait pas comment étouffer sa propre volonté juste pour pouvoir garder sa job et son chèque de paie.

Et les parents devraient avoir le choix de changer d'école si ça ne fait pas leur affaire.

Si tous les profs sont niaiseux pour eux, peut-être le problème c'est avec eux.

Il me semble c'est super évident. Fais ce que le prof dit. Sinon, tu entres plus dans son cours.

Pourquoi qu'on tolère des gestes que, dans la vraie vie, ne seraient jamais tolérés à un lieu de travail? Je sais qu'ils sont jeunes et qu'on ne peut pas être complètement rigide, mais ceux qui ont en bas de 40 ans et qu'on été à l'école publique ont vu des jeunes sacrer à des profs, faire des gestes grossiers, fumer des cigarettes (ou pire encore de la mari) et ainsi de suite. On parle plus des jeunes qui mâchent de la gomme ou qui oublient d'ôter la casquette.

Si les flots n'apprennent pas qu'il n'est pas acceptable à l'école, quand est-ce qu'ils vont l'apprendre?

Si on n'oblige pas les parents de l'apprendre, qui va les forcer?

L'éducation obligatoire a facilité cette situation dysfonctionnelle. Ils savent que le comportement grossier va être toléré si ce n'est parce que l'école et la commission scolaire a trop de choses à gérer et il faut que l'élève soit un cas exceptionnel pour qu'on lui porte attention.

Je sais que bien des bleeding hearts vont chiâler que les enfants désavantagés ne doivent pas être laissés pour compte.

J'en conviens. Mais est-ce que la classe et l'école doit souffrir à cause des lacunes de quelques individus? (Le socialisme dit oui, bien sûr).

Dans une société où le monopole de l'éducation n'existe plus, on peut envisager des écoles spéciales pour éduquer ces enfants-là. Et peut-être même les parents.

Et en fin de compte, il faut permettre les gens de souffrir les conséquences de leurs. Il y aura toujours des jeunes et des parents qui vont s'en foutre complètement, malgré tout l'aide qu'on leur offre.

On ne peut pas forcer des gens à prendre la bonne décision. On peut le mettre dans une école, on ne peut lui forcer à s'éduquer. Parfois, la seule école qui va leur donner la leçon, c'est l'école de vie.

29 octobre 2010

La laïcité ne garantit pas la paix sociale

Excellent billet de Sylvain Aubé:

Aux côtés du suffrage universel, de la liberté d’expression et de l’égalité devant la loi, on cite parfois la séparation de l’Église et de l’État parmi les principes fondamentaux de la démocratie. On qualifie ce principe de « laïcité ». Si on entend que l’État ne doit pas être dominé par une religion qui utilise son pouvoir pour tyranniser les citoyens, il va de soi qu’il s’agit effectivement d’un principe démocratique fondamental. Cependant, si on entend que l’État doit être purgé de toute valeur religieuse, voire de toute référence religieuse, il s’agit d’un principe qui n’a rien de démocratique. Si l’État purge les valeurs et les références religieuses, il n’est pas un État neutre face à la religion : il est un État qui milite pour l’athéisme. C’est à cette conception de la laïcité que je m’oppose.

...

Je souhaite être bien clair : la laïcité n’est pas complètement invalide pour autant. Les religions prétendent détenir la vérité universelle et absolue; l’utilité de la laïcité est d’assurer une vigilance de l’État face aux menaces autoritaires afférentes à cette prétention. Cependant, lorsque la laïcité cesse d’être cette vigilance face à la religion pour devenir un rejet de toute influence religieuse, elle perd sa validité. Ce faisant, elle exclut la religion pour laisser toute la place à l’idéologie, qui n’a rien d’intrinsèquement préférable à la religion. Distinguer l’idéologie et la religion laisse croire que l’idéologie est objective ; séparer l’Église et l’État laisse croire que l’État est pragmatique. L’effet de ces faussetés est d’augmenter la légitimité de l’État lorsqu’il impose ses valeurs idéologiques avec la même force qu’il imposait jadis ses valeurs religieuses tout en esquivant les résistances corrélatives. Les démocrates véritables ne doivent pas être leurrés par cet artifice; nous devons reconnaître que les idéologies autant que les religions peuvent mener à la tyrannie. Nous devons admettre les religions sur un pied d’égalité avec les idéologies : autrement, tout heureux de nous être libérés des chaînes religieuses, nous offrons nos poignets à être menottés par des chaînes idéologiques.


La Séparation de l'Église de l'État n'avait jamais comme but d'éliminer Dieu de la scène publique.

Même, notre Chartre des droits et libertés est basée sur la Suprématie de Dieu.

Ça n'a pas de bon sens que la Commission des droits de la personne interdit la prière a Dieu, quand les droits qu'elle reconnaisse son basée sur lui.

C'est stupide!

Si l'athéisme pratique n'est pas supérieur à la croyance religieuse, c'est ridicule d'interdire la prière dans des espaces publiques comme le Conseil de Villes ou les écoles.

C'est imposer des valeurs autant qu'exiger que les gens aillent à l'école catholique.

Exclure un geste volontaire et sans effet sur les autres-- la prière-- et autant une menace à la liberté que d'imposer un geste religieux.

La vigilance doit être envers la menace aux droits, pas la menace des religions. La croyance n'est pas ce qui menance la liberté. C'est l'étatisme qui met en danger les droits des gens-- les droits des croyants autant des non-croyants.

28 octobre 2010

Les évêques québecois et le synode de la Nouvelle Évangélisation

Dans une lettre adressé au pape:
Mgr Morisette a souligné l'importance de la création d'un Conseil pontifical pour la nouvelle évangélisation, une question qui occupera largement les travaux de l'assemblée.

Le thème de l'évangélisation, précise-t-il, sera abordé sous quatre angles différents : les enjeux actuels en bioéthique ; la pastorale des catholiques non pratiquants ; la responsabilité dans l'exercice du ministère avec un accent sur les questions liées aux abus sexuels ; les approches visant à renouveler les paroisses en favorisant la participation des jeunes adultes catholiques.

J'ai hâte de voir ce que les évêques vont dire sur les questions pro-vie.

J'ai toujours l'impression que les évêques québécois ont une adhésion formelle et minimale aux doctrines pro-vie de l'Église, surtout en ce qui concerne la protection légale du foetus. C'est simple, l'Archévêque Msgr. Turcotte s'est prononcé contre la criminalisation, et personne n'a rien dit dans l'Église; et quand le Cardinal Ouellet a dénoncé l'avortement, le seul évêque qui l'appuyait c'était Msgr. Prendergast d'Ottawa.

C'est simple, l'Église québécoise n'est pas crédible sur les questions pro-vie.

Toutes les idées sur la bioéthique vont venir des évêques canadiens-anglais, pour qui la question d'avortement est plus préoccupante-- pour certains. Bénoît XVI et Jean-Paul II ont eu l'idée géniale de s'assurer que les archévêques des plus grandes villes étaient plutôt pro-vie. Bien que ça donne que les régions sont souvent pris avec des évêques plutôt mous (pour ne pas dire hostile) au mouvement pro-vie, au moins les évêques ont plus de chance de convertir le reste du pays en témoignant dans les centres influentiels du pays. La seule exception majeure seraient peut-être Montréal. Mais j'ai l'impression que ça va changer ben vite. L'époque des évêques mous sur le pro-vie tirent à sa fin.

27 octobre 2010

Tu veux entretenir les vieilles églises?

Ben va à la messe, fait des enfants et convertis la population non-croyante.

Veux pas le faire? Tu vas perdre ton église.

C'est quoi la fonction d'une église? C'est tu pour bien paraître sur la rue?

C'est pour abriter les activités des croyants.

On récolte ce qu'on sème. On a pris pour acquis que le Québec serait toujours catholique. On s'est tellement rapproché du monde qu'on n'est plus capable de distinguer les valeurs de l'Église (du moins celles de l'élite pastorale et bureaucratique) et celles du monde laïc.

Quand on essaie d'être progressiste dans notre foi, on ne prend plus la foi au sérieux. Ah, vous m'allez dire qu'on continue d'être sérieux dans nos valeurs. Bien oui, on peut continuer d'etre sérieux dans nos valeurs.

Mais c'est pas ça la foi.

On a rédéfini la foi pour la rendre plus facile, plus acceptable, plus "moderne".

L'Église a un nom pour ça. Ça s'appelle le modernisme. C'est une hérésie qui tue la foi.

Parce qu'il propose n'est plus la foi. C'est prend les valeurs du monde et l'appliquer à l'Église, sans tenir compte de la Révélation Divine.

Ha! La Révélation Divine. Quel concept! Accepter la Parole de Dieu par le biais de l'Écriture, la Sainte Tradition selon l'enseignement de l'Église. #ironie.

Sans accepter la Révélation Divine, on ne peut pas avoir une foi authentique.

On a une philosophie habillée avec des rites et des histoires de Jésus.

C'est pas une foi. C'est un mouvement, un système, appelle ça comme tu voudras.

La foi, c'est accepter ce que Dieu a dit parce qu'il est complètement fiable et aimant.

Dieu a bien révelé la vérité par Jésus et ce dernier a fondé l'Église pour préserver et élaborer authentiquement son enseignement.

Mais ce n'est plus pris au sérieux. Personne a l'idée de prêcher, d'expliquer, d'annoncer, de défendre. Ah, il y a quelques dinosaures comme moi. Mais ça va prendre plus qu'une pognée de blogues pour expliquer aux gens les fondements de notre foi.

Il n'y a rien d'acquis sans l'effort.

Si on n'est pas prêt à se convertir à la FOI catholique, et à l'amener aux autres, c'est game over pour un paquet d'églises.

Demande pas au gouvernement d'entretenir ton église. Demande pas au gouvernement de faire ce que tu devrais faire pour toi-même.

On ne peut pas payer les gens à avoir des enfants

Dans certains pays du monde, la population diminue au lieu de croître, surtout dans les pays ex-communistes où l'avortement est un moyen de contraception.

Prenons par exemple la Bulgarie.

Même après avoir augmenter le congé-maternité à 58 semaines (oui, vous avez bien lu) payé à 90% de son salaire, en plus d'autres prestations, le taux de fertilité n'a qu'augmenter de 1.4 à 1.6.

Vous savez, ce congé de maternité ferait rêvé bien des féministes occidentaux. Mais les Nations-Unies le voient d'un autre oeil:

Dans son rapport sur « Les femmes et le travail », l'OCDE n'encourage pas à faire trop durer le plaisir :

« Le congé parental rémunéré, en maintenant les femmes hors du marché du travail pendant des périodes prolongées, peut réduire les taux de participation, car les qualifications se dévalorisent et la progression des carrières et des salaires est interrompue.

Notre analyse suggère que l'augmentation du congé parental au-delà de vingt semaines a un impact négatif sur le taux d'activité des femmes. »


Ces mères aux foyer nuisent aux objectifs féministes, voyez-vous. On veut des congés de maternité, mais on ne veulent pas que les femmes s'en servent trop. Le choix personnel, oublie-ça.

Tellement contente d'être une mère au foyer et de nuire au féminisme!

On voit bien que malgré la tentative d'essayer d'acheter des enfants, si les couples en veulent pas, il y en aurait pas, surtout dans un pays où l'avortement est répandu.

Si on veut augmenter le taux de natalité, il faut revaloriser la famille et soutenir le mariage-- parce que le mariage c'est ce qui est le meilleur garant à la famille, malgré tout ces difficultés.

Encore une fois, c'est une question de valeurs.

Si on ne réussit pas à augmenter le taux de fertilité, c'est notre choix comme société, mais on ne devrait pas être surpris si ceci affaiblit notre société.

26 octobre 2010

La droite québécoise: Le mouvement Seinfeld

La droite québécoise: Le mouvement Seinfeld

A movement about nothing:


Dire que le modèle québécois est dans un cul-de-sac et trouver des exemples qui le démontrent, c'est une chose. Définir les éléments du modèle de remplacement en est une autre, surtout si on réclame la disparition pure et simple de grands pans du système en place.

Même s'il soutient ne pas vouloir se transformer en parti politique, le Réseau Liberté-Québec va devoir articuler des demandes plus précises pour espérer avoir de l'impact. Les Marcotte, Duhaime, Leduc et compagnie à l'origine du mouvement s'exprimaient pour l'instant en tirailleurs, soit à travers des blogues ou des chroniques sans souci de cohérence ou d'élaboration d'un projet articulé. Mais pour être pris au sérieux dorénavant, leur regroupement va devoir nommer les gestes à poser pour «sauver» le Québec.

Avant d'adhérer en masse au projet d'une vraie droite au pouvoir au Québec, les citoyens vont demander quels programmes et services seront condamnés, combien de fonctionnaires seront mis à pied, quelles lois seront abrogées et quels organismes réglementaires vont être démantelés avant l'avènement de l'ère du privé et du citoyen roi.

Je crois que le problème est essentiellement philosophique.

Qu'est-ce que la droite veut que l'État fasse?

Les gens veulent moins d'État. Mais il s'agit de savoir: pourquoi? Moins d'État pour simplement faire ce qu'on veut, c'est égoïste. Il faut une réponse plus nuancée, plus morale. Moins d'État pour que les compagnies fassent plus d'argent, c'est correct, mais pas très visionnaire.

Si la droite n'élabore une philosophie pour se guider, elle ne fera pas de progrès. Dans le moment, la majorité des québécois reçoivent toutes sortes de prestations. Pensez-vous qu'ils vont les sacrifier sans une bonne raison? Ils doivent voir que c'est dans leur intérêt personnel de le faire.

Si la droite c'est juste couper pour couper, quelle sorte de plateforme électorale que ça va donner? La plateforme Seinfeld. La plateforme qui n'a pas de sujet, sauf les coupures et les baisses de taxes. J'aimerais ça en avoir, mais compte tenu de la nature humaine, je doute fortement que l'électorat va y adhérer.

C'est un peu pour ça que les partis de droite échouent à développer des politiques plus libertariennes. Ils doivent toujours offrir des pots-de-vin électoraux pour gagner leurs élections. Il faut changer la mentalité des gens pour réussir. Les gens ont beau répondre à un sondage qu'ils veulent moins d'État, mais quand il vient temps de sacrifier, ils ne sont pas prêts à le faire. C'est la nature humaine.

Il faut aussi avoir une pensée pour le genre de société qu'on veut créer après les coupures. Parce que la société aura à remplir les fonctions que l'État aura délaissées.

Le Saint-Siège prépare un synode sur la Nouvelle Évangélisation en 2012

Selon le Saint Père:


« La nécessité de reproposer l'Evangile aux personnes qui le connaissent peu ou qui se sont éloignées de l'Eglise a souvent été soulignée durant les travaux de l'Assemblée » pour le Moyen-Orient, a-t-il rappelé.

Excuse mon cynisme.

Mais comment peut-on évangéliser les non-croyants quand le clergé catholique en Occident ont généralement abandonné les dogmes de la foi.

On ne parle plus du salut. On ne parle plus de l'âme. On a abandoné la spiritualité traditionnelle qui repose sur la discipline psychologique et corporelle. À en juger les discours des prêtres, notre foi c'est une sorte de pop psychologie transmise par des histoires de Jésus. On ne parle plus de Jésus et du Père comme s'ils étaient divins. Croire en lui est devenu quasiment facultatif, une sorte de porte-bonheur psychologique.

Et ne parle surtout pas du péché. Le péché, ça n'existe plus, comme dirait les humanistes.

Même pas dans l'Église, j'ajouterais.

Ce qui va se produire, c'est que les évêques vont rédiger des beaux documents qui ne seront qu'à moitié appliqués sur le terrain.

Parce que la majorité des prêtres, des théologiens et des fonctionnaires de l'Église n'y croient pas.

Je n'ai rien contre la pop psychologie catholique. On a tous besoin de guérison sous toutes ses formes. On a tous besoin d'apprendre à pardonner. C'est nécessaire de développer les connaissances pour entretenir les relations humaines.

MAIS, il faut le faire dans le bon cadre. Parce que sans le cadre surnaturel, toute cette psychologie perd son véritable sens.

Autrement, on n'arrête pas parler du "moi"-- mes blessures, mes peines, mes souffrances, mes problèmes, pôôôôôvre moi, que je fais pitié, je suis une vicitme, je dois me libérer de moi-même pour le fait d'actualiser mon potentiel, etc etc.

C'est un peu égocentrique.

Il faut savoir regarder au-dela de nos petites misères. Notre foi devrait se concentrer sur Dieu-- non seulement comme le Dr. Phil célèste, mais comme l'objet surnaturel et ultime de notre bonheur.

Dieu, c'est la joie parfaite. Notre destin devrait être le ciel. Pas la paix intérieure-- aussi souhaitable que ce soit.

Mais, les prêtres ne seront pas comment évangéliser parce qu'il ne croient pas dans le véritable message de la foi. La foi c'est croire en Dieu à cause qu'il est complètement fiable et aimant. C'est raisonner que Dieu est plus intelligent que nous, alors on devrait accept sa Parole, même si on ne le comprend pas toujours sur le coup.

Mais non, c'est de l'intrégrisme, ça. Il y a trop de prêtres qui ont peur de se faire traiter d'intégriste parce qu'ils ne veulent pas parâitre imbéciles aux bien-pensant. C'est le fun quand le monde te pense cool et raisonnable. Te faire traiter de Taliban, c'est comme une des pires choses dans notre société.

Une crucifixion verbale, si vous voulez.

Jésus nous a dit de s'attendre à ça. Il a dit: si le monde te haït, rappelle-toi que le monde m'a haït en premier.

Peut-être avant de penser à évangéliser les autres, le Saint-Siège aurait intérêt à évangéliser le clergé en premier, leur réapprendre les ABC de la foi pour que les gens qui sont déjà croyants puissent être enseignés.

25 octobre 2010

Veut-on préserver une langue ou une culture?

Le blogue Pour une école libre a publié un billet concernant un rapport français qui souligne l'incapacité de certaines école d'assimiler les immigrants.

Selon ce rapport:

« Il n’est pas rare d’avoir des classes primaires et de collèges (jusqu'à secondaire III) entièrement composées d’élèves d’origine étrangère, partageant la même confession, cet ‘effet ghetto’ a des conséquences scolaires et sociétales préoccupantes. »

Le problème:

« À tous les niveaux de la scolarité, les témoignages recueillis font état d’obstacles croissants. La montée des fondamentalistes et du communautarisme ouvre la porte à des contestations de cours de plus en plus nombreuses. »

Les étatistes veulent forcer des immigrants à fréquenter l'école française dans le but des les franciser et les assimiler.

Ça marche très bien quand les immigrants sont peu nombreux-- deux ou trois par classe.

Mais qu'est-ce qui arrive quand il y a une forte majorité d'élèves dans une école sont des immigrants ou les enfants d'immigrants?

Pensez-vous que la culture québécoise, telle qu'on la connaît sera suffisament enseignée?

Je ne dis pas qu'ils n'apprendront le français. Bien sûr ils seront obligés, pour pouvoir communiquer avec leurs professeurs.

Mais vont-ils vraiment apprendre à connaître les moeurs et la culture populaire qu'on connaît? J'ai mes doutes.

Veut-on former des "québécois", ou veut-on créer des francophones?

Je sais qu'ils vont en apprendre certaines valeurs québécoises. Les enseignants vont parler de tolérance, d'ouverture, de recyclage et toutes ces autres idées gnah-gnah qu'on retrouve à l'école publique.

Mais vont-ils apprendrent les non-dit? Pas sûre.

Du point de vue du nationalisme, ça vaut-tu la peine de former des francophones qui n'ont pas le même sentiment d'appartenance à la nation québécoise que les gens de souche?

Je ne dis pas qu'on ne devrait pas avoir des immigrants. Mon but, c'est de souligner que dans une situation de dénatalité, on ne peut pas préserver la culture, parce que l'assimilation ne se produisera pas.

Si vous voulez préservez la culture québécoise, ayez au moins trois enfants par couple. Je dis tout simplement la vérité.

Les lois interventionistes qui empêchent tout le monde d'envoyer leurs enfants à l'école de leur choix n'auront pas les résultats escomptés. Le nationalisme "civique", qui justifie les lois linguistiques, n'a pas de sens. Si le Québec est une nation qui incarne certaines valeurs, au-dela des origines ethniques, il faut assurer que ces valeurs soient transmises. Quand il n'existe pas assez d'enfants pour assimiler les nouveaux-arrivés, cette préservation de la culture ne se fera pas.

Vous m'allez dire que la culture évolue et que les immigrants apportent leur contribution.

J'en suis d'accord.

Mais lorsqu'on accepte tellement d'immigrants sans se soucier de notre capacité de les assimiler, on perd le contrôle de cette évolution. La France en est un bel exemple. Maintenant la France doit composer avec beaucoup de problèmes avec leurs immigrants. Parce qu'on pense le fait même qu'ils vont à l'école française vont les assimiler. Pas vrai.

Tout ça pour dire qu'on ne peut pas se fier sur l'État pour faire ce qu'on devrait faire nous-même. L'interventionisme ne peut pas remplacer ce qui doit se faire. On ne peut pas préserver la culture si on n'est pas prêt de le faire.

Il y a ben des gens pour qui avoir des enfants n'est vraiment pas une priorité. C'est correcte ça. Mais on récolte ce qu'on sème. Si on veut telles conséquences, on devrait prêts à poser les gestes qui mènent à ces conséquences. Sinon, on ne peut pas s'attendre aux autres de le faire et on n'a pas plus le droit de se plaindre.

Tout le monde veut aller au ciel mais...

Richard Martineau parle du dégraissage de l'État. Il dit:

81 % des Québécois souhaitent que le gouvernement réduise ses dépenses.

On sait que la grande majorité de Québécois sont surendettés.

On sait que le gouvernement est un des employeurs les plus importants.

On sait que presque tout le monde reçoit du gouvernement un chèque ou des avantages fiscales quelconques.

Considérant ces conditions, pensez-vous que les Québécois sont prêts à dégraisser l'État? Pensez-vous qu'ils sont prêts à voter contre leurs intérêts financiers?

Soyons réalistes.

Je sais que ben des gens sont tannés d'être surtaxés.

Mais est-ce que les contribuables sont prêts à sacrifier leur bien-être pour réduire de l'État?

Sans parler des soixante pour cent des citoyens qui ne paient pas d'impôts. C'est clair que ce sont eux les gagnants du système.

Pensez-vous qu'il vont voter pour éliminer les garderies à $7, le congé parental, les subventions à leurs employeurs, la santé (qui bouffe une bonne partie du budget) etc etc?

Tout le monde veut aller au ciel, personne veut mourir.

Mais pourquoi?

On pense que c'est une simple question d'argent. Qu'on freint la croissance économique et qu'on empêche les individus d'avancer.

C'est pas une simple question d'argent.

C'est une question de valeurs.

Valorisons-nous la liberté? Valorisons nous le droit de choisir ce qui est bien pour notre propre avancement moral et spirituel.

Et la réponse est non.

Les Québécois, même ceux qui se disent de droite, ne comprennent pas le DANGER de l'Étatisme. Quand on ne met pas de limites sur le pouvoir de l'État, il ne cessera pas de grandir et de gruger dans nos libertés.

Mais les Québécois ne comprennent pas le danger. On aime ça quand les dirigeants décident pour nous. Ça nous empêche à avoir à décider pour nous-mêmes. Ça déresponsabilise. Quand on n'est plus responsable, la vie est plus facile. On n'a plus à penser trop trop aux charités; l'État s'occupe des pauvres. On n'a plus à s'inquiéter sur le choix de l'école publique; l'État la choisit. On n'a pas à se demander ce qui est bien ou mal. L'État nous le dit par nos lois.

Quand on est libre, c'est dûr. Il faut travailler pour ce qu'on a. Il faut se forcer à partager avec les plus démunis. Il faut chercher la bonne école pour nos enfants; il faut s'assurer que les dirigeants ne s'emparent pas de plus de pouvoir.

Et ainsi de suite.

La liberté, c'est seulement pour ceux prêts à assumer les responsabilités. C'est seulement pour ceux qui valorisent la capacité d'agir sans l'intervention de l'État.

Je ne suis pas sûre que les Québécois sont prêts pour la liberté. Je ne suis même pas certaine que les droitistes sont prêts pour la liberté. Parce que ce n'est pas juste une question de faciliter plus de profits ou permettre les gens de fumer un joint. Il faut s'engager à resoudre les problèmes sociaux sans l'État par son propre effort. Il faut savoir apprécier et développer les valeurs qui préservent et perpétuent la liberté. Tout ce que je vois, c'est le vide intellectuel et spirituel au Québec. On veut garder notre argent, mais on ne veut pas voir plus loin que la piasse.

23 octobre 2010

Félicitations Cardinal Ouellet!

Selon un reportage de Radio Ville-Marie:

Nouvellement nommé préfet de la Congrégation pour les évêques, le cardinal Marc Ouellet ajoutera une tâche de plus à ses fonctions romaines. Samedi le 16 octobre, le pape Benoît XVI l'a nommé membre de la Congrégation pour la doctrine de la foi.

Au dernier conclave, on parler beaucoup de la possibilité de l'élection du Cardinal Ouellet à la papauté.

Moi je savais que ça n'arriverait pas. C'était le hype des média qui ne savent rien de la religion et qui voulaient tout simplement créer une histoire pour remplir leur temps d'antenne.

Maintenant, avec ses des promotions, je pense que les chances du Cardinal seront meilleurs, mais ça va dépendre de la couverture qu'il va recevoir. S'il réussit à nommer des bons évêques influents et orthodoxes qui font du bien pour l'Église, et s'il contribue positivement à l'élaboration des doctrines de l'Église-- et qu'on en entend parler-- je pense qu'il pourrait être dans la course.

Des cardinaux électeurs c'est comme n'importe qui. Ils votent selon les reportages eux-autres aussi, à moins d'être vraiment ami avec le candidat.

J'ai hâte de voir ce que ça va donner.

22 octobre 2010

Les sept croix du Frère André

Une méditation intéressante du blogue de Sel et Lumière.

21 octobre 2010

L'Abbé Gravel appuie la légalisation de l'euthanasie

Détails chez Campagne Québec-Vie.

L'Abbé Gravel essaie toujours d'être "nuancé", à un point tel que ses nuances contredisent ce qu'il vient de dire.

Par exemple, il s'insurge contre ceux qui dit qu'il est pour l'avortement. "Quoi, chu pas pour l'avortement!"

Non, mais il appuie l'avortement légal. En d'autres mots, il est contre la reconnaissance du droit du foetus. Ce qui est la position de l'Église.

Donc, il dit: "Chu contre l'euthanasie, en général. Sauf pour ceux qui ne croient pas que Dieu veut qu'ils vivent une mort naturelle."

En d'autres mot, il est en faveur de l'euthanasie.

Quand est-ce que les évêques vont obliger leurs prêtres de prêcher la doctrine catholique. C'est quand même leur job. Pis on se demande pourquoi les jeunes délaissent l'Église. Si on ne leur apprend pas la foi, ils ne resteront pas.

Les écoles et le combat pour le français

Richard Martineau a écrit:

"Si les immigrants parlent de plus en plus français, s'ils réussissent à s'intégrer et à prendre leur place, s'ils jouent un rôle de plus en plus important dans la construction du Québec moderne, ce n'est pas parce qu'on leur a permis d'étudier dans la langue de leur choix.

C'est parce qu'on a voté une loi les OBLIGEANT à fréquenter l'école française ! "

On peut se poser la question.

Pourquoi est-ce que les immigrants ne feraient pas autrement?

C'est sûr que l'anglais a la cote dans le monde des affaires.

Mais, les immigrants qui vont à l'école anglaise à Québec finissent par apprendre le français. J'en ai vu. Ils n'en ont pas le choix. Des américains, des Britanniques, des gens de toutes origines.

Alors, dans un contexte francophone, les immigrants vont l'apprendre, qu'ils aillent à l'école anglaise ou non.

Le problème, c'est que Montréal a une très importante communauté anglophone, qui a un poids démographique assez importante pour faire en sorte qu'une personne qui ne veut pas vivre en français est aisément capable de le faire.

Les francophones sont relativement peu présents sur l'Île de Montréal.

Il ne faut pas blâmer les anglophones, ni les immigrants pour ça.

Mais c'est un peu drôle de forcer des immigrants de fréquenter l'école dans une langue qui n'est pas vraiment présente au Centre Ville de Montréal.

Encore une fois, ce sont les autres qui paient pour le manque d'effort des francophones pour soutenir leur propre population.

Dans le fond, ça devrait être les francophones qui soutiennent le niveau de population (et même assurer sa croissance) en ayant assez d'enfants.

Mais ça ne fait pas partie des priorités. Alors, on devrait accepter les conséquences de nos choix.

Mais c'est plus facile de forcer les autres de faire la volonté collective pour compenser pour le manque d'action.de sa part.

Bon, vous m'allez dire que c'est normal que des immigrants apprennent la langue officielle.

J'en conviens. Mais, en tant que citoyens, les immigrants n'ont-ils pas le même droit à la liberté que les autres? Oui, ils ont une responsabilité d'apprendre à parler français, mais est-ce qu'il est nécessaire de l'apprendre à l'école? Pas nécessairement.

Et une autre chose. Tant qu'à forcer les immigrants à fréquenter l'école française, pourquoi ne pas obliger toutes les écoles d'avoir le même programme de français?

À quoi bon un programme de "français langue seconde" comme j'ai eu au secondaire? Ça n'aide personne à permettre aux anglophones une programme moins riguoureux. La grande majorité des anglophones sont bilingues. S'il y en a qui ont des lacunes, on a juste à les envoyer à des cours de rattrapages, comme dans les écoles françaises. (En passant, j'ai appris à écrire à l'université.)

Autre chose: ces lois linguistiques ont l'effet de punir les francophones plus que d'autre chose; surtout les francophones en region.

Les écoles anglophones des régions et les francophones désireux d'apprendre l'anglais pourraient s'aider mutuellement . Ces écoles souffrent souvent d'un manque d'effectifs et la miniscule population des écoles rend difficile la création de services. Cependant, comme il n'existe aucun danger d'assimilation dans les régions, peut-être le gouvernement aurait intérêt à permettre aux écoles anglaise un certain nombre d'élèves francophones-- pour commencer.

Les francophones en région ont plus de misère à apprendre l'anglais puisqu'ils ont peu de contact avec des anglophones, et c'est en écoutant la langue parlée qu'on l'apprend. Permettre des élèves francophones à l'école anglaise leur donnerait une meilleure chance pour avoir une meilleure éducation sans vraiment mettre en danger le caractère français du Québec.

Défendre sa langue n'a rien de mal. Ce qui est désuèt, c'est l'emploi de l'État pour faire ce qu'on devrait faire pour nous-mêmes. La liberté ça responsabilise. Il faut prendre les mesures nous-mêmes, au lieu de s'attendre à ce que les autres le font, surtout avec des lois restrictives.

20 octobre 2010

On a un gouvernement à notre image

Aujourd'hui on lit que les ménages canadiens sont surendettés, selon un rapport de TD Bank.

La proportion entre le salaire et la dette et de 146%.

Si la population est tellement endettée, est-ce vraiment surprenant que le gouvernement est endetté?

Pas tellement.

On vit comme si l'argent était gratuit.Les compagnies de crédits continuent de pousser le crédit à bon marché. Ils n'ont pas appris de leçons de nos voisins au Sud.

Je sais que l'individu a droit de gérer son argent comme bon lui semble. Mais peut-on espérer réformer les finances publiques si les individus n'ont pas assez de discipline pour vivre selon leurs moyens?

Ce sont des notions économiques très évidentes. Mais on vit selon la piasse dans notre société. On veut tout. On le veut toute suite. Et on ne veut pas sacrifier.

Voyez-vous le lien entre cette mentalité et celle de syndicats et d'autres groupes de pression?

Je dis souvent qu'on a besoin des bonnes valeurs pour créer une société libre. En voilà un bon exemple qui n'a rien à voir avec des "culture wars".

Un gouvernement sain commence avec une population saine. Si on veut recréer le Québec, il faut transformer la pensée des gens dans leur quotidien. Sinon, on ne changera jamais le regime.

Dailleurs, vivre sans dette (ou avec peu de dette) c'est très sécurisant. On devrait en faire la promotion juste pour la paix psychologique que ça emporte. On devient moins matérialiste et on peut se concentrer sur d'autres choses au lieu de s'inquiéter.

18 octobre 2010

Le lobby gay gonfle les statistiques

Surprise!

En fait non. Pas vraiment. On sait que les gauchistes déforment souvent les statistiques à leurs fins.

L'idée que 10% de la population est gaie vient du chercheur Alfred Kinsey. En fait, le bonhomme a répandu un bon nombre de mythes sur la sexualité avec des études bidons.

L'arrogance athée

Richard Martineau écrit:

C’est fou comme la raison prend le champ quand la religion se pointe le bout du nez.

Prenez tout le brouhaha sur la canonisation du frère André.

On parle de ses prétendus miracles comme s’il s’agissait d’une vérité historique et scientifique!

Mais ce sont des vérités.

Mais comme un athée n'est pas d'accord, alors, c'est automatique que ce n'est pas vrai!

Coudonc, le journaliste n'a pas le droit de les traiter comme une vérité?

On n'est pas obligé d'être laïque pour plaire aux masses.

Un peu de scepticisme, s’il vous plaît!

Les anti-religieux ont le droit de critiquer la religion sans vraiment apprendre la pensée derrière les croyances.

Ah oui, peut-être ils ont une connaissance superficielle des enseignements. Mais ils n'ont pas une bonne compréhension.


Pour qu’un miracle soit «authentifié», nous dit-on, il faut que le «miraculé» ait prié seulement le frère André.

Car s’il a aussi prié un autre saint (saint Bernard de Menthon, par exemple, le saint des alpinistes, ou saint René Goupil, le saint des anesthésistes), on ne pourrait pas savoir si c’est vraiment le frère André qui l’aurait guéri ou si ce n’était pas son voisin de nuage.

Allô?

Où est passé notre sens critique?


Remarqu'il présume que les religieux ne peuvent pas faire preuve de sens critique.

Ce sont des conneries d'avance.

Ce qu'il exige, c'est que la classe médiatique démontre un esprit anti-religieux, qu'elle conforme aux croyances de Richard Martineau.

Imagine ce qui arriverait si moi, en tant que catholique, j'exigerais que les journalistes démontrent leur sens critique en ne pas traitant l'athéisme avec sceptisme.

On dirait que j'essais d'imposer mes valeurs.

Souvent, les non-croyants ont un esprit d'entitlement et pensent que tout le monde devraient penser comme eux. Et ceux qui ne le font pas sont sans raison.

C'est de l'arrogance intellectuelle.

15 octobre 2010

Susan Boyle: my mother was advised to abort me

From the Christian Institute:

Miss Boyle said doctors had told Bridget Boyle, then a 45-year-old mother of eight, that having another baby could kill her.

...

The singer, writing in her autobiography, said when she was born doctors commented she would “never be anything” and she has been “trying all my life to prove them wrong”.

But if Susan Boyle had been aborted, so what right? Losing a human being is no loss to the world really, especially if we don't know who he or she is.

That's how feminists think.

MISE À JOUR:

(Désolée... j'ai voulu le mettre sur mon blogue anglophone, mais, tant qu'à y être, je vais le laisser)

VIDÉO: Le miracle du Frère André

Chers lecteurs, je vous invite à regarder un reportage sur Second Regard concernant le miracle qui a finalement permis au Frère André d'être canonisé.

J'étais très impressionnée par les critères exigeants. Le cas a été examiné par de nombreux médecins-- peut-être une douzaine.

Le garçon était victime d'un accident de vélo et a subi deux fractures majeures du crâne et une hémorrhagie cérébrale. Il a tombé dans un coma tellement profond que les médecins étaient n'avaient plus de traitements à lui offrir et le garçon a été sur le bord d'être débranché des machines.

Mais lorsqu'il était temps de débrancher, le médecin à remarqué un réflexe.

Quelques mois plus tard, le garçon était revenu à l'école, SANS SÉQUELLE!

Une complète guérison.

Très impressionnant.

14 octobre 2010

L'Antagoniste démolit la chronique de Richard Martineau

Richard Martineau se démarque de la classe médiatique québécoise par sa capacité de contrer la sagesse conventionnelle québécoise.

Des fois.

Mais des fois, il peut vraiment se planter. Il est tellement allergique à la religion et tout ce qui y est associée (comme la droite américaine) qu'il n'est pas pas capable de voir.

Vraiment dommage.

L'Antagoniste refute un paquet de mensonges qu'il a véhiculé dernièrement dans une chronique.

Les féministes croient que le libre marché nuise à la femme

Mais c'est le contraire.

Voici une manchette que j'ai trouvé en feuilletant Google News:


On a assez étiré l’élastique ! Non aux hausses des tarifs et à la privatisation des services publics

Ces féministes dénoncent le système qui a rendu possible la mise en place des services publics.

Comment est-ce que ces programmes sociaux auraient pu être payés, sans la richesse crée par le système capitaliste?

Combien des pays communistes et socialistes reste-t-ils dans le monde?

Pas tant que ça.

Parce qu'ils ne créent pas la richesse pour créer l'utopie socialiste.

Elles disent que:

Les femmes reçoivent de plein fouet les conséquences du désengagement progressif de l'État du domaine des services publics.

Mais les femmes ne paient pas d'impôt? Les femmes n'ont pas d'entreprises? Les femmes ne souffrent pas des listes d'attente créées par un système bureaucratique et sclérosé?

Écoute ben mesdames. La pauvreté doit être adressé, mais pas en extorquant l'argent des gens au taux de 60% (si on compte tous les impôts).

C'EST ÇA qui apprauvit les gens!

Pour payer des fonctionnaires et des lobbyistes et des "groupes sociaux" à chiâler. Pour avoir plus d'argent. Pour chiâler encore plus.

Et la pauvreté des hommes-- ça ne compte pas? On doit juste créer une société qui répond aux intérêts des femmes? Ah oui, vous m'allez dire qu'il s'agit "d'équité", mais comme ce sont les hommes (en majorité) qui GAGNENT l'argent, en prenant le risque, en poursuivant des carrières plus dangéreuses, plus physiques, et exigeant une plus grande instruction, etc, me semble que c'est normal qu'il ait plus d'argent.

"Mais la société devrait répondre aux BESOINS des gens."

Ah, la devise des parasites. Je suis d'accord qu'on doit aider les gens nécessiteux. Mais ultimement, la charité ne peut pas être exigé.

Parce qu'exiger de l'argent des autres, comme si ON (le collectif) y était dû encourage le parasitism: on ne travaille plus pour ce qu'on gagne: on s'attend aux autres de le donner.

Regarde comment les féministes pensent que le gouvernement est la solution à la pauvreté, comme si l'action privée ne pouvait pas donner aux pauvres ce qu'ils ont de besoin pour sortir de leur situation précaire.

Si les féministes passaient leurs temps à demander aux riches eux-mêmes de donner l'argent (parce que les riches ne sont pas tous des sans coeurs) et d'aider les femmes directement, elles n'auraient pas besoin d'aller chiâler au gouvernement et les contribuables auraient une baisse de taxes (qui améliorait la situation économique des femmes).

Mais les féminists n'ont aucune espèce de notion économique. C'est le système capitaliste qui a rendu possible la situation présente des femmes. C'est le système qui a rendu possible toute notre culture physique, scientifique, médicale, etc qui a liberé la femme d'une espérance de vie très courte où la vie se passait presque uniquement dans la sphère domestique pour la grande majorité des femmes. C'est le système qui a rendu possible l'éducation universelle. C'est le système qui a rendu possible l'automatisation du travail, et donc a réduit quelque peu la valeur marchande de la force physique des hommes, ce qui a égalisé un peu plus la valeur du travail de la femme. (Parce que la force de l'homme vaut plus que celle de la femme).

Ce n'est pas pour dire que le capitalisme est sans tache et sans problème. Mais l'utopie n'existe pas et n'existera jamais, et c'est le système qui nous a rendu tellement confortable qu'on a perdu toute notion d'une véritable pauvreté. Les gens du Tiers-monde souhaiteraient vivre dans notre pauvreté.

8 octobre 2010

Aucune obligation légale de dénoncer l'abus sexuel des enfants

Selon le criminaliste Jean-Claude Hébert.

Alain Crevier:

Mais j'en viens à la question. N'avait-on pas, à l'époque comme maintenant, le devoir de dénoncer ces vils individus? Qu'on soit citoyen ou évêque?

La réponse du criminaliste Jean-Claude Hébert : il n'y aurait pas dans le droit criminel canadien d'obligation de dénonciation. Pardon?, ai-je demandé à Me Hébert. Il a répété : contrairement à certains pays (comme la France), il n'y a pas d'obligation de dénonciation dans le droit criminel canadien. Je croyais tout le contraire. Vous?

Oui, mais est-ce qu'il n'y a pas, au Québec, quelque chose qui tourne autour de la protection de la jeunesse? Effectivement, m'a dit Me Hébert. Mais attention, ce n'est pas du droit criminel. Un autre avocat qui passe sa vie dans le domaine de la protection de la jeunesse m'a précisé que dans le pire des cas, avec la protection de la jeunesse au Québec, un individu pourrait recevoir... une amende.

L'Église catholique a besoin de mettre de l'ordre dans sa manière de considérer ces cas d'agressions sexuelles. Même Benoît XVI le reconnaît. Mais nous, comme société? Devrions-nous réfléchir à notre façon de considérer la chose?

D'après mon intuition, je pense savoir pourquoi qu'on n'a pas une telle loi.

Parce que la société à cette époque croyait que ces choses-là n'existaient. Ah, on entendait ici et là quelques ouï-dire, mais à toute fin pratique, on était ignorant. C'était tellement horrible, on n'y pensait pas.

Et je pense que c'est pour ça que les enfants n'étaient pas crus quand ils dénonçaient leurs abuseurs. Pas juste dans l'Église. Mais dans la société en général.

Une «born-again» québécoise

De la revue Quartier Libre de l'Université de Montréal:

Si on lui demande de résumer sa vie, Brigitte Bédard dresse un portrait manichéen de son histoire : «Avant, j’étais athée, féministe convaincue et lesbienne. Mais ma conversion m’a changée, du tout au tout. Donc, je n’étais ni lesbienne, ni féministe, ni athée. C’était juste des concepts qu’on m’avait inculqués », explique celle qui est désormais femme au foyer et mère de six enfants.

(...)

Elle raconte avec légèreté sa collection de dépendances et de thérapies. « J’ai fait les AA, les CA, les NA, tâche-t-elle d’énumérer,… j’ai même fait Sexoliques Anonymes. Finalement, j’ai essayé Dépendant Affectif Anonyme, les DAA. Et après avoir essayé de ne plus me laisser aller dans le sexe, j’ai commencé à bouffer. Alors, j’ai fréquenté les Outre – mangeurs Anonymes. » Elle a écarté une à une les dépendances. Étonnamment, c’est arrêter de fumer qui a été le plus difficile et qui l’a finalement poussée à bout. «La cigarette, c’est déterminant dans ma vie. [...] Quand j’ai arrêté de fumer, j’ai connu le vide existentiel. Je voulais mourir. J’avais pu de sexe, pu de drogues, pu de bouffe, pu rien. Je ne pouvais plus avoir quelqu’un dans ma vie, parce que j’étais dépendante affective [...]. Je cumulais les conquêtes tant du côté des femmes que de celui des hommes. J’étais complètement perdue. Ce qui me restait c’était ma cigarette. »


C'est un peu platte que la journaliste n'a pas écrit plus sur comment elle est venue à accepter Dieu, mais enfin, c'est bon tout de même.

S'il y en a parmi mes lecteurs qui sont dans le même pétrin, le même vide spirituel et émotionnel, je vous invite à lire les évangiles.

Jésus a dit:
Prenez sur vous mon joug, et recevez mes leçons: je suis doux et humble de cœur; et vous trouverez du repos pour vos âmes, car mon joug est doux et mon fardeau léger.

Au même titre, vous pouvez aussi renouer avec la foi catholique en lisant le catéchisme, pour comprendre ce dont tu n'as pas appris dans tes cours de religion.

7 octobre 2010

Force Québec: Voué à l'échec

Selon Dr. Phil:

The best predictor of future results is past results.

Le ADQ n'est pas tellement populaire dans le moment.

Le ADQ est un parti plutôt étatiste, qu'on pourrait désigner comme centre-droite.

Et mainenant, on veut lancer un nouveau parti qui va dans le même sens.

Trouvez l'erreur.

Il faut que le Québec apprend à marcher avant de courir. Il faut que les tenors de la droite expliquent à la population les idées de bases.

Mais je ne suis pas certaine que les gens qui se disent "de droite" comprenne véritablement les bases de la liberté. On voit beaucoup de haine des taxes, des déficits, de la bureaucratie et des syndicats.

Il n'est pas suffisant de haïr ces choses-là pour créer une société libre.

Il faut comprendre l'être humain. Il faut comprendre le pouvoir. Il faut comprendre l'économie. Il faut comprendre la nature de la réalité (contrer le relativisme, le post-modernisme, et ainsi de suite).

Sinon, le projet est voué à l'échec.

Le but de réduire le gouvernement ce n'est pas de baisser les taxes et créer un système économique plus efficace, bien que c'est un objectif louable.

Le but c'est de créer la liberté.

Si on est pour équilibrer le budget pour pouvoir mieux subventionner l'industrie, c'est sûr et certain qu'on va utiliser l'argent des contribuables pour acheter des votes et continuer la dépendance sur l'argent public. Et on ne créera pas la liberté.

Alors, il faut faire un effort éducatif, au lieu de se concentrer sur la création d'un nouveau parti-- surtout quand on en a un déjà.

Si on fait seulement ça, les partis de gauche vont suivre, seulement pour avoir les votes.

5 octobre 2010

Compte-rendu de La Chaîne pour la Vie



De Stefan Jetchik:

En 2007 et en 2008, plusieurs pro-choix sont venus et ont usé d'intimidation et d'insultes. En 2009, la police de la Ville de Québec est venue aussi, et les pro-choix ont «magiquement» décidé d'être bien élevés! Tout ce qu'ils ont fait, c'est de crier leurs slogans et de montrer leurs pancartes. Mais en 2010, les pro-choix n'ont fait que montrer leurs pancartes. Ils étaient tellement silencieux durant toute l'heure, que nous avons commencé à nous demander s'ils n'avaient pas décidé de prier pour une heure! Peut-être qu'ils ont compris l'efficacité de notre approche!
;-)

4 octobre 2010

Les jeunes socialistes suisses proposent que les élèves visionnent des films de cul

Pendant leur cour d'éducation sexuelle.

On perdu tout sentiment d'innocence.

Les jeunes (et je parle ici des ados) n'ont PAS D'AFFAIRE à regarder les films porno, encore moins d'avoir des relations sexuelles.

Ah je le sais. Je fais ma tite Saint Nitouche. Ouais? Mais comment la vie des jeunes est améliorée en leur laissant se baiser?

On dit que les jeunes vont le faire pareil.

Mais c'est la même chose pour n'importe quel interdit. Malgré la loi, il y aura toujours des criminels. Il s'agit de savoir quels crime qu'on veut reprimer. (Et je ne veux pas dire que je veux criminaliser le sexe-- pas ça du tout).

Mais c'est un peu ça le problème. Les adultes ne veulent pas s'en occuper. Parce que c'est pas cool de dire aux jeunes de se garder les jambes fermées. Ça fait casseux de party, pis beaucoup d'adultes veulent agir comme des jeunes de 20 ans quand ils en ont 45.

La réalité, c'est que: ce sont les ADULTES QUI CONTRÔLE LA SOCIÉTÉ.

Si on voulait assurer que au-dessus de 90% des jeunes n'ont rien à voir avec le sexe, on pourrait le faire.

Mais on ne veut pas. On ne veut pas passer pour des puritains anti-sexe. Malgré le fait que ce n'est pas bon pour les jeunes d'avoir des relations sexuelles.

Ils sont TROP JEUNES pour faire face aux conséquences.

Prend l'avortement. Même si tu es pour l'avortement, avoue qu'une grossesse à 13,14,15 ans, c'est dramatique. C'est marquant. Ça bouscule sa vision des hommes et de la famille.

Le condom, la pillule ne préviendra pas la grossesse dans tous les cas. Se fier la-dessus, c'est faire un pari, un pari qu'on peut perdre.

Les jeunes sont très impulsifs. Ils n'ont pas fini de grandir, et ils sont souvent incapables de voir les conséquences de leurs gestes par manque d'expérience. C'est pas qu'il n'existe pas des ados intelligents. Mais même ceux qui semblent intelligents et sophistiqués ont une connaissance superficielle de ce qui leur attende en ce qui concerne la matière sexuelle. Ils sont aveugles. On essaie de les voir par l'éducation sexuelle.

Mais par nature, les ado sont INCAPABLES de voir. Ils sont aveugles à cause de leur jeunesse et leur impulsivité. C'est UNIVERSEL.

La proposition socialiste, d'une certaine manière, c'est la suite logique de notre incapacité d'admettre que les jeunes ne sont pas capables de voir clair sur les questions sexuelles, parce que ça nous obligerait d'adopter une culture sexuelle plus sobre pour les protéger, pis on ne veut pas le faire. On veut pouvoir écouter les films quasiment porno sur la chaîne publique sans se soucier de l'innocence des jeunes dans la salle de télé; on ne veut pas changer de musique pour le bien de nos enfants; on ne veut pas "censurer" les pubs trop osées-- parce que faire de l'argent c'est plus important.

Non, on ne veut pas faire ça. C'est trop onéreux de penser à nos jeunes. On sentirait hypocrite d'avoir été actifs sexuellement, mais qu'on essaie d'empêcher nos jeunes de l'être.

Mais c'est ça, eh? On pense toujours à nos sentiments pas à ce qui est BIEN.

C'est pour ça la société est aussi foutue.

Pourquoi les conservateurs détestent la classe médiatique

Aujourd'hui dans sa chronique, Richard Martineau lamente la montée des gens "imbéciles" dans le Parti Républicain.

Ajoutez à ce cirque politique une méfiance pour tout ce qui semble un tant soit peu «intellectuel» (la grande époque des Mailer, Updike, Vonnegut et Vidal est bel et bien morte) et vous vous retrouvez avec un pays en déroute totale.

J'ai toujours pourfendu l'antiaméricanisme primaire. Mais j'avoue que mes voisins du Sud m'inquiètent. J'ai l'impression d'habiter à côté d'une famille de consanguins qui passent leurs journées à jouer du banjo sur leur balcon.

Plus ça va, plus je crois qu'Obama risque effectivement de se faire descendre.

Pas parce qu'il est noir. Mais parce qu'il est intelligent.

J'avoue que dans la droite, il y a des gens qu'on peut caractériser comme pas très intelligent.

Mais c'est la même chose dans tous les mouvements.

Regarde le mouvement souverainiste. Il contient son quotient de crackpots et de sans-génie. On a tous connu le souverainiste du fond de rang qui ne connaît pas la différence entre l'Ontario et les States, qui ne sait pas un mot d'anglais, et ne veut pas l'apprendre, et qui s'abonne pas au câble parce que son monde mental se limite à Radio-Canada, TVA et TQS; tsé le gars qui, quand il racconte un anglais, il est tout étonné parce que maintenant le bouc-émissaire de son imagination est maintenant chair et os (et esprit, espérons).

Je suis certaine que vous pouvez en rajouter à cette description.

Dans le fond, les journalistes comme Richard Martineau méprisent le peuple ordinaire. Je ne dis pas que je suis d'accord avec le fait de dire qu'Obama est un musulman (je suis profondément sceptique de ça) ou qu'il est né au Kenya (je ne suis pas certaine qu'il est américain mais je n'ai pas de preuve solides au contraire) ou qu'Obama est un véritable communiste. Cependant, je n'ai pas fait des recherches là-dessus. Et je ne suis pas sûre que Martineau l'a fait non plus. On n'a pas le temps de vérifier tous les ouï-dire que les gens transmettent pour démolir l'advérsaire. Dans la bataille politique, il se dit toutes sortes de conneries. On disait de George Bush qu'il était nul malgér son MBA de Yale. George Bush n'était peut-être pas le gars le plus songé, mais s'il a réussi son MBA, c'est parce qu'il était assez intelligent pour le faire.

Les gens veulent élire des politiciens qui ont des valeurs semblables.

Je vois vénir l'objection: mais, ce sont les valeurs qui font défaut.

Et voilà le véritable hic.

La classe journaliste est imprégnée d'un sentiment de supériorité face à la plèbe, surtout la plèbe de droite.

Mais pourquoi?

C'est à cause, en parti, du milieu intellectuel.

Martineau a dit que les républicains étaient contre tout ce qui est intellectuel.

Il n'est pas sans raison.

Mais, qu'est-ce qui passe pour "intellectuel" dans le milieu académique.

Le socialisme. Le relativisme. Le post-modernisme. Tout le tralala politically correct.

Ce sont des gens qui cherchent à défendre les intérêts du peuple-- parce qu'ils savent mieux qu'eux-- sans les interroger sur ce qu'ils veulent. Ils défendent l'autonomie des individus (surtout des femmes et l'avortement) mais qu'ils ne le reconnaissent pas vis-à-vis à la plèbe parce qu'ils sont trop niaiseux pour ne pas être socialistes.

Je suis intellectuelle par nature. Je suis aussi de droite. J'ai fait une session à la maîtrise en littérature anglaise. Il fallait que je lise des niaiseries qu'on nommait des "théories" mais qu'on traitait comme des faits. Pour une personne formée en histoire, c'était difficile à avaler. On disait des bêtises historiques, mais comme la réalité est "construite" ce n'était pas grave.

C'est un peu la même chose avec les Républicains. Ils ont tous subi le même genre de niaiseries. Ça serait un préjugé de dire qu'ils sont en majorité des niaiseux. Mais, comme les journalistes sont issus du milieu universitaire et vivent dans un monde plein de préjugés contre la droite, et qui ne prennent pas la peine de vraiment enquêter sur leur sujet, c'est complètement acceptable de dire Sarah Palin est une idiote. Pas pire la femme, elle s'est faite élire gouverneure de l'Alaska. (Seriez-vous capable de vous faire élire?) Elle est tellement niaiseuse la fille qu'elle a écrit un livre et elle en vendu quelques millions de copies.

On ressent la jalousie des journalistes qui veulent écrire un livre un jour.

Les journalistes ne prennent même pas la peine de comprendre leur sujet. Juste un exemple de Martineau:

Même le très conservateur David Frum, ex-rédacteur des discours de George W. Bush (

Très conservateur? Yé-tu malade? Frum est l'équivalent conservateur de la gauche caviar. Il se promène dans les milieux conservateurs et se pense ben hotte, mais il l'a pas dans l'âme. C'est comme les gauchistes qui dénoncent les émissions carbonnes mais qui voyagent en avion privé. Lui il promouvoie le Parti républicain, sauf les politiques qu'il n'aime pas comme celle sur l'avortement et le mariage.

Aux États, il ne passe pas pour un ultra-conservateur pour la basse militante, ça c'est sûr.

Mais j'ai l'impression que Martineau limite ses recherches aux publications officielles et plus raffinnée de la droite caviare. Moi-même, je suis quelque milliers de conservateurs américains sur Twitter, et j'ai l'impression de mieux saisir le pouls de la droite américaine que lui. Pis je pense que c'est la même chose pour bien des journalistes. Ils se présentent comme les racconteurs officiels de notre cultures, et parlent de gens qui font parti de leur lectorat (à peine) mais ils ne font pas l'effort de vraiment les connaître. Et même s'ils prenaient le temps, on sait qu'ils sont tellement biaisés que leurs filtres idéologiques leur empêcheraient de voir clair.

Pis c'est pour ça que la droite n'aime pas la classe médiatique. Tant que ces journalistes se pensent vraiment callés et qu'ils n'ont rien à apprendre, ils vont continuer à aliéner une partie importante de la population.