11 février 2012

Avortement: La question principale n'est jamais confrontée

Lise Payette :

Je rappelais qu'une femme désespérée qui voulait mettre fin à une grossesse serait prête à tout essayer, même si ça voulait dire mettre sa propre vie en danger. Je parlais des cocktails de médicaments que certaines absorbaient, des aiguilles à tricoter qui les menaient souvent à l'urgence de l'hôpital, ou de la «fameuse» adresse qu'une âme charitable leur confiait, celle d'un charlatan souvent, ou celle d'un médecin qui ferait payer cher le service rendu et qui dans les deux cas lui dirait: «Si vous n'allez pas bien, si vous saignez trop, allez à l'hôpital, mais moi, je ne vous connais pas. Je ne vous ai jamais vue.» La plupart du temps, l'opération se faisait sans anesthésie. Elle hurlerait de douleur. Et vous pensez qu'elle aurait fait ça par plaisir? On ne va pas chez le gynéco comme on va chez le coiffeur.

Avez-vous déjà remarqué que les féministes n'adressent quasiment jamais la question du statut du foetus?

Pour elles, si des êtres humains doivent être dépourvu de leurs droits au nom de l'égalité de la femme, ben just too bad!

Et je remarque aussi qu'on ne dit pas la solution évidente aux avortements dangereux.

Si une femme ne veut pas mourir d'un avortement dangereux: elle n'a juste à pas à recourir à un avortement dangereux.

Me semble que c'est évident!

Une femme est capable de se protéger contre l'avortement clandestin.

Un foetus ne peut pas.

Même si une femme est désespérée, ça ne lui donne pas le droit de tuer son enfant.

Une autre chose qui m'agace concernant le discours féministe:

Un homme s'est levé et du haut de son ignorance, fier de lui, il a rouvert un débat que nous avions clos il y a déjà longtemps.

La vérité n'a pas de sexe.

Qu'est-ce qu'elle aurait dit si une femme aurait proposé la motion?

Deuxièmement, tant que des gens veulent mettre la question de l'avortement sur la table, le débat ne sera pas clos. C'est ça vivre dans une démocratie.