28 février 2012

Les féministes veulent que les contribuables paient pour leur lobbying

Où en sont les femmes au Québec? - Le Collectif 8 mars rencontre la ministre St-Pierre

Il est temps qu'on dénonce l'arrogance des féministes qui pensent représenter les femmes.

Les féministes ne représentent pas les femmes. Elles représentent une idéologie.

À l'enseigne du thème de la Journée internationale des femmes, Le féminisme? Plus actuel que jamais! et plus particulièrement du sous-thème Les femmes ont toutes les raisons de s'indigner,

Les femmes ont raison de s'indigner de l'emploi de leur argent pour financer des groupes féministes à qui elles s'opposent.

On dit souvent que les politiciens ont des "choix difficiles" lorsqu'ils sont confrontés à des compressions budgétaires.

Je trouve ça tellement débile. Les gouvernements peuvent couper leurs groupes féministes sans que ça affecte négativement l'ensemble des femmes du Canada. D'après moi, c'est un choix tellement évident, mais je crois que certains politiciens n'osent pas le faire parce qu'ils sont des hommes et ils ne veulent pas se faire dire qu'ils sont misogynes.

25 février 2012

Le nouveau évêque auxiliaire de Québec me plaît

J'étais heureuse d'apprendre que l'Abbé Denis Grondin a été ordonné évêque auxiliaire de Québec.

Il oeuvrait dans ma paroisse quand j'étais dans la vingtaine.

C'est le seul prêtre que j'ai entendu parler contre la contraception. Je me rappelle qu'après la messe je suis allée le féliciter et je pense qu'il était soulagé que quelqu'un l'apprécie parce que je pense qu'il était un peu nerveux. En tout, c'était mon impression.

Je crois qu'on peut s'attendre à de bonnes choses de lui.

L'avortement post-natal préconisé

D'après moi, les lois contre les propos violents devraient être appliquées dans ce cas:

« L’avortement est largement accepté, même pour des raisons qui n’ont rien à voir avec la santé du fœtus. En montrant que (1) à la fois les fœtus et les nouveau-nés n’ont pas le même statut moral que des personnes véritables, (2) le fait qu’ils sont tous deux des personnes potentielles est moralement sans importance et (3) que l’adoption n’est pas toujours dans l’intérêt de gens véritables, les auteurs soutiennent que ce que nous appelons l’« avortement post-natal » (la mise à mort d’un nouveau-né) doit pouvoir être permis dans tous les cas où l’avortement l’est, y compris le cas où le nouveau-né n’est pas handicapé. »

Des avortements sélectifs font scandale au Royaume-Uni

Mais les féministes sont complètement d'accord avec la pratique. Heille, faut pas qu'on réglemente l'avortement. C'est JUSTE les mères qui en subissent les conséquences!

23 février 2012

VIDÉO: Corriger l'incohérence du message de droite au Québec

Une conférence de Jeff Plante. Très bonne matière à réflexion. Je vous conseille fortement de l'écouter.



En somme, ce qu'il dit, c'est que la droite québécoise ne doit pas se pencher uniquement sur des questions économiques, mais aussi sur des questions sociales.

Il donne une pétite histoire de l'ADQ et montre que sa popularité était liée à sa volonté d'adopter des positions droitistes sur des questions sociales, comme celle sur les accommodements raisonnables, parmi tant d'autres.

La droite doit se baser sur l'idée du droit naturel. Et j'en suis complètement d'accord. Je suis tellement heureuse qu'un conservateur québécois avance cette idée parce qu'elle est quasi inexistante.

Ce qui me concerne cependant, c'est qu'un bon nombre de droitistes sont d'esprit libertarien pour ne pas dire libertin. Ils pensent qu'être à droite signifie que l'État leur fiche la paix pour qu'ils fument leur joint et écoutent leur film de cul.

Ultimement, on ne peut pas préserver la liberté sans les bonnes valeurs. Être de droite est avant tout un engagement culturel avant d'être un engagement politique et électoraliste.

Les droitistes auraient intérêt à réflechir sur la façon qu'ils puissent changer le climat culturel au Québec, tant au niveau des valeurs, qu'au niveau des arts et lettres.

Sans ce soutient culturel et intellectuel, c'est difficile pour la droite de percer parce que la mentalité gauchiste domine et rend les idées droitistes répugnantes.

Les blogues sont un bon début. Ça permet de commenter l'actualité. Mais j'aimerais ça qu'on pousse plus loin, qu'on ne commente pas juste l'actualité, mais aussi les phénomènes et tendances culturelles.

Éventuellement, il faudrait que la droite développe son propre réseau culturel. Jeff a dit qu'on doit travailler les émotions, mais c'est comme ça qu'on le fait-- en travaillant sur les histoires qu'on présentent aux Québécois.

20 février 2012

Entamer le débat sur l'avortement

Depuis plusieurs mois au Canada, on parle du "débat sur l'avortement". Les activistes pôvre-choix disent qu'il est clos. Les activistes pro-vie reclament sa réouverture.

Compte tenu de la prétendue unanimité sur le sujet, un pro-vie français affirme
:

La vérité, sur le débat de l’avortement, c’est qu’il n’existe aucun débat.

La dynamique de ce discours m'énerve.

Parce qu'on n'a pas besoin de personne pour avoir quelque débat que ce soit.

On n'a pas besoin d'aller chercher les activistes pôvre-choix pour débattre.

On n'a pas besoin de faire parler les talking heads.

Il s'agit juste d'en parler pour que les gens en remarquent. Que ça soit à la Chambre des Communes ou les forums de discussion.

Non, mais personne n'a jamais observé qu'il n'y a rien comme une déclaration sur l'avortement pour lancer un argument là-dessus?

J'ai l'impression que quand on insiste sur la réouverture sur le débat sur l'avortement, on essaie d'obténir l'approbration de ceux qui veut que ce sujet demeure clos.

On n'a pas besoin de demander leur permission, surtout lorsqu'il s'agit de nos politiciens. C'est nous qui disent aux politiciens ce qui est important, pas le contraire! (On a vraiment perdu le sens de la démocratie!)

On n'a pas besoin d'aller chercher les pôvre-choix pour avoir le débat, et agir comme si c'était le cas nous met dans une position de faiblesse. Ça leur donne la chance de nous dire "non" encore une fois, et nous faire paraître comme des losers.

Au lieu d'aller chercher des gens pour faire ce débat, on a juste à en discuter, à commenter l'actualité selon notre perspective pro-vie, et éventuellement c'est eux qui vont nous confronter.

Le moment qu'on développe un lectorat et une auditoire pour nos idées, les féministes vont en prendre note. Des gens m'ont dit qu'ils ont été influencés par mes arguments et mes faits sur l'avortement. À plusieurs reprises.

Si on en parle, des gens vont en prendre note. Ils vont réagir. La réaction va s'étendre jusqu'aux yeux et aux oreilles pôvre-choix. C'est certain.

Et comme c'est nous qui lançons le débat, et c'est nous qui présentons les arguments, ça sera à eux de réagir.

Pourquoi supplir les gens pour avoir le débat sur l'avortement? Le débat est là pour ceux qui veulent le faire, il s'agit juste de le faire.

Le véritable défi des pro-vie, c'est de rendre le débat engageant, intéressant, passionnant et ennoblant.

Une des raisons pour laquelle le débat sur l'avortement a perdu de la vapeur c'est qu'il est devenu énervant, agaçant, hostile, amer-- ajouter tous les adjectifs négatifs que vous voulez. Il paraissait clos parce que la population ne voulait plus rien entendre.

Alors, il faut continuer d'engager le lectorat et l'auditoire avec ce qui est nouveau, contemporain, et d'actualité. Des tracts sur des principes abstraits ne font plus l'affaire. Il faut mener le débat dans le concret.

Par exemple, parler et écrire sur le foetus lui-même et ce qu'il subit pendant un avortement. C'est drôle mais malgré les échographies routinières des femmes enceintes, le foetus est mal connu. Il est mal connu par les jeunes qui n'ont jamais connu la grossesse; il est mal connu par les hommes. Il est mal connu par des gens d'un certain âge qui n'ont jamais vu une échographie.

Un autre exemple: la culture de l'avortement lui-même. On n'en parle très peu au Canada. Aux États-Unis, on a l'impression d'avoir un coup d'oeil sur la clinique moyenne. On ne connaît pas nos avorteurs au Canada. On ne connaît pas la culture des cliniques. Et les hôpitaux? Environ la moitié des avortements ont lieu dans des hôpitaux. Comment ça se passe? Est-ce que le fonctionnement est aussi anonyme que dans les cliniques? Est-ce qu'il y a une ségrégation entre le personnel qui font les avortements et les autres professionnels de la santé? Si on va avoir un débat, il faut connaître son sujet et faire des recherches pour lubrifier la conversation.

C'est en amenant ce qui est nouveau et percutant qu'on alimente la discussion. Pas en répétant les mêmes arguments des années quatre-vingt, aussi valides soient-ils. Il ne faut pas juste débattre et réagir, mais aussi informer et amener des nouvelles narrations. Par exemple, le fil sur les femmes qui regrettent leurs avortements; les avorteurs qui abandonnent leur profession; les foetus qui surviennent à la naissance de plus en plus jeune.

Pour moi, c'est ça qui est le véritable défi du débat sur l'avortement. Pas de l'entamer mais de le BIEN entamer et de le soutenir avec ce qui va attirer l'attention des spectateurs.


17 février 2012

Retour sur Ignace d'Antioche

Un héraut sur le net essaie de refuter mon argument qu'Ignace d'Antioche était catholique.

Et non calviniste.

Ignace d'Antioche adresse son épître à l'Église de Rome avec une salutation très élogieuse qui dit:

l’Eglise qui préside dans la région des Romains,

Le verbe "préside" est employé comme un métaphore. De la façon qu'Ignace écrit L'Église de Rome est un évêque qui préside sur une assemblée eucharistique des autres églises.

il se permit justement, dans les dix chapitres de cette même épître, de donner des directives à l’Église de Rome ! Il ne reconnaissait donc pas une autorité pétrinienne laissée à l’évêque de Rome…

Il ne donnait pas des "directives" à l'Église. Il suppliait à l'Église de Rome de lui permettre de mourir. Lorsqu'on lit cette lettre, on a l'impression que les lecteurs voulaient se faire un plan d'action pour lui sauver la vie. Mais il leur demande de ne rien faire pour qu'il puisse souffrir le martyre. Il n'y a rien d'autoritaire!

Le problème avec les arguments calvinistes, c'est que souvent ils ne sont pas exclusifs. Ce que j'entends pas ça, c'est qu'il ne pointe pas sur des faits qui excluent de toute doute la possibilité que tel Père d'Église était catholique, qu'il était, sans doute un calviniste.

Par exemple, on parle d'Ignace. Les "preuves" apportées pour démontrer qu'il n'était pas catholique et qu'il était, en fait, un un genre de crypto-calviniste n'excluent pas. Par exemple, on dit qu'il croyait en le sacerdoce universel.

Mais les catholiques ont une doctrine de sacerdoce universelle.

On amène comme argument que tous les fidèles sont des pierres. Mais il n'y a rien dans la doctrine catholique qui exclut l'utilisation de ce métaphor. Ça n'exclut non plus qu'on croit que les fidèles sont des pierres, mais que Pierre est une pierre fondatrice. (Hmmm... L'Apôtre Pierre est une pierre, c'est drôle come c'est évident comme argument pour la foi catholique. )

Qu'est-ce qui serait exclusif?

Un saint Père qui adoptait clairement les doctrines calvinistes (en anglais, la fameuse TULIP) et qui ensuite condamnait les doctrines distinctement catholique et extra-bibliques. Parce que les saints Pères de son époque les enseignaient et les pratiquaient.

Il n'en existait pas.

Il existait par exemple des saints Pères qui étaient très dévoués à la Bible. Mais c'est compatiable avec la foi catholique d'être dévoué à la Bible. On se sert d'eux comme exemples de proto-protestants. Sauf qu'aucun d'entre eux ont dit que la Bible seule était exclusivement la source de doctrine. La preuve c'est qu'eux-mêmes enseignaient des doctrines extra-bibliques, malgré leur dévouement à la Bible.

Il y avait des saints Pères qui préconisaient certainse croyances qui sont calvinistes mais qui sont compatibles avec la foi catholique. C'est normal. Comme par exemple on dit que St. Augustin ne croyait pas à la transubstantiation parce qu'il se servait de métaphors pour décrire l'Eucharistie. Mais l'un n'exclut pas l'autre.

Les saints Pères d'Églises étaient des gens qui avaient tous leurs doctrines et leurs pratiques distinctivement catholiques. Par exemple, on cite souvent St. Cyrille de Jérusalem comme étant un genre de précurseur du protestantisme. Sauf que mon bon St. Cyrille priait les saints.

Quand on regarde le portrait global de l'Église des premiers trois ou quatre siècles, on ne voit pas de calvinistes. On peut trouver des exemples de saints Pères très dévoués à la Bible, très pessimiste sur la nature de l'homme, très indépendant de Rome sans être rebel dans leur ministère, et ainsi de suite. Si on trouve un saint Père qui avait des tendances calvinistes-- on se réfère souvent à St. Augustin-- on peut facilement répérer chez lui des doctrines contraires aux calvinisme. Même si on permettait quelques petits écarts de pensées, aucun saint Père ne pourraient être qualifié de calviniste à l'image de Jean Calvin.

Cependant, tous les Pères d'Églises pratiquaient des doctrines catholiques.  Au dessus de 95% de ce qu'ils écrivaient étaient compatibles à la foi catholique. Un grand nombre de passages et de citations portaient sur des doctrines et des pratiques exclusivement catholiques. Le portrait d'une église primitive pure et libre d'enseignements non-bibliques n'existe tout simplement pas.

Si le calvinisme aurait existé au 2e, 3e, 4e siècle, les calvinistes auraient revolté contre la prière aux saints, la dévotion à la Sainte Vierge, la transubstantiation, les prières pour les morts, le baptême des enfants, la montée de la papauté,  etc. Mais, il n'y a pas eu de tollé. Parce que les calvinistes n'existaient pas à l'époque.






12 février 2012

Un bébé français survit à un avortement à 36 SA

En surfant l'internet j'ai repéré ce qui semble être une présentation concernant les soins palliatifs d'un bébé condamné à l'avortement à 36 semaines (donc environ 34 semaines de gestation).

L'enfant nommé Sylvain a été diagnostiqué avec des graves problèmes lors de la grossesse. Alors, on lui a administré une injection de chlorure de potassium au coeur-- la méthode courrante de pratique le foeticide. On a observé l'arrêt d'activité cardiaque, mais, miraculeusement, il a survécu à l'avortement. Ses scores Apgar étaient assez bien pour un pétit qui a subi un tel choque à son système.

Le pédiâtre a été appelé pour administrer une injection létale, mais il a refusé. J'espère!

Après quelques jours de soins, on lui a enlèvé des tubes et il est mort tout naturellement.

Mais pourquoi ils ne l'ont pas fait naître tout naturellement, sans l'avortement?

Heureusement, la présentation fait l'argument pour permettre la naissance et les soins palliatifs au lieu de l'IMG.



11 février 2012

On aime tellement nos enfants...

Richard Martineau:

Mais pour moi, il n’y a pas de tâche plus importante dans la vie et dans la société que de prendre soin des enfants.

C'est pour ça qu'on n'accorde pas a job à la personne la plus compétente à le faire: Maman.

Je sais que certaines femmes ont besoin de travailler.

Quand je dis besoin de travailler, je parle de combler les besoins les plus fondamentaux comme payer le loyer en faire manger les enfants.

Pas pour se payer un deuxième char ou un voyage.

Mais on se convainc que les femmes ont vraiment besoin de travailer.

Avortement: La question principale n'est jamais confrontée

Lise Payette :

Je rappelais qu'une femme désespérée qui voulait mettre fin à une grossesse serait prête à tout essayer, même si ça voulait dire mettre sa propre vie en danger. Je parlais des cocktails de médicaments que certaines absorbaient, des aiguilles à tricoter qui les menaient souvent à l'urgence de l'hôpital, ou de la «fameuse» adresse qu'une âme charitable leur confiait, celle d'un charlatan souvent, ou celle d'un médecin qui ferait payer cher le service rendu et qui dans les deux cas lui dirait: «Si vous n'allez pas bien, si vous saignez trop, allez à l'hôpital, mais moi, je ne vous connais pas. Je ne vous ai jamais vue.» La plupart du temps, l'opération se faisait sans anesthésie. Elle hurlerait de douleur. Et vous pensez qu'elle aurait fait ça par plaisir? On ne va pas chez le gynéco comme on va chez le coiffeur.

Avez-vous déjà remarqué que les féministes n'adressent quasiment jamais la question du statut du foetus?

Pour elles, si des êtres humains doivent être dépourvu de leurs droits au nom de l'égalité de la femme, ben just too bad!

Et je remarque aussi qu'on ne dit pas la solution évidente aux avortements dangereux.

Si une femme ne veut pas mourir d'un avortement dangereux: elle n'a juste à pas à recourir à un avortement dangereux.

Me semble que c'est évident!

Une femme est capable de se protéger contre l'avortement clandestin.

Un foetus ne peut pas.

Même si une femme est désespérée, ça ne lui donne pas le droit de tuer son enfant.

Une autre chose qui m'agace concernant le discours féministe:

Un homme s'est levé et du haut de son ignorance, fier de lui, il a rouvert un débat que nous avions clos il y a déjà longtemps.

La vérité n'a pas de sexe.

Qu'est-ce qu'elle aurait dit si une femme aurait proposé la motion?

Deuxièmement, tant que des gens veulent mettre la question de l'avortement sur la table, le débat ne sera pas clos. C'est ça vivre dans une démocratie.

10 février 2012

Pourquoi je ne suis pas féministe

D'après une lettre d'une ex-féministe, publiée dans Le Devoir et repris par Campagne Québec-Vie:

La révolution féministe a pour but premier de rejeter la complémentarité des hommes et des femmes. Ses théories, martelées de façon transversales depuis 40 ans aux jeunes générations occidentales, affirment que la différence sexuelle asservie les femmes et que pour se libérer, elles doivent nier la nature et leur nature, les obligeant à séparer leur sexualité de leur pouvoir de procréation.

...

Cette révolution a instauré la suprématie de la femme au détriment de tous : ses victimes sont des familles brisées, des enfants écartelés et des grands-parents abandonnés ; ses camps de la mort se nomment « cliniques », « CLSC » et « hôpitaux » ; ses détracteurs sont muselés et terrorisés devant la soumission généralisée des occidentaux, prisonniers de sa rhétorique victimaire.

L'histoire primitive de l'Église

Durandal persiste à faire croire que l'Église primitive était calviniste.

Mais il ne nomme pas ces communautés calvinistes. Il ne nomme pas ses pasteurs ni ses écrivains.

C'est comme j'ai dit: les calvinistes, les prétendues détenteurs du la pure vérité du Christ ont existé dès l'ère des apôtres, mais n'ont jamais rien écrit et n'ont suscité aucune controverse et ont passé complètement sous le radar des Pères d'Églises.

C'est tout un accomplissement. Ils n'ont pas brassé la cage de l'Église une seule fois. Ils n'ont ni instruit ni converti qui que ce soit.

Non mais c'est le bout du ridicule.

C'est pour ça qu'il persiste à démolir les figures catholiques. Parce que les calvinistes n'existaient pas. Alors il faut parler des catholiques. Sans quoi on ne peut pas parler de l'histoire de l'Église.

Il souligne l'existence de communautés proto-protestantes.

Mais voilà, on commence à faire l'amalgame. Si la vérité c'est le calvinisme, alors, il y a surement eu des communautés qui ont accepté la règle calviniste en entire: Bible seule, Foi seule, baptême uniquement pour les adultes, aucune messe, la predestination, et ainsi de suite.

Pointer à des proto-protestants qui acceptent quelques brins du calvinisme et non pas d'autres, ce n'est pas montrer l'existence de SA FOI depuis les apôtres.

L'idée que l'Église primitive était en somme protestante relève du mythe. Dans la tome d'Antoine Monastier, on parle de l'Église primitive sans donner de noms de croyants, ni de communautés, ni de dates précises.

C'est à quoi on peut s'attendre lorsque les protestants anti-catholiques examinent l'histoire. Ils ne montrent jamais les leurs.

Parce qu'ils n'existaient pas.

Concernant Ignace d'Antioche:

Il dit qu'il y "nulle trace d'allégeance papale" sauf qu'il mentionne le passage dans l'épître aux Romains qui parle de l'Église de Rome qui:

l’Eglise bien-aimée et illuminée par la volonté de celui qui a voulu tout ce qui existe, selon la foi et l’amour pour Jésus Christ notre Dieu ; l’Eglise qui préside dans la région des Romains, digne de Dieu, digne d’honneur, digne d’être appelée bienheureuse, digne de louange, digne de succès, digne de pureté, qui préside à la charité, qui porte la loi du Christ, qui porte le nom du Père

Si on compare cette préambule à ses autres épîtres, on voit qu'Ignace avait plus de louange pour l'Église de Rome. Aucune autre Église "porte la loi du Christ" et est "illuminée par la volonté de celui qui a voulu tout ce qui existe".

Lorsqu'on est calviniste, on doit tordre la signification évidente des paroles et des preuves. Preuve après preuve mène à la conclusion que Rome était considerée suprême par les croyants à l'Époque. Je ne dis pas qu'il n'y a pas eu de développement de doctrine. Mais sa primatie n'a jamais été contestée.

Et l'idée qu'Ignace croyait à la sacerdoce universelle telle que prêchée par les protestants est ridicule.

La conception de l'Église est hiérarchisée. L'évêque est la tête de l'Église, et ont lui doit soumission.

Voilà quelques citations que le prouvent:

Il convient donc de glorifier en toutes manières Jésus Christ, qui vous a glorifiés, afin que rassemblés dans une même soumission, soumis à l’évêque et au presbyterium, vous soyez sanctifiés en toutes choses. (Lettre aux Éphésiens)
Aussi convient-il de marcher d’accord avec la pensée de votre évêque, ce que d’ailleurs vous faites. Votre presbyterium justement réputé, digne de Dieu, est accordé à l’évêque comme les cordes à la cithare; ainsi, dans l’accord de vos sentiments et l’harmonie de votre charité, vous chantez Jésus Christ.(Lettre aux Éphésiens

Ayons donc soin de ne pas résister à l’évêque, pour être soumis à Dieu.(Lettre aux Éphésiens)
Donc il est clair que nous devons regarder l’évêque comme le Seigneur lui-même.(Lettre aux Éphésiens)

Puisque j’ai eu l’honneur de vous voir par l’intermédiaire de Damas, votre évêque digne de Dieu, et des dignes presbytres Bassus et Apollonius, et de mon compagnon de service le diacre Zotion.(Lettre aux Magnésiens)
Ainsi, puisque dans les personnes que j’ai nommées plus haut, j’ai dans la foi vu et aimé toute votre communauté, je vous en conjure, ayez à coeur de faire toutes choses dans une divine concorde, sous la présidence de l’évêque qui tient la place de Dieu, des presbytres qui tiennent la place du sénat des apôtres, et des diacres qui me sont si chers, à qui a été confié le service de Jésus Christ, qui avant les siècles était près de Dieu, et s’est manifesté à la fin.(Lettre aux Magnésiens)

Je ne vois pas trop de Protestants regarder leurs anciens comme s'ils occupaient la place de Dieu. Tout au contraire.

C'est ça le calvinisme, on sort une citation hors contexte en ignorant toutes les autres qui la contredisent.

On est supposé de croire qu'Ignace était un genre de proto-protestant, avec cette conception de l'Église.

Voyons donc.

Ses épîtres sont plein de références purement catholiques-- c'est-à-dire, impossible de leur interpréter de façon protestante. Tandis que les références qui sont utilisées pour appuyer la thèse protestantes sont entièrement reconciliables avec la foi catholique.

L'Église catholique croit que les baptisés forment une prêtrise, mais c'est une prêtrise non-ordonnée. Donc, le fidèle ne peut pas dire la messe ni administrer certains sacrements.

L’expression « Sénat des apôtres », utilisée par Ignace d’Antioche (Magnésiens 7:1), implique l’égalité et la collégialité des apôtres (et non la domination de Pierre sur les autres apôtres comme le fantasment les papistes). Idem pour les presbytes (anciens) : « Pareillement, que tous révèrent […] les presbytes comme le Sénat de Dieu et comme l’Assemblée des apôtres : sans eux on ne peut parler d’églises. » (Tralliens 3:1)

Regarde comment on doit prendre le sens évident et le tordre pour appuyer le protestantisme. Tout doit être "expliqué" pour reconcilier les citations avec le protestantisme.

On parle de l'évêque. On parle des presbytères. On parle des diacres. On parle de soumission à l'évêque. On parle de l'évêque comme tenant la place de Dieu. 

Est-ce que ça ressemble plus à une conception catholique de la prêtrise, ou une conception protestante?

L'Église catholique accepte la collégialité des évêques dans un certain sens. L'évêque est le premier des prêtres.

 Mais il reste qu'il y a une hiérarchie, ce qui n'existe pas dans le calvinisme. Il n'est pas question d'avoir seulement un pasteur et ses fidèles. On a trois fonctions, trois fonctions que l'Église catholique a préservée et que les calvinistes n'ont pas.

C'est comme j'ai dit, le calvinisme c'est comme le féminisme: on se penche sur des pétits détails pointus pour ignorer le contexte global.

En fin de compte Ignace n’était aucunement un catholique romain au sens moderne du terme, ce qui n’est pas étonnant puisque les catholiques romains n’existaient pas à son époque.

Ça me fait rire. On est capable de tracer la succession des papes. On a des écrivains de l'Antiquité. On peut pointer à des Saints Pères et les origines des croyances catholiques, mais il n'existait pas de catholiques à l'époque.

Mais les calvinistes dont on n'est pas capable d'identifier, les véritables détenteurs la vérité pure, eux-autres ils existaient.

9 février 2012

La prohibition

Souvent, on dit que la prohibition ne marche pas. L'exemple classique c'est la prohibition de l'alcool aux États-Unis dans les années 30.

L'amendment constitutionnel contre le traffic d'alcool n'a pas réussi à empêcher la consommation.

On pointe du doigt cet exemple, comme si c'était une évidence que toute prohibition ne marcherait pas.

La réalité?

Si une masse critique de la population appuie la prohibition, et que le gouvernement est prêt à punir les fauteurs assez sévèrement, la prohibition va marcher.

Si 99% de la population veut interdire à 1% quoique ce soit, et ils sont prêts à envoyer les fauteurs en prison avec une peine suffisante, on peut interdire n'importe quoi.

La prohibition de l'alcool dans les années 30 n'a pas fonctionné parce que la volonté de punir la consommation d'alcool était faible. On ne peut pas faire de la prohibition lorsque seulement 60% ou 70% de la population est en faveur. Si les 30 ou 40% sont contre, leur résistance nécessiterait tellement de ressources que la prohibition ne semblerait pas justifiée. C'est beau de vouloir emprisonner des propriétaires de bar, mais on sait qu'il y a des crimes encore plus pressants. D'ailleurs, la mafia sous Al Capone et Cie on fait résistance à la prohibition. Ils étaient capables parce qu'il y avait une demande importante.

Alors, lorsqu'on propose de criminaliser ou réguler quoi que ce soit, comme on suggère maintenant pour le sucre (et dont la suggestion inspire ce billet) il faut se demander:

Est-ce qu'il y a une forte volonté pour ce genre de restriction?

Est-ce qu'il y a une forte volonté d'appliquer la règle?

Est-ce que les gens sont prêts à imposer des peines sévères pour les réfractaires?

Est-ce que la population va résister à ce règlement?

Si les conditions idéales n'existent pas, on ne devrait pas imposer de restriction.  Les gens ne la respecteront pas. Et si les gens consomment le sucre, par exemple, malgré la loi, on aurait dépenser beaucoup de ressources pour limiter la consommation, sans avoir l'effet désiré

Donc, on aurait sacrifié la liberté des individus pour rien.





8 février 2012

Torture? TOUJOURS interdit. Avortement? Bof...

Je suis contente que le blogue l'Église catholique de Québec a rappelé à ses ouailles que la torture n'est jamais acceptable.

Cela est juste et bon.

Les gauchistes catholiques ont raison de s'opposer à la torture. Et je suis contente qu'ils ne l'acceptent pas en aucun cas. Ils insistent qu'elle soit illégale et jamais employée.

Parce qu'on doit respecter la dignité humaine, même celle des ennemis.

Mais ce qui est un peu contradictoire, c'est que les gauchistes catholiques ne défendent pas la dignité humaine des enfants non-nés. Ils acceptent que les enfants issue d'un viol soient éliminés. Ils acceptent que la loi permette que leur vie soit enlevée.

La tortue n'est jamais acceptable, mais tuer un autre être humain l'est.

Trouver l'erreur.


La Bible SEULE n’est pas la seule norme de la foi

Durandal persiste à démolir la foi catholique, sans jamais montrer un seul calviniste qui existait en Antiquité.

Il essaie de montrer que certains individus avaient des croyances calvinistes. Comme St. Augustin (ce qui n’est pas le cas, mais bon).

Les calvinistes n’existaient pas en Antiquité. S’ils existaient, on en connaitraît les noms. On aurait sûrement parler d'eux.

Il dit que même s'il n'en existait pas, c'est pas grave, parce que la Bible a été écrit sous l'inspiration des gens essentiellement calvinistes.

Donc, on a toutes sortes de documents de l'Église primitive dès le premier siècle, des écrits des gens qui ont connu des apôtres comme Ignace d'Antioche, Polycarpe, Papie et le Pape Clément, des apologètes comme Justin Martyre et Athénagore, des historiens comme Eusèbe et de Sozomen, des citations par centaines d'écrivains considerés hérétiques par les Pères d'Églises, mais pas un seul calviniste est cité.

C'est monumental comme accomplissement. Les gens qui possèdaient la vérité doctrinale du Christ ont su passer complètetment sous le radar des Pères de l'Église. Ils se sont complètement mutés; ils n'ont embarqués dans aucune controverse avec personne. Ils ont passé toute l'Antiquité sous le silence. Ils n'ont pas critiqué les pratiques mariales, les prières pour les morts, les sacrifices de la messe, l'emploi images, et ainsi de suite. Ils n'ont rien commenté et personne n'ont commenté leur théologie particulière.

J'ai une explication plus simple: ils n'existaient pas.

S'ils n'existaient pas, c'est parce que l'interprétation calviniste de la Bible n'existait pas.

Parce que l'Église primitive n'était pas calviniste.

Le calvinisme est basé sur une interprétation érronée de la Bible, surtout du Nouveau Testament.

Mais comment est-ce qu'on peut en être certain? Comment est-ce que la Bible est supposée être interprétée?

Les premiers chrétiens n'avaient jamais l'idée de faire de la Bible une sorte de Code Civile de la Foi chrétienne, comme si les textes s'interprétaient eux-mêmes. Les premiers apôtres n'étaient pas aussi naïfs. C'est pour cela l'Église était l'arbitre final de la signification de la Révélation. Dans les Actes des Apôtres 15, on voit que c'est l'Église réunie qui détermine que la Révélation de Jésus était universelle et que les Gentils n'avaient pas à se soumettre à la circoncision.

Ceux qui voulaient faire subir les gentils à la circoncision avaient aussi leur arguments. Mais sans un arbitre vivant avec l'autorité de Dieu, les disputes ne cessent plus dans l'Église. Dans le Protestantisme, quand les gens se disputent, ils fondent une nouvelle église ou une nouvelle dénomination. Dans l'Église catholique, la parole finale du Pape suffit. Les textes n'ont pas d'intelligence. Mais le garant de Dieu fait en sorte que le pape ne peut pas induire en erreur lorsqu'il s'agit d'une déclaration formelle concernant la Révélation ou les moeurs qui en découlent.

C'est drôle mais un calviniste croit que l'être humain et toutes ses facultés sont corrompues. Cependant, il est supposé être assez "infaillible" pour trouver le Christ et être sûr de son interprétation personnelle de la Bible.

D'ailleurs, la Bible ne dit jamais que l'Écriture seule est la source de toute doctrine.

Durandal a cité plusieurs Père d'Église concernant la nécessité de la Bible. Mais on remarque que dans ces citations, on ne dit jamais que la Bible SEULE est la source de doctrine. Notez bien: dans les citations calvinistes sur la Bible, on manque le mot "seule".

Il est impossible que la Bible seule soit la source des doctrines. Un texte n'a pas d'intelligence. Un texte ne s'interprète pas lui-même. Et même si ça se pouvait, on ne peut pas être certain que son interprétation est la bonne.

L'interprétation de la Bible est supposée se faire, non pas seul en isolement, mais avec l'Église. Quand on lit la Bible, ce n'est pas pour trouver une vérité individuelle, mais LA vérité, la vérité dont l'Église en est la gardienne.

Après deux milles ans, l'Église a pu discerner beaucoup de vérités bibliques, des vérités qui ne se voient pas automatiquement. La Bible est écrite en plusieurs langues, qui ont leur propres idiomes, avec plusieurs types d'écrits littéraires, qui ne sont que compris dans leurs propres contextes. Le gars qui vient à la Bible sans une connaissance de ces choses pour interpréter la bible individuellement est très désavantagé.

L'Église a fait beaucoup de travail concernant la signification de la Révélation. Alors pourquoi réinventer la roue? Ah, c'est sûr que chacun doit écouter ce que la Bible doit lui dire selon son contexte personnel. Mais ces conseils spirituels ne doivent pas être discernés en contradiction avec la vérité qu'on sait déjà.

Durandal prétend que les apôtres prêchaient de façon orale (et donc sans Écriture), mais à la mort du dernier apôtre, l'Écriture serait la seule règle pour la doctrine.

C'est drôle, mais rien dans la Bible ne dit pas que l'enseignement oral soit interdit. Les citations de Paul concernant la suffisance de l'Écriture n'exclut pas la possibilité que l'enseignement oral continue.

Quelque chose qui est suffisante n'exclut pas. Donc, pour apprendre l'anglais, il est suffisant de prendre un cours. Ça fait l'affaire. Mais, si on part en voyage et on apprend sur le tas, c'est aussi acceptable. La suffisance d'un cours d'anglais n'exclut pas qu'il y ait d'autres moyens pour apprendre. Le cours est suffisant. Il n'est pas exhaustif.

Donc, quand les Pères d'Église parle de la nécessité de la Bible, c'est dans cette ligne de pensée. Ce n'est pas pour exclure les autres façons de discerner la doctrine. La preuve, c'est qu'aucune de leur citation exclut toute possibilité de discerner des doctrines extra-bibliques. Ils croyaient tous dans des doctrines "extra-bibliques."

Il n'y avait pas de chrétiens qui croyaient dans la Bible seule comme source de doctrine en Antiquité.

7 février 2012

Pourquoi je déteste le féminisme

Il y en a plusieurs, et une éditoriale de Dénise Bombardier me les rappelle.

Les féministes véhiculent des mensonges et de l'hystérie.

Elles s'imaginent que les hommes ont peur des femmes.

Prenons un peu de recul. Pensons au message féministe:

Les hommes ont plus de pouvoir que les femmes -- physique, économique, etc.

Les hommes sont capables de contrôler les femmes.

Les hommes peuvent faire ce qu'ils veulent avec les femmes.

Les hommes aiment les femmes, du moins sexuellement.

Mais les hommes ont peur des femmes.


Trouvez l'erreur.

Les hommes sont des gros cochons misogynes qui ont érigé le système de droits humains qui a permis aux femmes d'argumenter en faveur de leurs droits et de les obtenir.

Maudits opprimeurs!

Sans parler du mensonge que l'Église a pris des centaines d'années pour reconnaître que la femme avait un âme.

Une autre affirmation ahurissante:

La seule révolution réussie du XXe siècle, celle qui n'a pas fait de victimes, n'a pas construit de camps de la mort, n'a pas semé la terreur, n'a muselé personne, n'a violé aucune loi et n'a imposé aucune barbarie, c'est la révolution féministe.

Non, les pro-vie n'ont jamais été muselés DU TOUT dans les universités. Les masculinistes non plus. Les féministes n'ont pas pris contrôle des cours familiaux. Les féministes qui promouvaient l'avortement avant sa légalisation ne violaient aucune loi en performant des avortements elles-mêmes.

Les femmes sont pures comme la neige.

Non, mais il n'y a personne pour dénoncer ce brainwash?






6 février 2012

Mépris pour la démocratie

Normalement je trouve que Joseph Facal a du bon sens, à part de son côté souverainiste.

Son dernier billet crache sur les RIP-- les référendums d’initiative populaire . L'essence même de la démocratie.

Pourquoi?

Quand le destin d’un peuple se joue, on ne met pas le contrôle des opérations entre les mains de pétitionnaires qui auront souvent plus d’enthousiasme que de jugement.

Je trouve cette opinion extrêmement élitiste.

Pourquoi est-ce qu'on paie pour l'éducation universelle et obligatoire, si le citoyen moyen n'est pas assez intelligent et mature pour voter?

Si le citoyen moyen est trop niaiseux pour participer à un vote sur une mesure précise, pourquoi est-ce qu'on devrait y faire confiance pour élire des gens à sa place?

On devrait mettre la démocratie en berne et permettre juste les plus intelligents à avoir un mot à dire sur le bon fonctionnement de la société.

Les élites aimeratient tellement ça, parce que c'est eux-autres qui définiraient les "intelligents".

L'étatisme déresponsabilise les gens. Ils ne s'occupent pas de la politique parce qu'ils ne sont pas obligés de s'en occuper. Les politiciens et les fonctionnaires prennent les décisions à leur place. La volonté du citoyen moyen est ignorée.

Beaucoup de gens ne votent pas, pis ça faire leur affaire, et ça fait l'affaire des décideurs.

Si on avait des référendums sur une panoplie de sujets, le citoyen moyen se sentirait plus engagé. Son vote compterait pour de vrai. La population doit vivre avec les conséquences de ce vote. Normalement, ces référendums  portent sur de sujets qu'un nombre important de gens tiennent à coeur. C'est comme ça qu'on responsabilise le peuple-- en leur permettant de décider eux-mêmes et de leur laisser vivre avec les conséquencs de leur choix.

En fait, la vérité c'est que quand la population est appelée à se prononcer sur des sujets chauds, elle a tendance de voter de façon plus conservatrice, en moyenne. On ne change pas pour changer, ni sans la garantie que son choix ne mènera pas à de plus grands problèmes. Quand les électeurs sont incertains, ils ont tendance à voter contre le changement.

C'est pour ça les étatistes détestent les référendums. Chèque-moi le discours de Facal:

Faire sécession est une des décisions les plus engageantes qu’un peuple peut prendre. Il faut donc qu’il ait une grande confiance dans ses leaders et que ceux-ci la justifient en étant à la hauteur de la tâche. Un leadership branlant ne suscitera jamais, au sein du peuple, la confiance, la volonté et l’opiniâtreté nécessaires pour quitter un pays et en fonder un autre.

Un vrai chef se met à la tête de ses troupes, montre la voie, donne le ton, comme Jacques Parizeau en 1994. Il n’attend pas que d’autres fassent le boulot à sa place.

Ce maudit messianisme québécois! Le peuple ne doit le faire, c'est à une élite de prendre les choses en main et la faire à la place du peuple.

Je comprends pourquoi les souverainsites ont perdu deux référendums. Ils pensent que le changement social se fait à travers d'un leader.

Ce n'est pas ça du tout qui mène au changement.

Il faut que le peuple change. Le leader ne fait qu'appliquer la volonté de ce peuple.

La volonté de faire l'indépédance n'était pas assez forte en 1980 et en 1995. Les beaux discours d'un bon leader ne changera pas les calculs des gens. S'ils ne sont pas certains, ils votent NON.

Pis c'est correct. Est-ce que les souverainistes veulent vraiment faire l'indépendance sans l'enthousiasme de la population?

Peut-être que oui, mais disons ça ne serait pas très démocratique de leur part.

5 février 2012

Pourquoi est-ce qu'on n'offre pas les bébés handicapés en adoption?

Une de mes followers sur Twitter me pose la question suite à un lien j'ai publié concernant l'IMG.

1. La mère ne veut pas porter un enfant qu'elle ne gardera pas. À quoi bon de rester enceinte pour quelques mois de plus pour donner le fruit de son effort?

2. Mettre un enfant au monde pour l'offrir en adoption n'est pas chose facile. Comment faire face à la famille après l'accouchement? On va demander "il est où fiston?" C'est gênant, non?

3. Mettre un enfant au monde pour le donner à un autre signifie une sorte d'échec. Ça signifie qu'on n'était pas en mesure de le garder et de l'éléver. On craint ce que l'enfant va penser. On craint le sentiment de culpabilité et de perte.

4. On pense que c'est compatissant de tuer un enfant plutôt que de "laisser souffrir". Comme si avoir la Trisomie 21 garantissait une vie de misère.

Newsflash: on subit tous de la souffrance. Certains en ont pire que d'autres. La douleur n'est pas la pire des souffrances. De nos jours, on est capable de quasiment tout traiter. La pire souffrance, c'est le manque d'amour et l'absence d'un sens à la vie.

5. De plus, la compassion létale qu'on montre à l'enfant est un bon écran pour l'égoïsme inavoué des parents. Tant qu'on le justifie pour le bien de l'enfant, personne ne soupçonne les parents d'avoir des mauvaises intentions. Certains handicaps demandent un effort énorme. Par exemple, si les parents gardent l'enfant qui a la Trisomie 21, ils savent d'avance que leur enfant va probablement subir des opérations à l'hôpital, qu'il va nécessiter une éducation spéciale et que son parcous social sera un défi. Ça prend grand effort de plus pour y faire face. Pourquoi se compliquer la vie? Quand on fonde une famille, notre vision de l'avenir n'inclut pas les défis d'avoir un enfant autiste, ou un enfant à mobilité réduite. C'est platte d'avoir un enfant qui ne comble pas nos rêves.

6. C'est sûr que l'égoïsme joue dans la décision de certains parents, mais il faut aussi responsabiliser le corps médical. Pour les médecins et ceux qui ont affaire à cette question, l'avortement est routinier après un diagnostique positif.  Premièrement, par ignorance. Ils ne connaissent pas la vie des gens atteints de handicaps lourds. Souvent, tous ce qu'ils savent à propos de tels handicaps, c'est ce qu'ils lisent dans leur manuels, qui sont parfois dattés et ils sont déliberément secs, parce que c'est comme ça ça s'ecrit un texte médical. Deuxièmement, c'est plus sûr d'avorter un enfant et connaître le résultat (la mort), que d'attendre et dépenser beaucoup d'effort et de ressources pour un résultat incertain. Troisièmement, les cas de gens qui gardent leurs enfants sont tellement rares, qu'ils ont peu d'expérience avec le choix pour la vie. À peu près la totalité des foetus diagnostiqués avec la Trisomie 18 sont avortés. Comment veux-tu qu'un médecin suggère la vie quand lui-même il ne sait pas ce que ça va avoir l'air une fois que l'enfant est né? Alors, pour le médecin, la solution c'est clair après un test positif: on passe à l'avortement.

7. Même si les parents seraient prêts à donner l'enfant en adoption, ils croient qu'un enfant aussi lourdement handicapé ne sera jamais adoptable. Quand un couple fait une demande d'adoption pour un enfant, ce n'est pas pour un enfant dont l'espérance de vie est courte. Ils ont tellement dépensé de temps et d'argent pour finalement avoir un enfant, ils ne veulent pas le voir mourir dans un an ou deux (sans parler de la difficulté émotive d'accompagner cet enfant).

Je ne dis pas ça pour justifier l'avortement. Je veux seulement souligner la difficulté de la question.

On parle souvent de l'adoption comme solution de recours pour l'avortement. Bien que l'adoption offre une certaine alternative, elle ne sera jamais la solution ultime à la question d'avortement, parce qu'elle ne répond pas aux craintes et aux désirs qui justifient l'avortement. Quand on veut avorter, c'est parce qu'on ne veut pas porter l'enfant. Point. On ne veut pas mettre au monde un enfant qui ne sera pas le nôtre. On ne veut pas subir 9 mois de souffrance et de questionnements des gens et se faire dire qu'on est égöiste pour vouloir abandonner notre enfant (eh oui, ça se dit) pour enfin n'avoir rien à montrer après tout cet effort.

On suggère trop facilement le chemin de l'adoption. L'adoption répond au problème d'une situation où la femme ne peut absolument pas éléver un enfant. Elle ne répond pas au problème d'une femme qui ne veut  pas accoucher d'un bébé dans un proche avenir

4 février 2012

Les pro-vie qui abandonnent

On entend souvent dire qu'il ne vaut pas la peine de vouloir bannir l'avortement parce que ça n'arrivera jamais.

J'ai toujours trouvé ça paresseux comme croyance.

Parce qu'on n'a pas le droit de permettre cette tuerie.

Imaginez s'il s'agissait d'une autre catégorie d'êtres humains.

Le monde ne permettrez jamais qu'on décriminalise leur meurtre.

Mais comme il s'agit du foetus, d'une victime invisible, dont la mort est tellement convenable à des millions de "pauvres" femmes, alors, on le permet.

Si l'interdiction sur l'avortement est "irréaliste" politiquement, c'est la job des pro-vie de le rendre réaliste.

Si c'est irréaliste parce que la majorité des gens n'y croient pas, alors la job des pro-vie c'est de les convaincre.

Et ainsi de suite. Si un obstacle prévient la reconnaissance légale de l'enfant à naître, alors la job du pro-vie c'est de le faire reconnaître.

Ce n'est pas parce qu'il y a des obstacles qu'on baisse les bras. C'est tellement paresseux et lâche de prendre cette position. Ce n'est pas vrai qu'il n'y a rien à faire. Il s'agit seulement d'avoir la conviction et le courage de le faire.

Parce qu'on ne peut pas permettre qu'une catégorie d'êtres humains soit bafaouée dans leurs droits.

Le calivinisme: de l'histoire malhonnête

Un blogueur a décidé de répondre à mon billet concernant le calvinisme et l'histoire.

Et il y a choisit de repéter les mensonges véhiculés à l'endroit de l'Église catholique.

Vous allez souvent remarquer que les calvinistes raccontent souvent des faussetés au sujet de la foi catholique. Comme par exemple, on adore la Sainte Vierge, ou qu'on croit que le salut s'achète.

La raison derrière ça c'est que leurs connaissances sur la foi catholique proviennent TOUJOURS de sources hostiles.

S'ils prennent la peine d'étudier le catéchisme, ils l'interprètent toujours d'une manière contraire à l'Église.

S'il fallait qu'ils comprennent la vérité sur la foi catholique, leurs arguments perdraient de force.

Des calvinistes capables de citer la doctrine catholique, selon la compréhension catholique, ils sont extrêmement rares pour ne pas dire inexistants. J'en ai jamais rencontrés. Du premier au dernier, ils ont mal appris la foi catholique et ils répètent les mensonges qu'ils ont appris de leurs sources protestantes.

C'est comme le féminisme. Le calvinisme invente des hommes de pailles et fait de l'histoire révisionniste qui fait une thèse de deux ou trois petits faits tout en ignorant le contexte global.

Durandal a écrit:

il a toujours existé des chrétiens qui rejetaient les superstitions papales et qui adhéraient aux principes bibliques tels qu’actuellement défendus par le protestantisme (monothéisme trinitaire, diffusion de la Bible en langue vernaculaire, sacerdoce universel, salut par la foi, etc.)

Mais il n'en a jamais eu une succession directe de groupes chértiennes qui adhéraient au calvinisme du premier siècle jusqu'à notre époque.

En d'autres mots, les calvinistes n'existaient pas au premier siècle.

Bien sûr qu'il existait des hérétiques et des dissidents à chaque époque.

Mais ces hérétiques et ces dissidents n'avaient pas leur origine à l'époque apostolique. Et ils n'avaient pas de continuité collective.

Tu ne peux pas pointer d'un seul groupe de chrétiens en Antiquité qui étaient orthodoxes selon le modèle calviniste.

Pas un seul.

Les groupes qu'ils vont cités avaient toujours une croyance sérieusement contraire au calvinisme.

Prenons par exemple les cathares, que, selon la thèse de Chemin de Sang (Trail of Blood), étaient en fait des protestants.

Tu sais que tu es au bout du ridicule lorsqu'un secte que se dit chrétien s'allie avec les cathares.

Les cathares avaient comme croyance que les membres parfaits ne pouvaient pas avoir des relations sexuelles. Ils étaient complètement contre la chair.

Les calvinistes vont dire "Bah, oui, une différence de doctrine, ce n'est pas essentiel."

Ça se répète avec d'autres groupes: La arians (imagine!) Les bogomils, Les pauliciens, les gnostiques, et d'autres hérétiques.

Imagine, ils essaient de faire passer des Arians pour des Trinitaires!

Durandal a écrit:

Cet article fait notamment ressortir le fait indiscutable qu’Augustin d’Hippone (354-430) adhérait pleinement à la doctrine biblique/calviniste de la justification par la grâce, et que plusieurs autres Pères de l’Église défendirent les doctrines bibliques/protestantes du sola gratia et du sola scriptura.

Il n'y a pas un Père de l'Église qui défendait la notion que la Bible SEULE était source de foi.

Remarquez bien que les calvinistes font souvent ce jeu. Ils pointent à des exemples de Père d'Église qui se fiaient beaucoup sur la Bible (ce qui est catholique quand-même) mais ils ne montrent jamais un Père d'Église qui dit "Seulement la Bible doit être utilisée comme source de doctrine."

C'est simple: il y n'en existait pas.

C'est tellement vrai, que les calvinistes sont incapables de trouver un seul exemple d'un Père d'Église qui ne croyait pas à des doctrines non-bibliques.

Par exemple, il montre que St. Augustin croyait à la notion calviniste du salut par la grâce.

Mais St. Augustin priait la Sainte Vierge.

Il a écrit:

En contre-partie, il n’est pas nécessaire de se référer aux Pères de l’Église pour démontrer la véracité du protestantisme : la Bible suffit.

Non, la Bible ne suffit pas. Justement. La Bible contredit le Protestantisme à tout bout de champs.

Premièrement la Bible elle-même ne dit jamais que la Bible seule était la seule source de la foi. Ça c'est une invention de Luther, qui a faussement traduit la Bible pour la faire dire que la Bible seule était source de foi.

Deuxièmement, il aurait été impossible pour l'Évangile d'être la source de la foi avant qu'elle soit écrite. Si Jésus aurait voulu que l'Écriture seule soi la source de la foi, il aurait commander à ses apôtres de l'écrire. En fait, Jésus a dit aux apôtres de faire des disciples en prêchant la Parole. La Parole, ça peut se transmettre par la voix et l'Écriture. Mais ce qui est important, c'est que la Vérité habite l'esprit et le coeur; c'est pas le moyen de la transmission qui compte. Les calvinistes en font un fétiche.

Troisièmement, le canon de la bible a été déterminé par l'Église catholique. Les prétendus protestants de l'Époque n'avaient pas leur mot à dire. Même, certais sectes comme les gnoses ont acceptés des évangiles gnostiques come l'Évangile de Thomas.

Si les protestants ont un canon biblique, c'est grâce à l'Église catholique qui en a fait la détermination.

Quatrièmement, le Nouveau Testament est plein de citations qui sont catholiques, mais que les Protestants déforment. Par exemple, la plus connue c'est Mathieu 16, 18: Tu es Pierre, et sur cette Pierre je bâtirai mon Église. C'est la base de la papauté. Les protestants essaient de faire croire qu'en fait, la vraie pierre c'est Jésus. Jésus change le nom de Simon à Pierre, mais on est supposé croire que Jésus n'avait aucune idée de faire de Pierre une véritable pierre.

On peut en multiplier les exemples.

Durandal a écrit:

Cyrille de Jérusalem, patriarche de la cité du même nom, n’était nullement “romain” (au sens théologique et ecclésiologique), idem pour Basile de Césarée en Cappadoce (Anatolie) qui dépendait vraisemblablement du patriarcat oriental d’Antioche. Quant à Jean Chrysostome, il était patriarche de Constantinople, donc totalement indépendant de l’épiscope romain.

Les Églises de Jérusalem, Antioche, et Constantinople reconnaissait la suprématie de Rome, parce que c'est Rome qui mettait fin aux controverses.

Mais c'est drôle qu'il doit essayer de diminuer le caractère "catholique" de ces Pères d'Église. Même si on dit qu'ils étaient "Orthodoxes" (et non "Catholiques"), les Orthodoxes sont beaucoup plus proche au catholicisme que les calvinistes.

D'ailleurs, tous ces Pères croyaient des doctrines extra-bibliques.

Le contexte global, c'est que l'Église que Jésus a fondé c'est l'Église catholique. Les saints Père d'Église étaient des catholiques. L'Église catholique était l'Église de référence. Remarque, on ne trouve pas un seul calviniste de l'époque. Des catholiques, il y en avaient partout. Même les hérétiques comme Arian opérait dans le système catholique.

Le système calviniste n'existait pas et pour cause parce que Jésus n'a pas fondé le calvinisme.

D’ailleurs, Jean Chrysostome ne fut pas baptisé lorsqu’il était bébé même s’il est né dans une famille chrétienne, preuve que le milieu orthodoxe dont il est issu adhérait à la position protestante baptiste/mennonite plutôt que papale sur le baptême. (Source : Raymond Vaillancourt, « Le baptême des enfants », Revue Notre-Dame, No 4, avril 1981.)

Le baptême des enfants étaient admis par l'Église, mais les chrétiens attendaient d'être baptisés à l'époque par peur qu'ils pécheraiet et perdraient leur salut.

Preuve qu'ils le faisaient par motifs catholiques.

S’il y a un parti qui commet constamment des anachronismes dans ce débat, c’est bien le parti papal, qui essaie de légitimer ses velléités dominatrices en projettent des situations d’une époque donnée sur les époques antérieures où la situation réelle était fort dissemblable.

La papauté a existé depuis de le début et a toujours été reconnue. Le calvinisme rejette la papauté en totalité. Ce qui est drôle c'est qu'aucun chrétien n'a eu l'idée de rejetter la papauté en totalité avant le Moyen-Âge. Peut-être les orthodoxes ont essayé de sortir de son influence, mais ils n'ont jamais nié la primatie de Pierre, ce que les calvinistes font.

C'est simple: le calvinisme n'a pas de racines historiques. Il faut que ses partisans aillent chercher des appuis parmi les Pères d'Église qui oeuvraient à l'époque. Ils n'ont aucun auteur avant le Moyen-Âge. Il n'y a pas un seul écrivain en Antiquité qui épousait leur crédo. Le calvinisme n'est pas d'origine apostolique. Le calvinisme est une interprétation biblique facilement refutée, qui n'apparaît pas sur la scène avant le Haut Moyen-Âge. Et même là!

Aux deux premiers siècles de l’ère chrétienne, l’épiscope ou pasteur de la communauté chrétienne de Rome est un ministre de l’Évangile comme n’importe quel autre ministre de l’Église de Jésus-Christ. « En écrivant aux Corinthiens, Clément de Rome n’assumait pas plus d’autorité papale qu’Ignace d’Antioche écrivant aux diverses églises d’Asie mineure. » (Jules-Marcel Nicole, Précis d’histoire de l’Église, Nogent-sur-Marne, Éditions de l’Institut Biblique, 2005, p. 35 sur 295.)

Donc, on est supposé prendre un historien sur Parole.

Sauf que l'évidence montre que les Pères d'Église respectaient Rome comme la tête de l'Église, et non pas Antioche.

St. Irénée, écrivant au deuxième siècle, a émis une fameuses liste des papes montrant la succession apostolique des évêques. Pourquoi seulement des évêques de Rome? Parce qu'il aurait été trop difficile de tracer la succession de tous les évêques, mais comme le pouvoir des évêques dépendaient de Rome, et que Rome c'était la tête l'Église, alors il était plus facile de les citer est c'était considérer suffisant pour montrer que les évêques étaient les successeurs des apôtres.

Qu'est-ce que Le Pape Clément a dit concernant le clergé
:

Nos Apôtres aussi ont su qu'il y aurait des contestations au sujet de la dignité de l'épiscopat ; 2. c'est pourquoi, sachant très bien ce qui allait advenir, ils instituèrent les ministres que nous avons dit et posèrent ensuite la règle qu'à leur mort d'autres hommes éprouvés succéderaient à leurs fonctions.

3. Ceux qui ont ainsi reçu leur charge des Apôtres, ou, plus tard, d'autres personnages éminents, avec l'assentiment de toute l'Église, s ils ont servi le troupeau du Christ d'une façon irréprochable, en toute humilité, sans trouble ni mesquinerie, si tous ont rendu un bon témoignage depuis longtemps, nous pensons que ce serait contraire à la justice de les rejeter de leur ministère. 4. Et ce ne serait pas une petite faute de déposer de l'épiscopat des hommes qui présentent à Dieu les offrandes avec une piété irréprochable.

5. Heureux les presbytres qui ont déjà parcouru leur carrière ! Pour ceux-ci du moins, elle s'est déroulée jusqu'au bout et a rapporté son fruit. Ils n'auront plus à craindre qu'on vienne les chasser du poste qui leur a été assigné. 6. Car nous voyons que vous avez retiré à plus d'un bon presbytre un ministère qu'il exerçait d'une manière irréprochable et qui lui valait l'estime de tous.


Alors, l'Église est fidèle aux apôtres. On peut retracer la succession épiscopale aux apôtres.

Ils sont où les successeurs calvinistes? Par quel droit inventent-ils des ministères sans approbration d'un successeur de l'Apôtre?

Durandal a écrit:
Lorsque Victor Ier excommunia des églises d’Asie mineure en 195 car elles célébraient Pâque en même temps que les juifs, l’éminent apologète Irénée de Lyon intervint contre lui car ces églises ne font pas partie de la juridiction de Rome et surtout car le motif pour prononcer l’anathème était insuffisant.

St. Irénée n'était pas d'accord avec la décision, mais il ne remettait pas en question le pouvoir du Pape.

Au milieu du IIIe siècle, Cyprien de Carthage entra en conflit avec Étienne Ier de Rome quant à la validité du baptême des hérétiques : l’usage de Carthage était de rebaptiser les hérétiques qui entraient dans l’Église trinitaire tandis que l’usage de Rome était de considérer le baptême hérétique comme valide. Cyprien maintint l’usage carthaginois.

Et oui, et Rome a issu une correction là-dessus. Et alors?

En 325, le Concile de Nicée — où l’évêque de Rome était absent et dont la raison d’être était de réfuter l’arianisme — décida aussi que trois métropolites (évêques de mégapoles ayant acquis une autorité sur les évêques des petites cités de leur diocèse à la fin du IIIe siècle) auraient des compétences dépassant le cadre de leur diocèse : Antioche, Alexandrie et Rome. Cela faisait de cette triade d’évêques des sortes de “super-métropolites”, ou patriarches. Mais cette compétence extraordinaire était alors conçue comme une capacité d’intervention occasionnelle et exceptionnelle, pas un droit de direction continuelle.

Le pape a envoyé deux représentants au Concile. Mais ce qui importe, c'est que le Pape a ratifié les doctrines émises par le Concile.

En 343, le Concile de Sardique (Bulgarie) affirma qu’un évêque condamné par une décision ecclésiastique peut porter le jugement en appel à Rome. Bien que cela paraisse comme une manifestation de suprématisme romain, il faut comprendre que la plupart des conciles et des discussions christologiques de l’époque se déroulaient entre Grecs et avaient lieu en Orient. En vérité, l’évêché de Rome était marginal dans ces débats, et s’est ironiquement la raison pour laquelle les Orientaux eurent parfois recours à son arbitrage dans leurs controverses (ce qui ne signifie pas que ses avis furent toujours appliqués).

Wow, on va chercher loin pour nier la suprématie de Rome.

C'est vrai que les controverses théologiques se déroulaient largement dans l'Église de l'Orient parce que la majorité des chrétiens y vivaient. l'Église de l'Occident était relativement marginal.  À part d'Italie, l'Europe de l'Ouest était largement païenne.

Mais, ça n'avait pas de bons sens de se rendre à plusieurs centaines de kilomètres de sa ville pour se faire juger par un pair s'il n'avait pas d'autorité. Si on faisait appel à Rome, c'est parce que Rome avait de l'autorité. C'était la Cours Suprême de l'Église.

En 378, l’Empereur d’Occident Gratien enjoignit les autorités civiles d’envoyer à Rome les évêques contestant une décision synodale de leur province. Or cela est plus un cas typique de centralisation politique et d’ingérence étatique dans les affaires ecclésiastiques qu’une reconnaissance de l’Église universelle.

Et en quoi l'ingérence politique nie la suprématie de Rome? Si l'Empereur les envoyaient à Rome, c'est parce que Rome était le premier des sièges.

En 380, l’Empereur d’Orient Théodose Ier déclara vouloir rallier tout l’Empire à « la foi des évêques de Rome et d’Alexandrie », preuve que Rome ne faisait pas figure d’unique référence à cette époque mouvementée.

Mais ça ne nie pas la suprématie de Rome. On peut être une référence sans être suprême. Mais Rome était suprême. De toute façon, l'opinion d'un empereur ne compte pas tellement sur une question théologique.

En 381, le Concile de Constantinople étendit la dignité patriarcale aux métropolites de Constantinople et Jérusalem. Le 3e acte du Concile de Constantinople instaura une hiérarchie de “primauté d’honneur” accordant la première place au patriarcat de Rome et la deuxième place à Constantinople. Dans ce dispositif de cinq patriarcats, Rome suivie de Constantinople avaient une importance symbolique mais aucun patriarcat ne pouvait prétendre avoir un pouvoir absolu — théorique ou effectif — sur l’ensemble de la Chrétienté, mais seulement une attraction régionale. Il faut attendre l’épiscopat de Sirice (384-399) pour que l’évêque de Rome prenne l’habitude de communiquer ses opinions aux autres évêques sous forme de décrétales.

La primauté d'honneur était uniquement accordée à Constantinople. L'évêque de Constantinople aura la primauté d'honneur après l'évêque de Rome, parce que sa ville c'est la Nouvelle Rome. On n'accord pas une primauté d'honneur à Rome.

Mais qui a l'autorité d'accorder une primauté d'honneur? Constantinople, c'est la nouvelle Rome qui dépend de l'ancien Rome.

En 451, le 28e acte du Concile de Chalcédoine, présidé par le patriarche Cyrille d’Alexandrie, accorda une “préséance” égale à l’ancienne et à la nouvelle Rome (c-à-d Constantinople). Dans un geste schismatique, l’évêque de Rome Léon Ier rejeta ce 28e acte du Concile de Chalcédoine. Nous pouvons considérer Léon Ier comme le premier pape.

Un geste schismatique qui n'a pas causé de schisme. Imagine ça.

Lorsque les Pères de Concile ont lu l'épître de Léon concernant la nature du Christ, ont dit "Pierre a parlé à travers Léon."

La suprématie du Pape était universellement reconnu.

Soulignons que pendant tout ce temps, les écrivains de l’Église africaine (Tertullien, Lactance), de l’Église grecque (Eusèbe de Césarée, Athanase d’Alexandrie, Grégoire de Nazianze, Grégoire de Nysse) et de l’Église occidentale (Ambroise de Milan, Hilaire de Poitiers) n’ont jamais attribués un droit de suprématie à l’évêché de Rome.

Sauf que oui, ils ont reconnu la suprématie de Rome.

St. Irénée a dit que toutes les églises doit être d'accord avec elle.

St. Cyprien a écrit qu'on doit être en communion avec Rome. "Si quelqu'un ne maintient pas l'unité de Pierre, peut-il imaginer qu'il retient encore la foi?"

Remarque bien qu'en essayant de démolir la foi catholique, le calviniste ne bâtit l'histoire de son Église.

Il y en a pas d'histoire.

Il doit essayer de défaire l'Église catholique et de faire du révisionisme historique pour faire passer son message.

Si on prend les écrits des Pères d'Église dans leurs sens évident, dans leur context global, on voit bien que l'Église de Rome était l'Église suprême, la Cours Suprême des Églises.

Il faut essayer de vraiment déformer des les écrits des Pères pour croire autrement.

Je voudrais bien m'attaquer aux autres mensonges de l'histoire contenue dans ce billet, mais il est tard. Mais j'ai confiance que j'aurais la chance d'y revenir.














2 février 2012

Quand on ne reconnaît plus le droit à la vie

Claude Roy pense que les fameuses parole du Sénateur Boisvenu ne sont pas aussi folles que ça:
Si collectivement vous acceptez de payer des prisons dorées à tous ces criminels, libres à vous, pour ma part, ils n’ont aucun droit. Ils avaient une vie de liberté totale, ils ont réduit à néant la vie des autres, brisés des rêves, ils ont poussé eux-mêmes des gens vers le suicide, maintenant qu’ils sont derrière les barreaux, nous devons les chérir et en prendre soin, ou est la logique? Ce sont des criminels qui ont perdu leurs droits, leur privilège leur liberté de penser ou d’agir.

Le problème avec le fait d'être pro-vie, c'est qu'on défend les gens qui ne sont pas populaires. S'ils seraient populaires, il ne serait pas nécessaire de les défendre.

Lorsqu'on ne reconnaît plus la valeur intrinsèque de la personne humaine, même la personne qui a commis des crimes horribles, on n'a plus de mesures, plus de bornes.

Le blogueur dit qu'un tueur en série perd tous ces droits.

Mais ce n'est pas vrai, et ça ne peut pas être vrai parce que ça rend les droits dépendants sur la bonne conduite de l'individu.

Voyez-vous où ça peut mener?

Imaginez un monde où, si vous n'agissez pas politically correct, vous perdez vos droits. Jusqu'au point que vous devriez subir la peine capitale pour vos "transgressions". Bien sûr, c'est politically correct de s'opposer à la peine de mort, mais cette opposition peut se facilement transformer si on adopte la position que les droits-- incluants le droit à la vie-- est méritée et peut se perdre.

Déjà on voit les catholiques perdent leur droit à la liberté religieuse pour leur opposition à l'homosexualité. Ce n'est pas très farfelu d'imaginer les gens être dépourvus de leurs droits par cause de mauvaises idées politiques ou religieuses.

L'avortement, l'euthanasie sont deux sujets qui sont les manifestations les plus tragiques de la volonté de ne pas reconnaître le droit à la vie.

On a toujours dit que l'euthanasie mene à l'obligation de mourir. En voilà un exemple.

Récit d'un exorcisme pratiqué par le Pape Bénoît XVI

Une récit du Père Amorth, l'exorciste le plus connu au monde.

«C'est mercredi, jour de l'audience générale. Les fidèles sont venus de partout dans le monde. Du fond de la place arrive un groupe de quatre personnes. Deux femmes et deux jeunes hommes. Les femmes sont deux de mes assistantes. Elles m'aident au cours des exorcismes, prient pour moi et pour les possédés, et les assistent autant que possible, dans leur long et difficile chemin de libération. Les deux jeunes hommes sont deux possédés. Personne ne le sait. Les seuls à le savoir, ce sont eux et les deux femmes qui les «escortent». Quand sonnent 10 heures, de l'arc des cloches, le portail à côté de la basilique du Vatican, arrive une jeep blanche. Dedans, trois hommes. Un chauffeur, le Pape debout et, assis à ses côtés, son secrétaire privé, Mgr Georg Gänswein. Les deux femmes se tournent vers Giovanni et Marco. Instinctivement, elles les soutiennent par les bras. Tous deux, en effet, commencent à avoir des comportements étranges. Giovanni tremble, et claque des dents. Les deux femmes comprennent que quelqu'un est en train d'agir dans le corps de Giovanni et de Marco. Quelqu'un qui, au fur et à mesure que les minutes passent, se montre de plus en plus agité.
...
Le pape descend de la jeep et salue les personnes placées dans les premières rangées. Giovanni et Marco, ensemble, commencent à hurler. Ils s'allongent sur le sol en hurlant. Ils hurlent.

"Sainteté, sainteté, nous sommes là!" crie au pape l'une des deux femmes qui tente d'attirer son attention. Benoît XVI se tourne, mais ne s'approche pas. Il voit les deux femmes et il voit les deux jeunes hommes par terre criant, tremblant, bavant, hors d'eux. Il voit le regard de haine des deux hommes. Un regard dirigé vers lui. Le pape ne perd pas son calme. Il regarde de loin. Il lève un bras et les bénit tous les quatre. Pour les deux possédés, c'est un choc furieux. Un coup de fouet asséné sur tout le corps. Tant et si bien qu'ils retombent 3 mètres plus loin, claqués au sol. A présent, ils ne crient plus. Mais ils pleurent, pleurent, pleurent. Ils pleurent durant l'audience entière. Puis, quand le Pape s'en va, ils rentrent en eux-mêmes. Ils retournent en eux-mêmes. Et ne se souviennent de rien.
* * *

H/T: Chrétienté Info

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Mise à jour 13h36

Le Vatican nie que cet exorcisme a eu lieu.

Je comprends maintenant. Il ne s'agit pas d'un exorcisme majeur tel qu'on la comprend théologiquement. Un exorcisme est un rite qui a lieu pour un bout de temps...on ne le fait pas en passant. Cependant, ce n'est pas impossible que le pape a béni deux jeunes et que cette expulsion ait expulsée deux esprits mauvais.

1 février 2012

Belgique : les élus baissent leur salaire

Les élus belges ne gagnent que 5500 Euros par annéé???

Comment qu'ils vivent de ce salaire???

Mais je suis heureuse d'apprendre qu'ils font leur part, même avec leurs maigres salaires.