31 janvier 2012

Le calvinisme, ça opère un peu comme le féminisme en ce qui concerne l'histoire

Un vidéo dans ce billet prétend que St. Augustin était, en fait, un calviniste, et non un catholique, donc un partisan de suprématie papale.

La manière qu'on regarde l'histoire religieuse dans les cercles calvinistes me fait penser à la manière féministe.

On lit les documents pour repérer les passages qui semblent appuyer sa thèse. Mais on ignore le contexte global et toutes preuves qui la contredisent.

Donc, on est supposé croire de l'auteur de la thèse "Roma locuta, causa finita est" (Rome a parlé, la cause est finie) est supposée être un genre de protestant secret.

Il était un évêque catholique, en communion avec Rome. Il devait sa position au Saint Siège.

Les autres Pères d'Églises étaient aussi des évêques: Cyrille de Jérusalem, Basile de Césarée, Jean Chrysostom, étaient des gens qui oeuvraient dans le système romain, avec ses messes, ses sacraments, ses rites, et surtout sa communion avec Rome, etc ils sont tous supposés être des "protestants".

Mais c'est ridicule au haut point.

Il faut se méfier de la relecture des pères de l'Église pour conformer à une théologie contemporaine. Ça produit des anachronismes.

La Bible Seule ne pouvait pas être la foi apostolique parce que le canon de la Bible n'a pas été finalisé avant le quatrième siècle par des Conciles de Rome. Avant ça, on s'appuyer sur la transmission des Pères pour savoir quel livre avait une valeur divine et quel était hérétique (comme l'Évangile de Thomas). On s'appuyait sur les Pères pour savoir comment interpréter la Bible, et si des interprétations hérétiques se répandaient, c'était la job du Pape de les condamner, et sa condamnation règlait l'affaire.

Le protestantisme ne tient pas debout intellectuellement. Le Bienheureux John Henry Newman l'a bien dit:

To be deep in history is to cease to be Protestant.




30 janvier 2012

La prétendue "explosion de bébés" au Québec

Ce matin, le Journal de Montréal s'émerveille du taux de naissance dans la métropole.

Tenez-vous bien: il s'élève à 1.65 dans la ville de Vaudreuil-Dorion.

Wow. 1.65.

Et ça c'est la ville championne!

Une véritable explosion.

Comme un pète.

Difficile de ne pas être sarcastique, face à cette nouvelle. C'est comme annoncer qu'on a gagné cinq piasses à la lotterie.

On se félicite pour un taux de naissance qu n'approche même pas le taux de remplacement de 2.1.

Si ça serait un taux de 2.5 ou 3, là il y aurait de quoi à se réjouir.

D'ailleurs, ça fait plusieurs années que le taux de naissance se trouve aux alentours de 1.6

Donc, il n'y a pas de grosses nouvelles.

La nouvelle devrait être que le taux de naissance est catastrophique et le Québec fait face à une crise démographique dont on devrait faire face.

Mais non. On se ment et on se dit tout va bien.

Ça c'est le Québec craché.

H/T: Campagne Québec-Vie

28 janvier 2012

VIDÉO: J'ai décidé d'avorter

Je recommande fortement ce reportage suisse qui présente plusieurs femmes qui ont décidé d'avorter. Une avorteuse, des conseillières et quelques infirmières sont aussi interviewées.

L'émission dure une heure, mais elle en vaut la peine.

Ce que je remarque c'est comment l'avortement fragilise la santé mentale des femmes.

Et même les intervenants qui s'en occupent.

Elles ont de la misère à en parler.

Notez bien que les femmes ont avorté parce qu'elles sentaient que leur mari ne leur soutenaient pas, qu'elles manquaient tout ce qu'elles avaient besoin pour avoir un bébé.

Le témoignage de Danielle B. m'a beaucoup touchée parce qu'elle disait que lorsqu'elle s'est fait avortée, elle se sentait vide, comme si quelque chose en elle a péri.

Elle pensait que c'était un peu ridicule de penser comme ça, elle était un peu gênée de le dire.

Mais on trouve le même sentiment chez les femmes américaines qui ont regretté leur avortement. Peut-être on en parle moins en Europe, peut-être c'est pour ça que la fille trouvait ça bizarre.

J'ai noté aussi comment les femmes souriaient à travers leur entretien, même quand on voyait bien que le sujet leur causait de la peine Même l'avorteuse avait de la misère.

Le gynéco privé cependant, je le trouvais haïssable. Pour lui, si on criminalise l'avortement on crée des "enfants à problème". On voit l'esprit eugénique à l'oeuvre. Pas de question éthique ici. Pas de douleur ou de souffrance de la femme. Ce n'est pas compliqué. Il me fait penser à la première génération d'avorteurs américains-- pas de souci face à l'avortement. La nouvelle génération a tendance d'être un peu plus sensible.

Et voici une perspective qu'on a tendance à nier dans les millieux pro-vie et pôvre-choix: la femme qui n'a aucun regret et aucun problème face à l'avortement. Elle est entièrement sans complexe.

La femme qui choisit l'avortement sans trop se soucier de la signification de l'acte pose problème pour les pro-vie et les pôvre-choix. Les pôvre-choix "mous" doivent vendre l'avortement aux gens qui ne sont pas tout à fait d'accord avec l'acte lui-même, et la peine face à une grossesse non-désirée fait en sorte que l'avortement est justifié-- comme c'est difficile de le choisir et de le subir, et que bien des femmes le subissent à contrecoeur, ça veut dire que les femmes ont pesé les choix, et l'énormité de leur situation fait en sorte que c'est justifié. Donc l'avortement devient valide dans ce cas-là.

Les femmes qui ne pèsent pas leur choix donnent l'impression d'être sans coeur et donc sans souci face aux questions morales soulevées. Donc elles paraissent égoïstes et irresponsables. Elles ne prennent pas en compte le sérieux du geste. Et on voit dans le vidéo que l'artiste semblait bien égoïste. Elle ne voulait pas faire place à un enfant. Ce n'était pas dit dans le vidéo, mais c'est clair qu'elle voulait se concentrer sur sa carrière et qu'un enfant allait être un fardeau. Ça avait l'air sans-coeur.

Mais pour les pro-vie, ce genre de femme est problématique à cause de l'idée que l'avortement traumatise des femmes. On se sert de cette idée pour dissuader les femmes pour choisir l'avortement. Et bien sûr, les femmes dans ce documentaire n'était pas tout à fait à l'aise avec leur décision. Alors il y a un fondement. Cependant, bien des femmes passent chez la clinique d'avortement et ne se sentent pas traumatisées pour autant.

Je crois que les femmes peuvent sentir différentes choses à différentes époques de leur vie. Une femme peut se sentir à l'aise avec sa décision dans sa jeunesse et venir à le regretter dans sa vieillesse. Ou encore, elle peut avoir des remords au début, mais se sentir en paix à un moment donné.

On ne peut pas toujours prédire ce qu'une femme va ressentir face à l'avortement. Mais, c'est bien de rappeler aux gens que l'avortement n'est pas un geste anodin. Ça tue un être humain. La femme est crée pour soutenir la vie. La détruire, c'est porter atteinte à sa feminité.

26 janvier 2012

Est-ce qu'il est plus dangereux d'accoucher que d'avorter?

On peut douter.

Premièrement, l'auteur de l'étude citée dans la presse est un avorteur.

Deuxièmement, il n'existe pas de statistiques fiables sur l'avortement en Occident. C'est encore plus vrai dans les pays en voie de développement.

Troisièmement, il n'existe pas de moyen fiable de connaître les statistiques sur les morts liées à l'avortement, parce que l'avortement n'est jamais cité comme une cause de mortalité.

Une autre chose à retenir: il se peut que l'avortement soit moins meutrier-- pour la femme-- si on regarde le taux de mortalité la journée même de l'opération. Cependant, les complications de l'avortement, et les effets secondaires-- comme la dépression, qui peut mener au suicide-- peuvent mener à la mort dans les jours, les mois et même les années qui suivent.

J'ai eu beaucoup de discussions avec des féministes concernant les risques de grossesses. C'est vrai que pour une minorité de femme, la grossesse est dangereuse. Cependant, en moyenne, la grossesse typique ne comporte pas plus de risque de marcher dans la rue ou de conduire une auto. Les chances de mourir d'un accident d'auto au cours d'une vie est un sur 84. Pour une grossesse, elle se situent vers un sur 3000 ou 4000. Pourtant, on risque la conduite automobile à chaque jour. Mais les féministes traitent la grossesse comme une condition potentiellement meutrière qui justifie la légalisation de l'avortement. Si on ne peut pas obliger personne de faire que ce soit par peur du "risque", alors la loi n'a plus de sens. Notre vie est plein de risque. Il faut les assumer.


19 janvier 2012

Concernant le nouveau Parti conservateur du Québec

Je suis très contente d'apprendre qu'un parti conservateur voit le jour au Québec.

Mais je crains qu'il reste marginal.

Bien qu'il soit geré par des gens qui ont de l'expérience politique, j'ai l'impression qu'il va demeurer un parti marginal.

Non pas parce qu'il ne mérite pas de gagner. Mais parce que les québécois ont la tendance de vouloir voter pour le gagnant, même si le gagnant ne représente pas nécessairement leurs valeurs. Je peux voir bien des gens voter pour la CAQ dans le but de tasser Charest et les Libéraux.

La masse des québécois ne votent pas selon des lignes idéologiques. Ils regardent les choix, et ils choississent le chef qui a le plus de bon sens, selon le contexte. Un parti conservateur qui cherche à réduire la taille de l'État lorsque 40 pour cent des québécois ne paient pas d'impôt n'aura pas la tâche facile. L'électeur moyen vote par intérêt personnel. Si un parti ne lui rapporte pas, il n'ira pas voter.

Néanmoins, c'est important pour les droitistes québécois d'avoir un parti pour représenter leur idées, et pour défendre leurs idées sur la place publique. J'espère que ce parti ne deviendra pas un parti étatiste dans le but de cumuler des votes. Avec Jeff Plante dans la barque, je ne croirais pas, mais on ne sait jamais.

Sur les avortements clandestins les journalistes ne se posent pas de questions

Aujourd'hui Cyberpresse a publié un article sur les avortements clandestins au Tiers-Monde.

Selon l'étude, chaque année, environ 8,5 millions de femmes des régions en développement souffrent de complications d'avortement et parmi celles-ci trois millions ne reçoivent pas les soins nécessaires.Le continent africain est le principal point noir: cette région ne rassemble que 17% de la population féminine du monde en développement en âge de procréer, mais représente la moitié de la mortalité imputable à l'avortement non médicalisé.Forte disparité régionale en Europe «la mortalité et l'incapacité liées à l'avortement non médicalisé» seraient «totalement évitables», notamment avec des législations adaptées, a estimé l'un des signataires de l'étude, Iqbal H. Shah de l'OMS.

On essaie de faire à croire que si l'avortement était légal, les femmes ne mourraient plus d'avortement.

Même si l'avortement était légalisé, les femmes continueront de mourir. Pourquoi?

Premièrement, dans les endroits du monde ou les femmes meurent d'avortement, le système des soins de santé est sous-développé pour ne pas dire inexistant. Même si une femme voulait un avortement "sécuritaire" elle n'aurait pas endroit pour l'obtenir.

Deuxièmement, même si l'avortement serait légal et accessible ça ne voudrait pas dire que les femmes voudraient y avoir accès. En Inde, l'avortement est légal au premier trimestre. Même chose en Afrique du Sud. Cependant, il existe des trafiquants de pillules abortives. Parce que les femmes ne veulent pas ou ne peuvent pas obtenir un avortement dans une clinique.  Soit c'est cher, soit elles se sentent embarrassées, soit elles ne sentent pas la nécessité.

Troisièmement, même si les femmes pouvaient avoir accès à une source fiable de pillules abortives, elles sont sous-éduquées dans le Tiers-monde. Elles ne savent pas nécessairement comment lire les instructions; elles ne connaissent pas les complications potentielles, les signes de danger, etc. Le pire c'est que les féministes encouragent ce genre d'avortement-- un avortement par pillule qui est potentiellement fatale, c'est mieux que l'absence de tout avortement. Comprenez bien que ce type d'avortement a un taux d'échec entre 5 et 20%.  Qu'est-ce que la femme fait dans ce cas s'il n'existe pas d'hôpital dans sa région?

Si les femmes au Tiers-Monde avaient un système de soins de santé, l'éducation et un moyen de supporter leurs enfants, elles ne sentiraient pas le besoin d'avoir recours à un avortement.


L'avortement est une solution de rechange pour éviter à confronter les situations difficiles.

De plus, on peut se demander si les autorités se forcent pour faire respecter la loi. Si autant de femmes ont recours à autant d'avortements, et que c'est un secret de polichinelle, si les avorteurs peuvent opérer sans être arrêtés, c'est probablement parce que les autorités s'aveuglent à la pratique. Alors, si les autorités ne font pas respecter la loi, est-ce que c'est vraiment la faute de la loi que les femmes meurent d'avortements?

En plus, on peut  douter des statistiques de Guttmacher, un institut pro-avortement.

Si les femmes ont accès à un bon système de santé, même si les lois contre l'avortement sont strictes, le taux de mortalité reste bas, comme c'est le cas en Ireland, au Chili et en Pologne.



13 janvier 2012

Les camps dans l'Église: Guide d'initiation

Pour ceux qui veulent comprendre les division dans l'Église catholique, Michael Voris explique tout. Oui, le vidéo est en anglais et il dure dix minutes, mais il en vaut la peine pour comprendre la dynamique de l'Église qui fait en sorte que le Pape dit une chose et plusieurs évêques et prêtres en font une autre.

12 janvier 2012

Concernant l'Abbé Gravel et ses propos sur les victimes d'abus sexuels

Mes réactions face aux propos de l'Abbé Gravel et le cathosphère concernant les ententes pour compenser les victimes d'abus sexuels sont mitigés.

Je suis très contente que l'Abbé Gravel a soulevé la possibilité que les victimes soient des profiteurs. Aux États-Unis, les cathosphère a signalé des cas de prêtres faussement accusés pour abus sexuels. Dans le cas des écoles résidentiels aborigènes, on dit que ceux qui reclamaient une compensation sous l'entente entre le gouvernement et les églises n'avait pas à prouver que des abus ont eu lieu. On sait que même ceux qui ont été la proie des prêtres poursuivent l'Église non pas pour avoir une compensation, mais pour démolir l'Église.

Au Québec, la possibilité que des gens en profitent de ce scandal n'est quasiment jamais soulevée.

On parle comme si reclamer de l'argent pour une aggression sexuelle était quelque chose de malsain. Poursuivre la "justice" dans cette affaire serait égoïste et vengeur.

Il se peut que des jeunes de quatorze, quinze, ou seize ans ont consenti à des attouchements ou ont profité d'une tentative d'attouchement pour faire du chantage, et que reclamer de l'argent dans leur cas serait une forme de prostitution.

Je suis d'accord que c'est croche de leur part.

Mais leurs mauvaises intentions n'enlèvent pas le fait que des fautes graves ont été commises. Et même s'ils ne sont pas motivés par les meilleures des intentions, il faut que la justice soit faite.

Non, l'argent ne règle pas l'affaire. Ça ne rend pas la dignité. Cependant, la justice exige une punition pour des fautes. Remettre de l'argent est une forme de punition. Et c'est complètement légitime de la part des véritables victimes de reclamer cet argent.

On dit aussi que ce n'est pas acceptable que des Congrégations paient pour les fautes des individus. Dans le cas de la Congrégation de Sainte-Croix, je ne suis pas d'accord. Ils opéraient une école. Ils étaient en charge du personnel. S'ils étaient au courant des actes des leurs employés, ils avaient l'obligation de protéger les enfants.

Peut-être des jeunes ont consenti à des actes. Il reste que c'était des mineurs, et les adultes avaient la responsabilité de ne pas corrompre leurs moeurs.

Je sais qu'il y a beaucoup d'injustice envers l'Église dans ces histoires d'abus sexuels. Mais, au fond de cette histoire, la réalité est que des gens de "notre gang" ont abusé des enfants, et on a beau chiâlé, ils ont donné la corde aux ennemis de l'Église pour la pendre sur la place publique. C'est vrai que les gens n'ont pas raison de traiter tous les prêtres comme des pédophiles, ou de traiter l'Église comme un culte de viol, ou de remettre en question notre foi. Ce sont des amalgames. Mais en fin de compte, l'Église institutionnelle s'est plantée ben raide par son manque du sens du péché. Quand on a constaté que des p'tits gars et des p'tites se faisaient agressé,s le sens du péché de l'Église aurait dû contraindre les responsables d'éloigner les coupables des victimes et de tout ministère. Ce n'est pas une affaire purement légale ou de psychiâtrique. C'est une affaire morale. Peut-être on comprenait mal la pédophilie à l'époque, mais ça ne prend pas un génie pour comprendre qu'un gars qui cherchent à enculer des gamines a des sérieux problèmes. Déjà dans les années cinquante, le sens de la foi s'affaiblissait au Québec, et je crois qu'elle était assez superficielle en somme.

Il faut faire la part des choses et appréhender la situation dans toute sa compléxité et puis réaliser que les racines de ce scandal repose sur le clergé. Oui, les gauchistes et les ennemis de l'Église en profitent, et ce n'est pas juste, mais ce sont des catholiques qui ont semé les graines de ce scandal, pas les gauchistes.

Les parents homosexuels

Canoe:

« Ce n'est pas parce que la petite a deux mamans qu'elle va manquer d'amour, manquer de soins et qu'elle ne sera pas heureuse, a-t-elle expliqué. Elle va avoir tout ce dont elle a besoin. »

Le problème avec des gauchistes, c'est qu'il croit et agit comme si la réalité se construisait tout simplement de sa volonté.

Si on dit que c'est vrai, c'est vrai. On peut faire à croire n'importe quoi à l'être sans prendre en considération les réalités externes de sa volonté et de ses sentiments.

Donc, si on communique assez d'affection à un autre-- hormis toute autre considération physique ou psychologique par rapport à la nature humaine-- ça suffit pour communiquer l'amour.

C'est comme ça que les gauchistes sont capables de faire passer l'idée que le genre n'a pas d'importance, ou est entièrement construite. La réalité, c'est toute dans ta tête! (Sauf en ce qui concerne les sentiments homosexuels, mais ça c'est pour un autre billet).

Alors, on croit que si un enfant est aimé-- s'il est entouré de gens qui leur communique de l'affection, il n'a rien besoin de plus. Il n'a pas besoin de modèle de sexe opposé-- le genre c'est une construction sociale de toute façon. Les liens biologiques, ça n'a pas d'importance. L'absence de lien concrets avec les parents biologiques n'ont aucun effet sur l'enfant. C'est toute dans ta tête!

Oui, les couples hétérosexuels adoptent, et des familles monoparentales existent. Cependant, dans le premier cas, l'adoption résoud le problème de l'enfant qui est déjà né. L'adoption, ça existe pour l'enfant et non pas pour le couple. C'est pas comme aller au pet shop pour se chercher un chien.

Et les familles monoparentales, c'est une situation désavantagéuse, mais les têtes de familles monoparentales qui ont le moindre intelligence vous dirons que ce n'est pas une situation à reproduire. Ça prend deux parents pour élever des enfants (sans parler du soutient aux parents, comme des grandparents et des gardiennes).

Est qu'une fille qui grandit sans père sera endommagée irrémédiablement?

On ne sait pas. Il y a plein de gens qui grandissent dans des situations difficiles et qui passent à travers.

Toutefois est-ce souhaitable qu'on encourage la parentalité homosexuelle compte tenu des séquelles potentielles? C'est une chose de tolérer les parents homosexuels, c'est une autre de priver un enfant d'un père ou une mère.

Une dernière chose: les histoires de donneurs m'agacent non seulement à cause des question morales et psychologiques, mais aussi parce qu'on a tendance à cadrer les reportages en excluant tous les joueurs, surtout lorsqu'il s'agit de mère porteuses. On écarte les donneurs et les mères porteuses, comme s'ils étaient marginaux dans cette histoire. Ça me dérange surtout lorsqu'il s'agit d'histoire de mères porteuses, comme c'était le cas avec Elton John et son partenaire. Eux, ils ont eu la gloire d'être parent. La femme qui a porté leur enfant, j'imagine qu'elle a eu sa récompense et c'était la fin. C'était elle qui a porté l'enfant pour neuf mois, mais on n'en parle pas. N'a-t-il rien du plus anti-féministe de traiter une femme comme un simple incubateur (parce que c'est qu'elle est)? Et l'homme donneur n'est qu'un dispensateur de sperme.

On dit qu'on veut un monde plus humain. Est-ce que c'est humain de faire un enfant de façon si mécanique et si artificiel?

Ah mais les gauchistes vont dire qu'il n'y a rien des déshumanisant, parce qu'ils pensent en le concevant comme un processus non-déshumanisant, que ce l'est-- le volonté personnelle transforme la réalité encore une fois!



11 janvier 2012

Les féministes: incapables de débattre

J'ai ri quand j'ai lu ce billet de Hara Kiri.

Parce que je suis plutôt d'accord avec l'idée principale.

Mais je trouve que ces "astuces" n'abordent pas la véritable raison pourquoi la plupart des féministes sont incapables d'argumenter.

J'ai eu ma part de débats sur l'avortement. Et ce que je remarque au sujet des féministes c'est qu'elles sont très investies dans leurs croyances. Au point tel qu'une divergence d'opinion constitue pour elles un manque de respect envers la femme et donc envers elles personnellement. C'est normal de croire ça lorsqu'on défend la dignité de la femme. Elles ont une idée de ce que constitue le respect envers la femme, et si on ne le démontre pas, alors elles se sentent offensées.

Donc, ayant des idées très fortes sur le respect de la femme-- des idées qui sont souvent injustifiées et mêmes irrationnelles, elles façonnent leur discours pour que les arguments et les conclusions conforment à leurs croyances, que ça soit logique ou non.

Je vrais prendre l'exemple de l'avortement. Malgré l'évidence flagrante de ce fait, bien des féministes n'admettront pas que le foetus est un être humain. Elles vont dire que c'est un être en devenir, une personne potentielle, un amas de ceullules, n'importe quoi d'autre qu'un être humain.

De plus, mêmes si elles admettent que le foetus est un être humain-- une admission qui est plus commune parmi des féministes anglophones que francophones-- elles vont toujours dire que l'avortement doit être légal pour sauver les vies des femmes.

Bon, on va passer par dessus l'argument que l'avortement légal tue plus d'humains que l'avortement illégal...il faut se dire que les femmes sont complètement capables de préserver leur vie face à une grossesse non-désirée: ne pas subir d'avortement illégal.

Mon constat soulève toujours une forte émotion: Commment? S'attendre à ce que les femmes ne s'avortent pas? Pour sauver leur vie? C'est complètement débile!

Oui. C'est complètement débile de responsabiliser la femme!

Mais je sais que ces femmes se mettent à la place de celles qui se sentent désespérées: Heille, moé à sa place, je ferais n'importe quoi pour me débarasser de la grossesse. Je le risquerais. Il n'y a rien qui me ferait un enfant dont je ne voudrais pas!

On sent l'émotion dans cette mode de penser. Je répète c'est de l'émotion et non du raisonnement. Les sentiments de la femme justifient sa poursuite d'une opération dont les conséquences néfastes sont amplement prévoyables.

Mais les féministes ne s'attendent pas à ce que ces "victimes" assument leurs gestes.

Une femme qui décide de passer à l'acte de s'avorter soi-même avec une aiguille à tricotter et ou une autres moyens barbare mérite de la compréhension pour la gravité de sa situation. Une grossesse peut être difficile même lorsqu'on est en couple et que le bébé est désiré. S'il elle décède de cette opération, c'est extrêmement tragique. On ne peut pas être indifférent face à son sort.

Mais, si on prend du recul de la situation, et si on neutralise ses émotions pour appliquer la logique stricte, la vérité c'est que la femme qui meurent par un avortement illégal, elle est ultimement, en tant qu'individu, la principale responsable pour sa mort. Les féministes diraient que j'essaie de "blâmer la victime", comme si la fille n'aurait pas pus choisir de laisser tomber l'aiguille à tricotter. De nos jours, on sait que les avortements à aiguille à tricotter sont très dangereux, comme bien des avortements illégaux. Alors ce n'est pas comme si les risques n'étaient pas publicisés et connus par la majorité de la population. Alors, la femme moyenne saurait que ce moyen de procéder est potentiellement létal. Alors, en sachant que c'est le cas, en sachant que ça pourrait être son sort, elle est responsable de son geste et de ses conséquences, qu'elles soient bonnes ou mauvaises.

C'est la logique stricte. C'est la vérité dénouée de toute émotion. Si les femmes meurent d'un avortement légal, c'est ultimement elles qui en sont responsables et non pas la société. Si les femmes veulent se préserver la vie, elles ont intérêt à rejeter l'avortement illégal.

J'ai déjà fait cet argument au sein de féministes, et elles ont réagit comme si j'étais un monstre. On me dépeint comme quelqu'un qui ne se soucie guère de leur sort, comme si mes émotions et mes intentions changeraient en quoi que ce soit l'argument que je viens de présenter. Ce raisonnement leur semble froid et stoïque devant la mort de ces prétendues milliers de femmes qui ont péri d'un avortement administré par leurs propres mains. Comme si la logique sèche excluait la possibilité de ressentir de la compassion envers elles, tout en reconnaissant la réalité morale de la situation.

Les féministes agissent comme si le fait que ces femmes meurent de leur choix nous obligent de respecter ce choix au nom de sauver leurs vies. C'est une forme de chantage émotionnel. On ne légalise pas un geste par peur que le criminel potentiel se tue en le faisant. Ça ne s'est jamais fait. Imagine si on légaliait le traffic de la drogue pour protéger les trafficants (comme si ces criminels ne trouvaient pas d'autres moyens de pratiquer le crime!) Ou la violence domestique parce que les batteurs de femmes se tuent souvent après avoir tué leur conjoint. C'est du chantage de menacer "qu'on va mourir si tu ne le me permettes pas". Si un geste a raison d'être un crime, il n'est pas question qu'on le légalise par désir de ne pas voir le fauteur mourir. Une personne qui ne veut pas mourir par le biais du traffic de la drogue, de la prostitution, de la violence domestique et ainsi de suite n'a juste à pas commettre ces crimes, point!

Les femmes sont en plein pouvoir de préserver leurs propres vies, mais les féministes affirment que l'avortement "sauve des vies" comme s'il n'y avait aucun autre moyen pour permettre les femmes de vivre!


Les féministes réagissent mal à cette logique stricte et irréfutable. Elles sont tellement au prise de leurs émotions qu'elles sont incapables de comprendre l'argument devant elles, encore moins de la réfuter d'une position de logique. Comprenez bien que beaucoup de ces féministes sont dans un état post-avortif. Certaines refoulent leur culpabilité et leurs émotions négatives face à un avortement antérieur. D'autres ont été victimes de violences sexuelles, et elles voient dans l'opposition à l'avortement une genre de perpétuation de la violence qu'elles ont subies. Bref, souvent les histoires personnelles des féministes leur font réagir émotionnellement face à l'argument. Mais il reste qu'elles répondent non pas avec de la logique mais des émotions.

Il y a des gens qui argumentent pour la légalité de l'avortement sans l'émotion des féministes. Leurs arguments ne sont pas plus convaincants, mais ils sont moins portés à l'hystérie et l'inflation verbale. Les féministes ne peuvent pas être autrement qu'investies dans leurs arguments. C'est la nature de leur idéologie. Le seul moyen de la combattre c'est de présenter les faits et la logique. Les gens ont tendance à être plus convaincus par l'émotion sur le coup, mais quand qu'ils prennent du recul, la logique et les faits persuadent mieux parce que la réalité opère d'après ces deux choses et non pas selon nos sentiments, honorables et bien intentionnés qu'ils soient (ou non!).





10 janvier 2012

QC: La ministre de la condition féminine veut augmenter le nombre de femmes au Conseils d'administration

Sophie Cousineau:

Plusieurs raisons expliquent la faible représentation des femmes à la tête des entreprises. Il arrive que certaines femmes hésitent à accepter une nomination parce qu’elles refusent de sacrifier leur vie de famille ou leur qualité de vie. Mais le plus souvent, les dirigeantes compétentes ne reçoivent aucun coup de fil, étant hors circuit. «Elles n’ont pas nos contacts et nos réseaux d’affaires, tout simplement», note Guy Saint-Pierre.

Cette discrimination est documentée, déplorée, dénoncée depuis des années.

Est-ce vraiment une discrimination?

Penses-y deux minutes: si les femmes ne font pas partie des Conseils d'administration c'est probablement à cause qu'elles ne veulent pas faire ce que les hommes font pour atteindre ces sommets.

Les hommes sont prêts à se sacrifier, à négliger leur famille, à se surpasser pour dénicher un poste. Pas les femmes.

C'est aussi peut-être vrai que les femmes n'ont pas les réseaux des hommes.

Mais n'est-ce pas leur responsabilité de bâtir ce réseau?

Une autre question: est-ce que les femmes veulent faire partie de ces conseils d'administration? Veulent-elles agir comme les hommes pour le faire?

Et sont-elles moins heureuses à cause de leur absence relative des plus hautes instances des grandes sociétés?

Personne ne semblent poser ces questions.

La dictature athée menace la liberté religieuse

Le Gentil Astineux et Campagne-Vie ont repris le thème du laïcisme ambient de notre époque.

Mon problème avec le laïcisme intégriste est qu'il s'agit d'une tentative d'athées de dicter à des gens religieux comment pratiquer leur religion.

Par exemple, on dit que les croyants ne devraient pas mêler leur croyances à la politique. En d'autres mots, un chrétien ne devrait jamais prôner la reconnaissance des droits du foetus ou le mariage traditionnel parce qu'il s'agit de croyance religieuse.

(C'est drôle, mais les chrétiens gauchistes qui appuient ces mêmes pratiques par croyance religieuse ne se font jamais disputés.)

Alors, dans la religion catholique, on est obligé de s'en mêler.

Mais le laïciste dit qu'il n'a pas le droit.

Donc, le laïciste essaie de dicter au catholique comment pratiquer sa religion.

Mais non, répond le laïciste, vous avez le droit de pratiquer votre religion, mais en privé.

Cependant, le catholicisme exige qu'on le pratique en public. On est obligé de porter témoignage de nos valeurs sur la place publique, incluant dans l'arène politique.

Ça vaut quoi la liberté religieuse si les croyants ne sont pas libres de pratiquer leur religion en public, de parler et voter selon leurs croyances religieuses?

L'athée répondra: mais lorsque vous voter selon vos croyances, vous imposer votre religion.

Mais il ne pense jamais qu'il fait la même chose en imposant ses valeurs sur la place publique.

Ne trouvez-vous pas ça ironique que des gens invoque la liberté religieuse pour se débarrasser de la religion?

La liberté religieuse a été conçue pour des croyants. Des non-croyants n'exercent pas la liberté religieuse parce qu'ils n'ont pas de croyances religieuses. Ils trouvent que la religion c'est une absurdité. Comment puissent-ils défendre la liberté d'une chose qu'ils trouvent nocives dans la société?

Les athées utilisent la notion de la séparation de l'Église et de l'État pour justifier le nettoyage du religieux de l'espace publique.

Mais cette notion n'a pas été conçue pour protéger les gens de la religion. Premièrement c'est une idée américaine qui n'a pas d'équivalence au Canada. Deuxièment, cette notion a été conçue pour éviter qu'on établit une religion d'État pour que chacun soit libre de croire ou non. Troisièmement, c'est une notion qui adresse les actions du GOUVERNEMENT-- pas celles des individus. Donc, un individu qui vote selon ses croyances religieuses et qui militent dans l'arène électoral selon sa religion ne la contredit pas.


Cependant, la position laïciste utilise l'amalgame pour tout brouiller pour faire passer leur message, quand les idées qu'ils invoquent n'ont rien à voir avec ce qu'ils défendent.

Leur notion fondamentale c'est que la reilgion est nocive et doit être marginalisée pour éviter qu'elle influence les gens.

C'est juste ça qu'ils croient.

Mais ils ne peuvent pas faire passer cette idée d'avance. Les gens ne sont peut-être pas croyants, mais ils reconnaissent la contribution de la foi à notre société. Que serait la société québécoise sans la contribution de l'Église catholique? C'est simple, elle n'existerait pas.

D'après moi, on ne devrait pas passer par quatre chemins pour discuter du véritable enjeux: la liberté religieuse et la place de la religion dans notre société.

Si j'ai tort et que la majorité des gens choississent de marginaliser la religion et de priver le droit des croyants de militer selon leurs croyances, il faut ensuite se poser la question: est-ce que les croyants sont prêts pour le martyre? Ou vont-ils encore une fois compromettre leurs valeurs pour rendre les autres heureux?

Le journaliste n'a pas posé la question ÉVIDENTE

Selon un sondage, les canadiens seront favorables à bannir des pubs sur la malbouffe qui ciblent les enfants.

Il semblent que les gens croient que ça aiderait à réduire l'obésité chez les enfants.

On mentionne que le Québec a déjà une loi contre ces pubs en place.

Alors, la question ÉVIDENTE, mais qui n'a jamais été posée:

Est-ce que cette interdiction a contribué à réduire l'obésité chez les enfants québécois?

Est-ce qu'on a fait un suivi sur l'effet de cette loi?

J'ai des soupçons que rien n'a été fait. On présume qu'une loi va faire son effet.

Le gouvernement ne peut pas réduire l'obésité. Il peut en profiter pour étendre son emprise et imposer des nouvelles taxes. Mais il ne peut pas forcer les gens de bien manger. Impossible.

9 janvier 2012

La vie intime est entièrement privée... sauf....

LifeSiteNews a fait un reportage sur le journaliste Michel Lizotte. Lizotte essaie d'aider les homosexuels qui veulent se libérer se leur attirance envers les gens du même sexe.

On dit que les questions sexuelles sont entièrement d'ordre privé. Ce que tu fais ou ne veux pas faire dans ta chambre à coucher est entièrement de ton gré.

Alors, pourquoi autant d'opposition à Michel Lizotte et son projet?

Certains disent qu'il est impossible pour un homosexuel de changer. Malgré le témoignage de gens qui se disaient "gais".

Selon les opposants, ce n'étaient pas de "vrais gais".

Comment prouver? La seule preuve c'est le témoignage de la personne.

Si des gens qui se disaient "gais" et qui changent d'orientation ne sont en vérité que des bisexuels...combien de soi-disant "gais" sont, en fait, des bisexuels?

J'aimerais ça qu'on fasse l'étude là-dessus.

Les sentiments ne sont pas noir et blancs. Des gens peuvent passer à travers différentes étapes-- des étapes hétérosexuelles, des étapes exclusivement homosexuelles, des étapes bisexuelles.

C'est comme les femmes qui ont mariées et qui ont eu des enfants et qui découvrent à la quarantaines qu'elles sont "lesbiennes".

C'est drôle qu'elles ne l'ont pas su avant.

Dans le fond, quelle différence que ça fait si la personne qui ont des sentiments homosexuels sont exclusivement gaies ou bisexuelles?

Elles veulent se libérer de leurs sentiments homosexuels.

Sont-ils libres de poursuivre cet objectif?

Est-ce que c'est une oppréssion si ça leur rend plus heureux?

On parle pas ici de garantir un changement. Aucune thérapie n'est garantie de changer qui que ce soit, qu'on traite de problèmes de maladie mentale, de drogues, de traumatisme, et ainsi de suite.

Mais il s'agit d'une méthode parmi d'autres qui peut aider les gens.

Est-ce vraiment un mal à dénoncer?

On disait à un moment donné: vivre et laissez vivre.

On dirait qu'on n'a plus le droit de laissez vivre les gens qui veulent se changer.

On sait la raison derrière l'opposition: c'est que si des gais changent d'orientation, ça démolit leur argument que les gais ne peuvent pas changer, et ça remet en question la base de la reconnaissance de l'orientation sexuelle comme une identité et un groupe à protéger. Difficile de protéger un groupe lorsqu'il ne s'agit d'un regroupement pas des sentiments qui ne sont pas fixes.



8 janvier 2012

Foi, raison, résistance

Un billet de Julie St-Hilaire me fait réfléchir.

J'imagine qu'il doit avoir des gens qui doivent se demander comment une catholique "intégriste" comme moi peut être tellement en faveur de la liberté. Des cathos, ce sont des fachos. Tout le monde sait ça!

La foi catholique, c'est la religion de la raison. La raison est le fondement de tout. Incluant la religion.

La liberté c'est une manifestation politique de la raison. Alors, ce n'est pas étonnant que je le prône.

Mais la liberté n'est pas tout. La résistance contre la tyrannie doit se baser non seulement sur la tête, mais sur le coeur.

Voilà que la foi est un élément essentiel de la liberté. Sans le coeur, sans la force de la foi, il est très difficile de se tenir debout devant les force de l'oppression.

Des martyrs athés, il n'y a pas eu tant que ça.