31 octobre 2011

Comprendre les intentions de vote de Québécois

Richard Martineau ne comprend pu rien..

Il ne comprend pas la stratégie électorale des Québécois.

Moi j'ai quelques suggestions pour résoudre le dilemme.

Premièrement: en ce qui concerne la gestion quotidienne des politiciens, c'est du "pareil au même". Est-ce que les PQ, le PLQ ou l'ADQ gérait le Québec aussi différemment l'un de l'autre?

Peut-être les groupes qui bénéficieraient de leur gestion étatiste changerait de régime en régime, mais à un moment donné, tous bénéficient de la manne gouvernementale. Les Québécois sont tellement nombreux à manger de la main de l'État qu'il est quasiment impossible de ne pas en profiter.

Deuxièmement: les Québécois tolèrent mal les différences d'opinion. Le Québécois moyen a peur d'être seul dans son opinion. Alors, il se réfère au "consensus" du moment pour savoir comment voter. Alors, si, le consensus dans le moment c'est que la souveraineté n'a pas la cote, il n'appuyera pas la souveraineté. Et si ses élites disent qu'on doit investir plus dans l'économie, il ne pose pas de questions, il s'aligne de cette façon.

Il n'essaie pas de contrarier le "consensus". Parce que les gens qui contredisent le consensus sont automatiquement fous, jusqu'à preuve du contraire, au moment qu'un nouveau consensus est établi.

Donc, le Québécois n'est pas conséquent dans ces choix politiques. Il n'a pas besoin de l'être. Les politiciens se ressemblent-- donc, ça donne le même résultat-- et il se laisse mener par le "consensus", c'est-à-dire l'opinion des élites. Il n'est pas logique parce qu'il y en a pas de logique. Il vote avec son portefeuille et ses talking heads préferés.

Quand les Québécois vont décider de penser pour eux-mêmes -- et ceci s'applique autant à la gauche qu'à la droite-- leurs choix seront plus consistents. Pas avant.

28 octobre 2011

Il ne faut pas donner TROP d'informations aux femmes qui veulent avorter

Quand j'ai subi une opération Lasik pour corriger ma vision, il fallait que j'écoute tous les détails de l'opération pour pouvoir passer à l'acte.

Je suis sensible par nature à ces choses-là. Je ne voulais pas entendre que le chirurgien allait projeter un laser dans mon oeil pour corriger la courbe de ma cornée.

Mais la madame ne m'aurait pas laisser entrer dans la salle d'opération sans que je sois complètement au courrant.

Dailleurs, il a fallu que je signe un formulaire de consentement de 8 pages. Je devais signer mes initials après chacunes des propositions pour assurer que je les avais lues. J'ai signé plusieurs dizaines de fois.

Vous m'allez dire que ç'a été fait pour le bénéfice du médécin pour prévenir des poursuites judiciaires.

Mais ne trouvez vous pas ça normal qu'un adulte soit informé avec tant de détails pour une opération aussi majeure et pleine de conséquence?

Mais voilà, en Caroline du Nord, on croit que montrer l'image du foetus, c'est une violation des droits de la femme. Selon un activiste "cela revient à considérer les femmes comme incapables d'être des adultes compétentes".

Non, au contraire. Ne pas montrer les images revient à dire que la femme n'est pas capable de vivre avec la vérité. Si cela est le cas, comment peut-on permettre une telle opération? Si elle n'est pas capable de digérer la réalité, est-ce qu'elle est compétente de subir une telle opération? Moi, j'étais sensible à ce qui allait arriver à mes yeux. Mais, si je refusais de faire face à la réalité, est-ce que j'étais vraiment prête à consentir à une telle opération? La maturité, c'est pouvoir faire face à la vérité, et non de la refuser. Être compétente, c'est pouvoir accepter les informations pertinentes, et non pas vivre dans le déni.

L'espace "neutre": garant de persécution religieuse

«Accepter des accommodements pour des motifs religieux ne risque d’engendrer que le chaos et la cacophonie, écrit-elle. Nous ne pouvons pas gérer un pays en pliant à tous vents. Il nous faut un terrain neutre où ne règne aucune religion, un espace public laïc, libre, égal pour tous.

Le problème avec l'espace "neutre" c'est qu'on est obligé de laisser notre religion à la maison.

C'est la proposition de gens qui, soit ils ne sont pas religieux, soit ils ne prennent pas leur religion au sérieux.

Quand tu pratiques une religion, et tu n'es pas capable de l'exprimer en public, l'espace n'est plus "neutre".

La liberté religieuse a été établie pour PERMETTRE les gens d'exprimer leur point de vue religieux, et non pas de la supprimer.

Le problème n'est pas avec toutes les religions. Le problème, c'est l'intégrisme islamiste.

Mais des athées en profitent pour supprimer la liberté religieuse de tous les croyants sérieux, qu'ils disent "intégristes".

Ce n'est pas la présence des catholiques, ou des juifs, ou des hindous qui soulèvent ces questions. C'est la présence de Musulmans et l'existence de terrorisme islamique qui crée le contexte. Alors, qu'on confronte le véritable problème. Les gens n'ont pas de problème avec la célébration de Noël ou le Crucifix dans les institutions publiques. C'est la menace de la charia qui motive ces controverses. Alors, qu'on parle de vraies choses, et qu'on ne laisse pas la discussion dominer par des athées qui veulent imposer leur agenda.

27 octobre 2011

Pourquoi les hommes détestent aller à l'Église: avis aux pasteurs catholiques

Un blogue à saveur protestante dénomme les choses qui font fuir les hommes de l'Église.

Je suis d'accord avec l'idée globale, sans approuver tous les détails. Surtout ceci:

5. Prêcher un évangile de fille

Trop souvent, le message de l’évangile est transformé en un : « comment ne pas être complexée dans la vie », « Dieu t’aime comme tu es » ou « Jésus veut guérir ton cœur ». Ce genre de message répond à des besoins mais n’offre peu ou pas de challenges. Il n’y a presque jamais de confrontations au jugement et aux conséquences des mauvais choix de vie. L’évangile est dilué au profit d’un message mou. Les hommes ont pourtant besoin de défi pour avancer dans la vie !

Appliquez ces principes et, c’est sûr que vous aurez une église remplie de femmes ! Plus sérieusement, ne serait-il pas temps de rendre l’église plus attirante pour les hommes et de rendre à Jésus sa virilité ? En tant qu’homme, je peux dire que suivre Jésus n’est pas une activité passive. C’est une aventure passionnante qui demande en permanence de sortir de sa zone de confort, de réaliser des projets ambitieux, des plans téméraires et des stratégies audacieuses pour la gloire de Dieu. La vie avec Christ est aussi un ring où nous luttons contre les mauvais choix de vie et où nous défendons la justice et la droiture. L’église, c’est aussi pour les mecs ! Si nous n’entrons pas davantage en contact avec la réalité, nous n’aurons peu d’hommes dans les églises.

Honnêtement, ce n'est pas juste les hommes qui détestent la mollesse de l'Église.

H/T: Notre Eglise.com

Il faut laisser les parents être des parents

Si on veut que les parents prennent leurs responsabilités, il faut leur donner la chance d'être responsables.

On fait semblant que des ados sont assez matures et mieux placés que les parents pour s'aider.

Un ado est un mineur, ou il ne l'est pas. S'il n'est pas adulte, c'est qu'il a besoin encore de ses parents.

Pourquoi faire la différence entre un traitement pour une dépression ou un avortement?

Si une fille 1) tombe enceinte et 2) se fait avorter -- n'est-ce pas un signe la vie va très mal pour elle? Qu'à quelque part, elle a fait une ou plusieurs erreurs qu'elle n'est pas nécessairement assez mature pour corriger? Imagine une fille de 14 ans qui se brosse à chaque fin de semaine et qui tombe enceinte avec un inconnu... clairement c'est une fille qui a besoin de l'intervention des parents-- et c'est vrai qu'ils soient pro-choix ou pro-vie. Mais non, on présume que la fille est assez mature pour savoir qu'elle a besoin d'un avortement et ce qu'elle devrait faire pour éviter une grossesse future.

Bien voyons donc!

Je ne parle même pas d'insister sur obtenir la permission d'un parent. Je parle tout simplement d'informer les parents de ce qu'il se passe chez leur ado.

Quand l'État s'arroge le droit de juger à la place des parents, les parents ne peuvent pas faire leur job.


21 octobre 2011

Canada: les statistiques sur l'avortement seront publiées le 28 octobre

... selon le blogue Run with Life.

L'institut canadienne de l'information sur la santé tentera aussi de corriger les lacunes dans les données des années précédantes. On sait que la qualité des données a beaucoup diminué depuis un certain temps.

D'après moi, le caucus pro-vie au Parlement devrait tâcher de redresser la situation. Je crois qu'une telle mesure pourrait facilement être votée à la Chambre.



20 octobre 2011

Victime de viol, elle regrette son avortement

Voici une anecdote d'une femme post-abortive du Madagascar:

Germaine, 43 ans, est une mère de famille. Elle aussi s'est déjà faite avorter choisi de recourir à l'avortement. Elle a été violée par son mari. Oui violé parce qu'elle n'a pas été consentante dans la relation.

« Je me suis sentie trahie et salie par mon propre mari. Et au fil du temps, j'ai fini par tomber enceinte. Et mon mari ne voulais pas de l 'enfant sous prétexte qu'il y avait déjà assez de bouche à nourrir à la maison. On a déjà 2 enfants. Il m'a ordonné que j'aille m'en débarrasser.

Sur le coup ça ne m'a pas dérangé, j'étais même soulagé parce que je ne voulais pas gardé un enfant issu d'un viol. J'ai donc approché un médecin près de chez nous aux 67 ha, il m'a demandé 70 000 ariary.

Jusqu'à maintenant, je suis une thérapie. Le fait d'avoir fait avorter mon bébé, même si au début je ne voulais pas le garder, ne m'a pas laissé indifférente. Je me suis rendu compte que cet enfant n'était pas fautif dans l'histoire, qu'il ne méritait pas ce que j'ai fait. Jusqu'à aujourd'hui, je ne cesse de me dire que si je 'lui avait laissé une chance, il serait là à côté de moi en ce moment. Et puis seul dieu a le droit d'ôter sa vie à quelqu'un. Jusqu'à ce jour je me culpabilise d'avoir tué mon propre enfant. Ça a détruit ma vie. Je n'étais plus la même en sortant du cabinet du médecin. J'ai perdu gout à la vie, j'ai quitté mon mari et je suis partie retournée chez mes parents avec mes deux enfants.

Même s'il je ne l'ai porté en mois que quelques jours, j'ai compris une fois que l'opération finie que je me suis débarrasser d'une partie de moi. Même si au début je ne voulais pas le garder, je l'aimais cet enfant, il y avait quelque chose qui me liait à lui. »

19 octobre 2011

Enceinte? Inquiète? Au Québec, composez le 1-855-871-4442

Campagne Québec-Vie vous dirigera envers des organismes qui vous aideront à mener votre grossesse à terme.

18 octobre 2011

Une féministe péruvienne invente des morts pour cause d’avortement clandestin

Hein, une féministe qui répand des mensonges sur le nombre de femmes qui meurent d'avortement? Impossible!

Bernard Nathanson (1926-2011), l'ancien avorteur qui avait mené le mouvement pour la légalisation de l'avortement aux États-Unis, avait admis qu'il a inventé la statistique selon laquelle 50 000 américaines mourraient d'avortement à chaque année.

On lit souvent des études qui donne des estimations concernant le nombre d'avortements illégaux et mortels à travers le monde. Ce que la presse néglige de mentionner, c'est que ces statistiques sont des extrapolations mathématiques. D'une échantillon d'une poignée d'avortements, on conclut qu'un tel nombre d'avortements ont lieu.

Cette méthode est tendacieuse et même trompeuse.

Mais voilà comment le mouvement pro-avortement fonctionne.

Campagne Québec-Vie répond à la lettre de la présidente des syndiqués de Développement et Paix

Attention aux supporteurs de Développement et Paix, lisez attentivement les phrases suivantes:
Nous relevons l’absence d’une quelconque reconnaissance des points qui ont posé problème ces dernières années et qui ont amené l’assemblée des Évêques canadiens à établir un comité permanent modifié pour discuter des projets à accomplir.

De plus, malgré la polémique entourant la question de la non-collaboration avec des groupes faisant la promotion de mesures abortives, nous relevons également l’absence de préoccupation totale de Mme Sinclair pour ces questions. Elles n’existent tout simplement pas pour elle.

VOUS N'AVEZ RIEN COMPRIS au débat. Rien. Vous vous battez contre des hommes de pailles. Tant que n'avez rien compris et que vous n'adressez pas les problèmes, la crise va continuer...

Nouveau groupe aide les gens à se libérer des sentiments homosexules

J'ai été alerté à l'existence de Ta Vie Ton Choix après avoir écouté une entrevue entre Benoît Dutrizac et Michel Lizotte.

Je remarque que des gens qui sont pour le "vivre et laissez vivre" sont souvents hostiles à l'idée d'une thérapie qui peut libérer les gens de leurs sentiments homosexuels.

Certains disent que ça ne marche pas.

La réalité c'est qu'une thérapie-- n'importe quelle thérapie-- peut fonctionner pour un tel et pas pour un autre.

Si les gens sont plus heureux après cette thérapie, pourquoi est-ce qu'ils sont si hostiles?

Des ex-gays, ça existe. C'est une vérité incontournable et inconvenable au lobby gai. Il y a des gens qui sont malheureux dans leur homosexualité et ne veulent pas être heureux dans leur homosexualité. Ils veulent se défaire de ces sentiments.

Le lobby gai dit que c'est impossible. Sauf qu'il y a des gens qui le font.

De quel droit essait-il de prévenir ce changement?

Je sais que leur opposition à cette thérapie provient d'un désir de normaliser l'homosexualité, et de marginaliser et même criminaliser l'opposition aux pratiques homosexuelles.

Mais on ne peut pas criminaliser les sentiments, les expériences personnelles. Si des gens ont des sentiments homosexuels, et ne veulent pas être homosexuels, et s'en sortent et en parlent, le lobby gai ont beau vouloir les mettre en prison, leurs expériences demeurent vraies.

16 octobre 2011

France: Pro-vie agressé par un contre-manifestant

Anne Kerjean parle de son expérience à la récitation du Rosaire devant l'Hôpital Tenon.

En l'espace d'un instant, le groupe se retrouva tout près de moi, subitement un policier s'interposa. "Je suis pro-vie !", lui ai-je lancé pour qu'il m'identifie immédiatement, alors il m'a littéralement prise sous son aile et m'a embarqué pour me protéger, ce qui donna l'effet aux spectateurs innocents, d'une photographe embarquée par la police. "Ne faites pas de photos", me dit-il, "ils vont vous battre" ajouta-il. Je le quittais quelques mètres plus loin avec un "merci" appuyé.

C'est drôle, mais quand la police se présente à des manifs pro-vie, c'est pour surveiller les pôvre-choix.

14 octobre 2011

Les supporteurs de Développement et Paix démontrent qu'ils n'ont rien compris

Encore une fois.

Tant et aussi longtemps que les supporteurs de Développement et Paix ne prennent pas la peine de comprendre les objections contre leur organisation, le scandal va continuer.

De toute façon, c'est un secret de polichinelle que la totalité des membres, surtout au Québec, n'appuie pas le droit de l'enfant à naître d'être protegé de l'avortement.

Ils ne comprennent pas que la protection de l'enfant à naître par la loi fait partie de la doctrine catholique.

Encore une fois, laisse-moi reitérer les objections contre Développement et Paix.

Le problème avec Développement et Paix n'est pas qu'elle subventionne l'avortement ou des projets qui promouvoient l'avortement.

Le problème, c'est que Développement et Paix donne de l'argent à des groupes qui militent pour l'avortement, la contraception et d'autres comportements contraires à l'enseignement de l'Église.

Quand Développement et Paix transmet des fonds à un organisme pro-avortement, ça permet l'organisme d'utiliser ces fonds pour financer leur coûts d'opération, ce qui contribue indirectement à l'avancement de l'avortement.


Ces allégations ont été documentées à plusieurs reprises. L'enquête des évêques a été bidon. On ne prend pas les réponses des organismes pro-avortement sur parole. Ce n'est pas comme ça qu'on mène une enquête. De toute façon, l'enquête s'est concerné uniquement avec des partenaires méxicains. Les autres organismes n'ont pas été examinés.

J'ai l'impression que les supporteurs de Développement et Paix se sentent tellement justifiés et irreprochables dans leur croyances et leur conduite qu'ils ne voient pas la pertinence de lire et comprendre les allégations contre leur organisme. Ils ne veulent strictement rien savoir de l'orthodoxie et du courant "conservateur" de l'Église. Ils se sentent libres d'opérer en Église sans la supervision de l'évêque ou la direction du Magistère, pourquoi est-ce qu'ils prendraient la parole de quelques laïcs au sérieux?

Mais la réalité c'est que tant qu'ils ne comprennent pas les allégations, tant qu'ils n'acceptent pas l'égalité de l'enfant à naître et la nécessité de le protéger par la loi, la controverse va continuer. J'ai l'impression qu'ils ne prendront pas mon avis. J'ai l'impression aussi qu'ils vont continuer d'essayer de contourner la question des droits humains des enfants à naître. C'est drôle comment leur option préferentielle des pauvres, tellement chérie, ne s'applique aux enfants à naître, bien qu'ils soient les plus pauvres de tous.






13 octobre 2011

Abus sexuels des prêtres: Fr. Raymond Gravel défend la gestion de l'Église

Une interview vraiment intéressante qui a eu lieu hier à CHOI 98 (Québec) sur le 5 à 7.

Selon le Père Gravel, la société de l'époque traitait tout ce qui entourait la sexualité comme une chose secrète et tabou, et elle ne percevait pas les abus sexuels comme un crime. Alors, tenant compte du contexte, c'était un peu normal que l'Église ne dénonçait pas les abuseurs parce que personne ne dénonçait les abus sexuels.

Ce qu'il dit n'est pas anormal, mais certains de ses propos sont un peu osés, mettons:

* Il y a des gens qui ne sont pas traumatisés par leur expériences sexuelles, mais qui cherchent à obtenir de la compensation de l'Église par cupidité.

* L'argent n'aidera pas les victimes. Il faut que les véritables victimes soient traitées, et non payées.

* En offrant de l'argent, on prostitue les victimes: c'est comme une compensation pour "services rendus".

C'est une entrevue d'environ une quinzaine de minutes. Pour sauter les annonces au début, commence vers 1:55.

Ça vaut le detour. Il ne laisse jamais personne indifférent.

Le désarroi idéologique de la droite

Cet extrait d'une chronique de Chantal Delsol concernant la droite française peut s'appliquer à la droite canadienne et québécoise:

La droite française ne parvient pas à se saisir véritablement des questions cruciales. Et bien souvent elle se laisse déborder par l’extrême droite, juste parce qu’elle n’a pas osé exprimer ses convictions. Exemple : est-ce normal que la droite au gouvernement n’ait pas parlé plus tôt du scandale des prières dans la rue ?

Non pas que la droite soit molle, évanescente ou sans opinion. Mais elle préfère trop souvent plaire à ses adversaires qu’à ses électeurs. Elle a peur de la gauche, voilà l’histoire. La gauche n’a pas perdu son autorité moralisatrice (c’est là l’un des mystères politiques français, la gauche n’ayant vraiment rien d’un parangon de morale). Alors la droite avance par coups d’audace, comme un timide qui se jette : elle prend une fois son courage à deux mains et fait un discours de bon sens sur l’immigration ; aussitôt elle reçoit une rafale : “Crétins ! Salauds !” – car le bon sens est automatiquement interprété comme du racisme ; alors elle s’enfuit vite dans son trou, où elle va refaire des forces pour recommencer.

Il faut rappeler que la droite vient juste de faire son “coming out”. Il y a encore dix ou quinze ans, il était impossible de se dire “de droite” en France. Et qui ne se nomme pas a peur d’exister. Et qui a peur d’exister n’analyse pas ses propres pensées ni ne les déploie. Pendant longtemps, être de droite c’était vivre sans se dire tel. Cela n’a pas arrangé la vision politique de la droite française. On lui a dit qu’elle ne pensait pas (“la droite la plus bête du monde”), et elle a tout fait pour ressembler à sa réputation. Elle a donc les réflexes qui correspondent à une vision du monde, mais souterraine, car elle ne conceptualise guère. Il lui manque une cohérence, une pensée organisée. On ne fera pas croire à la droite, par exemple, qu’on pourrait éduquer un enfant sans autorité ni contrainte, lâcher des criminels trop tôt dans la nature sans encourir les récidives, partager sans avoir préalablement acquis, aimer son lointain sans aimer son prochain, former un couple avec une paire, une société avec des asociaux, une patrie avec des apatrides. Mais tout cela reste instinctif et n’affiche pas ses arguments, lesquels pourtant existent bel et bien.

Il faut que la droite francophone développe une colonne vertébrale. Il faut qu'elle n'ait pas peur d'explorer pour voir où la nature des faits et la logique l'amène.

Mais j'ai l'impression que bien des droitistes ont encore trop peur de se faire traiter de misogyne anti-avortement ou de racistes anti-immigrationniste.

C'est l'instinct québécois: toujours avoir peur de se penser le seul dans son opinion, ne pas faire parti d'un consensus.

Il faut surmonter ce réflexe pour faire avancer les choses. Il faut dire des choses que les autres ont peur de penser.

H/T: Le Salon Beige

Quelques photos de mon bébé

Alors me revoilà. Voici quelques photos de mon bébé, né le 1er octobre. Elle pesait 6 livres, 5 oz-- ou 2875 grammes pour ceux qui préfèrent le système métrique.










Comme j'ai eu une césarienne, je suis encore assez faible et je sens que ne serais pas à 100% pour quelques semaines encore.

8 octobre 2011

L'Église ne devrait pas avoir peur de dénoncer le péché

Un très bon éditorial dans CapAcadie. qui défend les propos du Père Gionet.

Enfin, on met la lumière sur le problème des gais dans le clergé et l'Église en général:

Le politiquement correct, le «mondain» comme le surnomme le pape, a pénétré le coeur d’un nombre important de prêtres, et, osons l’admettre, de certains évêques, au point ou ceux-ci ont cessé d’être signe de contradiction. Une autre raison de ce silence, il faut aussi le reconnaître, c’est la présence de gais ou de sympathisants aux gais au sein du clergé, y compris parmi les évêques. Certains séminaires au cours des 40 dernières années sont connus pour avoir toléré des gestes ouverts d’affections physiques entre séminaristes (réf.: Goodbye Good Men). Plus près de nous, un évêque de Moncton a dû démissionner en raison d’impropriétés homosexuelles.

Le père Gionet est bien au courant de cette réalité et il a raison d’affirmer, en pointant du doigt le prêtre qu’il est, que ce sont «nous» qui détruisons l’Église. Et c’est exactement ce que nombre de prêtres cherchent à faire, consciemment où inconsciemment: détruire l’Église «institution» pour la remplacer par une autre Église plus adaptée au «monde», ou il n’est jamais question de péché, seulement d’un Dieu gros «nounours» qui ne demande jamais de compte à personne. Qu’est-il donc advenu du «Convertissez-vous et croyez dans la Bonne Nouvelle?»


Convertissez-vous? Se convertir à l'enseignement de l'Église...comme si c'était l'enseignement de Dieu? Voyons! L'enseignement de l'Église n'a rien à voir avec la Parole de Dieu. La Parole de Dieu appartient au peuple...

Diraient les dissidents.

Comme les protestants d'antan.

On n'a rejetter le Magistère en 1517, on ne le fera pas plus en 2011.

Désolée pour mon absence

Mais, j'ai une très bonne raison.

J'ai accouché d'une fille le 1er octobre. Et maintentant je m'occupe de mon nouveau-né.

Ma fille pèsait 6 livres, 5 oz à sa naissance.

Je prévois que la publication de mon blogue sera réduite pour un bon bout de temps, mais j'espère revenir en force.