31 janvier 2011

Une série de billets sur l’avortement tardif au Québec #avortement #provie

Chers lecteurs et lectrices

Dans mes recherches sur l’avortement, j’ai tombé sur un document qui s’agit d’une série de notes d’une présentation sur l’accessibilité des services d’avortement tardif donnée par Suzanne Carrière, Directrice des services spécifiques à la CSSS Jeanne-Mance. Les notes sont datées le 3 février, 2010. [Mise à jour le 4 février, 2011] La présentation a eu lieu durant un colloque intitulé:Vingt ans après l’arrêt de la Cour suprême dans l’affaire Morgentaler, où en sommes-nous? Perspectives éthiques et sociales autour de l’IVG (3 février 2010) [fin du mise à jour.]

Il y a tellement d’informations nouvelles—nouvelles pour moi en tout cas—que j’ai décidé de faire une série de billets là-dessus. Le contenu était trop important pour être résumé dans un seul message.

Alors, dans les prochains jours, je vais publier ces billets et celui-ci sera le « billet sommaire » qui contiendra la liste des billets et un mot d’explication sur la série. Au fur et à mesure que j’ajouterai les postes, je vais ajouter les liens nécessaires pour pouvoir naviguer la série.

Bonne lecture.
...
Alors un mise à jour sur la situation sur l’avortement tardif au Québec :

Les avortements tardifs—définis au Québec comme étant au delà de 14 semaines de gestation (et non pas après 20 ou 24 semaines comme dans l’Amérique anglophone)—sont relativement difficiles à obtenir, surtout après 20 semaines de gestation, considéré comme le seuil de la viabilité théorique (tandis que 24 semaines et le seuil de viabilité dans la pratique). Au Québec les avortements après la 24e semaine sont normalement exécutés pour des raisons médicales spécifiques, comme des malformations congénitales. Si la femme n’a pas de raison médicale particulière pour obtenir un avortement, elle doit s’adresser au CLSC des Faubourgs (dans le CSSS Jeanne Mance) pour ensuite être référée à une clinique américaine. Il y a quelques centres au Québec qui les font sans raisons médicales entre la 20e et la 23e semaine.

Alors, les notes de présentation de Mme Carrière donne plus de précisions.


Premier billet: Les avortements tardifs après 24 semaines au Québec : les fait saillants

Deuxième billet : Deuxième billet (2 de 4) : Statistiques concernant les avortements tardifs traités par le CLSC des Faubourgs

Troisième billet : La provenance des femmes (selon la région) qui demandent un avortement tardif (20 semaines +) au CLSC des Faubourgs

Quatrième billet: (4 de 4) Une anecdote pour illustrer une demande d’avortement tardif au Québec (30 semaines de gestation)

29 janvier 2011

Le divorce accroît le risque de suicide chez les enfants adultes

Pour une école libre:

Pour établir cette corrélation, les chercheurs ont questionné 6 647 adultes, dont 695 avaient vécu le divorce de leurs parents avant l’âge de 18 ans.

L'étude révèle que les hommes issus de familles divorcées ont plus de trois fois plus de risques d'avoir des pensées suicidaires par rapport aux hommes dont les parents ne sont pas divorcés. Les filles adultes nées de familles divorcées avaient 83 % de risques supplémentaires d'avoir des idées suicidaires comparées aux femmes dont les parents n'étaient pas divorcés.

...

Toutefois, les chercheurs croient que cet impact pourrait être dû à l'absence de contacts étroits entre les garçons et leur père après un divorce. [Note du carnet : près de 20 % de pères ne voient plus leurs enfants après un divorce.] Des études précédentes ont établi un lien entre la perte de la figure paternelle et un développement défavorable de la personnalité chez les garçons.


Depuis plusieurs décennies, on se content des bêtises au sujet du mariage.

Comme par exemple, le divorce est un moindre mal, qu'il serait mieux qu'un enfant vit dans une famille où les parents ne se chicanent pas.

Mais personne ne pensent de dire aux parents d'arrêter se chicaner et de règler leurs problèmes sans nuire aux enfants.

La même chose pour la cohabitation. On veut essayer d'éviter les problèmes d'un divorce (planifier pour la rupture-- excellent moyen de garder le couple ensemble! *ironie*). Alors on rend la rupture plus facile! Et quand la rupture est plus facile, ça encourage les ruptures.

Et les enfants en souffre.

Comprenez-moi les amis: le système catholique de mariage est le meilleur garant pour l'avenir du couple et des enfants quoique tu en penses de Jésus.

La recherche psychologique sur le mariage, la sexualité et la famille le prouve: quand tu te maries pour la vie (et tu ne divorces pas) et tu élève les enfants à la maison, tu donnes les meilleurs chances au couple et aux enfants.

Pis je le sais qu'une grosse gang de gens vont soulèver toutes sortes d'objections du genre que le comportement et l'attitude de son partenaire était insoutenable, et que ça coûte de l'argent d'élèver des enfants à la maison, etc

Dis-toi une chose: si toi tu veux bénéficier de l'amour inconditionnel de ton partenaire, il faut que tu le démontre à ton époux. Donc pas d'excuse.

En anglais on a une expression: be the change you want to bring.

Ça s'applique au mariage.

Deuxièmement, la notion que les gens sont trop pauvres pour élèver leurs enfants à la maison, c'est largement faux. Les couples qui travaillent, combien de chars qu'ils ont dans le parking? Dans quel quartier demeurent-ils? Ont-ils le câble? Ont-ils des cellulaires?

M'excuse, mais l'idée que l'enfant moyen ne mangera pas sans le chèque de paie de la mère, c'est pas vrai.

Peut-être il existe des couples qui ont vraiment besoin d'un apport la fin du mois. On parle de quelques centaines de dollars par moi. Alors on choisit le temps partiel dans ce cas-là.

Mais ces situations là sont souvent temporaires.

Quand une femme travaille, ça coûte de l'argent pour payer la garderie, le char, l'habillement, les lunches, et ainsi de suite.

Pour le montant nette que tu remporte à la maison, t'es aussi ben de rester à la maison.

Nos ancêtres ont élevé cinq ou dix enfants, sans les appareils ménagers, sans le Bien-être social. Eux-autres y'étaient pauvres.

Il y a des gens qui ne me croieront pas, mais ce n'est pas parce que tu ne peux pas te payer un cellulaire ou le câble que t'es pauvre.

Dailleurs, la plus grande cause de pauvreté au pays ce n'est pas le manque d'éducation, c'est le divorce.

On essaie de tout faire en envers pis on se demande pourquoi le monde est tout croche.

Si tu ne veux pas être pauvre, si tu veux donner les meilleurs chances aux enfants: marie-toi et élève tes enfants toi-même.

La recherche le prouve. Le gros bon sens le prouve. Est-ce que les enfants sont plus heureux dans notre régime de divorce libre? Peut-être les arguments entre les parents ne les plaisent pas non plus, mais la solution c'est pas le divorce, c'est d'arrêter de chicaner et règler ses problèmes. En fait, si on change soi-même pour le meilleur, 95% des problèmes du mariage sont règlés. C'est pas évident mais c'est vrai.

26 janvier 2011

Une féministe française dénonce la gauche féministe

Sans être entièrement d'accord avec tous ses opinions, je suis d'accord avec beauoup des propos d'Anne Zelensky.

Voilà comment une féministe historique, ( c’est ainsi qu’on me nomme), à l’origine du MLF, à l’initiative du Manifeste des 343, pour l’avortement libre, ( que le journal « Minute » avait surnommée Ste Anne de l’avortement), compagne de route de Simone de Beauvoir et j’en passe, se retrouve aujourd’hui aux côtés de certaines associations ou personnalités, qui en d’autre temps, furent sur certains plans, ses adversaires. La question fait jaser dans le Landernau gaucho féministe. Que n’ai je reçu comme anathèmes de mon camp parce que je figurais aux côtés de ces « gens là » ! Que de leçons de pureté ne m’a t on pas assénées ! Comment pouvais je me commettre avec eux ? Ah ! le purisme ! Spécialité de la gauche, grande donneuse de leçons, il est souvent la forme masquée d’une intolérance méprisante et le paravent de l’impuissance.

Je fais en effet exception au sein du mouvement féministe français. La plupart de mes consoeurs, formatées par l’idéologie gauchiste, abreuvées à l’altermondialisme, s’arrêtent à la dénonciation de l’islamisme, qui serait sans relation avec l’islam. Elles veulent bien s’indigner sur le sort d’une Taslima Nasreen, d’une Aya Hirsi Ali, d’une Sakineh, elles ne trouvent rien à redire à leur dénonciation du Coran, mais ne supportent pas qu’ici, on pointe du doigt les mêmes signes d’alerte. L’esprit colonisé par les dogmes attardés du gauchisme, elles produisent la même analyse paramarxiste depuis des décennies, et n’ont pas remarqué que le monde avait changé depuis les années 70. En faisant silence sur la progression de l’islam et la menace qu’il représente pour la libération des femmes, non seulement elles mettent en danger des siècles de lutte pour elles et leurs filles, mais elles trahissent leurs soeurs d’ailleurs, qui appellent au secours.

Je ne suis pas du tout féministe.

Mais je peux voir de loin comment les islamistes menacent les femmes. SURTOUT les femmes.

Je suis un peu perplexe. Mois, la conservatrice-sociale supposément soumise et bornée, JE NE ME LAISSERAI PAS FAIRE.

Mais les féministes "pures" ne sont même pas capables de discerner le problème.

Je ne suis pas la seule femme conservatrice comme ça.

C'est un peu paradoxal.

24 janvier 2011

La diffusion des erreurs de Vatican II: C'est la faute des évêques selon un évêque du Kazakhstan #catholique

Quoi, vous n'étiez pas au courant qu'il y avait un évêque au Kazakhstan?

Moi non plus.

Il s'appelle Athanase Schneider.

(Un gars qui porte le nom "Athanase", il faut qu'il soit orthodoxe!)

Dans un discours devants plusieurs évêques et cardinaux, livré un peu avant Noël, cet évêque a déclaré que la diffusion des interprétations erronées de Vatican II a été dû au manque de pasteurs sages et intrépides qui étaient prêts à défendre la pureté et l'intégrité de la foi et de la vie pastorale et liturgique, ne se laissant pas influencer ni par les éloges, ni par la crainte. (traduction de la transcription de SoCon or Bust).



Ça fait des années qu'on le dit!!!

Le message va-t-il enfin pénétrer l'esprit de l'episcopat en Occident?

Il reste à savoir.

Mais, comme le Cardinal Ouellet est maintentant en charge de la séléction des évêques, du moins dans la plupart des diocèses-- dans les "ligues mineures" si on puisse dire-- on ose espérer. On osait espérer sous la Pape Jean-Paul II et on a été un peu déçu, mais disons que la moisson de prêtres orthodoxes est un peu plus abondante de nos jours.

40 000 pour la Marche pour la Vie à Paris #avortement #provie

Félicitations aux pro-vie français!

Ils ont doublé le nombre de manifestants cette année.

C'est formidable! Je m'en réjouïs. En regardant la foule, on a l'impression que la France n'est pas une cause perdue.

Le Salon Beige a la revue de presse pour tous les détails.

La Marche à Paris est la plus grande manif pro-vie en Europe; pour quelques années, c'était la seule. Mais voilà que des manifs font leur parution à Bruxelles, à Amsterdam, et certains aux villes européenes.

Le mouvement pro-vie n'est pas mort. Loin de là! :)

Mais la question reste: à quand un manif à Québec devant l'Assemblée Nationale? Peut-être au mois de septembre pour correspondre à la rentrée parlementaire (ou est-ce en octobre?)

Moscou : l'Église orthodoxe russe demande aux autorités d'encadrer l'avortement #avortement

Radio Ville-Marie:

L'Église orthodoxe russe a remis au pouvoir russe des propositions en matière de politique familiale visant notamment à encadrer l'avortement et à en compliquer la procédure administrative, alors que la Russie est plongée dans une crise démographique.


Le Patriarche Kirill a remis ces propositions "à la direction de l'État russe", selon un communiqué de l'Église, en vue d'une réunion sur le thème de la famille du Conseil d'État, un organe consultatif présidé par le président Dmitri Medvedev et réunissant des responsables politiques.

L'Église demande que les avortements ne soient plus pris en charge par l'assurance maladie, sauf en cas de danger pour la vie de la mère, et souhaite une procédure pour "informer obligatoirement les femmes de toutes les conséquences négatives" d'une IVG, la signature par la patiente d'un document reprenant ces informations et imposant un délai de réflexion avant l'opération.

L'Église souhaite aussi la création dans chaque maternité d'un "centre de crise" avec des psychologues et des religieux.

Cette initiative intervient dans un contexte de renouveau de l'orthodoxie en Russie, depuis la chute du régime soviétique en 1991.

Selon Alexandre Verkhovski, du centre Sova spécialisé dans les questions de nationalisme et de religion, c'est la première fois que l'Église orthodoxe transmet aux autorités russes un document officiel avec des propositions concrètes.

"L'Église orthodoxe, comme les catholiques, est catégoriquement opposée à l'avortement, mais dans cette adresse aux autorités, elle compte sur un compromis. C'est pourquoi ces propositions, du point de vue religieux, sont très modérées", relève l'expert.

La Russie est plongée dans une grave crise démographique depuis la chute de l'URSS, et le taux d'avortements est l'un des les plus forts au monde. En 2008, 1,714 million de naissances ont été enregistrées pour 1,234 million d'avortements.

La population russe a reculé de quelque 5,8 millions d'habitants depuis 1993 et compte aujourd'hui 142 millions d'habitants. Le gouvernement cherche depuis des années à enrayer ce déclin notamment par des mesures encourageant la natalité.

22 janvier 2011

Le Québec connaît une pénurie de gynécologues

Voilà à ce qu'on peut attendre lorsqu'on passe une loi pour régler un problème. Il y a souvent des conséquences inattendues qui cause encore plus de problèmes.

Le Québec a décidé de subventionner la procréation assistée, et maintenant avec plus de bébés nés de ce programme, il est encore plus difficile de trouver des médecins.

J'aimerais suggérer la possibilité que le fait que les obstétriciens ont affaire à des avortements peuvent décourager les jeunes à choisir cette spécialité.

Je sais que les obstétriciens peuvent être sujets à plus de poursuites judiciaire à cause de la nature de leur spécialité et que les assurances sont plus élevées en conséquence.

Cependant, j'ai un petit soupçon que les gens susceptibles à vouloir accoucher des bébés ne seraient pas les gens qui voudraient référer pour des avortements, ou même en faire.

Selon moi, le meilleur moyen d'attirer des spécialistes (et des médecins en général) ça serait de laisser le libre marché décider.

Laisse les universités décider le nombre de places qu'ils ont.

Laisse les médecins la liberté de décider s'ils veulent apprendre à faire des avortements ou non, ou de faire des références.

21 janvier 2011

Barcelone: l'Université annule la Messe se disant incapable "d'assurer la sécurité" #catholique

Les détails chez Jeanne Smits.

Un extrait:

Mais où est donc le danger dont il faut « protéger » ces jeunes et ces moins jeunes trop pieux ? Eh bien, tout s'est déclenché trois jours après la visite du Pape à Barcelone en novembre dernier : des étudiants progressistes de l'UB ont prétendu « boycotter » la messe du mercredi célébrée dans la chapelle du campus, non sans avoir fait le tour des amphis pour inciter leurs condisciples à les aider, par la « force » s'il le fallait.


D'où pancartes, slogans, cris, manifestations aux portes de la chapelle, le tout assorti de menaces bien nettes. Et, lors d'un mercredi avant Noël, il y eut même des jets de projectiles. Ce jour-là, une quarantaine d'étudiants gauchistes parvinrent même à faire irruption dans la chapelle au cours de la messe.

Dans un premier temps, le rectorat avait décidé de protéger les messes et les personnes qui voulaient y assister étaient escortées de gardes pour les mettre à l'abri de l'hostilité et de la violence des laïcistes. Pendant toute la durée des cérémonies religieuses, ces agents de sécurité contractuels gardaient l'entrée de la chapelle.

Voilà la tolérance de la gauche.

19 janvier 2011

Avorteur poursuivi pour avoir tués sept nouveau-né #avortement #provie

Détails chez Jeanne Smits.

On ressente des frissons à en lire les détails. Le prétendu médecin a casser le cou des nourissons en les poignardant avec une paire de sciseaux.

La question: quelle aurait été la différence si l'avorteur aurait cassé leur cou dans l'utérus? Pour les féministes: le fait qu'ils étaient dans le corps de la mère. La souffrance des foetus n'a aucune valeur à cause de cette fameuse notion de l'autonomie-- qui n'inclut pas une notion de responsabilité envers un autre être humain. Mais non, leur souffrance ne compte pas parce que si elle comptait, la femme deviendrait une esclave du patriarcat. (Comme si elle ne l'était pas déjà, compte tenu du perpétual état de victimisation des femmes, selon les féministes). Dieu sait que si l'avortement était criminel-- surtout l'avortement tardif-- la femme serait réduit en servage permanent face aux forces qui l'oppriment. Les femmes seraient enchaînées à leur fourneaux, pied nu, en état de grossesse perpétuel. Elles ne pourraientt jamais prendre aucune autre décision . Les hommes comploteraient pour assurer sa sujétion finale et complète.

Voyons donc.

Voyez-vous comment la fantaisie féministe empêche la reconnaissance légale aux foetus qui leur est dû? L'avortement a déjà été illégal. Comment est-ce que les femmes ont fait pour accomplir autant? Peut-être l'avortement n'était pas aussi nécessaire qu'on prétend.

Ajout: Des photos choquantes des crimes, incluant un bébé mort.

17 janvier 2011

Le non-sens de l'athéisme et notre besoin de Dieu

Le philosophe Jean Laberge répond à plusiers objections posées par les athées contre la croyance en Dieu.

Je parle souvent du fait que la réalité a des règles.

La différence entre la droite et la gauche est que la droite croit, implicitement du moins, que la réalité a des règles, des lois, des conséquences, hormis sa volonté. La réalité est objective. Elle n'est pas une projection de sa volonté, ni entièrement construite par des idées préconçues.

Elle existe, et a une structure, un ordre à elle, que l'homme le veuille ou non.

La gauche ne nie pas que la réalité a des règles, d'une certaine manière, mais que la réalité est plus ou moins le produit de sa volonté surtout en ce qui concerne la nature humaine.

Donc, on cherche à refaire ou encore à perfectionner l'homme et la société par sa propre volonté.

Un exemple: on pense que si on taxe les riches et qu'on redistribue l'argent par le biais de programmes, que ça va créer de la richesse.

C'est certain que les riches vont se trouver un moyen d'évader leur "obligation fiscale".

Alors, il faut en quelque sorte endoctriner les gens mieux nantis à accepter leur sort, à accepter un taux d'imposition qui est néfaste à leurs intérêts personnels.

Bon, dans la mentalité de la gauche, la nature humaine est très malléable, pour ne pas dire flou. D'après les gauchistes, il s'agit uniquement de changer la volonté des gens, et on va changer la nature humaine.

Mais on sait que ce n'est pas vrai, que la nature humaine est plutôt fixe et prévisble, et qu'on voir venir les conséquences individuelles et collective d'un tel geste ou d'une telle politique-- sans même lancer une enquête. L'homme est aussi prévisible que ça.

Mais kessé ça peut ben faire avec l'athéisme?

On sait que la réalité a une structure à elle, mais l'athéisme présume que l'ordre a évolué du chaos.

Donc, la création de l'univers, les lois de la science, la nature fixe de l'homme, tout ça c'est un hasard.

Mais on sait que le hasard ne produit pas l'ordre.

Je ne dis pas que mon argument prouve, tout seul, l'existence de Dieu.

Tout ce que je dis, c'est qu'en niant un principe organisateur de l'Univers, une source des règles de la réalité, on tombe dans le piège du gauchisme. On pense que tout à une raison, sauf la réalité elle-même.

On ne peut pas traiter la réalité quotidienne comme ayant des règles, et ensuite traiter l'existence, l'univers, et tout ce qui existe, comme si rien expliquait son origine et son développement cohérent et structurel.

Si on ne reconnaît pas Dieu comme étant la source de notre réalité, on risque de faire comme la gauche et substituer notre volonté pour la réalité; on risque de dire: c'est que les gens veulent, donc on devrait y aller même si ça va complètement à l'encontre de la réalité. On pense qu'en laissant certaines décisions autodestructrices à l'individu, qu'on puisse, en tant que société, composer avec des millions de décisions autodestructrices sans que ça ait des conséquences sur les individus qui n'y sont pas directement liés.

Je pense surtout aux questions liées à la sexualité et le drogue.

Je sais que suggérer quelque limite que ce soit à ces sujets va à l'encontre de la tendance libertarienne de la droite québécoise.

Il ne s'agit pas ici d'imposer une sorte de sharia pour punir chaque petit péché. La tolérance a sa place aussi.

Ce que je dis, c'est qu'on ne peut pas faire de la volonté individuelle le seul ou le plus important arbitre d'une philosophie politique.

Ce que je préconise, c'est qu'on reconnaît Dieu comme principe organisateur de l'univers, comme le principe du Bien, pour qu'on puisse avoir un standard auquel on puisse se référer dans l'élaboration des politiques saines et pratiques.

Est-ce que je parle d'ouvrir la Bible et copier mot-à-mot les lois de l'Ancien Testament ou d'appliquer aveuglement les encycliques catholiques?

Non, bien que chacun contient beaucoup de bonnes idées.

Le moment qu'on soulève l'idée de Dieu et de l'appliquer en politique, on a souvent l'impression de parler d'un Jerry Falwell qui élabore des lois tirées directement de l'Ancien Testament, qui n'ont aucun rapport avec notre réalité contemporaine.

C'est une caricature.

Si Dieu est à l'origine de notre réalité et les règles de la réalité; si c'est lui à qui on doit notre capacité de raisonner et la loi morale, on n'a rien à craindre en se référant à Dieu. Il n'y a pas contradiction à réfléchir sur les choses, telles qu'on les connaît dans notre réalité, en déduire des principes universels, et les attribuer à Dieu pour ensuite les reconnaître une sorte de loi, (ce qu'on appelle la loi naturelle).

Qu'on parle du fait que la surtaxation freine l'économie ou qu'une bureaucratie gonflée mine à notre liberté-- les principes qui mènent à ces conclusions sont autant de Dieu que n'importe quel principe moral.

Tout ce qui est vrai ou réel est de Dieu.

On peut soulever toute sortes d'objections à mon idée d'une reconnaissance publique et sociale de Dieu. Par exemple, qu'on mêle religion et politique.

Le problème de la religion et de la politique n'était jamais une question de la reconnaissance de Dieu. Si une proposition est vraie, un gouvernement n'a pas intérêt à agir comme ce n'était pas vrai ou comme s'il était neutre. Donc, un gouvernement a intérêt à reconnaître Dieu.

Le problème de la religion et de la politique remonte à un conflit de pouvoir entre deux volontés irréconciliables: celle de l'Église et celle de l'État.

Ce n'est pas le contenu de la religion qui est nécessairement problématique. On peut croire, selon sa religion, que la surtaxation est une injustice sociale. Est-ce qu'un croyant doit s'abstenir de faire la politique parce que sa croyance-- qui est vraie-- proviennent d'une croyance religieuse? Ça serait ridicule. Si une idée est vraie, elle est vraie, qu'elle viennent de la religion ou de son raisonnement personnel.

Mais en fait, le problème c'est que l'homme contemporain n'est pas capable de faire la distinction entre une idée purement philosophique, accessible par la raison à n'importe quelle personne-- et une idée qui découle d'une révélation divine, qui n'est qu'accessible uniquement à l'adhérent religieux.

Pour mieux avancer des idées laïcistes, on confond tout ce qui a affaire à Dieu dans la rubrique "religion", parce que dans notre culture "religion" signifie "subjective" ou "personnelle" donc, complètement hors la capacité d'être sérieusement évaluée par la logique.

Mais une idée religieuse n'est pas fausse du fait même qu'elle est adoptée par une religion.

Les idées religieuses ne sont pas nécessairement nocives à la société. On peut penser à plusieurs idées qui y sont bonnes.

Ce qui pose problème, c'est la relation entre les institutions religieuses et le personnel religieux, et l'État.

Voilà la raison derrière l'idée de la Séparation de l'Église et l'État (et non pas la séparation de la religion et l'État!). Quand cette idée a été développée, la crainte était que l'État essaie de diriger les Églises à ces fins (et par la suite on craignait que l'Église dirigerait l'État).

Mais quand on parle d'idées qui découle de la croyance en Dieu, une personne religieuse ou non peut les posséder. Ça ne pose pas de difficulté.

L'autre problème c'est la question de la co-existence de différentes religion dans une société pluraliste. Certains vont voter selon leur croyances irrationnelles et non testés.

La bonne nouvelle, c'est que la raison existe justement pour évaluer les fondements de n'importe quelle idée. Doit-on bannir le porc? Oké, sur quel principe? Donne ton argument, selon la raison.

On n'abandonne la raison parce qu'on croit en Dieu. Même on devient plus cohérent.

Mais si on est pour baser nos politiques sur notre raison, pourquoi reconnaître Dieu? Parce que si on ne reconnaît pas un principe organisateur, un législateur universel, c'est notre volonté individuelle qui devient suprême.

Comme dans la gauche.

La volonté humaine est faible. Elle veut, en quelque sorte, relativiser. Mais on doit se dire qu'en tant que société, on ne peut pas se permettre de relativiser et subjectiviser des questions qu'on sait sont réglées et évidentes.

Si on veut une société saine, il faut reconnaître tout simplement la vérité, la réalité, et en faire notre guide. Dieu en ait la source. C'est tout.

15 janvier 2011

Les illusions des pôvre-choix

J'ai ri tout fort en lisant ce texte de Raymond Viger:

Les médias de masse cherchent maintenant à diriger l’opinion publique en faveur du mouvement pro-vie qui consiste à un retour à la criminalisation de l’avortement

Je le souhaite bien, mais ce n'est pas pour demain.

Le texte lui-même semble un peu daté, puisqu'il parle du projet de loi C-484, qui a été déposé il y a 2 ans (je me rappelle, ma fille était un foetus à ce moment).

Mais comme la publication sur le blogue date du 14 janvier, je trouvais pertinent de le commenter.

Interdire l’avortement, c’est s’approprier le corps des femmes. On ne leur permet plus de décider par elles-mêmes. Soumises à l’État, dans lequel les hommes détiennent majoritairement le pouvoir politique et économique, elles sont dépossédées de la décision qui doit leur appartenir d’avoir un enfant ou non. Dans un tel contexte, les hommes sont complètement évacués de la responsabilité des enfants.

La pensée féministe a tendance à prendre des théories et de les traiter comme des réalités. Par exemple, on dit que si la femme n'est pas capable de décider sur le sort de son foetus, son corps ne lui appartient pas-- elle devient une esclave.

Mais l'État nous ordonne bien des choses concernant notre propre corps. On n'est pas pour autant des esclaves. L'État nous dit de porter une ceinture de sécurité en voiture, de ne pas consommer de la drogue, et ainsi de suite.

Le fait que ces lois existent ne fait pas de nous des esclaves.

Ton corps t'appartiens pareil-- si on peut dire qu'un corps appartient à une personne. Le corps, dans le fond, n'est pas une posséssion, mais est la personne.

L'esclave ne possède pas ou très peu de pouvoir décisionnel. Il est complètement soumis à son maître.

Je sais que c'est pratique pour les féministes de dépeindre leur situation sans avortement comme une situation complètement intolérable et oppressive.

Mais la réalité est tout autre.

Avant que l'avortement était légalisé en 1969, est-ce que les femmes étaient de véritables esclaves?

Je ne dis pas que l'avortement peut rendre la vie facile pour certaines femmes.

Mais l'absence de l'avortement, est-ce que ça a fait des femmes des soumises inconditionnelles à la société?

Si oui, comment est-ce qu'elles ont fait pour remettre en question l'avortement? Comment est-ce qu'elles ont fait pour pouvoir obtenir des emplois et des postes importants? C'est sûr que les femmes commençaient à peine à grimper l'échelle des postes, mais les femmes ont réussi pareil, sans avortement.

Comment est-ce qu'elles ont fait?

En vérité, ce n'est pas parce que ton corps t'appartiens que tu as droit de faire ce que tu veux.

Ton corps, c'est-à-dire, ta personne, est sujet à des restrictions, des limitations, et, ose-je le dire-- des responsabilités.

La femme a la responsabilité de son foetus. Certains pensent que ce n'est pas juste que les hommes n'en ont pas. Mais tu ne peux pas protester contre la nature. Est-ce que c'est juste qu'une personne mesure grand, alors que une autre est très petit? Est-ce juste qu'une personne est laide, alors une autre est belle? Est-ce que c'est juste que certains sont nés en santé alors que d'autres ont des handicappes?

Il n'y a rien d'injuste là-dans.

Parce que Dieu, ou la nature, ne te doit rien.

Mais, tu vas me dire que le fait qu'on soit une femme, ou un Noir, ou un handicappé rend la vie plus difficile, et que dans les résultats ça fait que ce n'est pas juste.

Mais encore une fois, personne n'a le droit à des résults de vie égaux ou mêmes équitables.

Ta vie, c'est toi qui la construis.

Mais ce n'est pas juste pour l'handicappé qui, par exemple, n'est pas capable de se construire sa vie.

Alors on doit l'aider.

Mais l'handicappé est incapable. Voilà la différence.

Il a besoin d'aide.

Est-ce que la femme a véritablement besoin d'avortement? Serait-elle complètement démunie et sans pouvoir devant une grossesse inattendue?

Dans la grande majorité des cas, la réponse est: non.

Et, si la femme a vraiment besoin de l'aide, sans laquelle son existence sera véritablement mise en péril, alors qu'on l'aide.

Mais cet aide n'a pas besoin d'être l'avortement.

La liberté n'exclut pas une conception de la responsabilité, surtout la responsabilité envers les enfants.

Que les femmes sont plus confrontées à ce problème n'est pas une injustice.

L'injustice dans tout ça, c'est l'absence de l'homme.

Parce qu'il a autant contribué à la création de cet enfant que la femme.

Mais, souvent, l'homme ne veut rien savoir de sa responsabilité.

L'homme laisse la décision à la femme en sachant qu'il serait peut-être libéré de la responsabilité d'éléver cet enfant. Quelle chance.

Mais qu'est-ce qui réduirait les chances que la femme ne subirait pas à cette injustice?

Le mariage.

Ah, tu vas me dire que le gars peut se sauver du mariage. C'est vrai. Mais pas aussi facilement que le chum qui ne reste pas avec la fille, et pas aussi facilement que le chum en union libre.

Parce que le mariage formalise les liens entre les deux. Le gars ne peut pas casser avec sa femme sans conséquence. Il y a des lois qui l'empêchent de le faire. Il ne peut pas partir à la hâte, sans souci.

Mais on a tout fait pour rendre la situation plus injuste pour la femme, en pensant que c'était plus juste. On pensait que si on diminuait la responsabilité des partenaires l'un envers l'autre, que l'homme pouvait faire ce qu'il veut et que la femme pouvair faire ce qu'elle veut, ça serait plus juste.

Mais ce n'est pas plus juste. Et cette absence de justice met de la pression sur la femme pour qu'elle avorte.

On croit que l'autonomie absolue de la personne est le bien absolu. Mais ce n'est pas le cas. En fait, ça isole souvent les gens, et on nie les responsabilités entre les gens parce que ça diminue notre pouvoir.

Le pouvoir, l'autonomie, ne peut pas être le bien ultime. C'est nécessaire bien sûr, mais ça ne peut pas être divorcer de la responsabilité, sinon, ça crée encore plus d'injustice.

14 janvier 2011

Registre de bébés prématurés nés avec un poids inférieur à 400 grammes

LifeSiteNews a publié un article concernant un registre de bébés nés avec un poids inférieur à 400 grammes. Il y a plus de 110 cas listés, datant de 1936.

Page d'accueil du registre.

Le registre même, selon les dates de naissance.

Selon le poids.


À travers le monde, on considère le seuil de viabilité à 500 grammes ou 20 semaines (dans le plus bas). Normalement, un foetus de 400 grammes a environ l'âge gestationnel de 19 semaines.

Selon le Dr. Edward Bell, de l'Université d'Iowa, le nombre de semaines de gestation prédit plus fiablement les chances de survie que le poids, puisque certains bébés sont nés avec un poids très faible, mais ont survecu avec moins de difficulté.

Ce registre est important parce qu'il démontre les limites de la viabilité Certains bébés ont survécu à 23 semaines; le record est de 21 semaines 6 jours.

Dans bien des juridictions, le sueil de viabilité est fixée à 24 semaines. Les médecins ne traitent pas le nouveau-né en bas de cet âge.

Bien que certains cas en bas de 23 semaines sont quasiment sans espoir, je suis certaines que des bébés qui auraient des chances de survivre sont laissés pour compte. Souvent, les médecins ne donnent même pas la chance aux parents de décider ce qu'il devrait arriver aux enfants.

Alors, il faut informer le monde médical que la survie est possible avec un poids faible, surtout lorsque la gestation est avancée.

Si vous connaissez un bébé né sous le seuil des 400 grammes-- quelque soit leur âge gestationnel, veuillez SVP contactez le Dr. Bell (en cliquant "submit new listing"

Le registre n'inclut pas de cas du monde francophone, mais il doit sûrement en avoir.

12 janvier 2011

L'Église catholique et les médias #catholique

Radio Ville-Marie a publié un article sur son site web concernant un prêtre suisse qui veut que l'Église catholique soit plus présent dans les média.

C'est sûr que c'est souhaitable, et l'Abbé Werlen donne des conseils à cette fin.

Mais franchement, je ne commencerais même pas là.

Je commencerais par développer une présence sur le web.

Quand je dis "présence" en fait, je veux dire "une communauté", un "cathosphère francophone".

Il existe des site webs et quelques blogues des diocèses.

Mais le problème avec la communication de l'Église et de ses représentants, c'est que c'est trop formel.

Prenons un exemple, l'Archévêque Terrence Prendergast. C'est mon évêque. Je l'aime. C'est un vrai de vrai évêque catholique.

Il publie sur son blogue quotidiennement, mais la plupart de son billets contiennent des photos de ses événements, des biographies de saints et des prières. Certains contiennent des informations très intéressantes et pertinentes.

Ce n'est pas mauvais, MAIS-- son blogue manque de lui.

Les bios de saints et les prières, on peut trouver ça n'importe oũ sur le web.

Les photos sont pas pire. Ça montre que c'est un gars de terrain, et c'est intéressant de voir des gens que tu connais.

Mais, ce qu'il manque c'est sa pensée, sa personalité.

Parce que les gens cherchent de quoi à alimenter leur vie spirituelle, leur regard sur le monde.

Lorsqu'on est catholique orthodoxe, on a souvent l'Impression de ne pas avoir de leaders dans l'Église. On soutient l'hiérarchie. On croit à l'obéissance. On va à la messe à chaque dimanche et on écoute le prêtre (ou le tolère, selon les cas). Mais pour beaucoup d'entre nous, notre vie spirituelle et religieuse se passe entièrement hors le cadre institutionnelle et cléricale de l'Église. On est laissé à nous-mêmes ou on décroche de tout l'appareil officiel. C'est ironique, mais des fois, c'est comme être protestant, parce qu'on s'arrange tout seuls sans les prêtres et les catholiques professionnels.

On décroche parce que les prêtres de nos jours ne sont pas nos leaders. Ils ont un autre agenda que celui du pape et du Magistère. Ils parlent des choses qui passent complètement à côté des enseignements de l'Église, si elles ne sont pas complètement contraires.

Le prêtre (et surtout l'évêque) est supposé avoir une accumulation importante de connaissances sur la doctrine, la théologie et la spiritualité pour pouvoir apprendre aux gens comment développer sa vie intérieure et améliorer son comportement. Mais le prêtre n'est pas une encyclopédie ou un dispenseur de sacraments. Il est une personne. Et les fidèles ont faim de cette personne, ce persona christi qui va offrir de sa personne, de ses pensées, de sa perspective pour aider les gens à comprendre la foi et le monde aujourd'hui.

Certains prêtres ont essayé de le faire. Mais dans mon expérience à moi, leurs réfléxions manquent souvent de profondeur et ne réussient pas à attirer le monde pour quelques raisons importantes:

1) Sans être nécessairement dissident, certains prêtres sont modernistes par omission. C'est-à-dire, ils ne veulent pas toucher aux sujets durs, ou prêcher des doctrines trop controversés, trop songées, trop...catholiques. Donc, on va parler de la résurrection sans parler de la souffrance de la croix. On va parler du Pain et du Vin, sans parler de transubstantiation (ou du moins le présuppser). Bon, vous avez l'idée. C'est comme un dissidence par omission. On a l'impression que le prêtre ne veut pas approcher de ces sujets parce que lui-même il a des idées dissidentes et il ne veut pas heurter la sensibilité orthodoxe. Ça donne des réfléxions un peu fade. Même très.

2) On n'adresse pas les questions chaudes du jour. Je ne parle pas nécessairement d'avortement et homosexualité. Mais des questions purement religieuses, comme la place de la foi dans l'espace publique, les objections à la foi, la montée de l'Islamisme, etc. C'est comme ces prêtres hors de l'actualité des gens.

3) Le ton est formel, même personnel. On se sent subi à un homélie. L'homélie c'est correct pour transmettre une idée le dimanche. Mais c'est formel. C'est le fun d'avoir un aperçu de la personne dont on parle. C'est pour ça que je ne lis peu les discours du Pape du Vatican. Ce sont des discours. Pas des pensées spontanées, des réactions pour une auditoire (ou lectorat) ciblé. Le Pape Jean Paul II était très populaire à cause de son charisme, sa capacité de réagir spontanément aux gens. Le Pape Benoît XVI a plus de misère. La caméra ne l'aime pas pis c'est pas dans son caractère est un peu plus timide. Mais comparons les deux hommes par leurs écrits. Je trouve que le Pape Jean Paul II est infiniment plus formel que Benoît XVI dans ses écrits. Quand on lit une encyclique de Jean Paul, on pense lire une thèse. Ses idées sont très interéssantes, mais sa manière de les communiquer sont un peu académique par ce qu'il cherche toujours la nuance sémantique (c'est normal, il avait un doc en philologie). Mais je n'ai pas cette impression avec Benoît XVI. Certes, il est très érudit. Je viens de finir son livre Jésus de Nazareth (que je recommande fortement) et j'étais très impressionnée par le niveau d'informations, je ne m'attendais pas à ça. Mais, la force de Benoît, c'est son instinct d'adresser les sujets du jour dans un ton amiable en employant une diction qui est à la portée de gens ordinaires (du moins les gens ordinaires éduqués dans la foi). Il parle des vraies affaires dans un ton vrai et il sait quoi dire et comment le dire pour se faire comprendre. (Son malheur, c'est que les média interprètent mal ses mots, mais bon...) Quand on lit les écrits de Benoît XVI, on sait que c'est lui qui parle. Je n'ai pas cette même impression de Jean Paul II. Son charisme ne se transmet pas sur papier. On connaît sa pensée et non pas sa personne.

4) La pensée est déracinée de la tradition de l'Église.C'est quand la dernière fois vous avez vu un prêtre citer St. Augustin ou St. Thomas d'Aquin? La profondeur de la foi catholique vient, en partie, du fait que c'est une vieille tradition et que les écrivains d'antan ont déjà fait leur bout de chemin: pas besoin de réinventer la roue. Mais ça serait bon de pousser leur réflexion. Alors, on peut commencer un discours sur le péché-- pour choisir un exemple parmi tant d'autres-- et parler d'Augustin, ou de Thomas d'Aquin, ou de Bellarmine, ou d'Alphonse Ligouri etc etc etc. et ensuite construire sur cette pensée.

Quand les prêtres ou les catholiques professionels vont savoir comment bloguer ou communiquer de façon orthodoxe en créant un sentiment d'appartenance avec leur lectorat en écrivant selon leur véritable pensée et personalité, ça va créer une communauté, un cathosphère. Et comme ça les média n'auront pas à chercher loin pour des personnalités pour venir expliquer à leurs auditoires pratiquement non-catholiques les enseignements de la foi. La source sera là.

Mais, comme ils auront déjà une communauté, leur présence dans les média traditionnels seront moins urgent puisque les gens sauront où aller chercehr la vraie histoire sur l'église.

Il faut marier l'orthodoxie ET une présence personnelle-- pas une présence fake ou formel. On veut non seulement savoir les doctrines, on veut connaître les prêtres et leurs personnalités. On veut une relation de fidèle à prêtre, et non pas fidèle à encyclique, fidèle à homélie ou fidèle à droit canonique, comme j'ai souvent l'impression d'avoir dans cette église.

Ça veut dire que parfois le prêtre va dire des choses quelque peu déplaisantes, pas gentils ou controversés. Pas dans le but d'être méchant bien sûr. Mais la culture du gnan-gnan qui règne dans l'Église, ça ne fait pas progresser la foi, nécessairement. Toujours vouloir être gentil signifie omettre de mentionner certaines idées. Le démon gagne dans ce cas-là.

Mais c'est comme ça qu'on est "vrai"-- pas en se censurant constamment. Pas en cherchant la politesse à tout prix.

C'est comme ça qu'on va créer une masse critique de voix qui vont pouvoir influencer les médias. Être sur le web, ce n'est plus suffisant. Il faut engager les gens par offrir se pensée et sa personnalité de façon consistante.

La pensée idéologique

Ce n’est pas la droite ou la gauche qui pose problème. C’est l’idéologie, le dogmatisme, l’esprit sectaire.

Les systèmes de pensée en kit, qui sont censés réglés TOUS les problèmes.

« La religion est l’opium du peuple », disait Marx. De même, on pourrait dire : « L’idéologie est l’opium des intellectuels. »

Dans Les aventures de la liberté, son brillant essai sur l’histoire des intellectuels, le philosophe français Bernard-Henri Lévy pourfend cette attitude, qui consiste à « toujours penser dans le même sens », à toujours « émettre la même note ».

« Je proclame le droit à avoir des idées hétérogènes », écrit-il.

Parfois à gauche, parfois à droite.

C’est, à mon humble avis, la seule façon de VRAIMENT penser…

...dit le libertarien Richard Martineau.

Je suis sympathique à son point de vue. Je ne me dis jamais "conservatrice" bien que je suis confortablement à droite sur le spectre politique. Justement parce que certains de mes prises de positions ne sont pas de droite. Je ne veux pas me soumettre à des tests idéologiques.

Je me rappelle que quand j'étais une socialiste dans la vingtaine, on ne m'acceptais pas dans le club parce que j'étais contre l'avortement et l'homosexualité.

Je voulais abolir le capitalisme. J'étais contre les corporations. Je voulais que l'État prendre contrôle de tous les sphères de la société.

Est-ce que j'étais assez socialiste pour certain de mes collègues dans le NPD? Bien sûr que non.

Bon, peut-être que ça a eu des résultats bénéfiques. ;)

Depuis, je suis allergique aux tests idéologiques justement parce qu'ils ont tendance à exiger une orthodoxie quasi-religieuse. Je suis très contente de me soumettre à l'orthodoxie catholique, mais je refuse de traiter des idées humaines comme des vérités divines. Parfois Dieu a une opinion contraire. :)

Mais je ne suis pas d'accord avec Martineau que les gens qui sont complètement à droite ou à gauche sont nécessairement des gens aveuglés par l'idéologie.

Les idées de base ont tendance à produire les mêmes conclusions dans une échantillon importante de la population. Voilà pourquoi les camps politiques existent. Martineau, il est libertarien. La notion de la liberté individuelle est l'idée de base qui explique ses prises de position (c'est un peu ironique qu'il dénonce l'idéologie quand lui-même il est idéologique, mais bon).

Alors, à droite on voit des gens qui croient que la réalité a des règles, et que l'être humain possède une nature fixe qui a tendance à errer, donc il faut se protéger de la tyrannie des gouvernements (et même des autres institutions).

À gauche, on croit que la nature humaine est malléable, pratiquement autoconstruite par sa volonté même. Comme la réalité humaine est le produit des pensées et des désirs, il n'y a pas de véritable règles fixes de comportement. C'est relatif. Alors, la mesure de le moralité, ce sont les droits humains-- qui peuvent évoluer. Comme un droit est un instrument légal, il faut impliquer l'état pour assurer le plus grand bonheur des gens. Alors l'État devient celui qui est responsable du sort de la société, et non les individus eux-mêmes.

Bon on voit comment ces idées de bases peuvent produire des camps politiques. C'est normal que les gens vont adopter en masse les conclusions qui en découlent de ces idées. L'être humain a un besoin d'être cohérent.

Je suis d'accord que la diabolisation des opposants, c'est trop facile intellectuellement. Personne n'est 100% bon ou mauvais. Cependant, c'est un peu naturel que des gens condamnent la totalité des gestes politiques de leurs opposants. Ils ont des idées contraires. Bien oui, Michael Moore va condamner Bush et Pamella Gellar va condamner Obama. Même si Bush a fait une ou deux choses de bon, Moore ne va pas les signaler, parce que pour lui, le problème c'est son plateforme en générale. Tu ne parle pas de Hitler en disant en ça faveur "il a crée des jobs"-- c'est ridicule d'évaluer des politiciens comme ça. Hitler a fait beaucoup plus de mal que de bien. Dans la perspective de Moore, les quelques bon points de Bush n'effacent pas la grande majorité de ses bêtises.

Je pense que condamner les gens pour leur pensée idéologique est peut-être aussi naïf et intellectuellement facile que de traiter tous ses opposants de crétins. Remarque--- je ne dis pas qu'on n'a pas le droit de condamner la tendance générale d'un politicien; mais la diabolisation automatique des gens ("c'est un gauchiste, c'est un crétin!") est quelque chose qu'on doit éviter. Du point de vue de relations publiques, c'est vrai que la diabolisation ça peut marcher très bien pour sa cause. Mais ce n'est pas parce que ça marche qu'on devrait le faire. 

10 janvier 2011

Marche Chrétienne à Québec le 4 juin #catholique

Sur le blogue de Campagne-Vie:

Une marche – qui a pour but de rassembler les chrétiens du Québec de différentes confessions – se met présentement en mouvement pour promouvoir une culture de vie et réclamer au gouvernement des lois pour la protéger contre la culture de mort déjà implantée et qui continue à ce faire. Nous n’avons qu’à regarder les demandes incessantes pour la légalisation de l’euthanasie et du suicide assisté, le taux effarant d’avortements, l’union homosexuelle, l’imposition du cours Éthique et culture religieuse, l’élimination de l’enseignement religieux dans les écoles et les garderies, l’effondrement de l’institution de la famille et la perte des droits parentaux.

Date : 4 juin 2011

Endroit : Québec

Rassemblement : à partir de 13h00 au Parc de l’Amérique Française Boul. René Lévesque

Départ : du parc à 14h00 pour le Parlement de Québec

Apportez vos caméras!

Discipliner son enfant

Richard Martineau:

Avez-vous déjà fait ça dans un endroit public ? Je ne le vous conseille pas.

Les gens vous regardent comme si vous aviez frappé votre enfant à coups de batte de baseball.

Un peu plus, et ils vous sautent dessus pendant que l’un d’eux appelle la DPJ.

...

Notre société voue un tel culte aux enfants qu’on ne peut plus élever la voix contre un p’tit monstre qui a pété une « fuse » sans passer pour un dangereux psychopathe.

Quand j'ai eu mon premier enfant, en fréquentant les forums de parents, j'ai appris que je n'étais pas supposée de crier à mes enfants. C'était du mauvais parenting.

Ça m'a complètement épatée.

Jamais crier? Je ne dis pas que c'est bon de crier régulièrement. L'enfant peut développer cette habitude. Mais de ne jamais élever le ton quand la situation l'exige?

Voyons.

C'est vrai que c'est déplaisant de voir un adulte discipliner son enfant, même si je suis d'accord avec son intervention. C'est inconfortable de voir un bambin se faire disputer, et qui aime être le spectateur d'une telle scène?

Cependant, je trouve que ben des parents n'ose pas rien dire justement pour ne pas attirer de l'attention.

C'est comme les parents qui laissent leur bambin hurler pour cinq minutes dans le restaurant et ne font rien par peur d'aggraver la situation, comme si déranger des dizaines de personne était moins grave.

Ne soyez pas dupe. Le fait que les enfants sont mal disciplinés a un rapport avec notre culture et finalement notre scène politique. Quand les enfants sont gâtés, pensez-vous qu'ils vont penser autrement aux urnes?

Tout commence par la culture.

9 janvier 2011

France: l'étatisme saute le requin: député propose une loi pour des assistants sexuels pour les handicappés

Le député Jean-François Chossy propose que les handicappés qui ont de la difficulté à exercer leur sexualité soit aidé par des "assistants sexuels". Lire: Prostituées.

Heureusement, la ministre Bachelot ferme la porte à cette idée. Le député persiste tout de même.

 C'est drôle, Trudeau a dit que l'État n'avait pas de place dans les chambres à coucher de la nation.
 
Mais il avait évidemment tort. Dans l'esprit étatiste TOUT doit la province du gouvernement, même tes relations sexuelles. Si t'es pas capable de jouïr, l'État va t'aider. À quand le Viagra gratuit?
 
(Et concernant la phrase "sauter le requin"-- j'ai adapté une phrase connue en anglais-- "jump the shark"-- qui signifie dépasser les bornes  pour ne plus revenir à un état acceptable ou normal. )
 
 
Via

5 janvier 2011

VIDÉO: Une jeune dame raconte son avortement

Voici (à la fin du billet) le témoignage d'une femme dans la vingtaine qui parle de son avortement et de sa réaction face à la "propagande" pro-vie.

Vous allez comprendre qu'elle a été vraiment trempée dans le brainwash féministe.

La première chose qu'elle avance c'est qu'une "grossesse" de 8 semaines (mettons 6 semaines dès la conception) est un amas de cellules.

Il y a un site d'images et de films sur les foetus prénataux que je vous conseille fortement. Il s'appelle Endowment for Human Development ou ehd.org.

C'est le meilleur parce que les images proviennent d'une caméra qui a été placée directement dans l'utérus pendant la grossesse. Tu ne peux pas avoir mieux que ça.

En plus, les films ont des sous-titres dans 88 langues, dont le français.

Lorsqu'un regarde ces films, on ne peut pas dire que l'embryon est un amas de cellules. Même à 6 semaines.

Les cliniques d'avortement ne vous montreront jamais la vérité. Même les conseillers et les activistes sont ignorants à l'égard du développement prénatal. Ce n'est pas dans leur intérêt de connaître la vérité.

Une autre chose que j'ai trouvé drôle c'est qu'elle dit que les photos d'avortement propagées par les pro-vie sont truquées.

On entend souvent dire ça.

Comment le sait-elle?

Est-ce que les militants pro-avortement lui ont montré des images de foetus avortés?

Mais non. En douze ans de militantisme pro-vie, je n'ai jamais vu un seul militant pro-choix montrer des images de foetus avortés pour montrer comment celles des pro-vie étaient "truquées". La prise de photo serait assez facile: il s'agirait de prendre la photo dans la salle de pathologie où le médecin est censé de reconstituer le foetus après l'intervention pour s'assurer que chaque membre du petit à été aspirer.

Où encore, une militante pro-choix qui subit un avortement chimique pourrait prendre une photo des restes de l'embryon, si la grossesse est assez avancée. Bon, avant 5-6 semaines de grossesse, ça pourrait être difficile compte tenu du fait que les embryons peuvent passer inapperçus dans les mottes de tissus ensanglantés, mais il est complètement possible de le faire après 8 ou 9 semaines de grossesse, et dailleurs ça s'est déjà fait et j'ai les images pour le prouver (mais ce n'était pas une militante qui les ait pris.)

J'ai cherché longtemps des images de foetus ou d'embryons avortés prises par des avorteurs ou des partisans de l'avortement. Ce que j'ai pu recueillir n'était pas le foetus, mais l'embryon dans un sac vitellin. Comprenez bien que l'embryon à ce stade mesure environ entre 5mm et 1cm, et que le volume des autres tissus est plus important que celui de l'embryon-- alors c'est normal qu'on ne voit pas l'embryon à l'oeil. Mais il ne serait pas difficile de dévoiler l'embryon si le but était de montrer le développement humain. Mais les partisans de l'avortement n'ont pas intérêt à éduquer le public sur le développement prénatal. Ils comprennent que la réaction de la personne moyenne devant des images de foetus seraient : "mais c'est un être humain". Alors, ils ne prennent pas la liberté d'informer les femmes, parce que dans leur tête, que ça soit un embryon de 5mm ou un bébé de 30 semaines, la femme décide, et quand la femme le reste est secondaire. Si elle est ignorante concernant le développement humain, c'est son problème, pas la leur.

La chose la plus atroce dans le vidéo est quand elle raconte la façon dont la clinique lui a traité. Le médecin n'a même pas pris la peine de lui offrir un médicament pour l'anésthasiée.

Bon, peut-être l'étatisme du système de santé a ses bon côtés. (Bien que je ne suis pas certaine que c'était dans le système public, mais on peut toujours spéculer.)

Alors, elle a été obligée de subir l'intervention sans médicament anti-douleur. Je crois c'est parce qu'elle n'a pas été accompagnée par son partenaire, puisqu'elle aurait pu subir des effets néfastes des l'anésthésie après son intervention. Dans la clinique Morgentaler, normalement, si le femme se présente toute seule, le rendez-vous est raporté. (Mais j'ai déjà vu des femmes vomir devant la clinique après leur sortie, sans que personne se soucie de leur sort. C'est clair qu'il y a problème).

J'ai l'impression que la femme se sentait un peu pressée à cause du nombre de patientes qui attendaient leur intervention. C'est comme ça que ça se passe dans bien des cliniques d'avortement: c'est comme une chaîne de production. En quelque sorte c'est ce qui attire certains médecins dans le domaine: c'est de l'argent facile est les coûts sont relativement peu élevés. Alors le médecin a intérêt à en faire le plus possible.

Je termine avec son discours sur l'histoire de l'avortement. Elle est nettement exaggérée. Bien qu'il est vrai que certaines femmes prenaient des aiguilles à tricoter pour s'avorter, c'était assez rare. La grande majorité des avortements avaient lieu sous l'oeil d'un profesionnel de la santé qui les faisait comme un sideline, et voilà pourquoi l'avortement était disponible pour les femmes au moment de la légalisation: il y a avait des médecins qui savaient déjà comment les faire.

La chose la plus ridicule c'est la notion que si l'avortement est banni, les femmes vont retourner à utiliser des aiguilles à tricoter pour s'avorter.

Franchement, à notre époque, c'est quasiment inimaginable. Même dans le Tiers-monde, les femmes ne le font pas. Les avortements clandestins se font par médicament. Les activistes pro-choix ont tellement bien publicisé les méfaits des avortement par aiguilles que ça fait partie de la culture commune des gens.

Au moment de la légalisation de l'avortement, il fallait que les féministes inventent une histoire engageante pour pouvoir vendre leur projet. On a largement exaggéré le nombre d'avortements clandestins, et le nombre de victimes. Pourtant, en Ireland et en Pologne, l'avortement est illégal et les avortements par cintre ne se font pas. Oui, il est vrai que des femmes voyagent à Angleterre pour les obtenir, mais ce n'est pas tout le monde qui est capable de se payer un billet d'avion (en plus des frais médicaux).

(Soit dit en passant, ce ne sont pas les féministes qui ont fini par obtenir la légalisation de l'avortement au Canada, mais les avocats et les médecins. Les féministes ont cependant influencé nos perceptions culturelles.)

H/T Nephtar et Nephtali


3 janvier 2011

Les prétendus "extrémistes" pro-vie

Le Nef:

Nous avons vu aussi se déployer la sempiternelle critique frontale, par certains milieux catholiques eux-mêmes, des initiatives (à 90 % animées par des laïcs), qui depuis plus de 30 ans, interpellent les consciences par leurs actions spirituelles et non violentes sur la question de l’avortement : « Nous sommes pour la vie mais pas comme ces extrémistes, ces violents “pro life” », etc. Quelle ineptie ! Vous connaissez des gens qui sont « contre la vie », vous ? Ce que défend l’Église contre le monde est bien plus concret : c’est qu’un embryon est un véritable être humain et que sa suppression est tout simplement un crime !

Il y en a assez que des catholiques eux-mêmes mêlent leur voix aux loups pour stigmatiser une mouvance qui n’existe pas. C’est un fantasme d’imaginer que des groupes paramilitaires pourchassent les médecins avorteurs ou les femmes à l’entrée des cliniques d’avortement ! Qu’ils aillent donc, ces bien-pensants, prier le rosaire à genoux devant une clinique pour les âmes de ces enfants sacrifiés avec les courageux militants de « SOS Tous petits », sous les hurlements, les œufs ou les pierres des gauchistes… ils pourront ainsi voir de près un vrai « extrémisme ». Face aux questions « l’embryon est-il un être humain innocent ? », « l’avortement est-il le meurtre d’un innocent ? » il n’y a pas de catholiques intransigeants ou de catholiques bien pensants, il n’y a qu’une seule réponse, et la seule chose qui est extrême et intransigeante dans cette affaire, c’est que ces enfants non nés n’ont aucune chance de s’en tirer, de faire entendre leur voix pour échapper à la mort.

Ça fait un peu plus d'une décennie que je milite dans le mouvement pro-vie.

La seule violence sur le terrain dont j'ai entendu parler c'était de la part des pôvre-choix. Dans les dernières années à Ottawa, un manifestant pro-vie a perdu une dent lors d'une aggression dont il était la cible, et une autre vieille dame s'est cassé le bras après une chute lors d'une attaque. Ce sont des événements exceptionnels, mais beaucoup moins exceptionnel que la violence pro-vie.

Certes, il existe des gens qui ont tué des avorteurs ou employés de cliniques. Surtout des américains. Soit. Mais, de là à caractériser le mouvement entier comme violent, lorsque ses événements se déroulent dans le plus grand respect de la loi, c'est une exaggération délibérée, voire, un mensonge.

Le mouvement souverainiste des années 60 n'étaient pas violent, mais le FLQ l'était. Alors, a-t-on permis que le mouvement soit défini par des terroristes?

Il ne faut oublier non-plus que les féministes ont un fâcheux penchant pour l'inflation verbale. Pour elles, un attouchement non-consenti c'est une aggression sexuelle (pratiquement un viol); une farce cochonne, c'est de l'harcèlement; un point de vue contraire, c'est de la misogynie, etc. D'après elles, prier le rosaire devant une clinique c'est une oppression intolérable. Leurs pauvres coeurs sont blessés à voir des gens exprimer leur désaccord. Pour les féministes, les femmes sont fortes, sauf quand ça leur sert de ne pas l'être. Laisse faire qu'on déplace mer et monde pour aider les femmes enceintes en difficulté... on est là pour causer du tort.

Alors, il faut prendre ce qu'elles ont à dire avec un grain de sel, et encourager les autres à le faire.