8 juillet 2011

Les IVG médicamenteuses majoritaires en France

Les lois économiques sur l'offre et la demande s'appliquent autant à l'avortement qu'ailleurs.

D'après ce que j'ai pu comprendre, le système de santé français ne rémunère pas très bien les actes abortifs. Donc, il y a moins d'incitatives (et beaucoup de inconvénients) à offrir l'avortement chirurgical.

Il faut être formé pour commettre un avortement par aspiration. Il existe encore de la stigmatisation envers cette procédure. C'est pas plaisant d'avoir à faire avec des tissus de bébés déchiquettés.

Mais les avortements chimiques sont avantageux pour le médecin. On n'est pas obligé d'être très bien formé pour administrer une pillule ou une injection. Les coûts d'administration sont beaucoup moins élevés et l'acte se fait anonymement. La femme peut se présenter chez le médecin sans que personne sache l'objectif de sa visite-- tandis que si on visite une clinique de planning familial, il y a des grosses chances que l'avortement en soit l'objectif.

Alors, c'est normal que l'avortement chimique est devenu aussi populaire.

Même à ça, l'offre ne répond pas à la demande. On veut recruter les sage-femmes à administrer la pillule abortive. Si ça serait payant, on n'aurait pas besoin de chercher plus de personnel. C'est simple: quand on va chercher les femmes à faire une job, c'est parce que la job n'est pas payante. C'est un constat évident.

La profession d'avorteur n'est pas très respecté, même dans la France libérale.Si ce l'était, les médecins défonceraient les portes pour en faire, mais ils abandonnent la pratique. Je suis certaine que beaucoup d'entre eux savent que l'avortement entraine la mort, et même s'il ne s'y oppose pas à ce que l'acte soit légal, il ne veut pas avoir affaire avec la mort. L'avortement ne se débarrasera jamais de son caractère meutrier. Même si l'homme est capable de se faire croire beaucoup de mensonge, à la longue, on réalise ce qu'il sonne faux. L'être humain a un besoin profond ce qui est véridique.