25 août 2011

La foi n'est pas supposée être purement thérapeutique

Aujourd'hui, je cite un auteur anglophone parce qu'il adresse un phénomène que je vois dans les églises francophones:
If you want your faith to remain a living faith, and not merely become a “Sunday thing,” then you're going to have to seek a greater and greater understanding of your faith. You’re going to have to reconcile yourself to the fact that the Christian faith isn’t meant to be “therapeutic.” It’s not there simply to make you feel better about yourself. It’s meant to re-orient your understanding of the world, and by doing so, change the way you live. We are creatures of both intellect and will, thus God comes to us not only by appealing to our emotions, but also by instructing our intellect.
De plus:
It’s no wonder many Catholics don’t heed their Church’s teachings on moral matters, since they have no more than a third-grader’s understanding of what the Church teaches.
En somme, quand la foi est une affaire plus émotionnelle, qui dessert nos états d'âmes, qui n'exige pas la connaissance des savoirs et du raisonnement sain-- ça devient enfantin. Au moment que la foi ne remplie plus sa fonction émotionnelle, les gens mal éduqués ont tendance à la délaisser. Bien que la foi peut être thérapeutique-- elle peut guérir-- ce n'est pas sa fonction primaire.

Sa fonction primaire c'est l'union avec Dieu.

Comment d'unir avec quelqu'un dont on ne connaît pas? La vérité sauve. Mais si on ne connaît pas la vérité, elle ne peut pas nous sauver, ni nous aider.

Mais on s'est éloigné de cette fonction de la foi parce qu'elle ne correspond pas aux objectifs des dissidents. L'Église enseigne des vérités objectives et absolues. Les dissidents proposent des opinions subjectives et personnelles, en pensant que la capacité de s'inventer des idées est la gloire de l'homme, que sa dignité vient uniquement de sa capacité de raisonner. Que ces opinions soient vraies ou fausses n'a pas d'importance. C'est juste le fait qu'il peut "penser pour lui-même" que "Dieu lui fait confiance" qui est important. Alors, comme Dieu fait confiance aux gens de se faire leur propre idée-- qui s'oppose à l'idée de l'Église bien sûr, il faut trouver un autre moyen de se servir de la foi. Alors on se penche sur l'aspect psychologique à l'exclusion du savoir.

C'est pour  ça qu'on a tout délaisser l'idée de faire de la catéchèse des fidèles. À quoi bon le savoir, si la foi existe pour notre bien-être psychologique?

On le voit partout dans les bulletins de paroisses et les sites d'institutions catholiques: on parle à gauche et à droite de la "guérison" et du "pardon" et de "l'estime de soi".

Pas que ce n'est pas important.

Mais la foi est la réponse à une révélation surnaturelle. Pas une thérapie.

Dieu nous a révelé que le péché existe par le biais du démon et du libre arbitre de l'homme. L'homme est corrompu par le péché. Il est aliené de son créateur. Jésus est la réponse à l'existence du mal. Il est la victoire sur la mal, et accomplit l'union de l'homme de Dieu.

Quand est-ce qu'on entend cette catéchèse de base prêcher dans nos églises? C'est comme si le péché originel, la rédemption et le salut était complètement hors des préoccupations de l'Église moderne.


Mais il ne s'agit pas juste de gaver les fidèles avec des dogmes, aussi important soit-ils. L'idée est de leur apprendre les principes et la logique derrière ces dogmes et les appliquer dans la vie quotidienne.

Et oui, ceci nécessite un effort intellectuel. Alors, il faut être instruit non seulement dans les doctrines de la foi mais aussi dans la façon de penser avec l'Église.

On a le droit de se former des opinions sur les questions du jour. Mais ces opinions doivent se baser sur la philosophie catholique, et non pas sur des idées contraires à la foi. Ça prend un certain pouvoir de raisonnement de le faire. La foi, ce n'est pas juste réciter des crédos et répéter la morale. C'est appliquer le savoir selon le principes du raisonnement sain.





18 août 2011

Pis on se demande commen les jeunes sont devenus aussi sexués

Ya Pas de Presse dénonce un manuel d'éducation sexuelle destinée aux 9-13 ans qui serait recommandé par le gouvernement québécois:
Comme disait une intervenante invitée à l'émission de Sylvain Bouchard au FM 93,3 de Québec, la sexualité y est réduite (fait à confirmer pour la politique de l'État québécois) à sa mécanique et détachée du développement affectif de l'enfant. On ne laisse plus l'enfant vivre une vie d'enfant, le pré-pubère être un pré-pubère, ni l'adolescent(e) vivre un développement et une identité sans pression sexuelle. Non seulement on ne les protège plus de la pression de leurs pairs et de la société hypersexualisée dans laquelle nous vivons; pire on met la table pour ce genre de harcèlement. À preuve, dire (déduction par l'âge du lecteur) que ce serait normal de faire l'amour à 9 ans! Ou on montre ce qu'est la pénétration vaginale, (...)
Je ne peux plus continuer. Déguelasse. Juste le fait que ce soit publié, c'est ridicule. Que le gouvernement pourrait recommander un texte semblable, c'est irresponsable.

 Il faut en parler, il faut en dénoncer avant qu'il ne soit trop tard. Il y a bien des gens qui veulent normaliser la pédophilie.

(Et désolée pour mon absence, je suis enceinte de 7 mois et très fatiguée dans le moment. )

6 août 2011

VIDÉO: L'arrestation de l'activiste pro-vie Linda Gibbons

Linda Gibbons est une activiste pro-vie qui manifeste paisiblement devant un avortoir à Toronto. Cet avortoir est protégé par une injonction "temporaire" émise en 1994 qui interdit tout activisme pro-vie à 500 pieds (environ 170 mètres) de la clinique.

Depuis des années, Linda Gibbons défie cette injonction et a passé plusieurs années en prison pour ses activités pacificiques et aucunement menaçantes. Elle essait de convaincre les clientes de la clinique de ne pas subir un avortement. Autrement, elle se promène sur la rue en silence avec sa pancarte.

Voici un vidéo qui montre sa denière arrestation le 4 août. Elle venait tout juste d'être libérée dans le cadre d'un autre chef d'accusation qui s'est rendu en Cour Suprême et sera jugé prochainement. (Le procureur essaie d'utiliser le droit pénal pour appliquer une injonction issue du droit civil, et il s'agit de s'avoir si cela est légal.)

Franchement, ce sont les gestes de martyres comme Linda Gibbons qui va vraiment faire avancer la cause pro-vie.

Ça prenait sept policiers pour arrêter une vieille dame. Ils n'avaient rien de mieux à faire!

5 août 2011

Est-ce que le Québec est prêt pour un Tea Party?

La blogueuse Julie St-Hilaire croit qu'il est temps de lancer le Tea Party au Québec.

Je m'en réjourais si ça se réalise.

Mais je trouve que les droitistes québécois mettent trop l'accent sur les jeux électoralistes pour vraiment faire une différence.

En fait, y'ont pas assez de couilles pour lancer le mouvement.

Quand ils embarquent dans le jeux électoral, ils veulent se faire élire. Comment se faire élire?

Offrir des bonbons à la population.

Exactement le contraire de ce qu'on veut faire.

De plus, lorsqu'un parti commence à gagner des appuis dans la population, des gens moins dévoués à la cause commencent à s'associer au parti pour leur propre intérêt, et non celui de réformer la politique en profondeur. Par exemple, des entrepreneurs peuvent ben s'en ficher de la liberté d'expression, mais bien vouloir des baisses d'impôts.

Et, comme le but d'un parti politique c'est de gagner l'élection, il va toujours avoir des stratèges qui vont prêcher la "modération" pour pouvoir gagner.

Donc, il ne faut pas paraître trop radical.Il ne faut pas faire peur à la population.

Un Tea Party ce n'est pas un parti politique, mais le risque de dériver existe toujours parce que les droitistes ont toujours peur des étiquettes des médias et de la classe bien-pensante.

Ga, si on veut faire des progrès, il faut se ficher complètement de l'opinion des autres.

Si nos arguments sont bien présentés, intelligents, et publiés avec un peu de punch, les gens vont venir à nous.

On n'existe plus dans l'ère des monopoles médiatiques. Les gens ne sont plus ôtages des grands médias. On peut dire ce qu'on veut et faire circuler nos idées à une population importante sans l'approbation du Plateau Mont-Royal.

Tant qu'on n'aura pas des gens prêts à s'assumer et de faire face aux insultes et aux amalgames, le Québec ne changera pas.

Toujours vouloir être "safe" et "modéré" nous mènera nulle part.

Mais je ne crois pas que les droitistes québécois sont prêts à relèver le défi. Désolée. J'aimerais bien avoir tort.

4 août 2011

Etre un homme hétéro, c’est la honte !

Égalité et Réconciliation est un blogue assez spécial, puisqu'il prône des valeurs travaillistes et conservatrices.

Voilà qu'il s'insurge contre la misandrie féministe.

J'en suis complètement d'accord.

Cependant, en voulant se marquer comme un mâle hétéro fier, il perpétue la politique identitaire qui permet qu'on dénigre les hommes.

En fait, c'est un peu niaiseux d'être fier d'être un homme, ou une femme. Ou un blanc ou un noir.

Personne choisit ces caractéristiques.

Il est plus important d'aimer ce qu'on est. Les féministes n'arrêtent pas de véhiculer le message qu'il y a de quoi de mal d'être un gars, qu'il ne devrait pas aimer ses tendances naturelles.

Ga, chacun des sexes ont leurs forces et leurs faiblesses. Pourquoi est-ce que les gars devraient se révolter contre leur tendance d'être physique, aggressif (dans le bon contexte) ou plus cérébral qu'émotionnel?

En fait, on voit dans le féminisme un désir de recréer la nature humaine pour satisfaire à leurs ambitions politiques. Mais c'est impossible. La nature des femmes et des hommes restera toujours fixe, et la volonté humaine n'est pas capable de toujours surmonter sa biologie.

Mais le pire c'est que le féminisme est incapable de voir ce qui est beau dans la masculinité.

C'est ça la source du problème. Au moment que les féministes commencent à voir la masculinité comme quelque chose de beau et virtuellement inchangeable, leur revendications s'effondrent. Lorsqu'on respecte les valeurs masculines, cibler le patriarcat devient en quelque sorte un non-sens. Si le patriarcat est basée sur les valeurs masculines, et que c'est une partie intégrante de l'homme, est qu'on peut vraiment apprécier les hommes si on les condamne? Et si on ne les condamne pas, peut-on vraiment croire que le partriarcat est oppressif?