4 février 2012

Le calivinisme: de l'histoire malhonnête

Un blogueur a décidé de répondre à mon billet concernant le calvinisme et l'histoire.

Et il y a choisit de repéter les mensonges véhiculés à l'endroit de l'Église catholique.

Vous allez souvent remarquer que les calvinistes raccontent souvent des faussetés au sujet de la foi catholique. Comme par exemple, on adore la Sainte Vierge, ou qu'on croit que le salut s'achète.

La raison derrière ça c'est que leurs connaissances sur la foi catholique proviennent TOUJOURS de sources hostiles.

S'ils prennent la peine d'étudier le catéchisme, ils l'interprètent toujours d'une manière contraire à l'Église.

S'il fallait qu'ils comprennent la vérité sur la foi catholique, leurs arguments perdraient de force.

Des calvinistes capables de citer la doctrine catholique, selon la compréhension catholique, ils sont extrêmement rares pour ne pas dire inexistants. J'en ai jamais rencontrés. Du premier au dernier, ils ont mal appris la foi catholique et ils répètent les mensonges qu'ils ont appris de leurs sources protestantes.

C'est comme le féminisme. Le calvinisme invente des hommes de pailles et fait de l'histoire révisionniste qui fait une thèse de deux ou trois petits faits tout en ignorant le contexte global.

Durandal a écrit:

il a toujours existé des chrétiens qui rejetaient les superstitions papales et qui adhéraient aux principes bibliques tels qu’actuellement défendus par le protestantisme (monothéisme trinitaire, diffusion de la Bible en langue vernaculaire, sacerdoce universel, salut par la foi, etc.)

Mais il n'en a jamais eu une succession directe de groupes chértiennes qui adhéraient au calvinisme du premier siècle jusqu'à notre époque.

En d'autres mots, les calvinistes n'existaient pas au premier siècle.

Bien sûr qu'il existait des hérétiques et des dissidents à chaque époque.

Mais ces hérétiques et ces dissidents n'avaient pas leur origine à l'époque apostolique. Et ils n'avaient pas de continuité collective.

Tu ne peux pas pointer d'un seul groupe de chrétiens en Antiquité qui étaient orthodoxes selon le modèle calviniste.

Pas un seul.

Les groupes qu'ils vont cités avaient toujours une croyance sérieusement contraire au calvinisme.

Prenons par exemple les cathares, que, selon la thèse de Chemin de Sang (Trail of Blood), étaient en fait des protestants.

Tu sais que tu es au bout du ridicule lorsqu'un secte que se dit chrétien s'allie avec les cathares.

Les cathares avaient comme croyance que les membres parfaits ne pouvaient pas avoir des relations sexuelles. Ils étaient complètement contre la chair.

Les calvinistes vont dire "Bah, oui, une différence de doctrine, ce n'est pas essentiel."

Ça se répète avec d'autres groupes: La arians (imagine!) Les bogomils, Les pauliciens, les gnostiques, et d'autres hérétiques.

Imagine, ils essaient de faire passer des Arians pour des Trinitaires!

Durandal a écrit:

Cet article fait notamment ressortir le fait indiscutable qu’Augustin d’Hippone (354-430) adhérait pleinement à la doctrine biblique/calviniste de la justification par la grâce, et que plusieurs autres Pères de l’Église défendirent les doctrines bibliques/protestantes du sola gratia et du sola scriptura.

Il n'y a pas un Père de l'Église qui défendait la notion que la Bible SEULE était source de foi.

Remarquez bien que les calvinistes font souvent ce jeu. Ils pointent à des exemples de Père d'Église qui se fiaient beaucoup sur la Bible (ce qui est catholique quand-même) mais ils ne montrent jamais un Père d'Église qui dit "Seulement la Bible doit être utilisée comme source de doctrine."

C'est simple: il y n'en existait pas.

C'est tellement vrai, que les calvinistes sont incapables de trouver un seul exemple d'un Père d'Église qui ne croyait pas à des doctrines non-bibliques.

Par exemple, il montre que St. Augustin croyait à la notion calviniste du salut par la grâce.

Mais St. Augustin priait la Sainte Vierge.

Il a écrit:

En contre-partie, il n’est pas nécessaire de se référer aux Pères de l’Église pour démontrer la véracité du protestantisme : la Bible suffit.

Non, la Bible ne suffit pas. Justement. La Bible contredit le Protestantisme à tout bout de champs.

Premièrement la Bible elle-même ne dit jamais que la Bible seule était la seule source de la foi. Ça c'est une invention de Luther, qui a faussement traduit la Bible pour la faire dire que la Bible seule était source de foi.

Deuxièmement, il aurait été impossible pour l'Évangile d'être la source de la foi avant qu'elle soit écrite. Si Jésus aurait voulu que l'Écriture seule soi la source de la foi, il aurait commander à ses apôtres de l'écrire. En fait, Jésus a dit aux apôtres de faire des disciples en prêchant la Parole. La Parole, ça peut se transmettre par la voix et l'Écriture. Mais ce qui est important, c'est que la Vérité habite l'esprit et le coeur; c'est pas le moyen de la transmission qui compte. Les calvinistes en font un fétiche.

Troisièmement, le canon de la bible a été déterminé par l'Église catholique. Les prétendus protestants de l'Époque n'avaient pas leur mot à dire. Même, certais sectes comme les gnoses ont acceptés des évangiles gnostiques come l'Évangile de Thomas.

Si les protestants ont un canon biblique, c'est grâce à l'Église catholique qui en a fait la détermination.

Quatrièmement, le Nouveau Testament est plein de citations qui sont catholiques, mais que les Protestants déforment. Par exemple, la plus connue c'est Mathieu 16, 18: Tu es Pierre, et sur cette Pierre je bâtirai mon Église. C'est la base de la papauté. Les protestants essaient de faire croire qu'en fait, la vraie pierre c'est Jésus. Jésus change le nom de Simon à Pierre, mais on est supposé croire que Jésus n'avait aucune idée de faire de Pierre une véritable pierre.

On peut en multiplier les exemples.

Durandal a écrit:

Cyrille de Jérusalem, patriarche de la cité du même nom, n’était nullement “romain” (au sens théologique et ecclésiologique), idem pour Basile de Césarée en Cappadoce (Anatolie) qui dépendait vraisemblablement du patriarcat oriental d’Antioche. Quant à Jean Chrysostome, il était patriarche de Constantinople, donc totalement indépendant de l’épiscope romain.

Les Églises de Jérusalem, Antioche, et Constantinople reconnaissait la suprématie de Rome, parce que c'est Rome qui mettait fin aux controverses.

Mais c'est drôle qu'il doit essayer de diminuer le caractère "catholique" de ces Pères d'Église. Même si on dit qu'ils étaient "Orthodoxes" (et non "Catholiques"), les Orthodoxes sont beaucoup plus proche au catholicisme que les calvinistes.

D'ailleurs, tous ces Pères croyaient des doctrines extra-bibliques.

Le contexte global, c'est que l'Église que Jésus a fondé c'est l'Église catholique. Les saints Père d'Église étaient des catholiques. L'Église catholique était l'Église de référence. Remarque, on ne trouve pas un seul calviniste de l'époque. Des catholiques, il y en avaient partout. Même les hérétiques comme Arian opérait dans le système catholique.

Le système calviniste n'existait pas et pour cause parce que Jésus n'a pas fondé le calvinisme.

D’ailleurs, Jean Chrysostome ne fut pas baptisé lorsqu’il était bébé même s’il est né dans une famille chrétienne, preuve que le milieu orthodoxe dont il est issu adhérait à la position protestante baptiste/mennonite plutôt que papale sur le baptême. (Source : Raymond Vaillancourt, « Le baptême des enfants », Revue Notre-Dame, No 4, avril 1981.)

Le baptême des enfants étaient admis par l'Église, mais les chrétiens attendaient d'être baptisés à l'époque par peur qu'ils pécheraiet et perdraient leur salut.

Preuve qu'ils le faisaient par motifs catholiques.

S’il y a un parti qui commet constamment des anachronismes dans ce débat, c’est bien le parti papal, qui essaie de légitimer ses velléités dominatrices en projettent des situations d’une époque donnée sur les époques antérieures où la situation réelle était fort dissemblable.

La papauté a existé depuis de le début et a toujours été reconnue. Le calvinisme rejette la papauté en totalité. Ce qui est drôle c'est qu'aucun chrétien n'a eu l'idée de rejetter la papauté en totalité avant le Moyen-Âge. Peut-être les orthodoxes ont essayé de sortir de son influence, mais ils n'ont jamais nié la primatie de Pierre, ce que les calvinistes font.

C'est simple: le calvinisme n'a pas de racines historiques. Il faut que ses partisans aillent chercher des appuis parmi les Pères d'Église qui oeuvraient à l'époque. Ils n'ont aucun auteur avant le Moyen-Âge. Il n'y a pas un seul écrivain en Antiquité qui épousait leur crédo. Le calvinisme n'est pas d'origine apostolique. Le calvinisme est une interprétation biblique facilement refutée, qui n'apparaît pas sur la scène avant le Haut Moyen-Âge. Et même là!

Aux deux premiers siècles de l’ère chrétienne, l’épiscope ou pasteur de la communauté chrétienne de Rome est un ministre de l’Évangile comme n’importe quel autre ministre de l’Église de Jésus-Christ. « En écrivant aux Corinthiens, Clément de Rome n’assumait pas plus d’autorité papale qu’Ignace d’Antioche écrivant aux diverses églises d’Asie mineure. » (Jules-Marcel Nicole, Précis d’histoire de l’Église, Nogent-sur-Marne, Éditions de l’Institut Biblique, 2005, p. 35 sur 295.)

Donc, on est supposé prendre un historien sur Parole.

Sauf que l'évidence montre que les Pères d'Église respectaient Rome comme la tête de l'Église, et non pas Antioche.

St. Irénée, écrivant au deuxième siècle, a émis une fameuses liste des papes montrant la succession apostolique des évêques. Pourquoi seulement des évêques de Rome? Parce qu'il aurait été trop difficile de tracer la succession de tous les évêques, mais comme le pouvoir des évêques dépendaient de Rome, et que Rome c'était la tête l'Église, alors il était plus facile de les citer est c'était considérer suffisant pour montrer que les évêques étaient les successeurs des apôtres.

Qu'est-ce que Le Pape Clément a dit concernant le clergé
:

Nos Apôtres aussi ont su qu'il y aurait des contestations au sujet de la dignité de l'épiscopat ; 2. c'est pourquoi, sachant très bien ce qui allait advenir, ils instituèrent les ministres que nous avons dit et posèrent ensuite la règle qu'à leur mort d'autres hommes éprouvés succéderaient à leurs fonctions.

3. Ceux qui ont ainsi reçu leur charge des Apôtres, ou, plus tard, d'autres personnages éminents, avec l'assentiment de toute l'Église, s ils ont servi le troupeau du Christ d'une façon irréprochable, en toute humilité, sans trouble ni mesquinerie, si tous ont rendu un bon témoignage depuis longtemps, nous pensons que ce serait contraire à la justice de les rejeter de leur ministère. 4. Et ce ne serait pas une petite faute de déposer de l'épiscopat des hommes qui présentent à Dieu les offrandes avec une piété irréprochable.

5. Heureux les presbytres qui ont déjà parcouru leur carrière ! Pour ceux-ci du moins, elle s'est déroulée jusqu'au bout et a rapporté son fruit. Ils n'auront plus à craindre qu'on vienne les chasser du poste qui leur a été assigné. 6. Car nous voyons que vous avez retiré à plus d'un bon presbytre un ministère qu'il exerçait d'une manière irréprochable et qui lui valait l'estime de tous.


Alors, l'Église est fidèle aux apôtres. On peut retracer la succession épiscopale aux apôtres.

Ils sont où les successeurs calvinistes? Par quel droit inventent-ils des ministères sans approbration d'un successeur de l'Apôtre?

Durandal a écrit:
Lorsque Victor Ier excommunia des églises d’Asie mineure en 195 car elles célébraient Pâque en même temps que les juifs, l’éminent apologète Irénée de Lyon intervint contre lui car ces églises ne font pas partie de la juridiction de Rome et surtout car le motif pour prononcer l’anathème était insuffisant.

St. Irénée n'était pas d'accord avec la décision, mais il ne remettait pas en question le pouvoir du Pape.

Au milieu du IIIe siècle, Cyprien de Carthage entra en conflit avec Étienne Ier de Rome quant à la validité du baptême des hérétiques : l’usage de Carthage était de rebaptiser les hérétiques qui entraient dans l’Église trinitaire tandis que l’usage de Rome était de considérer le baptême hérétique comme valide. Cyprien maintint l’usage carthaginois.

Et oui, et Rome a issu une correction là-dessus. Et alors?

En 325, le Concile de Nicée — où l’évêque de Rome était absent et dont la raison d’être était de réfuter l’arianisme — décida aussi que trois métropolites (évêques de mégapoles ayant acquis une autorité sur les évêques des petites cités de leur diocèse à la fin du IIIe siècle) auraient des compétences dépassant le cadre de leur diocèse : Antioche, Alexandrie et Rome. Cela faisait de cette triade d’évêques des sortes de “super-métropolites”, ou patriarches. Mais cette compétence extraordinaire était alors conçue comme une capacité d’intervention occasionnelle et exceptionnelle, pas un droit de direction continuelle.

Le pape a envoyé deux représentants au Concile. Mais ce qui importe, c'est que le Pape a ratifié les doctrines émises par le Concile.

En 343, le Concile de Sardique (Bulgarie) affirma qu’un évêque condamné par une décision ecclésiastique peut porter le jugement en appel à Rome. Bien que cela paraisse comme une manifestation de suprématisme romain, il faut comprendre que la plupart des conciles et des discussions christologiques de l’époque se déroulaient entre Grecs et avaient lieu en Orient. En vérité, l’évêché de Rome était marginal dans ces débats, et s’est ironiquement la raison pour laquelle les Orientaux eurent parfois recours à son arbitrage dans leurs controverses (ce qui ne signifie pas que ses avis furent toujours appliqués).

Wow, on va chercher loin pour nier la suprématie de Rome.

C'est vrai que les controverses théologiques se déroulaient largement dans l'Église de l'Orient parce que la majorité des chrétiens y vivaient. l'Église de l'Occident était relativement marginal.  À part d'Italie, l'Europe de l'Ouest était largement païenne.

Mais, ça n'avait pas de bons sens de se rendre à plusieurs centaines de kilomètres de sa ville pour se faire juger par un pair s'il n'avait pas d'autorité. Si on faisait appel à Rome, c'est parce que Rome avait de l'autorité. C'était la Cours Suprême de l'Église.

En 378, l’Empereur d’Occident Gratien enjoignit les autorités civiles d’envoyer à Rome les évêques contestant une décision synodale de leur province. Or cela est plus un cas typique de centralisation politique et d’ingérence étatique dans les affaires ecclésiastiques qu’une reconnaissance de l’Église universelle.

Et en quoi l'ingérence politique nie la suprématie de Rome? Si l'Empereur les envoyaient à Rome, c'est parce que Rome était le premier des sièges.

En 380, l’Empereur d’Orient Théodose Ier déclara vouloir rallier tout l’Empire à « la foi des évêques de Rome et d’Alexandrie », preuve que Rome ne faisait pas figure d’unique référence à cette époque mouvementée.

Mais ça ne nie pas la suprématie de Rome. On peut être une référence sans être suprême. Mais Rome était suprême. De toute façon, l'opinion d'un empereur ne compte pas tellement sur une question théologique.

En 381, le Concile de Constantinople étendit la dignité patriarcale aux métropolites de Constantinople et Jérusalem. Le 3e acte du Concile de Constantinople instaura une hiérarchie de “primauté d’honneur” accordant la première place au patriarcat de Rome et la deuxième place à Constantinople. Dans ce dispositif de cinq patriarcats, Rome suivie de Constantinople avaient une importance symbolique mais aucun patriarcat ne pouvait prétendre avoir un pouvoir absolu — théorique ou effectif — sur l’ensemble de la Chrétienté, mais seulement une attraction régionale. Il faut attendre l’épiscopat de Sirice (384-399) pour que l’évêque de Rome prenne l’habitude de communiquer ses opinions aux autres évêques sous forme de décrétales.

La primauté d'honneur était uniquement accordée à Constantinople. L'évêque de Constantinople aura la primauté d'honneur après l'évêque de Rome, parce que sa ville c'est la Nouvelle Rome. On n'accord pas une primauté d'honneur à Rome.

Mais qui a l'autorité d'accorder une primauté d'honneur? Constantinople, c'est la nouvelle Rome qui dépend de l'ancien Rome.

En 451, le 28e acte du Concile de Chalcédoine, présidé par le patriarche Cyrille d’Alexandrie, accorda une “préséance” égale à l’ancienne et à la nouvelle Rome (c-à-d Constantinople). Dans un geste schismatique, l’évêque de Rome Léon Ier rejeta ce 28e acte du Concile de Chalcédoine. Nous pouvons considérer Léon Ier comme le premier pape.

Un geste schismatique qui n'a pas causé de schisme. Imagine ça.

Lorsque les Pères de Concile ont lu l'épître de Léon concernant la nature du Christ, ont dit "Pierre a parlé à travers Léon."

La suprématie du Pape était universellement reconnu.

Soulignons que pendant tout ce temps, les écrivains de l’Église africaine (Tertullien, Lactance), de l’Église grecque (Eusèbe de Césarée, Athanase d’Alexandrie, Grégoire de Nazianze, Grégoire de Nysse) et de l’Église occidentale (Ambroise de Milan, Hilaire de Poitiers) n’ont jamais attribués un droit de suprématie à l’évêché de Rome.

Sauf que oui, ils ont reconnu la suprématie de Rome.

St. Irénée a dit que toutes les églises doit être d'accord avec elle.

St. Cyprien a écrit qu'on doit être en communion avec Rome. "Si quelqu'un ne maintient pas l'unité de Pierre, peut-il imaginer qu'il retient encore la foi?"

Remarque bien qu'en essayant de démolir la foi catholique, le calviniste ne bâtit l'histoire de son Église.

Il y en a pas d'histoire.

Il doit essayer de défaire l'Église catholique et de faire du révisionisme historique pour faire passer son message.

Si on prend les écrits des Pères d'Église dans leurs sens évident, dans leur context global, on voit bien que l'Église de Rome était l'Église suprême, la Cours Suprême des Églises.

Il faut essayer de vraiment déformer des les écrits des Pères pour croire autrement.

Je voudrais bien m'attaquer aux autres mensonges de l'histoire contenue dans ce billet, mais il est tard. Mais j'ai confiance que j'aurais la chance d'y revenir.














3 commentaires:

Daniel Arseno a dit...

Les calvinistes sont incapables d'avoir un regard objectif sur le catholicisme pour la raison suivante: leur religion est définie en fonction du catholicisme. Autrement dit, le rejet de certaines vérités catholiques devient pour eux des articles de foi. Certains sont mêmes écrits dans leurs catéchismes. Par exemple, dans l'un d'eux on peut lire que le Pape est l'Antéchrist. Il faut en effet croire, pour être calviniste, que le Pape est l'Antéchrist. Imaginez donc!

Il est donc impossible d'avoir une discussion civilisée avec un calviniste au sujet du catholicisme. La confession de Durandal (réformée-baptiste) est particulièrement virulente. Ces gens ne se gênent absolument pas de se servir de tout argument, aussi malhonnête intellectuellement soit-il, pour rabaisser la foi catholique. Leurs techniques préférées sont les straw man et les ad hominem. En plus, ils se prennent pour de grands intellectuels, alors qu'ils sont en réalité de pauvres amateurs, et adoptent une attitude générale de mépris envers tous ceux qui ne pensent pas comme eux.

Personnellement, je vois beaucoup de mérite dans certaines sectes protestantes, non pas dans leurs fausses doctrines, mais dans leur pratique de la piété personnelle et de la charité chrétienne. Malheureusement, je n'admire pas les réformés-baptistes sur ce plan. Pour eux, la vie chrétienne n'est pas tant une question de piété que de connaissance. Ce n'est pas une question de charité, c'est une question de croire à la bonne doctrine. Ils érigent leur système en dieu et se plaisent à penser qu'ils ont tout compris.

Enfin, ce n'est pas bien que je m'attarde trop longtemps sur ces énergumènes parce que je sens la colère monter.

Pat_Qc a dit...

Un bon site web d'un ancien calviniste devenu catholique:

Celui de Scott Hahn.

D'ailleurs, M. Hahn est devenu un excellent professeur de Bible. Une juste compréhension des Écritures ne peut que conduire à la foi catholique.

Un ex-réformée-baptiste.

Durandal a dit...

J'ai fait le suivi de ce billet ici :

http://monarchomaque.org/2012/02/05/bouclier-foi/

Il reste la carte d'Ignace d'Antioche que vous n'avez pas joué.