30 juin 2011

Habeus Papam? Cardinal Ouellet ne cherche pas à devenir pape

Mais on sait que Dieu a le sens de l'humour. :)

Je ne sais pas s'il est vraiment dans la course. Me semble il n'est pas sur le radar dans le monde anglophone, ou même dans le monde francophone européen. On n'entend pas parler de lui, sauf en passant.

Moi mon choix serait le Cardinal Pell de l'Australie. Orthodoxe et très directe. Il ne se laisse pas faire. 
Concernant ses propos sur l'avortement en mai 2010, il a dit:

«J'ai fait ce que j'avais à faire. Et ensuite, je passe à autre chose, selon ce qui m'était demandé. Mais je ne regrette rien. J'ai beaucoup aimé les gens. Même quand on dit une vérité difficile, c'est un geste d'amour aussi de dire la vérité, même si elle est difficile à accueillir

J'espère que le clergé en tire le leçon. On devrait en parler plus des vérités difficiles.

29 juin 2011

L'Archévêque d'Ottawa à Développement et Paix: Si tu veux pas être pro-vie, démarre un autre groupe

Je l'aime mon archévêque.

Il ne passe pas par quatre chemins pour dire sa façon de penser sur les sujets critiques.

Si seulement tous les évêques étaient aussi simples et directes.

Malheureusement, comme les évêques ne sont pas tous aussi orthodoxes que lui, surtout ceux du Québec, je crois que Développement et Paix va continuer comme avant, et ses supporteurs vont continuer de revendiquer que l'organisation demeure indépendent de toute surveillance du clergé.

À un moment donné, il va falloir que les évêques prennent une décision. Soit ils ont le dernier mot sur les organisations catholiques, soit ils le laissent faire ce qu'elles veulent. Ils ne peuvent pas continuer dans l'ambiguïté. Chacun doit connaître son rôle.

28 juin 2011

L'étatisme incompatible avec la liberté

Thomas Sowell:

A recent poll showed that nearly half the American public believes that the government should redistribute wealth. That so many people are so willing to blithely put such an enormous and dangerous arbitrary power in the hands of politicians -- risking their own freedom, in hopes of getting what someone else has -- is a painful sign of how far many citizens and voters fall short of what is needed to preserve a democratic republic.

The ease with which people with wealth can ship it overseas electronically, or put it in tax shelters at home, means that raising the tax rate on wealthy people is not going to bring in the kind of tax revenue that would enable wealth redistribution to provide the bonanza that some people are expecting.

In other words, people who are willing to give government more arbitrary power can give up their birthright of freedom without even getting the mess of pottage. Worse yet, they can give up their children's and their grandchildren's birthright of freedom.


Ce matin, j'ai reçu une lettre du gouvernement m'avisant que j'ai reçu un paiement à cause de l'introduction de la nouvelle taxe de vente "harmonisée".

Yé généreux mon gouvernement. Il me redonne ce qui m'appartient.

Bien des gens croiraient que ce paiement est un genre de jackpot à la lotterie, une redevance pour avoir voté du bon bord.

Pour bien des gens, c'est comme ça qu'ils conçoivent notre État-Providence: l'État est une machine à argent qui distribue la richesse à ceux qui ne l'ont jamais gagné dans le but de rendre le monde plus juste.

Mais qu'est-ce qu'on a sacrifié en permettant le gouvernement de jouer à Robin des Bois? Notre marge de manoeuvre. Notre liberté d'expression, de religion, de propriété et ainsi de suite.

Pour les tenors de la gauche, c'est pas grave. Ils sont déjà d'accord avec l'État, alors ça ne leur affecte pas.

Mais pour les gens qui veulent être libre de cette idéologie, la liberté a été sacrifiée.

Alors, on donne le gouvernement le droit de soustraire beaucoup d'argent des contribuables-- surtout de la classe moyenne-- pour pouvoir imposer une idéologie pour laquelle la grande majorité des électeurs n'ont jamais choisi. Est-ce que les électeurs ont vraiment choisi d'être jugés par des commissions des droits de la personne, être avisés par des Conseils du Statut de la femme, ou avoir leurs enfants endoctrinés par la propagande gaie dans les écoles?

Non.

Et s'ils résistent à l'endoctrinement du gouvernement, qu'est-ce que tu penses va arriver à ces gens-là?

À quoi sert la liberté? La liberté est nécessaire pour qu'une société soit morale. Si les choix sont imposés par les élites, elles ne sont plus des choix. Ce ne sont plus des choix moraux. On ne développe pas le sens de la moralité en se faisant imposer le choix moraux.

Vous m'allez dire que des choix moraux sont nécessaire pour un gouvernement ou une société. D'accord. Alors, c'est pour ça qu'on a une constitution, pour établir les normes minimums, les devoirs du gouvernement et les droits des citoyens, pour que la société ne tombe pas en anarchie.

Mais à un moment donné, le gouvernement ne décide plus des choses strictement essentiel au bon fonctionnement de la société. Il prend des décisions pour les individus qu'ils devraient prendre pour eux-mêmes: quoi manger, quoi dire, quel employé engagé, quel coloc qu'on veut admettre chez soi (il ne faut pas publié des annonces discriminatoires!).

Comment est-ce qu'un individu peut développer son sens moral s'il n'est jamais appelé à être responsable pour lui-même? Un être non responsable devient dépendant. Jusqu'à dépendre sur le gouvernement pour son sens du bien et du mal. Il ne raisonne plus, il suit ses ordres.

Ce n'est pas digne de l'être humain. Mais, vous savez, pour bien des gens, ce genre de discours, c'est du pelletage de mots. Ils sont tellement fixés sur leur prochain chèque, que ça n'a pas d'importance. La liberté, ils ne croient pas en avoir besoin. Leurs priorités sont complètement ailleurs...

24 juin 2011

Contre la légalisation de la prostitution

C'est rare que je suis d'accord avec des féministes, mais voilà que le site Sisyphe.org a publié une analyse sur la prostitution et le traffic de femmes par le sociologue Richard Poulin:

Les promoteurs de la légalisation de la prostitution en Australie (32) soutenaient qu’une telle mesure résoudrait des problèmes comme le contrôle du crime organisé de l’industrie du commerce sexuel, l’expansion déréglementée de ladite industrie et la violence subie par les personnes prostituées de rue. En fait, la légalisation n’a résolu aucun de ces problèmes, elle a, au contraire, entraîné de nouveaux. Entre autres, depuis la légalisation, la prostitution des enfants a connu une croissance importante. Les bordels sont en expansion (33) et le nombre des bordels illégaux surpasse le nombre des bordels légaux. Bien qu’on ait cru que la légalisation permettrait le contrôle de l’industrie du sexe, l’industrie illégale est désormais « hors de contrôle ». Au Victoria, la police estime à 400 les bordels illégaux contre 100 légaux (34).

Infirmière convoquée par son employeur pour avoir parlé contre l'avortement

La nouvelle est un peu vieille, mais elle mérite d'être soulignée.

BATHURST – Une semaine après avoir dénoncé publiquement devant son employeur les avortements volontaires qui se pratiquent à l’Hôpital régional Chaleur de Bathurst, Linda Poirier, l’infirmière au Service d’obstétrique du centre hospitalier, ne regrette rien. Elle se dit prête à subir les conséquences que ses commentaires pourraient avoir sur sa carrière.

En cette fête de St. Jean-Baptiste: Les saints patrons

Le blogue de l'Archévêque d'Ottawa contient déclaration officiele du Pape Pius X qui reconnaît St. Jean Baptiste comme le Saint Patrons de tous les Canadiens-français.

C'est intéressant pour moi parce que normalement, les saints partons ne sont pas reconnus officiellement. Ce sont normalement des traditions populaires qui assignent des domaines particuliers à des saints. De temps en temps, le Vatican émet des déclarations officielles. Exemples:

Ste. Claire d'Assise a été reconnue saint patronne de la télévision.

St. Isidore de Seville a été reconnu comme le saint patron de l'Internet.

St. Benoît est le saint patron officiel de l'Europe.

St. Joseph est le saint patron de l'Église et des travailleurs.

Et ainsi de suite.

La pratique d'adopter des saints prénoms est très ancienne. Elle a commencé après que les persécutions romaines sont terminées et que des églises ont commencé à être construites sur les tombes des saints martyres. Les saints martyrs étaient choisis comme intercesseurs pour prier pour les fidèles. Éventuellement, on a choisi des saints patrons des lieux géographiques (souvent des saints liés à l'endroit par naissance, martyre, ministère ou autre. Ou on voulait prier à un saint qui a souffert d'une telle maladie, ou qui pratiquait le même métier que soi. C'était une manière de les commémorer et les honorer et de voir concrètement comment l'Évangile se réalisait dans la vie quotidienne. À une époque où la majorité des gens ne lisaient pas, les histoires des saints avaient une valeur pédagogique.

22 juin 2011

Gilles Duceppe craint l'assimilation

Pourquoi est-ce que personne ne dit la vérité évidente:

Si les nationalistes veulent que la culture québécoise surviennent, il faut qu'ils aient au moins 3 enfants chaque.

Certains penseront que c'est raciste. Ce n'est pas une affaire de race. De nos jours, il existe des gens issues de millieu immigrant qui sont très bien assimilés.

Mais, plus on se fie sur les immigrants pour l'avenir culturel du Québec, plus on risque de perdre la culture québécoise. Je ne dis pas ça pour reprocher les immigrants, ni pour insister qu'on coupe dans l'immigration.

Les immigrants, collectivement, ne peuvent pas porter le flambeau de la culture, sans que le Québec aient plus d'enfants.

Pourquoi?

Pour qu'ils puissent être assimilés, il faut qu'il y ait un bassin de population suffisante pour qu'ils apprennent la culture ambiente.

Qu'est-ce qui arrive à un immigrant lorsqu'il débarque à Montréal? Il trouve refuge dans sa communauté ethnique. Alors, il s'entoure de gens qui renforcent les valeurs de son ancien pays. C'est normal. C'est sécurisant. Et il envoie ses enfants à des écoles, dans des quarties "ethniques" fréquentées par d'autres enfants immigrants qui eux aussi viennent juste de débarquer de l'avion.

Comment peut un immigrant être pleinement intégré dans la culture de la majorité-- c'est-à-dire la culture de la majorité francophone qui est dominante hors de l'Île de Montréal-- s'il est entouré de gens aussi non-assimilé que lui?

La raison pour laquelle il ne rencontre pas ces québécois c'est parce que les québécois refusent d'avoir assez d'enfants. Surtout à Montréal. Avez-vous déjà remarqué que les problèmes ethniques sont moins présents dans les régions? Parce que les immigrants sont beaucoup moins nombreux face à la majorité. L'immigrant doit se conformer. Il apprend les façons de faire des la majorité-- il n'y peut rien d'autre. Il est impossible de ne pas parler français ou de ne pas côtoyer les "purelaines" quotidiennement. Il s'assimile par la force des choses.

Quand la population majoritaire ne fait pas assez d'enfants et se fie sur les immigrants pour soutenir sa population, c'est claire que la culture majoritaire sera transformée. L'attachement aux "racines", à la langue et la culture-- ça va prendre la bord. Quand tu n'as pas de racines, quand tes ancêtres ont parlé 3 ou 4 langues différentes, c'est clair que le nationalisme devient moins logique. Le Québec ne sera pas ce qu'il était.

Peut-être ce ne sera pas une mauvaise chose. Le changement n'est pas toujours néfaste. Mais je fais ces constats par volonté de mettre les choses au clair. Je suis tannée de la rectitude politique sur ce sujet, et le BS qu'on pellette en guise de solution.

Les Québécois ne veulent pas admettre que leurs décisions personnelles-- celles de ne pas avoir des enfants-- peut mener à la fin de la culture québécoise telle qu'on la connaît.

Et comme j'ai dit, peut-être il n'y a rien de mal dans ça. Mais qu'on arrête de blâmer les autres pour ce que les Québécois ne veulent pas faire pour eux-mêmes.

20 juin 2011

Le bébé est mort, party chez nous!

Un party pour un avortement.On aurait tout vu.

Des millions de femmes souffrent de deuil et de détresse après un avortement, mais certains pôvre-choix veulent faire le party (et pensent que c'est un bonne idée!) Gros #FAIL.

Et j'ai déjà vu ça ailleurs.

Pas si simple, la décriminalisation...

Richard Martineau rapporte que les Pays-Bas durcit ses lois sur la drogue.

C'est simple: la drogue, le fait d'être gêlée est une menace à notre liberté. Légalisée, la drogue peut miner les fondements de notre société.

Quelle est la base de la liberté? La capacité de raisonner. Quand on est gelé, on ne raisonne pas. La liberté ne peut être maintenue que seulement si la masse de la population respecte des normes de bases de comportement.

Si les gens ne peuvent pas, collectivement, maintenir un comportement relativement vertueux, la liberté ne peut pas exister. C'est aussi simple que ça. L'immoralité et l'égoïsme ne peuvent pas mener au respect des autres. Et sans ce respect, on ne peut pas protéger ses droits.

Il n'est pas nécessaire que la majorité de la population soient des consommateurs. Il suffit qu'une masse critique-- soit disons 10-20 pour cent de la population consomme régulièrement de la drogue pour ça ait des effets sur l'autre partie. Le crime, les actes irresponsables, ne peuvent qu'augmenter sous les effets de la drogue.

La liberté ne signifie pas laisser les gens faire ce qu'ils veulent. C'est leur permettre un champs d'action pour faire le bien. Si le bien n'est pas à la base de notre projet social, on est foutu.

19 juin 2011

Non, la Bible n'est pas falsifiée

Je vous invite à regarder ce vidéo qui refute la charge que le Nouveau Testament n'est pas historique.

Si on applique les mêmes critères historiques des textes anciens à la Bible, on constate qu'elle ne peut être qu'une des textes les plus fiables de l'Antiquité.

Ça ne prouve pas que la Bible est divine. Mais ça prouve que la Bible n'a pas été falsifée comme pretendent certains. Ça prouve aussi que les auteurs avaient un grand souci pour le détail historique. Les témoignages des Évangiles, des Actes et des épîtres sont aussi fiables que n'importe quel autre document de l'époque.

Je vous suggère fortement de visionner ce vidéo. Je voudrais bien que mon lectorat soit informé là-dessus, quelque soit leur croyance religieuse.


La Bible est-elle falsifiée ? by jbcasterman

H/T: Osservatore Vaticano

18 juin 2011

Les test prénataux -- une boîte de Pandore

NEW YORK, États-Unis - Imaginez: vous êtes enceinte et une simple prise de sang vous permet de connaître l'intégralité de l'ADN de votre futur enfant. Supposez que cette carte génétique vous révèle non seulement des maladies, comme la trisomie 21, mais également sa future taille, la couleur de ses yeux, voire la probabilité qu'il soit un jour atteint de la maladie d'Alzheimer ou homosexuel.

Cette éventualité est pour l'heure de l'ordre de la science-fiction, mais les spécialistes ont déjà avancé dans cette direction et, pour des questions de bioéthique, certains experts souhaitent que ses implications éventuelles soient évoquées dès à présent.

...

Et lorsque ces informations sont accessibles, doit-on permettre à une femme d'avoir un avortement pour n'importe quelle raison, y compris la taille que le bébé aurait à l'âge adulte et la couleur des yeux, interroge Jaime King. Certains États ont approuvé des lois interdisant les avortements sélectifs en raison du sexe du foetus. Mais rien ne dit que ces textes sont conformes à la Constitution américaine, et un couple pourrait tout simplement taire les véritables raisons de son choix.

Au Canada, il n'y a aucune loi contre ce genre d'avortement. Et même si les avorteurs ne voudront le faire ici au Canada, ça n'empêchera pas les canadiens de voyager aux États-Unis.

C'est simple: le but premier d'un test prénatal c'est de permettre la femme l'option de flusher son foetus avant la naissance s'il n'est pas désirable.

Quand la grande majorité des foetus avec des diagnostiques positifs sont "flushés" comme ça, on ne pourra pas conclure autrement.

Je ne suis pas contre l'idée d'un diagnostique en soi. C'est normal de vouloir savoir si son bébé est malade ou non.

Mais on a complètement perdu l'idée d'aimer son enfant inconditionnellement.

Bien sûr, certaines gens pensent qu'avorter son enfant c'est "miséricordieux". C'est comme ça qu'ils rationalisent leur décision.

Pensez-y: on pense que FAIRE TUER son enfant, c'est un geste d'amour, parce qu'on a peur qu'il souffre.

Donc, on élimine la personne, et non pas la souffrance elle-même.

La souffrance, ça se soigne. On a ben de la misère à le croire. Mais c'est vrai. De nos jours, on est capable de faire face à la douleur.

La question est de savoir si les parents sont capables de faire face à la douleur de leurs enfants?

On a tendance à projeter ben des émotions sur des personnes qui souffrent. On s'imagine à leur place et on se dit que ça serait invivable, tandis que les personnes souffrantes n'ont pas cette même perception.

On a perdu la véritable notion de l'amour. L'amour, ce n'est pas tuer. L'amour c'est faire l'effort que ça prend pour rendre l'autre heureux. Je trouve que dans notre société, on a perdu cette idée. On pense que l'amour c'est éliminer toutes conséquences néfastes à tout prix. Ce n'est pas ça. C'est d'aider la personne dans la situation qu'elle se trouve. Parfois, on est incapable d'éliminer la souffrance. Est-ce aimer la personne en voulant la voir mourir? Non. On ne détruit pas ce qu'on aime.

Parfois l'amour c'est douloureux. Ça serait douloureux de regarder son enfant mourir à petit feu au lieu de prendre les choses en main et le faire faire soi-même. Mais est-ce le confort de l'enfant qui compte ici, ou le parent? Il faut soigner sa souffrance, mais il ne faut pas détruire le pétit miracle qu'il est. Il mérite l'amour de ces parents et leur estime, et non pas leur désir d'éliminer leur propre souffrance.

C'est encore plus vrais pour des conditions non-mortelles. On peut prévoir des gens avorter des enfants parce qu'ils vont être obligés de porter des lunettes (et faire "nerd") ou parce qu'ils seront de petite taille. Le monde pense que ces "petite souffrances" ruinent la vie des gens.

Quand on est handicappé et apprécié par son entourage, ce n'est pas ces petits handicappes qui comptent. On apprend à vivre avec eux. C'est l'attitude perfectionniste des gens qui rendent malheureux, la volonté de tout vouloir parfait au lieu d'accueillir les gens tels qu'ils sont.

Le bon côté de ces tests, d'un point de vue pro-vie, c'est qu'on va pouvoir fournir une meilleure idée de l'identité des foetus. Imagine le cas d'une femme qui désire un avortement qui se présente à un centre de grossesse. On lui fait passer le test d'ADN. On est capable de lui dire la couleur des cheveux de son petit, son sexe, sa taille, même peut-être son poids en âge adulte. L'embryon ne sera plus un "amas de cellules". Il aura une identité plus claire.

Mais c'est une épée à deux tranchants, comme l'a été l'échographie.

On a franchement besoin des lois, mais les féministe vont les contrer selon leur idée absurde et extrémiste d'autonomie.

16 juin 2011

L'Église et l'homosexualité

Dans Crayon et Goupillon, on rencontre une lesbienne qui témoigne de sa vie en tant que catholique.

Ce que je remarque, c'est qu'elle ne semble pas soulèver la question de ce que la Révélation Divine a à dire sur la question de l'homosexualité.

On présume que parce que ça lui rend heureuse, que c'est correct.

Elle affirme que Dieu l'aime. Si Dieu l'aime, pourquoi avoir peur de ce qu'il pense? S'il pense que l'homosexualité n'est pas acceptable, pourquoi contrarier sa vérité?

L'Écriture, la Tradition Sainte et le Magistère sont clairs: les actes homosexuels sont inacceptables. Est-ce que les responsables de l'Église-- les prêtres, les animateurs pastoraux, les catéchètes ont pris la peine de lui enseigner les fondements de la doctrine catholique? Ça a l'air que non.

Maintenant, elle a une idée, basée purement sur des idées humaines, que l'homosexualité c'est acceptable.

Mais personne ne la corrige. Surtout pas le prêtre qui a prononcé une prière à ses noces civils.

Voilà un exemple parmi tant d'autres qui explique la perte de la foi au Québec. La madame a beau être pratiquante, elle ne comprend pas le sens de la foi.

Ceux qui la connaissent et la comprennent ne l'expliquent pas et ne l'exigent pas des fidèles.

Quand on n'exige rien, on ne reçoit rien.

15 juin 2011

Développement et Paix: Donnez-nous l'argent et fermez vos boîtes

C'est un peu cru comme titre, mais voilà en résumé ce qu'a dit le Conseil National en fin de semaine. On pourrait ajouter: pour qui qu'ils se prennent, ces évêques? Les têtes de l'Église???

Mais c'est un peu normal qu'ils pensent ça. Quand personne agit avec autorité dans l'Église, on peut ben s'imaginer que personne est en charge.

Le gouvernement fédéral veut réglementer les produits halal

J'ai un gros problème avec l'intervention du gouvernement dans un processus essentiellement religieux, surtout que les jihadistes utilisent les percés culturelles musulmanes pour faire avancer leur cause.

Franchement, moi je pense qu'on devrait les laisser faire. Laisse-les s'occuper de leur produits et n'embarque pas l'appareil étatique dans leurs affaires.

14 juin 2011

Le Canon de la Bible

J'aimerais bien que mes lecteurs comprennent les bases de la foi catholique.

Qu'ils le croient ou le croient pas.

J'aimerais ça que le public commente intelligemment la foi, et qu'il ne dise pas toutes sortes de bêtises.

Alors, j'aimerais porter votre attention sur ce billet concernant les dates importantes du développement du canon de la Bible.

Les protestants évangéliques commencent avec le précepte que la Bible est la Parole de Dieu, et qu'elle est inspirée de Dieu.

Bien que ceci soit la position catholique, ça soulève la question: qu'est-ce qui dit que la Bible est la Parole de Dieu?

La réponse: l'Église.

L'Église existait avant la Parole. Même si la Bible n'existait pas, son autorité demeurerait tout de même, parce qu'elle vient du Christ-- directement. Le Christ n'a pas écrit de document, mais il a fondé l'Église.

On le sait non seulement par le biais de la Bible, mais aussi de la Tradition. Les enseignements de la Bible ont été transmis non seulement par l'Écriture, mais par les écrits des Saints Pères-- ce qu'on appelle la Tradition Sainte.

C'est cette Tradition Sainte, interprêtée fidèlement par l'Église qui a pu confirmer quels livres devraient être inclus ou non. On savait que les évangiles gnostiques telles l'Évangile de Thomas n'avaient pas leur place dans le canon-- parce que ses enseignements ne correspondaient aux enseignements de l'Église.

Bref, c'est l'Église qui était et demeure l'arbitre final sur les doctrines de la foi.

La mentalité pro-avortement à l'oeuvre

La mentalité pro-avortement traite les enfants non-désirés comme des punitions, et non des bénédiction. En voilà un exemple, dont le lien a été publié sur twitter tout récemment, mais qui date de l'année passé. Ce blogueur athé accuse la journaliste Sophie Bédard de faire l'apologie du viol parce qu'elle souligne le cas d'africaines violées qui ont mené leurs grossesses à terme.

En commentant le billet sur enlignetoi, il dit:

Le ton à la fois mièvre et cruel de l’article est assez révoltant. Si ce que raconte Bouchard est en train de faire l’apologie du viol… dans la mesure où la victime tombe enceinte. T’es pas contente, petite? T’as qu’à apprécier ce beau cadeau de la vie…

Mais voyons. Comme si une grossesse diminue la violence du viol.

La grossesse qui en résulte du viol n'est pas quelque chose de désirable.

Mais un enfant est toujours une bénédiction.

Comprenez-moi bien: lorsqu'on dénigre la vie, on dénigre l'enfant.

De plus, le blogueur écarte les témoignages des africaines elles-mêmes.

C'est souvent le cas dans le mouvement féministe: quand les témoignages des femmes ne cadrent pas avec l'idéologie féministe, leurs expériences sont mises de côté. Ce sont ces femmes qui ont subi le viol. Ce sont ces femmes qui disent que l'enfant est une consolation.

Est-ce que ces femmes nieraient que les aggressions contre elles étaient une bonne affaire? Je le doute fortement. Mais malgré ces violences, elles sont capables de retirer de ce qui est positif de leur expérience: un enfant.

Mais la mentalité pro-avortement n'est pas capable de voir ça. Pour eux, ils voient juste la violence. Le moment qu'ils reconnaissent que les femmes peuvent passer à travers leur situation et mener une grossesse à terme après un viol, ça remet en question un des arguments les plus utilisés pour justifier l'avortement légal-- que porter un enfant d'un violeur est cruel eet opprimant. Est-ce que ces femmes parlent comme des opprimées? Au point de vue de leur viol, c'est certain qu'elles ont été opprimées. Mais du point de vue du respect de leur enfant, non, elles n'ont pas été opprimées. Elles ont su faire face à leur responsabilité envers ces enfants malgre la violence commise contre elles. Est-ce que c'est juste qu'elles ont tombé enceinte après ces viols? Pas du tout. Mais il y a des choses injustes qui nous arrivent dans la vie qui nous imposent des responsabilités. Et le résultat de ce respect de la vie, c'est la présence d'un enfant.

Mais le mouvement pro-avortement pense que la vie humaine, c'est relative. Ça a moins d'importance que la femme. Pour le féminisme, tant que ça avantage la femme, elle est forte; quand ce ne l'avantage plus, elle est victime. Quand ça devient dur pour une femme, ce n'est plus juste; elle est une victime.

Et notez bien comment le blogueur écarte les témoignages et les perspectives des femmes pro-vie sur les sites de centres de grossesse. Il n'est pas capable de croire qu'il existe des femmes qui ne veulent pas avorter malgré une décision de terminer. Il est tellement trempé dans l'idéologie pro-avortement qu'il pense que l'aide qu'on cherche dans les centres de grossesses sont offerts dans les cliniques d'avortement. Pas vrai. Beaucoup de femmes qui se font avorter ne veulent pas mais elles ne savent pas quoi faire et elles n'ont personne dans leur entourage pour leur donner les arguments et le support nécessaire pour faire ce qu'elles ont envie de faire.

Une femme qui veut avorter à tout prix ne mettra pas le pied dans un centre de grossesse. Les femmes qui consultent ces centres sont souvent ambivalentes face à leur situation. Elles veulent du support, mais elles ne le retrouvent pas. Voilà la fonction du centre de grossesse: de donner le raisonnement et l'aide matériel pour que la femme voit que mener cette grossesse à terme est possible.

De plus ces centres de grossesses servent une autre fonction importante: elles offrent du support après l'avortement. Beaucoup de femmes regrettent leur décision et subissent des séquelles importantes. Mais le mouvement féministe commence à peine à reconnaître leur douleur, et elle a tendance à la sous-estimer, parce que ça contribue à la stigmatisation de l'avortement, que les féministes essaient à tout prix à éliminer.
Mais ça fait tellement longtemps que le mouvement pro-avortement est incontesté au Québec, que les gens sont pas habitués de voir leurs précieux dogmes remis en question. Attendez-vous à ce que la pensée pro-vie soit plus répandue au Québec.

9 juin 2011

Les dissidents catholiques ne comprennent rien

Des dissidents catholiques se sont réunis à Trois-Rivières pour exiger des changements dans l'Église.
En fait, pour exiger que l'Église renonce à ses doctrines.

Exiger que Rome change ses doctrines n'a jamais marché.

Une fois que le Magistère a pris une décision, il ne fait pas marche arrière.

À maintes reprises dans l'histoire de l'Église, des groupes de pression ont tenté de faire changer l'idée des papes.

Ça ne marche pas. Les ariens n'ont pas réussi. Ni les monophysites; ni les orthodoxes; ni les Vaudois, les luthériens, les libéraux, les gallicans et ainsi de suite.

Le Magistère de l'Église ne fait pas volte-face sur des questions doctrinales.

Mais dans le moment, l'Église occidentale existe dans un vide disciplinaire. Personne n'ose remettre les pendules à l'heures.

Le salut de l'Église passe par des fidèles orthodoxes qui osent dénoncer cette folie gauchisante. C'est le seul moyen de réveiller les gens. Les fidèles ont les faits sur leur bord. Les dissidents ont juste des opinions.

Le commissaire aux services en français de l’Ontario souhaite qu’Ottawa devienne officiellement bilingue

Question:

Existe-t-il un nombre important de francophones à Ottawa qui sont profondément insatisfaits de la situation du français dans la ville?

Dans mon quartier, il est complètement possible de vivre en français.

En fait, sur ma vie, c'est moi l'anglaise.

Je vais vous dire un secret: il existe un nombre important d'unilingues francophones à Ottawa.

Ce sont des immigrants.

Je vous le jure.

Quand je travaillais au centre d'appel d'une chaîne de restaurants, je prenais beaucoup d'appels d'immigrants dont j'avais la misère à comprendre à cause de leur accent. Je m'essayais en anglais. Peine perdue. Ils ne savaient que parler français.

Pourtant ils arrivent à vivre assez confortablement à Ottawa.

Ben franchement, moi je pense qu'on devrait laisser les choses comme elles sont. Laisse les dirigeants locaux décider ce qui est nécessaire à la population, selon les véritables besoins de la population.

7 juin 2011

Le Père Raymond de Souza critique Développement et Paix

Dans le B.C. Catholic:

At a recent francophone regional meeting of CCODP, delegates expressed their dismay that the Pro Centre's funding had been cut, and more generally, that the bishops of Canada were seeking more careful oversight of CCODP projects. The delegates made it clear that they want Canadian bishops to give them access to parish collections, and then shut up.

There is a certain consistent logic at play here; CCODP is no more interested in the views of the bishops in Canada, where they raise money, than they are of the bishops in the countries where they spend it.

That approach may earn them the support of social activists here and abroad, but it should not earn the support of Catholics.

Plusieurs partisans de Développement et Paix sont outrés par la prétendue ingérence des évêques dans les affaires de laïques.

Mais ces laïques ont une vision mythique de la place des laïques dans l'Église.

Premièrement, en tant que création des évêques, c'est normal que Développement et Paix soit surveillé par eux. Me semble c'est évident.

Deuxièmement, même si D &  P était une organisation purement laïque, ceci ne leur permettrait pas de se soustraire de l'autorité de l'évêque.

L'autorité. Voilà le concept auquel les partisans de D & P sont allergiques.

L'évêque n'est pas perçu comme une autorité, surtout pas une autorité sur les affaires spirituelles. Dans le plus, il est un gérant du diocèse, mais non pas son berger.

Le berger est censé rappelé ses ouailles à l'ordre et de prendre les moyens plus sûrs si sa parole n'est pas suffisante.

Les partisans de Développement et Paix n'acceptent pas cette structure, cette autorité divinement établie. Ils pensent qu'être libres et autonomes signifie être sans supérieurs. C'est clair que leur concept "horizontal" de l'Église ne correspond pas à la vision biblique de l'Église primitive.

Vision biblique? Pouah! C'est tout subjectif dans la pensée gauchiste.

Mais voilà le fruit de notre hésitation de dire les choses comme elles sont dans l'Église. On n'a pas enseigné la véritable doctrine catholique. N'est-ce pas normal qu'il existe des gens tellement ignorants et rebels? On a tassé tout l'enseignement traditionnel pour se concentrer sur Jésus est ton ami, et d'autres idées aussi floues et superficielles, sujettes à toutes sortes d'interprétations personnelles sans l'encadrement de la philosophie catholique.

On ne peut pas transmettre la foi sans l'édifice intellectuelle de la foi. J'espère qu'un jour le clergé va finir par le réaliser. C'est ultimement pour ça que l'Église est divisée sur cette question. La question sur le droit à la vie devrait être claire et sans ambiguïté, mais on a laissé tout ça trainé pour des décennies. On récolte ce qu'on sème.

VIDÉO: Le nouveau "hit" pro-vie

Depuis plusieurs semaines, je lis à propos d'une chanson intitulée "Aurélie" qui parle d'avortement. Elle a été citée des dizaines ou des centaines de fois sur Twitter. J'ai dit qu'il fallait que je l'écoute. La voilà. Elle est pas pire:

Témoignage: elle a enfanté après avoir tombé enceinte par un viol

J'apprécie beaucoup que cette madame a partagé son vécu.

Mais son témoignage plus de valeur si elle n'était pas anonyme.

C'est trop facile de l'écarter en disant que c'est la fantaisie d'un activiste pro-vie.

Mais elle ne serait pas la première d'avoir choisi de garder son bébé issue d'un viol.

6 juin 2011

Connerie du jour: La télé française devra éviter de mentionner Facebook et Twitter

Vive la réglementation étatique:

Le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA), qui régule les médias en France, dit agir ainsi afin de se conformer à une loi de 1992 qui interdit de nommer des marques pendant les bulletins de nouvelles, pour éviter la promotion.

C’est donc dire que les lecteurs de nouvelles ne pourront plus, par exemple, dire aux auditeurs de suivre leur média sur Twitter ou de visiter la page Facebook du média. Les médias sociaux ne pourront être nommés que lorsqu’ils sont au centre de la nouvelle.

Selon Christine Kelly, porte-parole du CSA, le gouvernement a raison de soutenir cette loi. «Pourquoi devrions-nous nommer Facebook, qui engrange devant des milliards de dollars, et non Shyrock, Bebo ou d’autres plus petits médias sociaux qui ont plus de mal à faire leur place?» demande-t-elle.

«Nous reconnaissons tous l’importance de Facebook dans nos vies aujourd’hui. Peut-être qu’un jour, ça deviendra un mot d’usage commun, mais pour l’instant, c’est seulement le nom d’une compagnie», ajoute-t-elle.

Les noms des réseaux sociaux ne seront pas les seuls à être censurés des ondes. Le mois prochain, le CSA élargira sa décision pour inclure les applications iPhone et Android.

Sans commentaire, c'est tellement niaiseux.

5 juin 2011

Ce message s'applique autant à Développement et Paix

Benoît XVI exhorte Caritas à défendre les "valeurs non négociables"


Il a rappelé que tous les catholiques sont appelés à promouvoir les "valeurs non négociables" en matière de respect de la vie et de la famille traditionnelle.

La gauche catholique et leur manque de logique

Cette lettre d'un prêtre oblat résume bien le problème philosophique de la gauche dans l'Église.

La gauche veut toujours être du bon bord, mais le bon bord dans le sens mondain. Mais, ils veulent aussi intégrer des valeurs catholiques. Alors, leur prises de positions essaient de mêler les deux et elles sont toujours illogiques.

Selon le Père Aresnault, sur la question de l'avortement, il ne faut pas imposer sa conscience sur un autre.

Il écrit:

Aussi, après les livres, les codes, les conseillers, les maîtres, les spiritualités, les religions, les Églises, la seule lumière à suivre restera toujours, au fond de nous, mystérieuse et inviolable, notre conscience, et cela, même si elle n'est pas un juge infaillible. Elle peut se tromper et, de fait, il lui arrive de se tromper. Nous refusons de nous immiscer dans la conscience des autres, reconnaissant que celle-ci est la dernière instance en nous, celle à qui reviendra toujours le dernier mot!

On peut voir facilement le problème avec cette prise de position.

Tout le monde a une conscience. Et parfois, ces consciences erronées doivent être combattues.

Hitler avait une conscience. Staline avait une conscience. Mao avait une conscience. Tout le monde qui ont fait du monde dans l'histoire l'ont fait par une volonté de faire le bien.

Alors pourquoi on devrait se battre contre ces consciences-là, mais non pas les consciences qui prônent la tuerie légale des enfants à naître?

Vous m'allez dire que la conscience des gens qui sont pro-choix sont différentes des dictateurs génocides. Ils avaient des mauvaises intentions, mais les pro-choix veulent sauver les femmes.

Mais Hitler avait des bonnes intentions. Il voulait faire rayonner son peuple. Staline et Mao voulaient établir un système économique juste pour que tout le monde aient ce qu'ils avaient de besoin.

Ah, mais les moyens ils prônaient étaient néfastes.

Mais comment qu'on propose de "sauver les femmes"? En leur permettant tuer leurs enfants innocents.

Ce n'est pas un moyen néfaste?

La gauche catholique ne traite pas l'enfant à naître comme une véritable personne. Elle ne considère pas qu'elle doit jouïr des mêmes droits que les autres. Elle relativise le mal moral pour pouvoir se sauver la face devant leurs confrères gauchistes non-croyants.

Parce que dans le fond, ce qui détermine les croyances des catholiques gauchistes, c'est le socialisme, qu'ils habillent en enseignement catholiques. Donc, si une doctrine n'a pas sa source dans le socialisme, ils le rejettent. Ils prennent le socialisme et essaient de l'injecter dans la foi de l'Église.

Mais ça ne marchera pas, parce que le socialisme est, au fond, incompatible avec la pensée catholique.

Le seul standard pour déterminer le bien et le mal reste le droit naturel. C'est pour ça que tout catholique doit se combattre.

4 juin 2011

Les dissidents catholiques craignent pour l'avenir de l'Église

Selon un article sur Radio Ville-Marie, des dissidents catholiques s'organisent pour influencer l'avenir de l'Église, compte tenu des retraites de plusieurs évêques qui auront lieu dans les prochains mois.

Céline Girard, du comité organisateur, a rappelé qu'ils sont déjà intervenus sur la pertinence de faire venir des prêtres de l'étranger alors qu'il existe des solutions locales avec des gens d'ici, dont entre autres, la venue des femmes à la prêtrise.

Ben de valeur, Mme. Girard, mais ce n'est pas la volonté de Dieu que les femmes soient ordonnées. L'Église a tranché. Roma locuta, causa finita est. Quand est-ce qu'on va avoir un évêque qui va mettre les choses au clair? La tradition constante de l'Église a écarté l'ordination des femmes, donc ça fait partie de la Révélation divine.

Mais comprenez bien, ces dissidents n'ont pas une vision authentiquement catholique de la Révélation. Ils pensent qu'on est dans une église protestant où on tire des conclusions qu'on veut de la Révélation.

Ils sont aussi à l'origine d'une pétition expédiée aux évêques de Trois-Rivières et de Nicolet sur le maintien de l'absolution collective lors des célébrations communautaires du sacrement du pardon.

Encore une fois, ils n'ont pas compris. Le sacrament du pardon doit avoir un élément personnel. Le pénitent doit confesser individuellement ses péchés, et le prêtre doit constater qu'il est contrit.

Ce qu'on doit retenir des dissidents, c'est qu'ils essaient toujours de réinventer la foi, la révélation. Ça fait vient siècle qu'on n'admet pas les femmes à la prêtrise; l'Église a toujours compris que seulement les hommes pouvaient recevoir le sacrement de l'ordination, alors ça fait partie de la Tradition Sainte donc partie de la Révélation divine. Mais n'essaie pas de leur faire comprendre: les règles de la logique ne s'appliquent pas pour les gauchistes.

Comme par exemple:

Tout en admettant que l'Église en question est une institution non démocratique, le Forum André-Naud poursuit sa mission qui est de favoriser la liberté de pensée et la liberté d'expression.

L'Église catholique est fondée sur la Révélation de Dieu qui est, de soi, parfaite et sans erreur. L'Église a été fondée avec l'idée qu'elle est infaillible en ce qui concerne l'enseignement de la foi et les moeurs. Alors, si ce que l'Église enseigne est sans erreur, de soi, logiquement, la liberté de pensée est caduque. Quel le but de la pensée? D'arriver à la vérité. Alors, si l'Église a la vérité, pourquoi est-ce qu'il serait nécessaire de "repenser" ce qui est vrai?

Mais les dissidents oeuvrent avec des principes non-catholiques. Pour eux: l'Église catholique n'est pas l'Église fondée par Jésus. Elle n'est pas infaillible. Ils veulent refaire l'Église à leur image et ils disputent ceux et celles qui ne veulent pas changer l'Église, comme si c'était eux qui déformaient la foi catholique.

Le pire là-dans, c'est que les évêques qui sont supposés de soutenir les enseignements catholiques, ne font rien pour corriger la situation, probablement parce qu'un grand nombre sont d'accords avec ces propos.

Il existe des sanctions pour ces genre de choses-là, mais elles ne sont jamais utilisées. Pas gentils, tsé, de dire aux autres qu'ils ont torts.

Je sais que je ne suis pas la seule laïque de penser comme ça. Ma question: pourquoi est-ce que les fidèles orthodoxes demeurent muets devant cette situation? Elle est où la contre-attaque? Ne restez pas muet. Vous avez le devoir de le dénoncer.

2 juin 2011

Le lien entre la croyance en Dieu et la liberté

Gary Hitch explique le peu de probabilité que la création est le fruit d'un hasard, et donc d'une force ordonnée avec l'exemple des singes dactylographes.

Une autre chose que l'athée doit croire est que le Néant absolu peut produire quoi que ce soit. Donc Rien pour créer quelque chose.

C'est de la pure fantaisie.

La civilisation occidentale est fondée sur la croyance théiste. Certains pensent que c'est dû purement à des croyances religieuses. Mais en fait, la croyance en Dieu-- qui est distincte de la croyance religieuse-- est une question de logique. En sombrant dans le subjectivisme, le relativisme et, enfin, le post-modernisme, on a tellement perdu le sens de la raison qu'on n'est même pas conscient qu'il est possible et logique de croire en un Dieu bienveillant, sans croire en aucune réligion établie.

Pour bien des gens, la notion de Dieu ne mérite même pas de considération philosophique. Ils rejettent Dieu, sans même être capable d'articuler un argument cohérent pour leur position. Ils sont encore moins capable d'expliquer les arguments contraires et les réfuter (en fait, bien compris, ces arguments sont irréfutables).

On met la croyance en Dieu dans le même panier que religion, et on écarte la possibilité que ça relève purement de la raison. Pas que la "raison" a beaucoup de crédibilité-- dans une société relativiste, on n'y peu pas avoir beaucoup de confiance.

Mais, si on veut un régime véritable libre, il faut affirmer qu'un Dieu créateur et bienviellant existe et qu'il est source de moral et de droits, et il faut l'affirmer au nom de la raison.

Si on n'affirme pas l'existence de Dieu et la validité de la raison, on met en péril notre système de droits humains. Parce que si on ne reconnaît pas l'unversalité et la validité de la raison humaine, sur quoi est-ce qu'on va baser notre système de droits humains? En pratique, ce système se baserait uniquement sur la loi du plus fort, sur la volonté des élites et de la majorité démocratique, au lieu de sur des vérités. En fait, on mine à la notion même du droit humain: que certains droits existent indépendamment de la volonté humaine, qui sont intrinsèques. Sans la raison humaine, on soutient l'existence de ces droits par commodité. Le moment que ces droits ne sont plus commodes, qu'ils font obstacles à des objectifs idéologiques, on ne les reconnaît plus comme des droits. Voilà le danger.

Alors, par exemple, la liberté d'expression est souvent brimée dans notre pays par peur que certaines idées se répandent et menacent certains idéaux gauchistes. Donc on les met de côté en disant que ces restrictions constituent des "limites justifiables". On sait que ces limites sont motivées par l'idéologie et non pas par la raison.

On accepte ces restrictions, parce qu'on n'accepte plus un système de droit fondé sur le droit naturel, sur la raison. On n'a plus l'idée que Dieu est la source des droits, qu'on a le droit de s'exprimer librement parce que cette expression fait partie de la poursuite de la vérité que tout être humain a le devoir et le droit d'entamer. Dans notre société, l'existence humaine est absurde, la vie n'a pas de sens, la nature humaine n'est pas fixe et même si elle l'était on ne pourrait pas la discerner à cause des défauts de la raison (selon l'esprit subjectiviste. Alors, les droits n'ont plus de fondement sûr et absolu. Ils deviennent sujet à la volonté des élites et de la population. En fait, un droit n'est plus un véritable droit, mais une permission que la société accorde à l'individu. Lorsqu'un droit devient une permission, ce n'est plus un droit, mais un privilège.

La liberté ne peut pas exister sur des privilèges, sur des droits accordés par l'État au nom de la société. Parce qu'il ne s'agit plus de droits. Un droit est ce qui est dû à la personne humaine par vertu de son existence, et rien d'autre. C'est ça la base de la liberté. On est crée libre d'agir selon nos droits à cause de la nature rationnelle de l'être humain crée à l'image de Dieu qui jouït du libre arbitre.

Le moment qu'on ne reconnaît plus Dieu, on ne reconnaît plus la véritable nature de l'homme et par la suite, on ne reconnaît plus sa liberté. On cherche à le contraindre selon une idéologie ou une autre. Sans la raison, sans la reconnaissance de Dieu, la seule alternative c'est la loi du plus fort.

La CSN de la région de Montréal affirme son appui pour Développement et Paix

Est-ce vraiment un bon coup d'obtenir l'appui d'une organisation qui véhicule des principes contraires à l'enseignement catholique (tel sur l'avortement)?

Pourquoi est-ce qu'un syndicat vient de mêler de religion? On peut se poser la question. De quel droit decide-t-il que les évêques ont tort ou non? Pourquoi est-ce que les syndiqués non-catholiques auraient intérêt à cette histoire?

Dans le fond, le scandale de Développement et Paix c'est une affaire interne de l'Église.

Le fait que Développement et Paix est allé cherché un syndicat qui milite contre les valeurs catholiques montrent le problème.

Développement et Paix ne veut pas être authentiquement catholique.

Ils veulent être authentiquement socialiste. On sait que le socialisme est incompatible avec la foi catholique sur plusieurs points. Mais personne ose d'en parler.