22 septembre 2011

Un médecin français parle de sa pratique d'avortement

Le portrait est assez sombre. En voici un extrait:

D’autre part, pratiquer des IVG, c’est être un peu « à part », encore et toujours, même en 2011... C’est une activité peu valorisée, peu reconnue, peu comprise, mal rémunérée...

Je crois que c’est une pratique médicale que l’on « tolère » plus qu’on ne l’accepte réellement, même plusieurs décennies après sa légalisation, et y compris au sein de la communauté médicale.

Il est n’est pas rare d’entendre de la part de collègues médecins, des réflexions fort désagréables, signe du peu d’ouverture d’esprit et de tolérance vis-à-vis de l’IVG.


Et puis:


La relève s’annonce très problématique, aussi bien dans les rangs des généralistes que des gynécologues, laissant présager, si rien ne change, une mise en péril de l’accès à l’IVG...

Et je crois que ce problème n’est malheureusement pas propre à notre centre, et tend à se rencontrer un peu partout en France...

Un prêtre suspendu pour avoir dénoncé l'homosexualité

Le maire homosexuelle du village est membre du conseil pastoral de la paroisse.

Selon l'évêque de Bathurst au Nouveau-Brunswick, le Père Gionet a manqué de "sensibilité pastorale" dans ses paroles.

Je vous encourage d'écrire l'évêque et demander que la suspension soit levée. Quel que soit votre pays d'origine. Et faire circuler le rapport.





19 septembre 2011

Pastorale-Québec parle du scandale entourant Développement et Paix

D'après moi, l'article manque la cible.

Par exemple, le représentant de D + P de l'Archediocèse de Québec, Charles-Eugène Bergeron dit:

Mais il en garde l’impression que pour ces groupes qui défendent vigoureusement les valeurs traditionnelles et combattent activement avortement et contraception,
« d’autres dimensions essentielles de la vie, comme la vie des communautés et leur intégrité culturelle, la dignité des personnes et la qualité de l’existence au quotidien, semblent vraiment moins importantes ».

J'ai comme l'impression que le bonhomme n'a pas compris l'enseignement de l'Église.

Et comme il ne comprend pas l'enseignement de l'Église, il ne comprend pas les objections pro-vie.

Il y a une hiérarchie de valeurs.

La première valeur mondaine qu'on doit défendre, c'est le droit à la vie, c'est-à-dire l'existence physique.

Sans ce droit, on ne peut pas défendre la dignité des gens, ou la qualité de l'existence au quotidien.

On est tout étonné qu'on défend la vie avant tout autre chose.

Les foetus qui sont tués au nom de cette qualité d'existnece? Face à eux, on dirait que D+; P répond: Pis so what?

On voit encore et encore une complète négligence du droit à la vie de l'enfant à naître.

Il pense qu'en "dialoguant" et en regardant ce que D + P fait sur le terrain, on va changer d'idée.

Mais c'est eux qui ne comprennent pas et continuent de ne pas vouloir comprendre.

Tant que D + P relativise la valeur de la vie, en traitant la cause du foetus comme quelque chose de négligeable, ses partisans vont rien comprendre.

Je pourrais multiplier les exemples de mauvaise compréhension, mais je laisse aux autres le soins des souligner. Je suis trop occupée à porter mon foetus.

15 septembre 2011

La survie du français: ignorer les faits évidents

Un autre chroniqueur pense que le recul du français est dû à l'incapacité de l'État de l'enseigner correctement.

Voici la vérité: même si le Québec se débarrassait complètement des immigrants, et que le taux de naissances étaient suffissants (assurant la survie du français) les québécois continueraient de ne se foutre de la langue.

Dans la vraie vie, les gens se foutent "de la langue". Que ça soit la langue française, anglaise ou chinoise.

On dit que 49% des québécois sont des analphabètes fonctionnels. Je suis sceptique de cette statistique, mais admettons que c'est vrai. (Même si enivron 40% de la population possède un bacc et un tas d'autres gens ont passé leur CEGEP...but whatever...)

Il pense que c'est différent ailleurs?

Les gens apprennent à parler et à écrire selon leur intérêt et leur besoin dans toutes les cultures. En fait, s'ils ont réussi à vivre en étant des analphabètes fonctionnels, en moyenne c'est parce qu'ils ne sentent pas le besoin d'améliorer leur capacité à lire et à écrire. Ils réussissent à vivre sans avoir des grandes connaissances en lecture.

On peut débattre les mérites d'une telle existence, mais voilà la réalité. Les gens se foutent de leur langue.Ils sont contents de posséder le stricte nécessaire pour passer à travers.

Bon, cette situation semble plus inquiétante dans le contexte québécois, puisqu'on parle de la survie de la langue.

Mais en fait, ce n'est pas l'intérêt pour la langue qui va garantir la survie. Ben de valeur, mais les oeuvres littéraires et la beauté de la langue seront toujours l'affaire d'une certaine élite. La masse des gens ne seront pas des bouquineux ou des intellectuels. Il ne faut pas s'attendre à ce que le québécois moyen soit très callé dans n'importe quelle domaine.

Ce n'est pas ça qui va garantir l'avenir du français. C'est encore plus farfelu de s'attendre à ce que l'État fait une bonne job de l'enseigner. L'école publique travaille avec la masse.

L'avenir du français sera garanti par l'avenir démographique. C'est drôle comment le chroniqueur cite Trudeau et sa fameuse affirmation qui disait que l'État n'a pas d'affaire dans les chambres à coucher de la nation.

En fait, l'État a beaucoup d'intérêt à encourager la survie démographique. C'est même primordial.

En ce moment, le Québec se fie sur l'immigration pour faire croître sa population.

Je n'ai rien contre l'immigration. Mais c'est naîf de penser qu'on peut se fier sur des immigrants pour assurer la survie du français quand il n'existe pas de bassin francophone assez concentré pour assurer leur assimilation à Montréal.

Moi je suis anglophone. J'ai grandi à Québec, où 98% de la population est francophone. Pour moi, parler français en public, c'est normal, c'était ma réalité quotidienne.

Mais ce n'est pas la réalité quotidienne des immigrants à Montréal. On parle toutes les langues. Ah, je sais, le français est obligatoire dans les endroits publics et dans les institituions.

Mais dans ce cas, le français est une sorte de langue formelle, comme le latin pour l'Église. On ne le parle pas à ses amis, ses parents, ses proches et même ses voisins. On ne consomme pas non plus la culture française. On l' utilise à des fins purement instrumentales. Ça ne fait pas partie de notre réalité subjective et psychologique.

Je ne prône pas qu'on se débarasse des immigrants. Ce n'est pas là le bo-bo. Le problème c'est que la survie d'une langue est liée à la survie démographique, mais les élites sont trop politiquement corrects pour suggérer que le seul moyen d'assurer l'avenir du français c'est d'augmenter le taux de natalité. Bon, il y a déjà eu des tentatives pour l'augmenter qui ont largement échoué. Les gens ne sont pas prêts à avoir plus d'enfants. On essaie de contourner cette réalité en passant des lois linguistiques et forcer les gens à parler français, mais cet francisation demeurera purement formelle et non pas personnelle tant et aussi longtemps que le français demeure une langue seconde et instrumentale.

On ne peut pas forcer les gens à aimer une langue. On ne peut pas forcer les gens à l'intérioriser.

Le seul moyen de garantir l'avenir du français, c'est avoir assez d'enfants. Si ça ne se fait pas, toutes les lois du monde ne stoppera pas son recul.

Mais les gens se foutent de la langue. Ce n'est pas ça qui va les inspirer à faire les sacrifices nécessaires à faire un troisième ou quatrième enfant. Il faut aimer les enfants en tant que tels. Pas sûre que les élites gauchistes sont prêt à encourager cette procréation, compte tenu leur tendances écolos.


13 septembre 2011

L'étatisme empêche d'améliorer nos écoles

Pourtant la solution serait tellement simple.

Fais une campagne de levée de fonds et ensuite se payer les rénovations et le matériel nécessaire.

Mais non! Peut pas! Les écoles appartiennent à l'État.

Alors, on s'obfusque que des fonds privés subventionne l'école publique. Pas juste-- certaines écoles réussiraient à ramasser plus d'argent que d'autres, et donc elles auraient des meilleures conditions. La notion de l'égalité des chances (et l'égalité des résultats) serait violée, alors, il faut que tout le monde souffrent en attendant une solution du gouvernement.

De toute façon, pourquoi s'investir dans une école qui nous appartient pas? On n'est pas responsable! Pas notre département!

Voilà la mentalité étatiste. Il ne faut surtout pas essayer de se prendre en main sans la surveillance des acteurs d'étatiques, on risque de réussir et de montrer meilleur que les autres!