22 février 2011

Expliquer la présumée contradiction entre le désir de la laïcité et le désir de préserver des symbols religieux

Récemment, Richard Martineau a écrit un billet dénonçant les péquistes pour avoir voulu préserver le crucifix dans l'Assemblée Nationale.

(Je suis grippée aujourd'hui et je n'ai pas le goût de le retrouver, mais ce n'est pas important.)

Il dit que pour être cohérent  dans ses principes laïcistes, le Québec écarter tout symbol  religieux dans les endroits associés au gouvernement. Mais la plupart des québécois, qui sont pour la séparation de l'Église et de l'État, ne veulent pas voir tous les symbols effacés.

Pour comprendre la situation présente, il faut revenir en arrière et examiner l'origine de l'idée de la laïcité.

Originellement, le but de la séparation de l'Église de l'État, c'était de s'assure que L'ÉTAT ne s'ingérait pas dans les affaires de l'Église.

Depuis 1963, l'année que la Cour Suprême des États-Unis a déclaré que la prière a été bannie des écoles publiques, l'interprétation qu'on fait de cette phrase (une interprétation inventée de toute pièce, sans précédance) c'est que le religieux ne doit pas envahir l'espace gouvernementale.

Depuis, la phrase a encore évolué pour signifier que les croyants n'ont pas le droit de se baser sur leurs valeurs religieuses pour agir en politique, aussi défendable qu'elles soient au plan de la raison. Cependant, les gauchistes ne sont pas troublés pas l'intervention de la gauche religieuse dans le sphère politique (comme l'Abbé Raymond Gravel, par exemple) mais ils condamnent l'intervention de la droite religieuse dans les affaires politiques.

Le but de cette nouvelle réinterprétation, c'est de barrer la participation de la droite religieuse dans les affaires publiques, dans le but d'éviter des remises en question et d'éventuels changements de politique dans certains domaines comme l'avortement.

Bien que la plupart des gens sont heureux de voir la participation de la droite religieuse minée dans les affaires publiques, ça ne veut pas dire qu'ils sont prêts à se débarrasser de toute influence religieuse pour autant.

Les militants laïcistes anti-religieux traitent la religion comme quelque chose de néfaste et irrationnelle, qui n'a donc pas ça place dans l'espace publique. Mais le québécois moyen ne voit pas le religieux du même point de vue. Il veut écarter la droite religieuse de la participation politique, mais il veut garder les symbols religieux qui lui sont importants, auxquels il attribue une signification séculière.

Par exemple: le crucifix. Pour le catholique, le crucifix ça représente la sacrifice qui a permis le salut de l'humanité. Le québécois a perdu cette référence religieuse. Pour lui, le crucifix, c'est le passé. C'est les valeurs qui ont bâti le Québec. Comme ça, le crucifix acquiert une signification culturelle plutôt que religieuse, et le québécois moyen ne veut pas se dépaysé du point de vue historique et culturel en effaçant cet aspect de la culture québécoise.

C'est comme les noms de rues et les noms de villages religieux. C'est inévitable qu'un jour, ces noms seront contestés. Personne, à part des croyants, se fout de l'identité de Ste. Scholastique, St. Eustache, St. Janvier et j'en passe. Mais les noms sont un lien au passé, à la mentalité des ancêtres. Et bien que les québécois en général  n'ont aucun intérêt à voir la renaissance de la foi, ils aiment être en contact symbolique avec les ancêtres. Ce nationalisme leur donne un sens à leur monde. Ça leur donne une identité à quelque part.

Donc, dans la mesure que le religieux correspond aux attentes du québécois moyen, les gens sont très contents de marginaliser les véritables gens de foi, mais de garder les symboles qui leur sont important.

En fait, ce n'est pas nécessairement contradictoire, si on comprend le sens des interventions des gens.

21 février 2011

VIDÉO: Steven Crowder dénonce les syndicats

Si tu ne connais pas l'humouriste Steven Crowder...tu devrais! Il vient de Montréal, mais il vit maintenant à Los Angeles et parfois il paraît sur la télé américaine.

Dans son vidéo le plus récent, il dénonce les syndicats et leurs demandes ridicules au gouvernement de l'État du Wisconin.

18 février 2011

La question évidente

Écrivant sur l'émission Enquête et son reportage concernant l'influence évangélique sur le gouvernement conservateur, le théologien protestant Steve Robitaille pose la question évidente:

Pourquoi l'émission Enquête n'a contacté aucun spécialiste du protestantisme évangélique?

Remarque ben que souvent Radio-Canada ne fait jamais d'effort pour élaborer les questions du point de vue conservateur-- que ça soit des questions économiques, sociales ou religieuses.

Si jamais Radio-Canada invite un spécialiste sur les évangéliques, tu peux en être sûr que ça va être un gauchiste.

Réaction de Campagne Québec-Vie à la poursuite de l'abbé Raymond Gravel envers les organismes pro-vie Campagne Québec-Vie et LifeSiteNews

Communiqué de Presse:

MONTRÉAL, le 18 févr. /CNW Telbec/ - C'est avec le cœur lourd que nous annonçons que l'abbé Raymond Gravel poursuit conjointement et solidairement l'organisme pour le respect de la vie Campagne Québec-Vie et le site de nouvelles pro-vie et pro-famille LifeSiteNews.com en justice pour diffamation. Il demande 500 000$ en compensation pour « atteinte illégale à sa dignité » et à titre de dommages punitifs.

Ainsi s'écroulent les espoirs que nous avions mis, il y a deux mois (voir notre bulletin de Noël 2010), dans un dialogue franc, ouvert et honnête, avec l'abbé Raymond Gravel sur les questions de l'avortement et de l'euthanasie. Voici maintenant que Campagne Québec-Vie est poursuivi en justice - sans avertissement d'aucune sorte - pour une somme faramineuse.

Nous tenterons de désamorcer le plus vite possible cette bombe qui nous a été lancée. Par contre, nous sommes au pied du mur : il nous a fallu immédiatement engager un avocat, car nous étions dans l'obligation de comparaître au palais de justice de Joliette.

Pour le moment, donc, la voie du dialogue serein semble bloquée. Nous sommes astreints à un « dialogue » coûteux par l'intermédiaire d'avocats. Merci de nous aider avec vos prières et financièrement à contrer cette attaque.

17 février 2011

Soutenons le Maire Jean Tremblay

Si on croit à une cause, il faut la subventionner. Si vous voulez que la prière reste au Conseil de Ville, il faut aider le Maire à financer son appel.

J'espère que vous allez tous donner un peu. Même si c'est juste $5.

(Mais donne pas juste $5 si tu as plus que ça. Soit pas cheap quand même!)

:)

La Loi 101 au Cégep

Du blogue Réflexions en trois dimensions:

Ensuite, il est cependant ironique que certains politiciens au Québec qui sont francophones ont étudié dans des établissements supérieurs anglophones. Pensez à Mario Dumont (Concordia) dans le cadre Québécois ou bien Jacques Parizeau (LSE) ou André Boisclair (Harvard) qui ont étudié à l’étranger en anglais.

C'est intéressant...donc, ça revient à quelque part à l'élitisme...de l'éducation post-secondaire en anglais pour moi mais pas pour toi.

Mais encore, dans toute cette histoire, ça va être le jeune francophone des régions qui va perdre beaucoup dans tout cela. Or, habituellement, il n’habite pas dans un milieu anglophone, il a habituellement peu accès à des médias en anglais (sauf que l’Internet apporte beaucoup de possibilités) et dans la plupart des cas il ne peut pas partir en échange ou aller dans des camps d’été en anglais.

Justement...ça devient un système d'éducation à deux vitesses en quelque sorte.

16 février 2011

VIDÉO: Ce soir on parle du Nouveau Colisée

Eh bonne...

RealCatholicTV critique la poursuite de l'Abbé Raymond Gravel contre LifeSiteNews

Si seulement Michael Voris parlait français...SVP veuillez le diffuser sur vos blogues et sur vos comptes facebook. Le message est trop important. Il faut que l'Église en prenne conscience:

15 février 2011

Je suis parfaitement d'accord avec Joseph Facal re: le nouveau aréna à Québec

Il faut que quelqu'un le dise:

Ne venez pas me dire, monsieur le premier ministre, qu’après avoir miraculeusement trouvé 200 millions $ que vous disiez ne pas avoir, vous allez ensuite essayer de convaincre le peuple qu’il vit au-dessus de ses moyens et lui demander de se serrer la ceinture.


Ne venez pas me dire, monsieur le premier ministre, alors que nos routes ressemblent à celles du Mexique, que nos procureurs dépassent à peine les 100 000 $ par année au sommet de l’échelle, que des milliers de vieux attendent des places en CHSLD qui n’existent pas, que cet équipement était sur la liste des cinquante choses les plus prioritaires socialement au Québec en ce moment.
Ne me sortez pas, messieurs les consultants, d’autres études encore plus ridicules que la dernière pour essayer de me faire croire que cet équipement, dont vous admettez qu’il ne fera jamais ses frais, sera un jour moins lourdement déficitaire que ce qu’on craint.

Ne venez pas me dire, qui que vous soyez, que cet équipement n’est pas d’abord et avant tout pour accueillir une équipe professionnelle de hockey. La candidature olympique de Québec est puissamment hypothétique. Bien oui, on pourra y organiser des événements «culturels» ou y tenir le Salon du jouet érotique. Combien de jours on va meubler avec ça ?
Que personne ne vienne me dire que les gens de Québec, parce qu’ils votent à droite, seraient davantage partisans que les autres d’une gestion serrée et responsable des fonds publics. L’humain est le même partout : la rigueur budgétaire, c’est d’abord pour les autres.


C'est ridicule comment on se compte des histoires au Québec. On est en pleine crise financière, mais on dépense comme si le contribuable était fait d'argent.

J'aimerais ça voir une équipe d'hockey à Québec, mais en réalité ce n'est pas rentable. Si c'était vraiment rentable, les compagnies privées seraient prêts à investir sans l'intervention du gouvernement.

L'Abbé Raymond Gravel poursuit LifeSiteNews et Campagne Québec-Vie pour $500 000

Franchement je trouve l'histoire déguelasse. (Voir aussi.)

Le Curé Gravel est en maudit contre LifeSiteNews à cause de leurs reportages qui exposent ses déficiences doctrinales.

Le problème c'est que le Curé Gravel, avec son appui pour le mariage gai et l'avortement légal, se croit fidèle au Magistère.

C'est le top du top!

D'une manière, c'est normal qu'il croit ça-- personne dans l'episcopat ne le corrige. Sèmer de la division, c'est pas très gentil, tsé?

Mais peut-être le bien qui peut venir de cette poursuite c'est qu'elle permettrait d'enfin lever le voile sur l'Église et les évêques pour voir vraiment ce qui se passe derrière les portes des bureaux du diocèses.

Ah oui, son évêque n'avait pas de commentaire. Évidemment.

14 février 2011

Le Curé Gravel favorable à la censure de la prière au Conseil de Ville

C'est ce qu'on appelle en anglais un self-hating Catholic.

Au moins l'évêque est derrière le maire Tremblay, mais pour la mauvaise raison:

«Je pense que la Charte des droits et libertés doit être revue, a-t-il plaidé. Dans ce cas-ci, les droits d'une minorité passent devant ceux d'une majorité.»

Ce n'est pas une question de minorité/majorité etc.

Un droit est un droit. Si Jean Tremblay était Bouddhiste, il aurait le droit de réciter un chant avant la réunion (sans qu'il l'impose à quiconque).

La religion ne peut pas être une affaire complètement privé, et ce n'est pas aux non-croyants de dicter aux croyants comment pratiquer sa foi.

Bloc québécois=christophobe

De la période des questions, jeudi le 10 février:


Mme Paule Brunelle (Trois-Rivières, BQ):




Monsieur le Président, la liste des opposants s'allonge. On y compte plus d'une centaine de municipalités dont la Ville de Montréal et celles de la Communauté métropolitaine de Québec, le gouvernement du Québec et l'Alliance des villes des Grands Lacs et du Saint-Laurent. Voilà maintenant que les Autochtones, qui n'ont pas été consultés, réclament que l'on renverse la décision de la Commission canadienne de sûreté nucléaire.


Tous ces opposants devront-ils se joindre aux évangéliques pour être entendus de ce gouvernement?

...


M. Pierre Paquette (Joliette, BQ):


Monsieur le Président, un reportage de l'émission Enquête lève le voile sur les liens étroits entre le Parti conservateur et des pasteurs intégristes dont certains — on a pu le voir à l'émission — versent dans l'hystérie. On apprend que plusieurs leaders évangéliques ont un accès privilégié à des députés et à des sénateurs conservateurs, et profitent de cet accès pour influencer les politiques fédérales.




N'est-il pas inquiétant de voir tous ces groupes intégristes graviter autour du gouvernement conservateur et tenter de modifier les lois pour imposer leurs valeurs religieuses?


L'hon. John Baird (leader du gouvernement à la Chambre des communes, PCC):
Monsieur le Président, tous les Canadiens ont le droit d'être entendus par le gouvernement. C'est pourquoi nous sommes très fiers d'organiser des milliers de séances de consultation auprès des Canadiens aux quatre coins du pays.



Au cours des derniers mois, j'ai eu le plaisir de rencontrer des groupes juifs, musulmans, hindous et sikhs, de même que des groupes bouddhistes. Et, au risque d'en choquer certains, j'ai même rencontré des groupes chrétiens.


M. Pierre Paquette (Joliette, BQ):

 
Monsieur le Président, le problème, c'est que les Églises évangéliques sont l'antichambre du Parti conservateur. On l'a vu à plusieurs reprises par les nombreuses tentatives des conservateurs de rouvrir le débat sur l'avortement ici et à l'échelle internationale. Chaque fois qu'un projet de loi est jugé contraire à leur doctrine religieuse, les conservateurs s'activent pour le faire rejeter. Pensons seulement à notre projet de loi sur le droit de mourir dignement. Même la politique scientifique du gouvernement conservateur est menée par un ministre créationniste.


Quand les conservateurs comprendront-ils qu'il y a une séparation nécessaire entre l'État et la religion?




L'hon. John Baird (leader du gouvernement à la Chambre des communes, PCC):

Monsieur le Président, je ne sais vraiment pas par où commencer. Par contre, je peux dire ceci. Les Canadiens pratiquants ont tout autant le droit d'être entendus par le gouvernement. Nous respectons leurs positions et leurs points de vue. Nous pensons qu'il est extrêmement important, dans une société pluraliste comme la nôtre, de toujours être à l'écoute des gens, quel que soit leur situation, et nous ne nous excuserons pas d'être à leur écoute.







De la période des questions le vendredi, 11 février:


M. Mario Laframboise (Argenteuil—Papineau—Mirabel, BQ):




Monsieur le Président, le reportage présenté hier dans l'émission Enquête soulève des questions troublantes. On y apprenait que Faytene Kryskow, la représentante de MY Canada, un groupe évangélique qui exerce un lobby musclé auprès des membres du gouvernement conservateur, avait un accès privilégié au Parlement grâce à une carte de sécurité exclusive, une espèce de « carte chouchou ».


Le gouvernement peut-il nous expliquer combien il existe de telles cartes, quels en sont les critères d'émission et comment Mme Kryskow a pu avoir une telle carte?


L'hon. John Baird (leader du gouvernement à la Chambre des communes, PCC):


Monsieur le Président, je crois comprendre que le groupe MY Canada a eu une réception sur la Colline et que quelques députés du Bloc québécois y étaient.




M. Mario Laframboise (Argenteuil—Papineau—Mirabel, BQ):


Monsieur le Président, le reportage d'Enquête identifie plusieurs députés, dont celui de Winnipeg-Sud et celle de Kildonan—St. Paul, qui sont membres du groupe religieux MY Canada.


Le gouvernement ne trouve-t-il pas troublant que tant d'intégristes gravitent autour du Parti conservateur pour noyauter le gouvernement et imposer leurs valeurs religieuses?




L'hon. John Baird (leader du gouvernement à la Chambre des communes, PCC):


Monsieur le Président, le gouvernement rencontre littéralement des milliers de personnes chaque année pour écouter leurs idées et leurs suggestions sur la façon de construire un Canada meilleur et plus fort.


Au cours des derniers mois seulement, j'ai eu le grand privilège de rencontrer des groupes juifs, sikhs, musulmans et hindous et, fait remarquable, j'ai même rencontré quelques groupes chrétiens.


D'après le Bloc, les chrètiens très croyants n'ont pas le droit de se faire entendre par le gouvernement au Canada.


Il manifeste une attitude ouvertement christophobe.

Ils disent qu'ils veulent une "séparation de l'Église et de l'État". Mais 4MyCanada n'est pas une église. Les gens croyants ont autant le droit le faire du lobbying selon leurs valeurs personnelles que n'importe qui, et quand des élus veulent les faire taire à cause de cette croyance, c'est ÇA l'abus de la séparation de l'Église et l'État. Les élus n'ont aucun droit de dire aux électeurs de ne pas être inspirés par des croyances religieuses. Paule Brunelle, Mario Laframboise et Pierre Paquette devraient émettre des excuses au près de la population chrétienne du Canada.


J'espère que les croyants s'en rappeleront aux prochaines élections. Bien sûr que le Bloc n'aura jamais à faire face à cette situation; il ne formera jamais le gouvernement. Facile de critiquer quand on est éternellement dans l'opposition.

Thomas de Koninck parle contre l'euthanasie

Thomas de Koninck:

«Voyez comme elle est énorme déjà sur nous tous et toutes, avant même toute législation, la pression du politically correct entretenue par les médias, qui fait dire à tant de gens que votre jugement est à coup sûr déjà rendu», a-t-il dit aux parlementaires présents.


En outre, le philosophe a soutenu que la légalisation de l'euthanasie et du suicide assisté créera de la pression auprès des malades et des personnes âgées. «Faire du suicide un droit a des terribles conséquences, dont celle d'une pression inadmissible sur le malade ou la personne âgée, à qui on reprochera et qui se reprochera de ne pas se sentir "de trop" et de ne pas solliciter dès lors de se faire supprimer», a-t-il affirmé.

«Quoi de plus inhumain qu'une pareille pression sur la conscience de cette personne, je vous le demande? Car il s'agit à toutes fins pratiques d'un rejet radical et d'un déni de toute dignité à cette personne, pire épreuve, on peut le penser, que celle d'un être souffrant entouré de soins», a ajouté le professeur.

D'autre part, M. De Koninck croit qu'une loi sur l'euthanasie serait injuste pour la grande majorité des Québécois et ne servirait pas le bien commun. «Faire une loi pour quelques cas individuels sans tenir compte du point de vue de l'ensemble des citoyens, ça ne peut pas être une bonne loi», a-t-il fait valoir.


Notre système médical ne devrait pas devenir l'industrie de la mort.

Ça ne finira plus.

On ne voudra plus traiter les gens âgés avec des maladies sérieuses-- on va se dire-- pourquoi "gaspiller" nous resources sur eux-- ils vont mourir bientôt de toute façon.

Le système médical devrait se dévouer exclusivement à guérir et à supprimer la souffrance.

Quant la valeur de la vie devient relative, tout peut devenir plus important: sa volonté, la volonté des parents, les resources, l'argent et tout ce que tu voudras. La dignité humaine deviendra négociable.

11 février 2011

L'hypocrisie de la gauche

Réaction face à la mise en demeure de la CSQ contre Les Analystes, B. Vallée a écrit:

Depuis trente ans, au Québec, les personnes victimes du dénigrement le plus systématique ont été les fédéralistes de droite et les catholiques moralement conservateurs. Ces personnes ont subi (et subissent encore) une large part des « offenses » infligées dans l’espace public. Apparemment, les règles de la rectitude politique ne s’appliquent pas à elles. Tout le bottin des « artistes » subventionnés a souvent participé à l’opération, en ne manquant pas une occasion d’écorcher tout ce qui peut évoquer, de près ou de loin, la « droite » si nocive aux yeux du milieu culturel. Ceux qui ne pensent pas « comme il faut », au Québec, c’est-à-dire ceux dont l’opinion ne correspond pas au credo de la gauche écolo-socialiste (et souverainiste) doivent s’accommoder des allusions malveillantes, des sous-entendus insultants, des amalgames faciles qu’on leut sert régulièrement, en toute IMPUNITÉ, sous couvert « d’humour »… ou de « chronique d’humeur »… L’infériorité morale et intellectuelle de ces individus est souvent présentée comme une donnée pratiquement incontestable. On dira alors, avec condescendance, qu’ils ont grand besoin d’être « éduqués ». On profitera de toutes les tribunes (et je pense, encore ici, à nos brillants » artistes ») pour leur faire la morale, comme à des enfants. Ce qui est encore plus méprisant, à tout prendre. Sans parler des blogues où l’on trouve d’innombrables commentaires farcis d’épithètes aussi flatteuses que « moron », « crétin », « ignare », « colonisé » ou « Elvis Gratton » pour quiconque ose exprimer son opposition à la souveraineté du Québec ou son hostilité au sacro-saint « modèle québécois ». Sur le blogue de Lagacé, un commentaire très respectueux compare le réseau Liberté-Québec aux … punaises de lit ! Mais, comme il se doit, « l’enragé », le « fauteur de haine », aujourd’hui, c’est … Éric Duhaime.

Alors, on peut traiter les catholiques et les fédéralistes de tous les noms et on s'attend à ce qu'ils encaissent le coup.

Mais le moment qu'on appelle les syndicalistes des "moumounes", les pôvres 'tits se sentent bléssés. Bou hou hou. Môman, le méchant droitiste nous a traité de tapette! Appelle l'avocat!

Le sexe ridiculisé

Avec le sexe, on a deux choix:

La sexualité débridée ou la sexualité règlée.

Soit on traite le sexe comme quelque chose qui sert au plaisir.

Soit on traite le sexe comme quelque chose qui sert à l'amour.

Quand on sépare le sexe de l'amour, en voilà le résultat: on traite le sexe comme un jeu et l'être humain comme un objet.

Si on veux arrêter ces petits concours adolescents, il faut parler contre les one-night stands, les bar des danseuses, la porno, les fuck-friends et ainsi de suite.

Parce que c'est ça qui mène à ces concours.

Dans le fond, c'est notre incapacité de voir le sexe comme quelque chose de sacrée qui nous empêche de voir clair. On est surtout dans le déni en ce concerne l'aspect procréatif. On essaie de se trouver des moyens de sépararer le sexe de la procréation, mais quand ça survient, le sexe devient une affaire qui sert au plaisir et non à l'amour.

Je ne dis pas qu'on doit avoir un enfant à chaque année. Mais en coupant le sexe de son aspect procréatif, on le désacralise. Quand tu sais que tes relations peuvent produire un enfant, tu prends la chose un peu plus au sérieux.

Pourquoi on ne peut pas dépendre sur les immigrants pour résoudre nos problèmes démographiques

Extrait d'un éditorial du Toronto Sun:

Multiculturalism is a failure not only in Great Britain, but a dismal failure here.

What we have is a multi-ethnic, multi-racial society living largely in segregation.

What we have are people who immigrated to this country decades ago yet still can't speak either English or French.

Why? Because they don't have to. They live in their Little Italy, their Chinatown, their Little India or their Little Arabia -- you name an ethnic group and an ethnic enclave will exist -- and they don't have to venture outside it because the screws have not been tightened on who we will accept as contributing immigrants.

And what ferments so often in many of these single-cultural, often state-dependent ghettos are the religious prejudices and ethnic hatreds of their homelands.

It's bad baggage.

Hier, Richard Martineau a dit que la Loi 101 est nécessaire parce les immigrants s'installent à Montréal.

Souvent ils ne réussissent pas à s'assimiler, à adopter la langue et les moeurs de la place.

Même, ils restent dans leur pétit ghetto culturel.

Ceci est vrai même si l'immigrant apprend le français.

Ce n'est pas parce que tu parles français que tu es sensiblement assimilé à la majorité. Tu peux mal parler français. Tu peux parler français mais ne pas partager les valeurs les plus rudimentaires ne notre société.

Je ne dis pas ça parce que je ne veux jamais revoir un immigrant poser pied au Canada.

Mon but c'est de faire réaliser aux gens que les immigrants ne peuvent pas être une solution à nos problèmes. Surtout les problèmes linguistiques ou culturels.

Les immigrants ont apporté beaucoup à notre pays et continueront de le faire. Mais, leur contribution doit être considéré comme complémentaire quant à nos objectifs politiques et sociaux. Les immigrants viennent d'outre-mer et ne possèdent pas nécessairement nos objectifs et ne connaissent pas notre histoire et culture. Et on ne peut pas les blâmer pour ça. Mais il faut regarder la réalité en face et se dire qu'on ne peut pas compter sur eux pour faire ce qu'on ne veut pas faire pour nous-mêmes.

Ce que les Québécois ne veulent pas faire pour eux-mêmes, c'est d'avoir des enfants. C'est un choix comme les autres. Si les québécois veulent vraiment préserver la langue, ils auront des enfants.

S'ils ne veulent pas avoir plus d'enfants, c'est leur choix, mais ils ne doivent pas se conter des histoires en disant que ce sera les immigrants qui vont compenser pour cette dénatalité. Les immigrants ne peuvent être assimilés que dans la mesure qu'ils habitent dans un endroit où la population native est assez nombreuse pour les obliger à adopter les comportements et les idées de la majorité. Même si les enfants d'immigrants sont tous envoyés à l'école française, si 80% des élèves sont aussi des enfants d'immigrants, l'assimilation sera très incomplète.

Il y a beaucoup d'immigrants qui réussisent à s'adapter très bien au Québec. Mais on sait que ce n'est pas tout le monde. Si la fonction des immigrants c'est de compenser pour la dénatalité des québécois, on ne peut pas tolérer qu'un grand nombre d'entre eux ne s'assimilient pas. Mais voilà, l'assimilation ne peut pas avoir lieu sans une population native assez nombreuse. C'est le paradoxe. Au lieu de s'obstiner sur la Loi 101 et son rôle dans la protection de la langue, qu'on regarde les vraies choses dans face. Je trouve qu'au Québec on a de la difficulté à soulèver des questions difficiles et débattre des conclusions impopulaires et politiquement incorrects.

10 février 2011

Québec : les hommes aussi peuvent être victimes de violence conjugale

J'ai trouvé que c'était drôle de voir ça chez Radio Ville-Marie-- normalement ils sont plus politiquement correctes.

Je signale que l'article ne parle pas de la violence conjugale chez les couples homosexuels. Je dis ça d'même.

Aide la société: renonce à ta liberté

Voilà en quoi se résume l'attitude de Richard Martineau face à la Loi 101.

Il dit:

En d’autres mots : pourquoi empêcher les résidants de Chicoutimi d’envoyer leurs enfants à l’école anglaise alors que le français, là-bas, n’est absolument pas menacé ?

Bonne question.

Cela dit, on fait quoi ? On créée une loi 101 asymétrique qui s’appliquerait différemment selon l’endroit où l’on habite ?

Cela n’aurait aucun sens.

Déjà que la loi est difficile à appliquer comme c’est là, vous imaginez le bordel si on créait des exceptions géographiques ?

...

Effectivement, le dossier de la protection de la langue française touche d’abord et avant tout Montréal. Et alors ?

Ça vous arracherait la gueule de nous aider ?

Je comprends la frustration des gens vivant en région, c’est vrai que pendant longtemps, Montréal s’est foutue du reste de la province.

Mais on ne répond pas à l’indifférence par l’indifférence.

N’en déplaisent aux citoyens de Val d’or ou de Québec, qui ont un haut-le-cœur dès qu’ils entendent parler du Plateau Mont-Royal, Montréal n’est pas une ville comme les autres. C’est le poumon du Québec.

Si elle tombe, c’est toute la province qui va tomber.


Le nombrilisme de ce billet est épatant.

C'est Montréal qui est important: vous pis vos droits ne le sont pas.

Heille, pis le monde se demande pourquoi les gens des régions détestent Montréal!

Alors, renonce à l'éducation que tu souhaites pour tes enfants, on a besoin de garder Montréal français.

Qu'on le dise tout haut chers lecteurs: le problème c'est que les québécois, et surtout les Montréalais, ne veulent pas avoir d'enfants.

Avant de demander aux autres de renoncer à leurs libertés, commence à faire les efforts personnels nécessaires à préserver la langue. Commence par avoir trois enfants minimum.

Si toi tu n'es pas prêt à faire cet effort-- qui est toute une corvée, j'en conviens-- pourquoi est-ce juste de demander aux autres de priver leurs enfants  l'éducation qui leur est dû? -- Ces enfants que d'autres ont pris la peine de créer!

Ah, mes c'est aux autres de souffrir pour le bien d'un groupe "importante".

Des échos d'Animal Farm d'Orwell.

C'est du socialisme tout craché.

Mais j'ai une théorie: Les francophones qui déménagent à Montréal ne sont pas du tout dérangés par l'anglais. Même, c'est cette diversité qu'ils recherchent.

Si on n'aime pas l'anglais, onn peut étudier en région. Peut-être les universités ne sont pas aussi prestigeuses que celles de Montréal. Mais ce sont des bonnes universités tout de même. Peut-être un diplôme de l'Université de Montréal vaut plus ce celui de l'Université Laval au Québec, mais dans le fond, dans notre monde global, les gens à l'extérieur ne reconnaissent pas la différence.

D'après moi, la question de la langue, c'est la préoccupation d'une certaine intelligentsia (les créateurs du consensus québécois) et une partie de la population suit cette opinion, sans que ça vient les chercher dans les tripes.

Les Québécois veulent que le Québec reste français. Pourvu que ce sont les autres qui en payent le prix.

Le seul moyen de préserver une langue, c'est d'être plus nombreux. Plus nombreux que les immigrants. Plus nombreux que les autres groupes qui risque de t'assimiler. Plus nombreux que la génération précédante. Ce n'est pas l'État qui est capable de faire des enfants. Ce sont des citoyens qui doivent décider que les enfants et tout ce qu'ils représentent sont une priorité. Si ta carrière, ton couple,tes bébelles ou tes voyages  sont une plus grande priorité qu'avoir des enfants, ben tu récoltes ce que tu sèmes. Blâme pas les autres pour ne pas avoir rénoncer à leurs libertés par égoïsme quand tu t'attends à ce qu'aux autres agissent selon tes priorités.

C'est une vérité impopulaire, mais la vérité a une façon d'imposer sa réalité, même si on ne la reconnaît pas.

VIDEO: Les chauffeurs de bancs d'église

Ce vidéo est trop bon. Il décrit trop bien la situation des paroisses aujourd'hui.

Elles sont pleines de chauffeurs de bancs d'église ("bench warmers").

Il est en anglais. On aurait jamais un vidéo comme ça en français. Qui oserait  le dire?


9 février 2011

J'en ai marre du prétendu consensus québécois

Une chronique de Patrick Lagacé démolit Maxime Bernier de façon carrément injuste.

L'attitude de Lagacé, de Réjean Parent, et de tout l'appareil de la création du prétendu "consensus québécois" me répugne.

Eux-autres ils se croient ben fins pour avoir des opinions illuminées et progressistes et s'imaginent que tout le monde pensent comme eux parce que les syndicats, les universitaires, les journalistes et les artisses et tout le monde qu'on voit à la télé pensent tous comme eux.

Mais dans le fond on connaît la vérité: pour faire partie de ce beau monde, il faut partager les bonnes opinions au Québec, surtout des opinions montréalaises.

Si une personne a la malchance d'être en désaccord avec le consensus québécois, non seulement il n'a pas le droit de cité (demande à un fédéraliste) mais il est exclut de la compagnie de bonnes gens.

On ne permettrait jamais un véritable croyant d'être admis dans le cercle des créateurs d'opinions, des têtes parlantes de la télé. Ou un libertarien. Ou un non-nationaliste.

Alors, les gens qui se déplacent dans ce monde de "consensus québécois" pensent que tout le monde ont les mêmes opinions qu'eux, et que les gens qui ne les partagent pas sont un infime petit nombre de marginaux qui grognent dans leur coin, inécoutés par les "vrais gens".

C'est de l'élitisme au plus haut point, même s'ils prétendent de défendre les intérêts des pôvres et des exclus.

Chèque ben l'attitude de Lagacé:

Je ne veux pas dire de M. Bernier qu'il n'est pas un vrai Québécois. Toute personne qui choisit de vivre ici est un Québécois, point. Mais je me demande parfois dans quel Québec il vit. Ce Québec où la loi 101 est inutile va peut-être plaire aux adeptes du libertarisme et à quelques Prix Nobel de la radio de Québec, mais sinon, c'est difficile d'être aussi divorcé du réel.

Voilà un montréalais qui parle. Le Québec de Maxime Bernier, c'est la Beauce, où l'anglais a très peu de place, et où les écoles anglaises n'auraient aucunement mis en danger la langue française. Mais comme le montréalais nombriliste typique, Lagacé pense que la situation sur l'Île de Montréal représente la situation de TOUT LE QUÉBEC, même si c'était loin d'être le cas.

Alors on a voté la loi 101 en somme pour les Montréalais. Et même après les anglophones sont tous partis des régions et que l'Île de Montréal était plus francais de jamais, on a décidé de le garder la loi. On a dit: Ben de valeur citoyens des régions: On doit limiter vos choix en éducation pour le bien des consciences fragiles du Plateau.

Alors, le citoyen moyen des régions étaient carrément incapables d'accéder à des écoles qui ne leur posaient aucun danger au point de vue de la culture. Même, dans les écoles anglaises des régions, c'est souvent le français qui primaient dans les corridors. J'en sais quelque chose.

Et maintenant, M. Lagacé a le culot de dire:

Avez-vous déjà entendu Maxime Bernier parler anglais? Allez sur YouTube, il y fait des éditoriaux dans les deux langues officielles. Sur son blogue aussi, je crois. Son anglais est manifestement rudimentaire. Son accent, à couper au couteau. Peut-être que, au lieu de travailler au cabinet du très péquiste et très pro-loi 101 Bernard Landry, dans une autre vie, Maxime Bernier aurait dû faire un stage chez Berlitz. Un homme fier comme lui ne peut pas être fier de son anglais, quasiment incompréhensible.

Ben peut-être si Bernier aurait eu la chance d'aller à l'école anglaise, son accent ne serait pas aussi marqué. Facile de critiquer quand Lagacé a eu la chance de fréquenter l'Université d'Ottawa. Une chance qui a eu le privilège d'apprendre l'anglais dans une région à forte population anglaise.

Maxime Bernier s'étonne de ce que ses commentaires sur la loi 101, inutile selon lui, aient suscité autant de réactions négatives au Québec. En fait, à part ses camarades libertariens, partisans d'un laisser-faire total de l'État, et le journal The Gazette, l'ancien ministre conservateur est à peu près seul dans son camp.

C'est comme ça ça marche pour les porte-étendards du consensus québécois-- quand personne dans les élites partagent ton point de vue (ou n'osent pas le dire) on isole la personne qui remet en question le consensus québécois pour ensuite transmettre le message aux gens que son opinion n'est pas bon parce qu'elle est la seul à le penser.

Peut-être les gens croiraient autrement s'il n'était pas endoctrinés à louer la Loi 101 et ne jamais le remettre en question.

Les québécois ont tellement peurs d'avoir des opinions autres que celles qui font parties du "consensus" justement parce qu'elles ont peur de cet isolement, de cette humiliation publique du genre que Lagacé essaie d'imposer sur Bernier.

Il est grand temps qu'on se tient debout pour dire que les gens ont le droit d'avoir d'autres opinions que celles de la majorité et que le tenors du consensus québécois n'ont pas le droit moral de faire du bullying médiatique à cause de cette remise en question.

J'en ai assez des gens qui essaient d'imposer leur opinion en invoquant ce consensus pour ensuite essayer de dépeindre leur opposants comme des losers.

Si on est pour briser le pouvoir médiatique des élites gauchistes, il faut dénoncer leurs tactiques et de plus continuer à publier des opinions qui remettent en question ce consensus. Plus on se tient debout ensemble, moins ils ont du pouvoir.

Radio-Canada diffusera une émission sur les évangéliques sur la Colline Parlementaire

À quand l'Enquête sur l'influence des groupes féministes sur les Parlementaires?

8 février 2011

La pensée de droite

Aujourd'hui j'ai tombé sur un extrait d'un article publié dans la revue Égards. Il s'intitule


"Que signifie être de droite ? En marge de l’œuvre de Thomas Molnar"

L'article m'a plu parce qu'on a abordé plusieurs thèmes dont j'ai parlé ce matin.

Ce que j'essaie de faire c'est de critiquer ce qu'on peut qualifier de libertarianisme populaire qui se méfie de l'État et veut profiter sa liberté, mais qui n'a pas développé de véritable fondement philosophique ou éthique.
Je sais que les libertariens sérieux ont des philosophies à eux, des philosophies que je critique, mais qui n'ont pas entièrement tort.
Mais le conservateur québécois n'a rien de ces libertariens de salon. Ses motifs sont plus concrets: l'interventionnisme freine l'action des entrepreneurs et diminue la productivité en plus de coûter cher aux contribuables.

C'est un bon début, mais ça n'offre de réponses concernant d'autres dossiers, comme la langue.

Ce manque de profondeur parmi les partisans de la droite peut nuire à leur cause, parce qu'ils sont incapables de discerner et articuler les idées sous-jacentes de leur idéologie,ce qui freine leur avancée dans les esprits des gens.

Je ne veux pas dire que chaque droitiste doit devenir un intello. Je n'en suis pas bien que j'aime vulgariser des notions plutôt abstraits. En tant que mère au foyer, ma préoccupation dominante ce sont les couches pis les devoirs. Je n'ai pas le temps pour la grosse philosophie.

Mais à quelque part la droite doit fournir ces repères philosophiques, un zeitgeist à asorber.

Tant que la droite se résume par une liste de politiques, les gens ne changeront pas parce que leur pensée n'aurait pas changé.

Lorsque la droite développe une façon de pensée qui est assimilable par la population générale, c'est là qu'elle va vraiment prendre son essor. Parce que tant que la droite se résume par des listes de politiques, des partis libéraux et centristes peuvent aussi ben les récupérer pour gagner des votes pour mieux être capables d'exercer leur interventionnisme dans d'autres dossiers. Alors, par exemple, on peut réduire le pouvoir des syndicats mais ensuite donner plus de subventions aux compagnies. Ça serait un pas en avant, deux pas en arrière.

Mais le problème avec la pensée libertarienne telle qu'on l'a connaît c'est qu'elle est imprègnée d'un certain hyperindividualisme-- seul l'individu compte, seul lui existe, et non pas des réalités intangibles comme des lois morales ou des liens familiaux. Regarde comment le mariage est traité comme un simple contrat de nos jours, au lieu comme la cellule essentielle à la société.

Et voilà l'issue de cet esprit libertarien:

La métaphysique inconsciente de la « droite » libertarienne est ancrée dans ces déviations déterminantes de la philosophia perennis à l’origine de l’esprit moderne : « Quand toute réalité ontologique, note Molnar, a été liquidée au profit de l’individuel et du particulier (c’est le triomphe du nominalisme), l’individu et ses actions acquièrent le statut d’uniques existants. » Que devient l’État dans cette conception nominaliste ? Ou il disparaît – et c’est le retour temporaire à cet état anarchique, décrit par Bossuet, de « liberté farouche et sauvage, où chacun peut tout prétendre, et en même temps tout contester ; où tous sont en garde, et par conséquent en guerre continuelle contre tous ; où la raison ne peut rien, parce que chacun appelle raison la passion qui le transporte ; où le droit même de la nature demeure sans force, puisque la raison n’en a point ; où par conséquent il n’y a ni propriété, ni domaine, ni bien, ni repos assuré, ni à dire vrai, aucun droit, si ce n’est celui du plus fort ». Ou il se métamorphose en un Hyper-individu, gardien et propriétaire du bien singulier de chaque homme : « L’État moderne fait le maximum d’efforts afin que les citoyens “se réjouissent” », remarque Molnar. Et l’hégélien de gauche Feuerbach annonce le fascisme lorsqu’il affirme que « le véritable État est l’homme sans limite, infini, complet, réel, divinisé, absolu ». L’État moderne est un gros animal libertarien.


Remarque: Les États-Unis a un penchant libertarien. Mais son penchant libertarien est ancré dans la croyance en Dieu, et la loi naturelle.

La droite que je connais ici au Québec essaie de bâtir une société libre comme les États sans les valeurs et croyances préliminaires. Bien que le dégraissage de l'État serait une amélioration, elle ne serait pas suffisante pour répondre aux besoins de la société. Ce dégraissage ne peut pas apporter des réponses aux solutions sociales à lui seul.
...

Et concernant l'exclusion des conservateurs-sociaux du mouvement de la droite.

Il ne faut pas trop s'en faire. La réalité est dans les faits. Si on présente des meilleurs arguments, on ne sera pas ignorés.

L'intimidation de la CSQ envers Les analystes

Il semble que la CSQ a menacé de poursuivre le site LesAnalystes à cause des commentaires que Ian Sénéchal a pemis de publier sur son blogue.

C'est drôle mais si ces commentaires sont si offensifs et haineux, pourquoi est-ce que la CSQ les a reproduits dans son communiqué de presse? N'est-elle pas aussi coupable que les auteurs de diffuser la haine?

Ah, mais quand qu'ils le font, c'est différent.

Heille, je me croyerais dans un roman d'Orwell.

Les gens ont le droit de dire ce qu'ils pensent, même des pensées haineuses. C'est ça la liberté d'expression.

Une des commentateurs, Reynald Berger serait aussi visé. Il a demandé à Ian Sénéchal de retirer ses commentaires, ce qu'il a fait.

Je suis un peu déçue, bien que c'est entièrement comprenable.

Si on ne veut pas que le Québec soit runné par les syndicats, il faut se tenir debout.

Ce que je trouve un peu ironique, c'est que la CSQ est supposé de protéger les travailleurs.

Qui a un discours anti-féministe? de "moumounes", "d'hommes castrés",
Les travailleurs!

J'ai déjà travaillé dans une shoppe. Je sais comment ça parle du monde de l'usine. C'est encore pire que ça. Coudonc, on dirait que ces syndicalistes n'ont jamais entendu parler des vrais travailleurs. Ou peut-être ils jouent aux vièrges offensées

Et la CSQ est supposée être le grand protecteur de la classe ouvrière?

Encore plus ridicule, le syndicat s'attaque aux commentateurs et non pas aux responsables.

On sait que les commentateurs ne représentent pas les opinions des blogueurs.

Est-ce que la CSQ va dénoncer les gauchistes qui traitent les autres de moumounes?

Bien sûr que non.

Leur campagne d'intimidation est hypocrite et dégueulasse. J'espère que ça ne restera pas là et que la presse va en parler.

On ne peut pas être complètement pro-choix dans tout

Richard Martineau soulève une question importante:

Selon certains tenants de cette idéologie, la valeur suprême d’une société est la liberté de choix. Tout ce qui va à l’encontre de la liberté de choix devrait être aboli.

Il a bien raison.

Mais comment déterminer qu'est-ce qui devrait être l'object d'une intervention gouvernementale?

Je ne veux pas faire une thèse sur le droit naturel et le gouvernement limité.

Mais ce que je veux communiquer, c'est qu'on ne peut pas créer un gouvernement limité et créer une véritable liberté sans des bornes philosophiques.

Aujourd'hui, le relativisme règne. On sait que c'est un échec. Si on prend cinq minutes pour y penser, on sait qu'on ne peut pas opérer comme si toute vérité était relative, toute réalité était construite.

Mais le problème c'est que les gens manquent des pistes pour trouver la solution pour refuter le relativisme.

Je voudrais suggérer à mes amis de la droite que tant que les gens n'ont pas ces bornes pour déterminer le vrai et le faux, et par la suite le bien et le mal, la cause conservatrice aura un méchant désavantage.

Quel est l'avantage de la cause conservatrice: on se base sur la réalité des choses. La gauche aspire à un monde meilleur selon leur volonté, qui mène à essayer à tout refaire, et à tout réinventer, incluant l'homme. Mais la droite ne VEUT pas tout réinventer. Impossible de tout réinventer. L'être humain est ce qu'il est; on est aussi bien de l'accepter. Alors, il faut accepter la réalité de son penchant pour le mal et l'égoïsme (donc avoir un vision anthropologique réaliste) pour ensuite déterminer quelles idées politiques et sociales vont marcher.

Mais pour déterminer ce qui va marcher ou non, ça prend des idées philosophiques. Des bornes. Des vérités. Des réalités. Ce sont ces idées qui vont aider à savoir s'il est justifié d'imposer la Loi 101 ou non.

Tant que les gens vont opérer avec une logique plus ou moins relativiste (tout en sachant que ça ne fonctionne pas) ils auront tendance à voter selon ce qu'ils veulent voir, et non pas selon ce qui est vrai. Donc, ils vont appuyer la loi 101 parce qu'ils ont la volonté de préserver la langue, mais ils ne tiendront pas compte des réalités de l'homme, comme son besoin de liberté.

Le gros bon sens, bien que ça permet une personne de commencer son cheminement vers une pensée droitiste ne suffit pas, parce que l'homme étant ce qu'il est influencé par les idées de sa culture, pis si sa culture dit que la loi 101 est bonne, ils auraient tendance à l'appuyer aussi. Il faut qu'il sache comment raisonner, et tant qu'on ne sait pas la différence entre le vrai et le faux, le bien et le mal, on ne sait pas comment raisonner.

Où Jésus a-t-il dit qu’il est Dieu ?

Aurelien Lang chez RaisondeCroire.org a écrit un excellent parlant des affirmations de Jésus qui montrent qu'il se croyait Dieu.

Bien des gens essaient de remettre en question la foi catholique en affirmant que Jésus ne se disait pas divin.

Mais on peut seulement avancer cette idée si on fait une lecture superficielle de la Bible. À maintes reprises Jésus parle comme s'il était Dieu, et les Paroles des Évangiles ne peuvent être cohérentes que si Jésus était Dieu.

Vous m'allez dire que ça ne prouve pas que Jésus est Dieu. En effet. Mais avant d'aborder cette question, il faut préciser ce que Jésus disait à propos de lui-même.

S'il se disait Dieu et il ne l'était pas, c'était un fou. On n'écoute pas des fous.

S'il se disait Dieu et il l'a prouvé, alors, on doit le reconnaître comme Seigneur et savoir ce qu'il exige de nous. Et ce qu'il a à nous offrir.

Voici un extrait de l'article de Lang:

Dans l’évangile de Jean, nous trouvons la déclaration surprenante de Jésus : “Vraiment, je vous l’assure, leur répondit Jésus, avant qu’Abraham soit venu à l’existence, moi, je suis” (Jean 8.58). Jésus a la prétention d’affirmer qu’il existait avant sa naissance. Encore mieux, il existait avant qu’Abraham n’existe.

Dans plusieurs passages de l’Évangile de Jean, Jésus affirme nettement qu’il était pré-existant dans les cieux et dans la gloire avant son incarnation (Jean 3.13, Jean 6.33, Jean 6.38, Jean 6.62, Jean 8.23, Jean 8.42, Jean 10.30-39, Jean 16.28, Jean 17.5).

7 février 2011

Inconduite sexuelle dans les centres jeunesse

Aujourd'hui un article choque dans Cyberpresse révèle des abus sexuels dans les centres jeunesse. Appelle-les choses par leur nom:

Spécialiste de la délinquance sexuelle féminine, la criminologue Franca Cortoni abonde dans le même sens. «Quand le jeune et l'éducatrice ont presque le même âge, on peut se demander lequel des deux exploite l'autre. Certaines jeunes femmes sont naïves», avance cette professeure de l'Université de Montréal.

Naïves?

Come on.

Peronne ne leur explique leurs obligations légales quand elles font leurs cours au CÉGEP?

Le délinquant qui a 16 ans a beau être manipulateur, l'éducatrice devrait être préparée pour ça et savoir qu'on n'entame pas des relations intimes-- encore moins des relations sexuelles-- avec des gens sous notre charge. C'est sa job de le savoir et de le pratiquer, qu'elle ait 18 ans ou 40.

J'ai l'impression qu'on essaie de blâmer la vraie victime.

J'en conviens qu'un délinquent de 16 ans n'est pas une victime dans le même sens qu'un gars peut l'être à 11 ans.

Cependant, cette maturité qu'on lui attribue est carrément superficielle. Yé en-dans, ce n'est pas pour rien.

Les adultes qui l'entourent devraient plus matures qui lui-- beaucoup plus matures. Le délinquant a le droit d'avoir des adultes qui agissent selon son bien même si lui il ne sait pas ce qui bien pour lui.

Les gars ne sont pas assez matures pour éviter la prison, et puis les éducatrices qui sont supposés l'aider ne sont pas plus brillantes et ils font des bébés ensembles? Voyons!

Dans ce contexte, le gars, dans ce sens-là, est victime, parce que le système n'a pas vu à son bien-être. Être père à 18 ans quand tu es délinquant, c'est ridicule. Mais le système l'a permis
(Chèque ben le bébé sera remis à la DPJ. C'est facile à prédire).

Mais on vit dans une société qui résiste aux limites. Personne ne veut plus s'autoimposer des limites à cause des "pulsions sexuelles" ou leurs carences affectives ou whatever.

Alors, les jeunes en souffrent. Ils ne voient pas de modèles de gens qui se maîtrisent, qui se sacrifient pour le plus grand bien.

Pis ah oui:

Au centre jeunesse, c'est la loi du silence, jurent de nombreux intervenants des deux sexes et de tous âges, qui avaient tous très peur d'être reconnus. D'après eux, c'est pour mieux étouffer ces histoires que plusieurs fautifs - réels ou apparents - se sont vu conseiller de démissionner en douce.

Avec toute l'histoire des abus sexuels dans l'Église, on n'a pas encore appris notre leçon.

5 février 2011

Maxime Bernier: «nous n'avons pas besoin de la Loi 101»

Je suis très heureuse d'entendre dire que Maxime Bernier n'appuie pas la loi 101.

Question: au moment qu'il va avoir le pouvoir pour faire quelque chose en matière de langue (en tant que Premier Ministre, peut-être?) est-ce que ses prises de positions vont s'écrouler sous la pression de l'opinion publique?

Je ne m'investis pas trop trop dans les politiciens. Dailleurs, si on veut que l'état soins moins étatiste, il faut l'être nous aussi et agir comme si les politiciens, les élections et l'intervention de l'État n'était pas si importants que ça. Il faut trouver des solutions non-politiques à des problèmes qui ne sont pas, en fait, des problèmes politiques. Il ne faut pas s'adonner à la politique uniquement pour embarquer dans la course à chevaux électoraliste. Il faut penser plus à l'influence culturelle et communautaire. En fait, c'est comme ça que les mentalités changent.

L'ignorance des journalistes concernant la religion

C'est un de mes nombres pet-peeves: des journalistes qui parlent de religion qui sont évidemment pas très instruits dans cette matière. Aujourd'hui dans Cyberpresse il y avait plusieurs articles concernant la religion au Québec, surtout à Montréal.

La manchette disait: Religion: Montréal plus fervent que Toronto


Quel est le fondement de cette conclusion:

Avec ses 1032 organismes religieux de bienfaisance, la métropole québécoise n'est dépassée que par Winnipeg parmi les grandes villes canadiennes. Comme le montrent nos tableaux, pour chaque tranche de 100 000 habitants, Montréal compte même 37 organismes religieux de plus que le très multiculturel Toronto.

Le nombre d'organismes ou de lieux de cultes n'a strictement rien à voir avec la ferveur des gens. Premièrement, on ne sait même pas si les gens qui appartiennent à ces groupes sont fervents. Deuxièmement, ces organismes ont parfois tendance à regrouper la même gang de gens, qui oeuvrent à plusieurs organismes.

Chose certaine, ceux qui croient que la métropole est peuplée d'athées se trompent: à peine 10% des Montréalais -essentiellement regroupés dans les arrondissements du Plateau-Mont-Royal et de Ville-Marie- se sont déclarés sans religion lors du recensement de 2001, alors que 25% des Canadiens l'ont fait.

"Sans religion" ne signifie pas "athée" pour autant. Il y a des gens "sans religion" qui ont des croyances religieuses. Il y a des catholiques baptisés qui sont à toute fin pratique des athées même s'ils ne s'identifient pas comme tels.

La fréquentation des lieux de cultes peuvent être un signe de ferveur, mais encore plus révélateur c'est la manifestation du religieux dans la vie quotidienne. Est-ce que les gens prient? Est-ce qu'ils s'affichent? Portent-ils des signes religieux? Votent-ils selon leurs convictions religieuses?

Pour moi, ces signes sont beaucoup plus importants que l'existence de lieux de cultes.

D'après moi, Toronto est beaucoup plus fervent que Montréal dans ce sens-là. À Montréal, c'est quasiment péché de se dire croyant-- de n'importe quelle religion. À Toronto c'est plus commun.

Et il y a une erreur dans la série qui m'a vraiment dérangé. L'article s'intitule: Religion à la carte:

Dans la métropole, certains francophones préfèrent l'exotisme des églises ethniques. Sur le Plateau-Mont-Royal, l'Église évangélique latino-américaine Restauracion offre donc la traduction simultanée. Et le pasteur pense ajouter bientôt une messe en français

Les Églises protestantes n'ont pas de "messe".

Une messe, c'est une cérémonie catholique qui s'agit du sacrifice rituel du Christ par la consécration du pain et du vin. ("Prions ensemble au moment d'offrir le sacrifice de toute l'Église" "Pour la gloire de Dieu et le salut du monde." En rappelez-vous?)

Sans entrer dans toute la théologie, je veux simplement dire que des protestants n'ont pas de cette notion de "sacrifice de Jésus" dans leurs cérémonies. C'est pour ça qu'il n'y a pas de véritable messe. Le but d'une assemblée c'est d'entendre la parole de Dieu et de consommer la communion (s'il y a lieu). Dans la tradition catholique, le sacrifice du Christ pendant la messe est le principal but. Le prêtre, dans la personne du Christ, offre le Christ. C'est un paradoxe, mais Jésus, sur la croix, était le prêtre son propre sacrifice de lui-même sur la croix. Et le résultat de ce sacrifice, c'est le Christ, qui se présente sous les apparences du pain et du vin.

Y t'ont pas appris ça à l'école catholique, eh? Non, pas surprenant.

4 février 2011

Encore des théologiens qui demandent la fin du célibat

ZZZ...

Ils ne réussiront jamais à imposer leur vision sur l'Église.

Parce qu'ils ne comprennent pas la foi.

Vous m'allez dire qu'il s'agit de théologiens, des experts sur la théologie.

Ah, ils sont peut-être experts dans la littérature académique théologique.

Au fond, le Vatican s'en fout de ça.

Ce qui concerne la pape, c'est: est-ce que ce développement va dans l'esprit des enseignements de l'Église. C'est ça la foi: l'acceptation des enseignements de l'Église.

Et telle que la proposition est mise d'avance par ces dissidents, le réponse est claire: non.

Ils ont beau dire que le célibat n'est pas une doctrine obligatoire.

C'est vrai que ce ne l'est pas.

Mais le célibat a été exigé par rapport aux autres développement doctrinaux et-- plus importants encore-- spirituels.

Le célibat, c'est le gars qui se dévoue complètement au Seigneur. T'as beau dire qu'un gars peut être marié et être prêtre, celui qui a la vocation d'être célibataire, c'est lui qui va se consacrer au Seigneur 24/7. Tandis que le monsieur qui est marié doit se préoccuper de sa femme et ses enfants. Son temps, ses efforts sont divisés. C'est la différence entre un athlète qui consacre tout son temps à son entraînement, et celui qui en devoue seulement une partie. Qui va aller plus loin dans son cheminement?

D'après moi, ce n'est pas la fin du célibat qu'on devrait exiger, mais la redécouverte de la signification du célibat. Parce que le monde traite le célibat comme une exigence purement fonctionnelle. Ce ne l'est pas. Le désir du célibat devrait être un désir de tout donner pour le Seigneur. Je ne suis pas certaine que le prêtre moyen a vraiment accepté ou assimilé cette idée. À en juger par l'attitude des théologiens/profs qui enseignent les prêtres, on peut croire que l'idée du célibat a tombé en désuétude.

3 février 2011

Quatrième billet (4 de 4) : Une anecdote pour illustrer une demande d’avortement tardif au Québec (30 semaines de gestation)

Pour ceux qui auraient tombé sur ce billet en utilisant un moteur de recherche, il est fortement recommandé de lire la note d’explication sur la série, le document commenté et le sommaire.

...

Je termine par l’illustration d’une situation vécue au CSSS Jeanne-Mance l’été dernier. Pour les fins du message, je vous transmettrai que les informations pertinentes dans le cadre du thème de ma présentation.

Donc, une femme fin de trentaine est dirigée vers nos services afin qu’elle puisse avoir accès à une IVG de 2e trimestre très avancée. Elle est à plus de 30 semaines.

Elle a eu un suivi de grossesse dans les règles, la grossesse se déroule normalement et elle est désirée. C’est la 3e! Vers la 28e semaine, à son échographie de contrôle, on constate une malformation congénitale grave, qui ne pouvait être décelée plus rapidement. À partir de ce moment, elle fera face à plusieurs comités éthiques, puis elle est dirigée chez nous pour que nous prenions les dispositions nécessaires afin de la diriger vers les services aux États-Unis. Nous leur adressons une demande. Nous accusons un refus, non pas à cause de l’avancement de la grossesse mais plutôt pour le risque sur la santé de la mère liée au transport en avion.

Nous recevons les rapports d’échographie et effectivement les malformations sont majeures. Cette femme est éducatrice spécialisée. Elle est porteuse d’un garçon ce que les parents souhaitaient. Cet enfant est attendu, mais le château s’écroule le jour du diagnostic. Elle sait très bien ce qui l’attend, l’impact sur sa famille, sur sa vie …

La situation m’est adressée afin de trouver une solution. Plusieurs personnes sont mises à contribution. Comment pouvons-nous répondre à la demande de cette femme?
Rassurez-vous, tout s’est fait dans la légalité. Cependant, je ne peux vous nommer les détours que nous avons dû prendre, ni le nombre de personnes impliquées pour lui permettre d’avoir accès à une IVG.

La naissance de l’enfant fait preuve que la situation était plus grave que ce qui avait été vue à l’échographie. Elle a vu un psychologue, ainsi que les enfants et le père.
Puis elle nous a contactés quelques semaines plus tard en nous disant : Merci pour les services rendus et merci d’avoir cru en elle.

Nous lui avions permis ainsi qu’à sa famille de poursuivre leur chemin sereinement.

C’est aussi de l’accessibilité!

Est-ce que c’était vraiment nécessaire de commettre un avortement à 30 semaines?

Ne pouvaient-ils pas adopter le moindre mal, un simple accouchement prématuré avec soins palliatifs?

Troisième billet (3 de 4): La provenance des femmes (selon la région) qui demandent un avortement tardif (20 semaines +) au CLSC des Faubourgs

Pour ceux qui auraient tombé sur ce billet en utilisant un moteur de recherche, il est fortement recommandé de lire la note d’explication sur la série, le document commenté et le sommaire.


Janvier 2008-Octobre 2009




PROVENANCE


Montréal


Périphérie
Montréal


Régions
éloignées:


TOTAL:


Nombre IVG faits à Wichita (24 sem. et +)
141116


Nombre IVG faits à Boulder (24 sem. et +)

4

16

21

41


Nombre IVG faits à New York (22 à 24 sem.)

11

15

11

37


TOTAL selon la provenance:

16

34

37

87

Les régions concernées sont: Drummondville, Valleyfield, Baie James, Sept-Îles, Rimouski, Laval, Longueuil.

On estime que le coût d'envoyer une patiente aux États-Unis est de $5000, remboursable par l'État, bien sûr.

Donc 71 cas ont été envoyés aux États-Unis au coût de $355 000.

Remarque l'absence de cas de plusieurs régions, notamment Québec et Trois-Rivières. J'imagine qu'il y a un endroit qui traite les demandes à Québec, ou qui fait les demandes à Québec, mais je ne suis pas certaine de l'endroit (je crois que c'est le CHUL mais je n'ai aucune preuve.)

2 février 2011

Deuxième billet (2 de 4) : Statistiques concernant les avortements tardifs traités par le CLSC des Faubourgs

Voici le deuxième billet dans ma série sur l’avortement tardif au Québec.


Pour ceux qui auraient tombé sur ce billet en utilisant un moteur de recherche, il est fortement recommandé de lire la note d’explication sur la série, le document commenté et le sommaire.


Tableau de demandes pour IVG --CLSC des Faubourgs


On peut dire avec confiance que ces avortements ont eu lieu au CLSC des Faubourgs:







ANNÉE:



2002-2003 



2004-2005 



2006-2007 



2008-2009 



Avortements jusqu'à 14 semaines



Jeunes (-18 ans)
403 420 352 330



Adultes (18 ans +)


565


744


767


958



Avortements 15 à 20 semaines:



Jeunes (-18 ans)


46


53


66


49



Adultes (18 ans +)


304


680


701


695



TOTAL:


1318


1897


1886


2032


Entre 2002 et 2009, dans le période sous examination, le nombre d’avortements a augmenté de 54%.


Entre la période 2002-2003 et 2008-2009, le nombre d’avortements 14 semaines et moins pour les -18 ans a chuté de 18%.


Le nombre d’avortements (14 sem.+) pour les 18 ans et plus dans la même période a augmenté de 70%.


Le nombre d'avortements 15-20 semaines pour les -18 ans a resté plus ou moins stable.


Le nombre d'avortements 15-20 semaines pour les 18+ ans a augmenté de 129%.


Ce deuxième tableau révèle le nombre de demandes d'avortements tardifs (après 20 semaines) que le CLSC des Faubourgs et traité.


Le CLSC ne commettent pas ces avortements, mais il agit comme un centre de traitement de ces demandes et réfèrent les femmes aux endroits qui peuvent les accommoder.


Les centres d'avortements très avancés au Québec se trouve à: . Les centres d’avortements tardifs sont : Sherbrooke, CHUM St-Luc, CHU Ste-Justine.


Il y a en a probablement d'autres au Québec, puisque j'ai déjà lu une étude concernant des avortements tardifs commis à l'Hôpital St-François d'Assise à Québec, et je pourrais croire qu'ils en font au CHUL.


Je n'ai pas pu découvert la ou les cliniques à New York qui prennent les patientes québécoises.


Les cliniques de Québec et de New York prennent les avortements entre 20-23 semaines.


La clinique de Wichita se trouvait au Kansas. Il appartenait à George Tiller, qui a été assassiné le 31 mai, 2009. Elle est maintenant fermée, mais l'avorteur Leroy Carhart essaie de continuer l'oeuvre de Tiller à Germantown au Maryland et suscite beaucoup de controverse. La suite reste à voir. Il se peut que de la législation soit votée pour prohiber des avortements tardifs.


La clinique à Boulder au Colorado appartient à Warren Hern.


Ces deux dernières cliniques reçoivent les patientes canadiennes pour les avortements après 24 semaines.




ENDROIT:



Québec



New York



Wichita



Boulder



Total:



2006-2007


23


25


13


N/D


51



2007-2008


40


25


5


12


83



2008-2009


46


26


9


24


105



2009-2010


(nul)


(nul)


Colorado


(nul)


(nul)



TOTAL:


109


67


27


36


239


Selon Mme Carrière, 54% des cas d’avortements après 20 semaines sont envoyés aux Etats-Unis, c’est-à-dire, 130 sur un total de 239 sur une période de 3 ans (NB: Il s'agit d'années fiscales).


1 février 2011

Les avortements tardifs après 24 semaines au Québec (1 de 4) : les faits saillants #avortement #provie

Voici le premier billet de ma série sur l’avortement tardif au Québec

Pour ceux qui auraient tombé sur ce billet en utilisant un moteur de recherche, il est fortement recommandé de lire la note d’explication sur la série, le document commenté et le sommaire.

Alors, au cours la présentation sur l’accessibilité sur l’avortement, Mme Carrière explique que les avortements tardifs en bas de 24 semaines de gestation se font au Québec ou à New York. Les femmes qui veulent des avortements au-delà de 24 semaines de gestation sont envoyés ailleurs aux Etats-Unis. Donc Mme Carrière pose la question :

Pourquoi est-ce que les femmes sont référées au Etats-Unis après 24 semaines?

La plupart des médecins et du personnel infirmier refusent de pratiquer des IVG de 24 semaines et plus de grossesse, ainsi que d’initier les morts foetales tels que l’exige le collège des médecins.

Donc, il y a des médecins au Québec qui ont un peu de pitié pour les fœtus...

Je ressente la nécessité de prendre quelques paragraphes pour décrire comment les avortements tardifs se déroulent au Québec (et ailleurs en Amérique du Nord) :

La « mort » fœtale dont on parle ici consiste d’une injection faite au coeur du fœtus, ou parfois dans le sac amniotique ou le cordon ombilical. Le foetus visé par cette technique a plus de 20 semaines, et occupe trop d’espace dans l’utérus pour être manipulé et démembré.

Les techniques d’injection peuvent varier. Lorsqu'on chercher à injecter le foetus, la cible de la piqure est le cœur de l’enfant, mais comme le bébé bouge dans l’utérus, il se peut que le médecin manque la cible et l’injecte ailleurs. L’agent létale s'agit du digoxin ou du chlorure de potassium. Le digoxin est un médicament pour le cœur, et le chlorure de potassium est utilisé pour euthanasier des animaux de recherche (comme les chiens). Il est aussi employé aux États-Unis pour exécuter des criminels. La mort survient par un arrêt cardiaque et ça prend moins de 2 minutes. La mort doit être très douloureuse.

Le choix entre le digoxin et le chlorure de potassium varie. Le chlorure de potassium est très répandu et pas cher, mais le digoxin peut être préféré parce qu’il y a danger que la produit foeticide circule dans le système sanguin de la mère, surtout si l’injection se fait dans le sac amniotique (et les fœtus ont plus tendance à survivre dans ce cas). Alors, le digoxin est perçu comme étant plus sécuritaire pour la mère. Selon une étude que j’ai commentée sur mon blogue anglophone, il a été démontré que le digoxin tue l’enfant dans 87% des cas. Ce qui veut dire que dans 13% des cas, la mort ne survient pas.

Après l'injection, on tente de déclencher le travail. Dans la rare instance que le foetus n'est pas décèdé, le travail provoqué par les prostaglandines produit des contractions encore plus fortes que celles qui produisent lors d'un accouchement régulier. Ces contractions sont censées de suffoquer l'enfant. Le mécanisme biochimique de ce processus est mal compris.Parfois, on attend quelques jours après l'injection pour provoquer le travail. Le liquide amniotique assouplit le cadavre du bébé et rend l’expulsion plus facile.


On est capable de visiblement discerner si le cadavre à subi un avortement par prostaglandines puisqu’il est couvert de gros contusions (en kébécois : des gros bleus).

Voici un exemple d’un fœtus avorté au Québec de telle façon (cliquez pour le voir plus gros) :


  

Selon des données provenant de la Grande-Bretagne, un certain nombre de bébés qui ont subi des avortements par prostaglandines sans foeticide ont survécu à l’événement.

Et comme j'ai mentionné ci-haut, un petit nombre de bébés survivent au foeticide.
Alors, il se peut fort bien même après la tentative de foeticide et le déclenchement du travail que l’enfant réussit à naître en vie.

Qu’est-ce qui leur arrive dans ce cas-là?

Souvent, ils sont laissés pour compte et meurent par négligence.

Revenons à nos moutons—la présentation sur l’avortement. Beaucoup des cas d’avortements après 24 semaines sont envoyés aux États-Unis, mais il y a d’importantes exceptions :


À ce stade de grossesse, seules les femmes qui ont un problème d’immigration, les toxicomanes, les femmes qui ont un dossier criminel ou les femmes qui ont un foetus ayant une malformation congénitale, peuvent obtenir une IVG au Québec ne pouvant traverser la frontière américaine pour les raisons précitées.

Donc, les avortements tardifs se font au Québec après 24 semaines pour :

* Les femmes qui sont au Canada dans des situations extra-légales
* Les toxicomanes
* Les criminelles

Mais les femmes « normales » ne peuvent pas en obtenir. Drôle de situation, non? Une femme qui se drogue ou qui est immigrante illégale obtient plus de « pitié » que la femme qui respecte la loi.

En quoi ces avortement de ces criminelles sont moins « dégueulasses » que si les femmes étaient « normaux »? Est-ce que les avorteurs ont tellement peu de respect pour ces femmes ils s’en fichent si leurs bébés meurent? Avoue que c’est un peu contradictoire.

Une autre drôle d’admission d’après moi :

Les conditions pour obtenir une IVG lors d’une grossesse avancée sont parfois difficiles.

*Le transport en avion, certaines en sont à leur 1ère expérience.

*L’hébergement

*L’unilinguisme francophone ou autres

*La grande solitude, ne pouvant être accompagnée dus aux coûts qui en découle.

Vendredi dernier, j’étais informée par la travailleuse sociale à notre équipe et qui assure entre autres les références de 2e trimestre, qu’à compter de maintenant, nous ne pouvons référer une femme à New York aux États-Unis sans qu’elle soit accompagnée.

Pourtant certaines refusent de l’être pour ne pas devoir divulguer leur situation, s’ajoute le volet financier, la disponibilité de l’accompagnant qui pourrait avoir un impact sur la prise de rendez-vous pour obtenir l’intervention.

Mais…

Envoyez une femme avorter toute seule, c’est ridicule. La bonne femme est enceinte de six mois de grossesse. Qu’est-ce qui lui arrive si elle commence à faire une fausse couche dans l’ aéroport ou dans l’autobus? À qui elle s’adresse? Et, si elle fait des hémorragies en revenant du traitement? Ça s’est déjà vu. Mais la bonne femme qui a écrit le rapport est complètement axé sur « l’accessibilité » sans penser à ce qui peut arriver à la femme.

À suivre... les deuxième, troisième et quatrième billets dans la série. Restez branchés, les prochains billets seront publiés dans les jours qui suivent... Difficile de tout faire dans une journée!