30 décembre 2011

Le déficit moral: comment retrouver notre chemin?

Mathieu Bock-Côté lamente le manque de valeurs dans notre société

Ce qui me tanne de ces lamentations c'est qu'on n'ose pas suggérer comment régler le problème.

Ah, on parle de prendre ses responsabilités.

Mais prendre ses responsabilités ne suffit pas si on ne sait pas c'est quoi la responsabilité ou pourquoi on devrait les prendre.

Moi mon problème avec la droite c'est qu'elle dénonce l'État comme si le but de prôner la liberté c'était de se débarrasser des fonctionnaires pour vivre sans restrictions.

Ce n'est pas ça le but de se débarrasser de l'État.

Le but de l'État c'est de vivre en liberté pour pouvoir faire les bons choix.

Quels bons choix?

Ceux qui sont conformes à la raison et la Loi Naturelle.

En fait, c'est la Vérité avec un grand "V" qui est en cause. Pas son droit de se pogner l'cul et fumer son joint.

L'Être humain a besoin de Vérité. L'État doit vivre selon lui, mais il ne le peut pas imposer. La Vérité doit être discernée et appliquée par la masse des gens.

C'est pour ça que c'est inutile de se tourner vers des politiciens pour combattre l'intimidation ou la violence conjugale. Pour combattre ces choses, il faut que les gens soient inculqués de bonnes valeurs par leurs proches et les institutions comme les écoles et les média de masse. Il faut que les gens choississent pour eux-mêmes les bonnes valeurs.

Mais on ne croit plus à la Vérité. La Vérité, c'est un dogme. C'est du brainwash. C'est un mythe.

Mais voilà ce qui se passe lorsqu'on se convainc que "le péché ça n'existe plus." Les gens ont le droit de tout faire et le droit de s'autojustifier-- c'est permis parce qu'ils pensent que c'est vrai.

Mais on ne parle plus de Vérité ou de Loi Naturelle-- des idées qui sont pleinement accessibles à tous quelque soit leur religion-- parce l'Église n'y croit plus. L'Église s'est conformer au monde. Alors on ne parle plus des idées de base-- la raison comme source de morale, l'universalité de la loi morale, l'absolutisme de la loi morale, et ainsi de suite.

Comment peut-on dénoncer l'état de nos valeurs sans avoir une  règle morale pour le faire? On ne peut pas, c'est contradictoire! On ne peut dire quelque chose n'est pas bon si on ne possède pas une mesure certaine pour le dire.

Peut-on lancer la discussion là-dessus? Je regrette que j'ai l'impression que les droitistes québécois ont un grand vide moral. Ben beau de se débarrasser de l'État, mais si le peuple n'est pas prêt à reléver le défi de la liberté avec une bonne base morale, le projet de désétatisation est foutue. La liberté et la prosperité repose sur les bonnes valeurs. Mais j'ai l'impression que les conservateurs ne veulent pas aborder la question par peur de passer pour des conservateurs sociaux ou des intégristes (malgré leur croyance faible) ou parce qu'ils se remettraient en question eux-mêmes s'ils examinaient de trop proche ce que la Loi Naturelle exige. Je crois que c'est pour ça que le libertarianisme jouït d'une certaine popularité. Pas besoin d'être vertueux pour prôner la légalisation de la marijuana.





Ministre Conservatrice dénonce l'avortement de foetus féminins

Rona Ambrose n'est pas connu pour ses prises de position pro-vie. Je ne l'ai jamais vu citée comme étant en faveur des droits du foetus.

Cependant, la Ministre pour la Condition Féminine a dénoncé le fait que les filles sont privées de leur droit à la naissance à cause de leur sexe.

Je suis intriguée par sa reconnaissance du droit d'être né. A-t-elle eu un changement de coeur? Est-ce qu'elle a toujours été pro-vie mais discrète face à ce sujet? Où est-ce qu'elle croit à l'avortement mais pas dans d'autres?

Depuis un certain temps, on voit plusieurs députés parler des droits du foetus. Je sais que le gouvernement Harper n'introduira pas de législation pour protéger l'enfant à naître. Cependant, on peut se demander s'il s'agit de trial balloons pour tester la réaction du public. C'est le 30 décèmbre, on s'attend pas à ce que le monde porte beaucoup d'attention à l'actualité. Si le public ne s'insurge pas, on peut se dire: test réussit. Il faut aussi que le public pro-vie félicite la ministre pour son courage face à ce sujet. Étant donné que c'est la Ministre de la Condition féminine, et étant donné que beaucoup de féministes se fient sur sa manne pour leur gagne-pain, peut-être la réaction sera mutée. On va voir.

26 décembre 2011

Communisme et capitalisme: la réalité

Tiré du Facebook d'Éruc Duhaime:

Tous les peuples divisés politiquement en deux régimes, communiste d'un bord et capitaliste de l'autre, arrivent toujours au résultat que la partie communiste crève de faim et brime les libertés individuelles tandis que la partie capitaliste jouit d'une meilleure qualité de vie et d'un régime démocratique davantage respectueux des citoyens. C'était vrai au Viet-Nam, en Allemagne et, aujourd'hui, en Corée.

Le socialisme ne fonctionne pas.

Dans le moment, on a système plutôt mixte-- on permet une certaine liberté économique tout en utilisant une grande partie de cette richesse pour payer l'interventionisme excessif du gouvernement.

Mais regarde comment des pays européens sont au bord du gouffre avec ce système.

La liberté est incompatible avec un interventionisme excessif du gouvernement. Parce que c'est la nature humaine d'en toujours exiger plus en pensant que ça sera aux autres de payer. Un jour, il n'y aura plus "l'argent des autres" parce qu'il sera tout dépensé. Il faut couper mais personne veut faire le sacrifice. Alors, le système implose.

25 décembre 2011

Les homélies plates

J'ai été ravie lorsque le Cardinal Ravasi a dénoncé la prédication "incolore" de nos jours. Mais voilà le Père Stéphane souligne un point important:
Et comme il ne faut pas être totalement angélique, j’aimerai quand même faire un reproche au cardinal Ravasi (si si, je me permets, je suis un homme libre et pas un numéro) : Quand il dit que la prédication des prêtres est trop souvent “incolore, inodore et sans saveur” (si ce sont ses paroles exactes), il aurait pu mentionner aussi celles des évêques ou des cardinaux, parce que si nous, les prêtres, nous ne sommes pas toujours de bons prédicateurs, ce que je lui concède volontiers à certains moments, il faut bien avouer que ce ne sont pas forcément nos “supérieurs” qui nous montrent l’exemple !

22 décembre 2011

Pourquoi tant d’avortements? Le rôle de la contraception

(Je sais que ce billet est long mais je vous supplie de lire jusqu’à la fin parce qu’il contient des données et des arguments très importants surtout au mouvement pro-vie.)

On pourrait écrire un gros bouquin pour répondre à la question dans le titre.

Mais une des aspects les plus ignorés de la question est la confiance qu’on fait à la contraception pour résoudre le problème des grossesses non-désirées.

Problème? Mais la contraception prévient les grossesses.

La contraception ne prévient pas toutes les grossesses.

Mais la contraception prévient les chances de tomber enceinte.

Il y a une distinction importante et subtile entre les deux.

La première phrase « la contraception prévient les grossesses » présume que la contraception est infaillible.

Elle a un taux d’échec. Peu importe la méthode, même les ligatures de trompes.

La deuxième proposition décrit objectivement l’œuvre de la contraception—elle réduit les chances de concevoir.

Pourquoi la différence est importante?

Parce que bien que des gens reconnaissent que la contraception peut échouer, ils ont tendance à la traiter comme infaillible.

Je vais vous donner un exemple.

L’autre jour pendant que j’écoutais la télévision au club d’entraînement, j’ai découvert le programme « I Didn’t Know I was Pregnant! » Il s’agit de femmes qui racontent comment elles ont passé neuf moins enceintes sans en être conscientes jusqu’à l’accouchement.

À plusieurs reprises, chacune à leur tour, racontent au médecin qu’elles croyaient que c’était impossible qu’elles tombent enceinte parce qu’elles utilisaient la contraception.

Dans notre culture, on agit comme si c’était impossible de tomber enceinte avec de la contraception. On traite un taux de succès de 99% comme un taux de succès de 100%.

Mais en quoi s’agit ce fameux taux de succès de 99% de la Pilule?

Il veut dire que sur 100 femmes qui prennent la Pilule conformément aux instructions and sans faille, une d’entre elles va tomber enceinte sur une période d’un an.

Sur des millions d’utilisatrices de la Pilule, des dizaines de milliers de femmes, même celles qui l’ont pris religieusement, vont tomber enceinte dans une année.

Mais quand les gens entendent qu’il y a seulement un pour cent de chance qu’un phénomène leur arrive, ils pensent toujours que ça ne leur arrivera jamais. C’est la nature humaine.

Quatre-vingt-dix-neuf pour cent des utilisatrices de la Pilule auront raison. Sur une période d’un an.

Alors ça renforce la perception de l’infaillibilité de la Pilule. Du moins en théorie.

Et notez bien que j’ai présumé que toutes les femmes prenaient la Pilule correctement, ce qui est loin d’en être le cas. Le véritable taux d’échec de la Pilule est au moins trois pour cent. Donc les chances de devenir enceinte est en fait un sur trente-trois.

Comme si ce n’était pas assez raison de douter de l’infaillibilité de la Pilule, on oublie que le risque de grossesse cumule avec chaque année d’utilisation. Alors, après dix ou vingt ans d’emploi on peut facilement tomber enceinte même si le taux de succès est de 99%! Si en un an les chances de tomber enceinte est de 1 sur 33, alors imagine sur une période de 10 ou 20 ans. Je ne suis pas forte en mathématiques, mais on peut facilement déterminer que les chances sont beaucoup plus importantes.

Alors, si des millions de femmes se fient à la Pilule (et d’autres moyens de contraception encore MOINS fiables) pour ne pas tomber enceinte, combien d’entre elles vont subir un « échec »?

Facilement dix ou vingt pour cent si ce n’est pas plus. Sans parler de femmes qui n’ont pas utilisé de moyen de contraception.

Alors on a des centaines de milliers de femmes qui subissent des grossesses non-désirées malgré l’effort de l’éviter.

Qu’est-ce que vous pensez ces femmes-là vont réagir face à leur grossesse surprise?

Prenons du recul. Si les femmes utilisent la contraception, c’est parce qu’un grand nombre d’entre elles ne veulent pas devenir enceinte à tout prix. Elles ont des raisons très sérieuses pour éviter la grossesse : éducation, carrière, finances, famille nombreuse, maladie, enfants handicapés, etc. On peut multiplier les causes.

Elles pensaient être « responsables » et elles pensaient que c’était « impossible » qu’elles tombent enceinte.

Alors, une grossesse pour elles, c’est une « catastrophe ».

Compte tenu de la perception catastrophique de cette grossesse, c’est quoi la prochaine étape logique?

Une visite chez la clinique d’avortement.

Est-ce que les choses seraient pires sans la contraception?

Voici le problème.

Lorsqu’on a introduit la contraception au milieu du vingtième siècle, c’était supposée être LA solution aux grossesses non-désirées.

Mais elle n’est pas la solution. Elle ne fait que les multiplier.

Pourquoi? Premièrement, elle a introduit la notion qu’un enfant n’est plus l’effet principal des relations sexuelles. Donc, la volonté collective d’accueillir les enfants a changé. Il n’était plus obligatoire de composer avec cette réalité d'un nouveau bébé, donc la volonté des gens a changé en conséquence. Les grossesses n’étaient pas nécessairement moins nombreuses, mais par le fait qu’on n'en voulait moins d’enfants, un plus grand nombre de grossesses sont devenues non-désirées.

Deuxièmement, comme la contraception est perçue comme une protection qui éliminait le risque, les femmes ont eu plus de relations sexuelles et ont commencé plus jeunes. Des jeunes de 14 ans active sexuellement, il n’y en avait pas tant que ça en 1950. Mais en 2011 c’est normal. Parce qu’on perçoit que la contraception les protège de l’effet négatif principal de la grossesse.

Donc, avec le changement dans la volonté de gens et une augmentation de l’activité sexuelle, le nombre de grossesses non-désirées a cru. Ce n’est pas un hasard que l’avortement a été légalisé au Canada environ dix ans après l’introduction de la Pilule. Ça marche TOUJOURS comme ça—on légalise et répand la contraception partout, le nombre de grossesses non-désirée augmentent, on a recours à l’avortement clandestin pour compenser pour l’échec de la contraception et par la suite la demande pour l’avortement mène à sa légalisation.

C’est partout la même chose.

Donc, pour contrer l’avortement, il faut attaquer ses causes, entre autres: la mentalité contraceptive qui pousse les gens à se servir de la contraception.

Il faut commencer par conscientiser les gens que la contraception n’a pas l’effet désiré au plan collectif.

On peut aussi adresser les effets nocifs de la contraception sur le couple.

Dans le moment, personne n’ose remettre en question la nécessité et les effets positifs de la contraception.

Mais quand on leur présente les faits sur la contraception on peut inciter aux gens d’évaluer leur véritable risque de grossesse et de calculer si les relations sexuelles en valent vraiment la peine.

C’est sûr que tout seul ça ne mettra pas fin à l’avortement. Mais une population avertie sur la contraception et ses effets sera plus ouverte à considérer la fonction de l’avortement et sa véritable signification morale.










La question se pose: quel devrait être le statut du foetus?

Je note que beaucoup de gens évitent de confronter la question.


Les pôvre-choix crient "ON NE VEUT PAS ROUVRIR LE DÉBAT SUR L'AVORTEMENT".

Oké, mais c'est quoi votre réponse concernant le statut du foetus?

Ils disent que les conservateurs pro-vie se cachent derrière des projets de loi, des agenda cachés et ainsi de suite pour éviter de parler d'avortement.

Mais je remarque que beaucoup de pôvre-choix se cachent derrière l'idée de "choix"-- on laisse le choix à la femme.

On ne parle pas du choix en question. Ils veulent cacher l'avortement et ce qui arrive au foetus.

Il y a beaucoup d'ignorance concernant l'avortement, le développement du foetus et ainsi de suite.

Certains féministes disent qu'elles s'en foutent complètement du statut moral du foetus, même si c'est un être humain, les droits de la femme priment.

C'est épeurant de voir des gens penser que leurs droits, et leur mode de vie priment sur les vies des êtres humains plus faibles et qui ont besoin d'eux pour survivre.

Ce qui n'est pas très politiquement correct dans toute cette histoire, c'est de dire que si un foetus est un être humain, la femme enceinte, en tant que mère est responsable de cet être humain.

Je remarque que lorsqu'une responsabilité désavantage la femme à l'échelle sociale, les féministes s'y opposent.

Par exemple, les femmes individuelles sont, en général, responsable de leurs sorts. Si les femmes gagnent moins que les hommes, c'est parce qu'elles choississent des emplois moins bien rémunérés.

Si une femme veut gagner cher, elle devrait poursuivre un emploi qui paie plus d'argent. C'est la responsabilité de la femme.

Mais non, ce n'est pas la faute de la femme, disent les féministes. C'est pas de sa faute si elle gagne moins cher. C'est la faute de la société! Donc, on devrait tous accepter l'équité salariale.

Donc, de forcer les employeurs à payer des femmes ou des emplois féminins à ce qu'elles soient avantagées, et non pas selon leur véritable valeur économique.

Bon, je pourrais en donner d'autres exemples.

Mais ce que je veux souligner, c'est que à chaque fois que la femme est désavantagée, chaque fois qu'elle doit porter un fardeau, même justifié, les féministes vont s'y opposer.

La femme est toujours victime de ses circonstances quand ça ne fait pas son affaire.

Comme par exemple, la femme qui meurt d'un avortement clandestin.

Bien sûr qu'une femme enceinte en difficulté mérite d'être aidée.

Mais est-ce la faute de la société si elle prend la décision niaiseuse d'esssayer de terminer sa grossesse par ses propres moyens?

Les féministes disent oui. Remarque ben que la femme aurait dû savoir que ce genre d'avortement est très dangereux. On a tellement parle d'avortement par cintre que c'est une connaissance générale, du moins à l'âge adulte.

Mais les féministes n'accordent AUCUNE responsabilité à cette femme.

Même une femme désespérée est responable de ces gestes. On n'enlève pas la responsabilité à cause d'une réaction émotionnelle face à une situation urgente.

Mais non, cette femme enceinte n'est pas responsable, elle est une victime. Impossible qu'elle soit responsable. Même si c'est elle qui a pris la décision, même si personne ne la poussait à le faire. Même si elle avait tout l'aide à sa disposition. Ce n'est pas de sa faute.

Mais en disant cela, on va me reprocher de blâmer la victime, comme si les femmes étaient irresponsables, sans force, et sans ressource, surtout de nos jours.

On va dire que je suis sans coeur, que je n'ai jamais été dans cette situation, qu'on ne peut pas juger, que c'est difficile, etc.

Il n'est pas sans coeur des reconnaître des adultes sont des êtres ratinonels, et les êtres rationnels ont des  responsabilités surtout envers les autres. Me semble que les féministes devraient s'objecter à ce que les femmes soient caractériser comme non-responsables et non-rationnelles devant une crise. Me semble ça perpétue des stéréotypes...

On peut juger. On peut juger pour savoir si un acte est moral ou non dans telle circonstance. On peut juger le degré de responsabilité. La loi le fait tout le temps. Pourquoi est-ce que le commun des mortels ne pourraient pas le faire en ce qui concerne l'avortement?

C'est cette victimisation de la femme qui fait en sorte qu'on favorise elle au dessus du foetus. Tant que la femme est perçue comme une victime, et qu'on n'examine pas le phénomène de l'avortement, on ne pourra pas avoir une discussion rationnelle sur le foetus, parce des femmes pôvre-choix vont toujours revenir avec des réactions émotionnelles du genre "C'EST MON CORPS C'EST MON CHOIX TU VEUX CRIMINALISER LES FEMMES POUR MIEUX LES CONTRÔLER ET MOI JE NE ME LAISSERAI JAMAIS CONTRÔLER PAR UNE FASCISTE COMME TOI"  Les femmes qui réagissent comme ça se perçoivent comme des victimes ou des victimes potentielles. Je ne dis pas que toutes les femmes en faveur de l'avortement sont comme ça, mais celles qui sont incapables d'examiner la question le sont en majorité, parce qu'elles s'en foutent de la vérité, elles veulent simplement leurs acquis sans se foutre du bien fondé de leur position. Elles sont incapables de se détacher de leur idéologie victimiste pour pouvoir regarder la chose en face et confronter ce qu'elles appuient. J'en ai débattu des pôvre-choix dans ma vie, et d'après moi la grande majorité des pro-choix sont comme ça. Elles pensent que si elles admettent qu'elles n'ont pas droit à l'avortement que c'est une atteinte à leur dignité en tant que femme, parce qu'être une femme égale ça signifie faire ce qu'on veut comme un homme, et si elles ne peuvent pas, ça veut dire que leur humanité est bafouée et qu'elles n'est pas plus digne qu'un esclave.

Je ne dramatise pas. C'est à peu près ce qu'elles pensent.

La responsabilité personnelle rend la femme inégale. C'est le message des féministes. Donc, selon elles il  faut changer la moralité pour que la femme n'a pas cette responsabilité. Le droit des autres peuvent aller au diable.

(On pourrait un jour discuter comment les hommes sont inégaux en ce qui concerne la réproduction mais on va laisser ça pour une autre fois)

Mais tu vois comment l'hystérie féministe empêche un examen rationnel et objectif de la question? Leurs points de vue sur le foetus seront obligatoirement influencé par leurs concept de la femme et de la responsabilité personnelle.

21 décembre 2011

Dix principes universels -- ou comment combattre le socialisme

Pourquoi les gens sont gauchistes quasiment par défaut?

C'est parce qu'ils n'acceptent pas les 10 Principes Universels. Bien que ces principes sont énoncés par un jésuites, ils peuvent être adoptés par tous. Les voici-- mais lisez le billet originel pour avoir davantage d'explications.

Parce que la réalité a des règles. Ces règles s'appliquent qu'on y croient ou non.

1. La meilleure opinion ou théorie est celle qui explique le plus de données.

2. Des opinions ou des théories valides ne doivent pas contenir de contradictions internes.

3. Les opinions non arbitraire ou les théories doivent être fondées sur des preuves vérifiables publiquement. 

4. Evitez les méfaits inutiles ; si un dommage est inévitable, minimisez-le.

5. La fin ne justifie pas les moyens.

6. Chaque être humain (ou un groupe d'êtres humains) mérite d'être évaluée selon le niveau de développement humain complet et non pas selon le niveau de développement atteint actuellement.

7. Tous les êtres humains possèdent en eux-mêmes (en vertu de leur seule existence) les droits inaliénables à la vie, à la liberté et à la propriété ; aucun gouvernement ne peut donner ces droits et aucun gouvernement ne peut les enlever.

8. Le droit le plus fondamental est celui qui est nécessaire à la possibilité de l'autre, quand il y a un conflit, nous devons le résoudre en faveur du droit le plus fondamental.

9. Une personne (ou un groupe) ne peut pas imposer de charges inutiles à d'autres personnes (ou groupes).

10. Viser une contribution optimale aux autres.

Si vous croyez et appliquez systématiquement ces principes, vous n'êtes pas loin d'abandonner le socialisme, si ce n'est pas déjà fait.

À diffuser librement.

À quoi sert un parrain et une marraine?

Réponses catholiques donne une idée générale.

Je trouve que les marraines et parrains ne sont pas juste de parents "subsituts" dans la foi.

De nos jours, les gens qui pratiquent la foi sont rares. Lorsque les marraines et parrains le font, ils renforcent l'idée que c'est normal d'aller à l'Église, de marquer les fêtes religieuses, de prier et de parler de Dieu. Les parrains/marraines de mes enfants leur envoient des cadeaux à saveur catholique -- des livres ou des biblots-- qui renforcent l'identité catholique.

Avec mes deux premiers bébés, j'avais de la misère avec l'idée de trouver des parrains/marraines. Ça me stressait. Dans ma famille, tout ce que les parrains/marraines faisaient, c'est donner des cadeaux à Noël. C'était à peu près la même chose pour tous mes amis. Je ne voulais pas que cette situation se répète. C'est inauthentique, pis moi je n'aime pas ce qui est inauthentique lorsqu'il s'agit de ma foi. Mais c'était obligatoire pour faire baptiser mes enfants. Alors il fallait en trouver.

Après avoir choisi des gens pratiquants catholiques qui prenaient leur foi au sérieux, ça m'a vraiment soulagée parce que je voyais la pertinence de le faire. Les enfants pensent souvent à eux, et leur présence réelle et virtuelle crée une espèce de sentiment de communauté qui affermit l'identité catholique. L'identité catholique n'est pas juste une appartenance "tribale" comme c'est le cas au Québec-- elle contient une substance; on partage des croyances, des rituels, des points de reférence en commun, ce qui n'est pas le cas du catholique moyen parce qu'on ne leur a jamais enseigné ces choses-là.

Dans une société où la pratique religieuse est en déclin, les parrains/marraines auront un plus grand rôle à jouer qu'à l'époque où tout le monde pratiquait-- comme c'était le cas aux premiers siècles de l'Église.



17 décembre 2011

Les nominations du Cardinal Ouellet

Concernant le Cardinal Marc Ouellet:

Décrivant le profil idéal des évêques de l’avenir, le Québécois a indiqué qu’ils doivent être « non seulement théologiquement fidèles au magistère et au pape mais également capables d’exposer la foi et, si nécessaire, de la défendre publiquement ».

...

Fait intéressant à noter, aucune des quinze nominations associées au profil de « théologien » et « apologète » ne concernait le Québec ou le Canada, y compris celle de son successeur à Québec, Mgr Gérald Lacroix.

Normal, on ne sait pas c'est quoi "l'apologétique" au Québec. Il fallait que l'éditeur des nouvelles du site web de RVM l'explique à son public chrétien.

Si on ne sait pas, c'est parce que ça ne se fait pas au Québec.

Peut-être c'est pour ça que le Cardinal cherche de tels candidats-- pour en faire.

Malheureusement, il y en a pas.

Mgr. Lacroix n'a peut-être pas la qualité d'être un apologète, mais au moins il comprend que la foi doit être accepté en entier.

J'aimerais en faire, mais je trouve que je n'écris pas assez bien pour le faire.



Pourquoi les parents n'interdisent pas

Ce matin, Marie-Claude Lortie lamente que des parents laissent leurs enfants écouter Occupation Double.

Est-ce rendu si difficile d'imposer des interdictions aux enfants ou tout simplement de choisir de ne pas les exposer à des images et des réalités qui demandent de la maturité pour être comprises et digérées?

Ou est-ce de l'inconscience? De la paresse?

C'est simple.

Si les parents interdisent leurs enfants d'écouter cette émission il va falloir que les parents ferment la télévision à cette heure.

Et ils vont manquer leur programme.

Il ne faut surtout pas manquer son programme.

De plus, si les adultes écoutent ce programme et que les enfants n'en ont pas le droit, ça soulève la question: pourquoi?

Les enfants sont curieux. Pourquoi est-ce correcte pour les adultes, mais non pas pour les enfants.

Bien sûr, il y a des documentaires et de reportages qui ont des sujets adultes qui sont difficiles pour les enfants et on ne permet pas qui les visionnent.

Mais on ne parle pas ici d'un sujet sérieux. Ici on parle de voyeurisme. (En passant je n'ai jamais écouté Occupation Double. Ça ne m'intéresse pas).

En somme, il faudrait que l'adulte donne l'exemple. Mais il ne veut pas le donner.

Dailleurs, je crois que l'attitude des gens est "moi j'écoutais des choses semblables à leur âge; il faut ben que le petit apprend ce qui se passe dans le monde."

Parce qu'on ne veut pas un enfant ignorant de la culture. Il sera le petit rejet de son groupe à l'école.

Être parent c'est un effort. C'est faire des sacrifices. Pas juste de temps, d'argent et d'effort. Je pense qu'il y a des gens qui n'ont pas encore compris.



16 décembre 2011

Ça prend un syndicaliste pour s'opposer au travail des enfants

Lorsqu'on lance la phrase "le travail des enfants" on pense à des enfants entassés dans des usines qui labourent dans des conditions d'enfer.

Personne ne veut voir le retour de cette époque.

Mais est-ce que touts les emplois pour les enfants sont nuisibles pour eux?


Réjean Parent s'obfusque face aux propos de Newt Gingrich qui préconise l'abolition des lois contre le travail des enfants.

Gingrich pousse l’odieux à l’égard des gens démunis jusqu’à affirmer, sans aucune gêne, que les enfants nés dans un milieu pauvre ne sont pas habitués au travail, à moins qu’il ne s’agisse d’une activité criminelle.

Ce n'est même pas ça qu'il a dit. Il a des que certains jeunes qui n'ont personne autour d'eux qui travaillent n'apprennent pas des bonnes habitudes. En d'autres mots, des enfants de familles qui vivent sur le B.S..

Mais c'est pas une nouvelle pour ceux qui vivent dans la réalité.

Et puisqu’il n’y a personne autour d’eux qui se lève le matin pour aller travailler, alors mieux vaut envoyer ces enfants travailler, dès l’âge de 5 ans, pour leur inculquer de bonnes habitudes.

Il n'a jamais dit rien sur envoyer des enfants de 5 ans travailler.

C'est quoi le problème d'encourager les enfants à travailler?

Moi-même, je veux apprendre à ma fille autiste à travailler. On sait que les personnes sérieusement affectées par l'autisme ont des gros désavantages sur le marché du travail. Consciente de ça, je veux que mon enfant ait des expériences d'emploi, pour qu'elle puisse compétionner avec les jeunes de son âge sur le marché du travail. Elle va bientôt avoir dix ans. Après les Fêtes, je veux l'inscrire pour distribuer des circulaires. Elle me demande ce que j'attends lui faire faire une fois qu'elle devient tannée de cet emploi. Je n'ai pas de réponse pour elle. Il n'y a pas beaucoup d'emplois pour les jeunes de cet âge. J'aimerais ça qu'elle puisse travailler derrière un comptoir ou comme assistante à la bibliothècaire comme préconise Gingrich. Ça ne prend pas beaucoup d'habilité pour scanner un prix et remettre de la monnaie. Mais Réjean Parent lui il pense que faire travailler un enfant à faire ça c'est de l'abus. Mais moi je trouve le contraire: ne pas préparer ma fille au marché du travail, ça serait irresponsable. 

Et dire que cet individu, qui aspire à être président de la première puissance mondiale, n’a pas d’autre idée pour mettre fin à la pauvreté que de congédier des travailleurs bien rémunérés pour les remplacer par des enfants exploités avec des salaires de misère.

Gingrich parle de leur faire faire des jobines. Aucun de ces jobs sont syndicalés.


C’est « épeurant » ! Des idées qui nous ramènent au 19e siècle, au temps de Charles Dickens et d’Émile Zola, qui dénonçaient l’exploitation des enfants durant la révolution industrielle.

Héille! Faire travailler un enfant à un comptoir ou dans un vestiaire pour accrocher les manteaux... c'est épeurant en maudit! Ah la souffrance des jeunes à travailleur une ou deux heures par jour pour 10 piasses de l'heure! Appelle la DPJ!


Mais Gingrich suit la logique de son esprit libertarien où les enfants pauvres doivent pouvoir compter moins sur le soutien de l’État que sur la charité de riches individus ou sociétés, ou sur leur propre travail.

Oui, les pauvres doivent apprendre à travailler et devenir autosuffisant au lieu d'être dépendant sur les autres. Ah, l'indignité de gagner sa vie!

En d’autres mots, voilà du darwinisme social à l’état pur, où seuls les plus forts ont le droit de survivre, comme de dominer et d’exploiter les plus faibles.

C'est tellement risible. Moi je veux que ma fille survit de ses propres forces. Si elle fait une job pour un autre de façon satisfaisante, ce n'est pas de l'exploitation, c'est bénéfique pour les deux parties.
Exactement le modèle de société que certains rêvent d’implanter dans un Québec qu’ils jugent actuellement trop « syndicaliste, communiste et socialiste ». À eux de se reconnaître…


C'est facile de se donner raison quand on se construit des hommes de paille.

Voyez comment il tombe dans des interprétations hystériques des propos de Gingrich. Il n'est pas capable de faire la part des choses, parce qu'il serait obliger à quelque part à donner raison à l'autre, et ça remettrait en question la vision socialiste de la société.

15 décembre 2011

Concernant la campagne contre l'intimidation

Un billet du Québécois Libre, concernant l'intimidation:

Au sujet du premier commentaire, c'est souvent la même chose ici: chaque problème est élevé au rang de problème « national ». Rien n'est jamais assez simple pour que « le monde ordinaire », ceux qui sont directement touchés par la problématique, s'en occupent. Pourtant, l'intimidation n'est pas un phénomène nouveau. Au risque de passer pour le mononcle fatiguant, dans mon temps, il y en avait de l'intimidation! Et la plupart d'entre nous avons été intimidés.

Comme je l'ai déjà écris dans les pages du QL, j'avais tout de la victime: j'étais petit et gros ‒ le genre qu'on adore bousculer dans les cases. Et on me bousculait dans les cases! Mais j'ai survécu. Comme la presque totalité des jeunes qui sont victimes d'intimidation survivent. Besoin d'une politique « nationale »?!

En fait, on part en guerre contre l'intimidation pour faire accepter l'homosexualité, parce que c'est le camp homosexuel qui a lancé cette initiative il y a quelques années. On veut arrêter l'intimidation envers les jeunes homosexuels, et en même temps censurer l'opposition aux actes homosexuels. Le gouvernement McGuinty est en train d'imposer une telle stratégie dans les écoles catholiques de l'Ontario. Les écoles catholiques seront obligées d'appuyer des groupes de gais et d'hétéros qui veulent promouvoir la "compréhension" des "autres" orientation sexuelles. Bon on sait ben que ça veut dire qu'on veut arrêter les catholiques de dire que les actes homosexuels sont des péchés.

Mais, comme on est allergique au conservatisme social au Québec, on ne veut pas examiner trop de prêt cette thèse parce qu'on a peur de se faire traiter d'homophobe.

Au sujet du manque de fonds, Richard Martineau a été l'un des rares à ramener un peu de rationalité dans tout ce cirque. Dans une chronique, il écrivait: « Comment ça, plus d'argent? Tu prends le p'tit cri** qui fait régner la terreur dans la cour d'école, tu le fais venir dans ton bureau et tu lui dis: "Si tu recommences, il va y avoir des conséquences graves!" Ça ne prend pas plus d'argent, ça. Ça prend du courage et de l'autorité, deux traits de caractère qui ne coûtent pas une maudite cenne. »

Lorsque j'étais adolescente, l'intimidation, ça s'appelait (entre autres choses) "se faire agacer". Le problème c'est qu'on n'est pas pour punir un élève à chaque fois qu'il agace un pair.

Je me faisais agacée souvent à l'école par différentes personnes et dans plusieurs endroits. Je me faisais agacée dans les corridors, dans la caféteria, dans l'autobus et ainsi de suite. Les professeurs ne voient pas toute l'affaire. Le prof lui il voit un gars qui lance une "blague" vers une fille. Il ne voit pas que cette même personne m'a "agacée" à la première période jusqu'à sixième et après l'école.

Le prof ne réalise pas nécessairement qu'il y a un problème. Je suis d'accord qu'on devrait imposer un code de conduite. Le problème c'est que les élèves et même la cible semblent être correcte avec les comportements (parce qu'il ne faut pas montrer son mécontentement) alors le prof lui il pense la blague platte ça ne fait rien. Lui il ne voit pas insulte après insulte parce qu'il enseigne la classe seulement quelques périodes par semaine.

Moi je n'ai presque jamais rien dit parce que j'avais peur qu'en dénonçant les responsables, ça me rendrait la vie plus dure. J'avais peur que la gang autour des coupables me tourmenteraient plus en sachant que ça me dérangeait autant. Les punitions, ça ne leur faisaient rien, même ça haussait leur cote de popularité. C'est cool d'être rebel.

Moi ce qui m'a aidé c'est ma foi. Je me disais: si Jésus se faisait haïr, c'est normal que moi, qui n'est pas à la hauteur de Dieu, se fasse haïr aussi. Alors, l'exemple de Jésus me donnait la force. Je savais qu'en étant capable de subir des insultes que je raffermais mon caractère. Et me voilà aujourd'hui, je suis capable de tolérer très bien les insultes des autres. Maintenant, j'ai le courage de dire ce que les autres n'ont même pas le courage de penser, même si je me fais traiter de tous les noms.

Peut-être j'aurais bénéficié d'ue "aide sociale"-- des trucs pour ne pas être ciblée (on oublie souvent cette partie de l'équation). J'avais la réputation d'être un nerd, et c'était bien méritée. On n'est pas tous à l'aise socialement. On n'est pas toujours conscient de la portée de nos gestes, surtout en adolescence. Sans excuser les gestes de mes bullies, je vois pourquoi j'étais ciblée, et la nature humaine, étant ce qu'elle est, j'aurais pu m'aider à ne me pas faire écoeurer si j'aurais su comment faire.

Tout cela, ce sont des choses pour combattre l'intimidation qui ne nécessite pas un programme gouvernemental. Un gouvernement ne peut pas t'enseigner comment résister aux attaques et comment s'entendre avec les autres.

Mais:
Pourquoi faut-il toujours que les solutions viennent du gouvernement? Parce nous sommes rendus complètement dépendants de l'État. Nous ne savons plus rien faire de nous-mêmes. Toutes ces années de programmes sociaux et de services publics auront eu raison de notre sens de l'initiative.

On n'est non seulement dépendant, on est paresseux. Ça prend beaucoup plus d'effort de faire face à un problème soi-même que d'engager des fonctionnaires à le faire. On pense que le gouvernement c'est plus fiable parce que c'est dans nos intérêts personnels de penser ça. Ça nous enlève la responsabilité de faire quelque chose.


La baisse de la pratique... c'est la faute de l'Église

Seulement 7% de la population catholique pratique sa religion selon cet article.

Est-ce que l'évêque prend sa part de responsabilité?

Ben non! Il blâme "la Révolution Tranquille".

«L’État a repris ses droits en santé et en éducation, et c’est normal», de dire Mgr Morissette. Selon ce dernier, c’est tout ce mouvement social qui a conduit à une diminution de la pratique religieuse.

C'est la faute "aux autres". Pas aux prêtres qui ont pratiquement réinventé la foi en disant que tout était mythe et légende. Jésus résuscité? C'est un symbole. Les dogmes? Discutables. Interdire la contraception? Ben voyons, pas sérieux!

C'est simple. L'Église n'est pas nécessaire à l'esprit des gens, même pas pour ceux qui la gèrent.

Messe dominciale? Pas obligatoire.
Confession? Pas obligatoire.
Mariage à l'Église: Pas obligatoire.
Croire aux dogmes: Pas obligatoire.
S'éduquer au sujet de sa foi: Pas obligatoire.
Croire en Jésus résusicté: Pas obligatoire.

Quand rien n'est obligatoire, rien n'est nécessaire, alors la foi est perçue comme pas obligatoire et nécessaire. Pourquoi rester dans l'Église? Franchement, compte tenu des leçons et homélies moumounes prêchées par les prêtres et leurs successeurs laïques, les animateurs de pastoral, j'comprends qu'ils ne veulenet rien savoir. Les leçons de psychologie pop, tu peux prendre ça à la télévision. Pas besoin d'un prêtre de te le dire!

Ce sont les dirigeants de l'Église qui ont crée eux-mêmes cette crise. On n'a jamais voulu critiquer. Critiquer c'est juger. Interdit de juger! Juger c'est mal. C'est juste une belle coïncidence que cette interprétation du commandement de ne pas juger servaient les intérêts de ceux qui ne voulaient pas critiquer, et de ceux qui ne voulaient  pas en être la cible.
 
Alors, voilà le résultat de la volonté de ne pas déranger aux gens, si ce n'est pour affirmer leur gauchisme. On pensait que si on était fin avec la population, et qu'on flattait  leur esprit gauchiste, on finirait par se faire accepter. C'est comme l'adolescente sans estime de soi qui essaie de se recréer à l'image des autres. Les gens voient ben qu'elle n'est pas authentique. Les gars couchent avec, pis elle pense qu'elle se fait aimer, mais tout le monde rit d'elle dans son dos. Elle serait mieux d'être la nerd de l'école et d'agir selon ce qu'elle pense sans se soucier de sa popularité. Au moins elle se ferait respecter pour sa colonne vertébrale, si ce n'est que pour ça. On attire plus les gens quand on est vrai à soi-même que lorsqu'on essait de se refaire à l'image des autres.

Mais l'autre problème ce que les catholiques dissidents ont essayé de refaire le catholicisme pour que ça correspond l'esprit de l'époque. On est tous le produit de notre temps, c'est inévitable. Le problème c'est quand on rejette les vérités pour se conformer au monde contemporain. Il ne faut surtout pas être intégriste! Être intégriste, c'est être réactionnaire, la pire des choses! Les universitaires ne peuvent pas accepter les bases de la foi, c'est pas sophistiqué! C'est un insulte à l'intelligence, que Dieu nous a donné pour déterminer individuellement ce qui est vrai ou ce qui est faux.

Mais est-ce que les évêques ont essayé de stopper ce mouvement? Ben non, ils l'ont encouragé. C'est sûr qu'ils ne pouvaient pas faire des sorties, fallait garder face devant Rome. Mais ils ont du moins tacitement encourager cette voie. Maintentant on a des évêques qui rejettent des enseignements clairs comme ceux sur la contraception, l'ordination  des femmes et ainsi de suite. Normal! Les évêques sont issus de la génération dissidente.

Je déteste comment l'Église catholique en général ne se pose pas des questions ce qu'elle a fait pour contribuer à ce déclin.. Ah oui, on va faire son mea culpa pour les abus sexuels, il ne faut pas perdre face devant la population. Mais jamais au grand jamais on va se questionner sur la perte des âmes (perte des âmes? C'est quoi ça?). Ça remettrait tout en question le mouvement de dissidence qui a mené à cet état des choses.

Tant que l'Église ne se renoue pas avec ses bases de la foi et qu'elle ne redevienne pas authentique avec elle-même, le déclin va continuer.  J'ai hâte que les catholiques finissent par comprendre.

Résumé du christianisme nord-américain

Trouvé sur Chercher...Trouver

“Je crois que Jésus est Seigneur – mais c’est seulement mon opinion personnel”

Tiré des commentaires de cet article

Quand la foi c'est juste une "opinion", on la dérobe de sa force.

Une opinion ne donne pas de force. Une opinion ne donne pas la grâce. Une opinion ne donne pas la vie.

Il y a bien des gauchistes qui croient que juste en ayant les bonnes pensées, une personne peut se transformer.

Mais les pensées, les ideés, les opinions ne transforment personne.

Juste la vérité peut transformer.

Lorsqu'on traite la foi comme une opinion, on fait comme si l'existence, ça se passe dans notre tête, et pour bien vivre, il faut simplement changer les idées, comme si notre bonheur était uniquement une question de sa propre volonté. L'attitude se résume ainsi "si tu penses que c'est vrai, c'est vrai pour toi, et ça te convient et ça te rend heureux."

Alors, parmi les modernistes,  l'existence de Jésus, sa divinité, sa résurrection, etc n'est pas traité comme un fait objectif, mais comme une idée.

Mais les fausses idées ne mènent pas au bonheur. Les idées ont des conséquences. Si on croit une fausse idée, elle va nous mener à des cul-de-sac.

Si Jésus n'a pas véritablement existé, la foi catholique est un cul-de-sac. Peut-être c'est pour ça que les gauchistes essaient de toujours changer la foi en essayant d'éviter les cul-de-sac à quoi mènent leurs idées.

Mais si Jésus a vraiment existé, si son existence est un fait objectif, alors, ce n'est plus "une opinion personnelle". Et dailleurs, les premiers disciples n'ont jamais traité l'Évangile comme telle.

La force de la foi, c'est que c'est la Vérité. Pas une idée, un opinion, une idéologie. C'est la vérité. Seulement la vérité peut donner la vie. Pas les idées.


14 décembre 2011

Tu sais c'est l'enfer quand...

... on est rendu qu'on doit expliquer à des catholiques éduqués la signification du mot "apologétique".

Tiré d'un article concernant le Cardinal Marc Ouellet:

Les futurs évêques doivent être "des hommes de foi profonde, capables d’en exposer les raisons, d’un dialogue avec la culture, et aussi d’une certaine apologétique (branche de la théologie, dont l’objet est de montrer la crédibilité de l’énoncé de la foi chrétienne, ndlr)



La Nouvelle Évangélisation était supposée être basée sur l'apologétique.

Elle est où cette évangélisation? Elle est où, cet enseignement?

L'esprit moderniste ne croit pas aux fondements de la foi catholique. Tout est subjectif, tout est une question d'émotion. Tout est discutable. Il n'y a pas de véritable faits selon lui. La foi n'est pas basée sur des faits, mais sur des symboles, des événements qu'on n'est même pas certains ont eu lieu.

Normal qu'on n'enseigne plus l'apologétique!

L'Église est incapable de transmettre ce qu'elle ne croit pas.

Suite de l'article:
Le préfet de la Congrégation pour les évêques fait part de son inquiétude face au développement de mouvements, en Occident, qui contestent aujourd’hui l’autorité épiscopale. Et de rassurer: "Ces mouvements sont parfois moins importants qu’on ne le dit", notamment en Autriche.

Il a un peu raison. C'est vrai que ces groupes sont moins importants que l'on croit. Mais leur pouvoir repose sur l'indifférence de la masse des catholiques. Ces groupes croient que tout le monde pensent comme eux, ce qui n'est pas nécessairement vrai. Le moment que les catholiques ne sont plus indifférents-- le moment qu'ils apprennent l'apologétique, ces groupes dissidents perdent automatiquement leur pouvoir et leur influence.

12 décembre 2011

Les conservateurs sociaux ne méritent pas d'être nommés

McGuinty accusé de trahir sa foi catholique

Le journaliste n'a même pas pris la peine de nommer les groupes ou les gens qui lancent les accusations contre McGuinty.

C'est pas du journalisme, ça, c'est du mémérage!

Est-ce qu'on peut se fier à une presse qui ne se rend même pas compte que cela a une importance? Quand on parle d'un conflit, me semble c'est évident qu'on identifie les acteurs.

Bof, c'est juste des "groupes religieux", pas besoin de les nommer, ils sont tous pareils, dans l'esprit des médias.

De plus, le journaliste ne donne pas la parole aux "groupes religieux" pour s'expliquer.

Bof, c'est juste des religieux, ils n'ont rien d'important à dire.

7 décembre 2011

Pourquoi les catholiques ne prennent pas leur religion au sérieux

Bon, on peut écrire un bouquin là-dessus, mais ce billet en anglais d'un ancien athée irlandais résume le problème de l'éducation religieuse dans ma génération:
The religious instruction we received was poor, apart from our first year, where an old and intensely loveable nun taught us about the mysteries of the rosary, the Fatima apparitions, the story of Maximillian Kolbe, and other solid fare. After that, religion class became, more or less, a succession of inspirational videos (mostly feature films like Shadowlands and Not Without My Daughter) and pop psychology. I don't really blame our religion teachers for this. My generation had become so hardened to religion, through the propaganda of television and pop culture, that catechesis had become almost impossible. Whatever doctrine the teachers did try to impart was met with taunting questions and smirking incredulity, for the most part.

Tradiction vite: pour mes amis unilingues: après une année d'éducation religieuse avec une soeur qui lui faisait un enseignement véritablement catholique, dans les années suivantes ses cours parlaient de psychologie "pop" et présentaient des vidéos à caractère "inspirationnel" lire: sans substance.

Le bonhomme ne blâme pas ses professeurs. Mais en fait, l'Église est en partie responsable. Bien sûr c'est difficile d'enseigner la foi dans une culture hostile qui dénigre le religieux et ne donne pas la chance à ses adhérents à expliquer sa position.

Cependant, c'est la job des professeurs de pouvoir expliquer et défendre la foi et c'est la job de l'Église de s'assurer que ça se fait.

D'une certaine manière, les pays catholiques avaient la tâche dure. Étant donnée que tout le monde était catholique à un moment donné, on ne sentait pas la nécessité d'apprendre les bases intellectuelles de la foi catholique. Pourquoi l'apprendre lorsqu'il n'y avait pas de converts potentiels? On était tous catholiques, et l'ignorant est aussi catholique que l'érudit. Alors, ça semblait être peine perdue.

Tandis que dans les pays anglo-saxons, il faut défendre la foi face à plusieurs groupes, laïcs et religieux. Les catholiques anglophones ont dû se justifier aux Évangéliques américains et aux Anglicans en Angleterre et ailleurs dans le Commonwealth.

Alors, les anglais sont moins étrangers à l'apologétique, je pense, même si la francophonie est plus catholique.

À un certain moment, les catholiques professionnels, incluant le clergé, ont commencé à accentuer l'aspect émotif de la foi au dépend de l'aspect intellectuel. On a subjectivisé la foi à un point tel que les catholiques n'affirment plus sont caractère objectif. Demande à la classe des catholiques universitaires au Québec si Jésus a réellement et historiquement resuscité des morts. Une pétite minorité vont dire "oui" sans hésistation. Une certaine partie vont dire non. Et une grosses partie vont tellement nuancer que ça resemble quasiment à de l'agnosticisme. On est tellement sceptique de notre capacité à raisonner et on se fie tellement peu à nos sens et aux témoignages historiques que les gens qui sont supposés être les plus instruits dans notre foi sont ceux qui en savent le moins (du moins il y a très peu de choses dont ils sont sûrs). Les théologiens, les écrivains, les liturgistes, les animateurs pastoraux, et ainsi de suite n'ont pas la foi dans le sens véritablement catholique du terme. Ils n'ont pas de certitude objective. Ils ont juste des "thèses" et des pensées qui sont supposées induire des sentiments positifs.

Dans ce contexte, la masse des profs qui enseignaient la religion étaient laisser à eux-mêmes. Comme l'Église ne misait plus sur des connaissances sûres et objectives,les profs se sentaient libres d'inventer leur propre cours, souvent à la hâte, souvent enseignant un sujet qui n'était pas leur spécialité. Je me rappelle que mes profs ont essayé de faire de leur mieux à cette époque, mais c'était vraiment minable comme enseignement religieux. C'est un peu normal que les gens de ma génération trouve la religion impertinente. Des sentiments comme "le pardon ça guérit" tu peux trouver ça sur Oprah. Les gens ont besoin de mieux que ça.

Les gens de ma génération n'ont strictement rien appris au sujet de la foi catholique. Et c'est la faute de l'Église. Oui, c'est de votre faute. Parce que vous avez privé les jeunes de le Vérité et vous leur avez donné des pauvres substituts: la psychologie pop et le sentimentalisme. C'est normal que les jeunes ont trouvé ça con. Moi je trouvais ça con pis j'étais croyante. 

La Nouvelle Évangélisation est supposée apporter un correctif à ce profond état d'ignorance. Mais j'ai peur que le clergé n'a rien compris. On répand la phrase "Nouvelle Évangélisation" sans vraiment expliquer sa signification, et donc les gens l'interprètent à leur façon. Souvent j'ai l'impression que ce manque d'explication est délibéré. La Nouvelle Évangélisation contredit la façon de faire des décennies précèdantes et ce n'est pas la classe professionnelle catholique en place qui va l'appliquer. La Nouvelle Évangélisation est basée sur un enseignement de la foi objectif.

Ce courant de Nouvelle Évangélisation a été lancé par des laïcs catholiques dans les années 90 avec l'arrivée de l'Internet. C'était un phénomène surtout américain. Ils ont commencé à refuter toutes les faussetés qu'on racontait sur la foi catholique et la nature ouverte de l'Internet leur ont permis de faire entendre pour la première fois depuis des décennies. Le mouvement, si on puisse le caractériser comme tel, se basait sur une argumentation objective basée sur philosophie objective pour avancer ses idées. Alors, des gens qui n'ont jamais entendu la justification pour l'existence de la papauté, les évêques, les sacraments, parmi tant d'autres sujets ont finalement reçu les informations qu'ils n'ont pas eu à travers de leur éducation religieuse formelle. C'est ça la Nouvelle Évangélisation. Mais je crains qu'on n'a pas expliqué cette idée aux gens. J'ai l'impression que ce slogan servira comme une bannière pour continuer à parler de la foi comme avant et de ne rien changer.

Je suis un peu déçu du fait que je ne vois pas beaucoup de québécois dans cette Nouvelle Évangélisation. Compte de l'éducation religieuse qu'on a reçu, c'est un peu normal.  Si l'Église ne commence pas à prendre ses doctrines et sa Tradition au sérieux et d'expliquer et de persuader la population de son bien fondé, on risque de voir la foi s'estomper complètement.

MISE À JOUR: Un évêque de Michigan vient  de repéter ce que j'ai dit.


2 décembre 2011

À quoi bon élire la droite ...

Très bon éditorial de Nouvelles de France qui s'applique à la droite québécoise:


À quoi bon élire la droite si, lorsqu’elle arrive au pouvoir, elle ne revient pas sur ce qu’a décidé la gauche ? Rebâtir est certes toujours plus compliqué que détruire.

En s’engageant publiquement à revenir sur certaines mesures de gauche et dans certaines circonstances, il est permis de penser que la droite hypothéquerait ses chances de passer, tant est puissant le matraquage culturel et médiatique en faveur de l’État-providence (qui justifie la spoliation et le flicage des Français dans son entreprise totalitaire de se substituer à la famille) et du “progressisme” moral. On a la droite qu’on mérite, et les Français [Québécois] de droite qui ont abandonné la culture et laissé la gauche s’en emparer ne peuvent pas se plaindre, en démocratie, que la droite cherche à plaire à un plus grand nombre. Où sont les revues, les think tanks, les télévisions de droite pour expliquer au peuple de France pourquoi les idées de liberté et de responsabilité sont, plus que jamais, les solutions aux crises morales, financières et économiques que traversent tous les pays développés ? La plupart doivent encore être créés, chers lecteurs !

...

(Ré)inventons la droite dissidente, objectrice de conscience et militante, la contre-révolution participative et des petits pas. En somme, la droite 2.0.

Au lieu de réduire la politique à la course électorale, qu'on fait l'effort d'éduquer les gens des fondements intellectuels des idées de la droite-- non seulement au niveau économique, mais aussi au niveau culturel.

On a tendance à abandonner la droite culturelle, comme s'il n'y avait aucune connection entre la morale et la liberté. Si tu penses qu'on peut se débarrasser de l'État sans une culture morale saine, tu ne comprends rien à la liberté. La liberté repoose sur la loi naturelle, la loi morale du gros bon sens.

Sans cet effort d'éducation de la société, on va toujours élire des partis soi-disant de droite qui vont finir par adopter des mesures étatistes pour plaire à l'électorat qui sont influencés par les médias et les élites de gauche.

Il rêve d'envoyer un Ougandais dans l'espace

Je ne sais pas si son projet a du bon sens, mais il faut applaudir son sens de l'initiative.

Ce n'est pas des dépenses gouvernementales qui vont sortir l'Afrique de ses difficultés. Ça va être l'entrepreneurship de ses citoyens ordinaires qui va faire décoller son économie. Ça fait des décennies qu'on finance le "développement". C'est un bouche-trou, pis c'est la chose la plus charitable que je puisse dire à son sujet.

Témoignage d'une ancienne lesbienne

Brigitte [Bédard] explique ainsi sa perspective de son expérience de lesbienne : « Il y a probablement des gens qui sont heureux dans leur homosexualité… J’en connais. Mais je crois que la plupart des gens ne sont pas réellement des homosexuels. Ils souffrent simplement de blessures d’enfance, et tant qu’ils ne vont pas revoir ces blessures pour les guérir, ils vont rester là-dedans, et ils seront malheureux. Alors, il faut faire la vérité sur soi. Et moi, en thérapie, on me refusait l’alternative d’aller dans mon passé pour en guérir. Je pense qu’on devrait permettre aux gens la possibilité d’aller en thérapie pour aller voir d’où ça vient… Pendant 8 ans de thérapie, j’ai souffert le martyre parce que je pensais que j’étais obligée d’accepter mon homosexualité. Pendant 8 ans, j’ai travaillé à l’acceptation, tandis que dans la réalité, je n’étais pas homosexuelle. J’étais juste blessée dans ma relation avec les femmes et les hommes dans ma tendre enfance, avec mes parents… Mais il faut le savoir, ça! Alors, si on ne te donne même pas la chance d’aller voir ça, tu es malheureux toute ta vie, parce que tu n’es pas toi-même. Je suis persuadée que la grande majorité des homosexuels ne le sont pas actuellement. Ils fonctionnent à partir d’une blessure : ils sont incapables d’entrer en relation avec l’autre sexe.»

À classer sous "Choses à ne pas répéter".

Je ne dis pas que c'est facile de changer ou que c'est nécessairement souhaitable que tous essaient de développer des sentiments hétérosexuels.

Mais c'est possible. Mais il ne faut surtout pas le répéter, parce que ça remet en question la notion que l'homosexualité est inchangeable et donc doit être acceptée.

C'était un peu totalitaire de supprimer les vécus des gens parce que ça ne correspondent pas à l'idéologie prédominante.







1 décembre 2011

Ça se passe comment dans une clinique d’avortement?


Jane Roe, c’est le pseudonyme de Norma McCorvey, la femme derrière Roe contre Wade, le jugement qui a légalisé l’avortement aux États-Unis.

Elle est maintenant une activiste pro-vie et catholique, mais pendant des années, elle a travaillé dans une clinique d’avortement. Le blogue de Campagne Québec-Vie publie des extraits de son autobiographie, maintenant traduite en français :
Elle raconte : « La salle des pièces détachées », où étaient gardés les bébés avortés, était particulièrement sinistre. Personne n’aimait avoir à y faire quelque chose, et encore moins à la nettoyer. De plus, comme il était interdit aux patientes d’y entrer, nous la laissions plus ou moins tomber en ruine. Si un bébé ne rentrait pas dans le seau, c’était tant pis pour lui; on le laissait traîner là. D’autres bébés étaient entassés comme du bois mort après que tous leurs membres aient été rassemblés et comptés (après les avortements, les médecins doivent compter les membres principaux — bras, jambes, tronc et tête – pour s’assurer de n’avoir rien oublié dans le ventre de la mère).

Cette pièce sentait horriblement mauvais. On avait beau utiliser les détergents aux odeurs les plus fortes, elles étaient à nouveau noyées en quelques heures par la puissante odeur des déchets médicaux et de pourriture – cela explique pourquoi les rats aimaient tant nous visiter chaque nuit. » (p.26-27) « Le congélateur était plein de bocaux, il y en avait des dizaines, et chacun d’entre eux était rempli de tout petits membres. Ronda a eu le souffle coupé en voyant les minuscules pieds et mains, gelés dans leur bain de sang, collés contre la paroi des bocaux. » (p.131)
Rappelez-vous toujours que les gens impliqués dans l'avortement ne peuvent jamais dire la vérité toute crue. Parce que ça dévoilerait trop de secrets, les secrets qui préservent la légitimité de l'avortement. On essaie de présenter l'avortement comme une opération médicale comme n'importe quelle autre. C'est certain que ce n'est pas vrai, mais si les pôvre-choix n'y croient pas, les gens vont finir par savoir que l'avortement tue un être humain, et que ça affecte profondément les gens impliqués.

Pensées sur l'histoire de Marjorie Raymond


L’histoire de Marjorie Raymond ne peut que susciter de vives émotions.

Mais je trouve que les médias et les personnes impliquées pensent en clichés.

On blâme l’école. On blâme « le système » -- comme la mère a fait. On blâme les intimidants.

Mais j’ai l’impression de ne pas avoir l’histoire au complet.

Par exemple, est-ce que Marjorie Raymond souffrait des problèmes psychologiques?

Vous m’allez  dire : c’est normal, elle se faisait écœurée!

Ce n’est pas toutes les victimes d’intimidation qui souffrent d’une dépression ou qui se suicident.

Je ne dis pas que l’intimidation n’a pas contribué mais… est-ce qu’elle était mûre d’avance? Est-ce qu’elle avait d’autres problèmes qui  lui pesaient sur le cœur?

Quelle était la nature des gestes posées envers elle? C’était quoi la nature de l’intimidation?

Et en tant que mère, moi si ma fille se fait écœurer  et qu’elle souffre d’une dépression et que rien ne se résout …. J’aurais tendance à ne pas envoyer ma fille à cette école. Bien oui, elle a droit à une éducation, et si on retire nos enfants, les intimidants gagnent, mais moi je m’en fous ultimement de ce jeu, je veux que ma fille soit bien dans sa peau, et si des gens l’abusent, je vais la retirer de cet environnement.

Cependant, la mère de Marjorie a reçu des menaces de la DPJ comme quoi ils allaient intervenir s’il Marjorie n’allait plus à l’école. Marjorie s’absentait de ses cours pour éviter de se faire harceler. C’est quand même assez cruel. On sait qu’une fois que la DPJ intervient, c’est le cauchemar. On n’en finit plus. On est scruté à la loupe. Alors, la mère se sentait obligée d’envoyer sa fille à l’école. La DPJ s’en foutait  des raisons derrière son absence. Ironique de la part du Département de Protection de la Jeunesse.


Et les intimidants… qui sont-ils? Comment veut-on que les jeunes apprennent la responsabilité s’ils ne sont jamais tenus responsables de leurs gestes? Pourquoi est-ce qu’on ne les nomme pas? Comment donner l’exemple aux autres s’ils ne sont pas identifiés? J’imagine que les gens de l’école les connaissent. Mais cette affaire ne concerne pas juste l’école. Il y a des jeunes partout qui regardent cette histoire. Les intimidants dans les autres écoles voient que les coupables ne sont pas identifiés. Quel message envoyons-nous à eux?

C’est la même chose avec les jeunes contrevenants.  Des jeunes dangereux à la communauté ne sont jamais identifiés par souci de leur avenir. On ne se soucie pas de la sécurité des voisins dans le présent, cependant.

J’aimerais aussi soulever une autre raison pour l’intimidation : la structure de l’école elle-même.

Les jeunes vont toujours s’écœurer.   C’est un fait. Les jeunes vont toujours approuver le ridicule envers le rejet de la classe. Ils ne sont pas matures. Ils ne comprennent pas qu’ils doivent montrer un certain respect envers des gens qu’ils n’aiment pas. Ils sont en train de l’apprendre. Donc, les élèves vont tapper sur le rejet de l’école.  Des grosses usines à éducation, des classes à 20 ou 30 contribuent à ce phénomène. Un gars qui veut être cool va rire du petit nerd et il a un public à sa portée pour hausser sa cote de popularité. Je ne dis pas que la polyvalente est mauvaise pour tout le monde, mais évidemment ça ne convient pas à tous.

Si on avait plus de liberté en éducation, si l’État n’empêchait pas les parents de faire leur job d’éducateur, peut-être Marjorie serait en vie. Si le seul choix en éducation n’était pas la grosse polyvalente de la région; si les parents n’étaient pas intimidés par la DPJ pour prendre les choses en main selon leur circonstances au lieu d’être forcés à respecter des lois qui ne conviennent pas à leur situation, peut-être Marjorie serait en vie. Bon, on ne saurait jamais, mais au moins ça aurait donné plus de pouvoirs aux parents de régler leur situation sans invoquer l’état ou la bureaucratie. C’est comme il fallait quasiment demander la permission à l’État pour protéger son enfant. J’écoute sur RDI un expert en éducation qui dit que le parent devrait avoir recours au « Protecteur de l’Élève » dans des cas d’intimidation. Ça me fait rire. Qu’est-ce qu’il va faire si l’intimidation n’est pas documentée, si ça se fait en cachette, ou avec la complicité des autres élèves? Pourquoi est-ce qu’on doit demander à un fonctionnaire la permission de protéger son enfant de l’abus?
Je prédis qu’on va utiliser cette histoire pour insister que le gouvernement donne plus d’argent à des programmes visant à éliminer l’intimidation, et ces programmes vont échouer, parce qu’ils essaient de changer l’inchangeable : la nature humaine. On ne peut pas s’attendre à ce que les gens soient plus moraux qu’ils le sont. Si des jeunes écœurent d’autres jeunes au point que leurs victimes se suicident, c’est parce qu’ils ne comprennent pas comment vivre dans la société et si leurs parents et leurs enseignants ne leur ont pas appris l’erreur de leurs gestes, ce n’est pas un programme bidon qui vont leur faire mieux comprendre.