14 février 2015

La fin de la chaîne Sun News: elle n'a pas livré la marchandise

On cite beaucoup de raisons pour expliquer la fin de Sun News.

Selon moi, la raison est simple.

Une chaîne de nouvelles devrait présenter des nouvelles.

Je suis une partisane de la droite, mais je n'écoutais pas souvent Sun News. Pas parce que je ne l'appuyais pas. Je n'écoute pas la télé très souvent. Mais quand j'allume ma télé, c'est pour connaître ce qui se passe dans le monde. Et quand je regardais Sun News, plus souvent que non, je tombais sur un monologue ou une entrevue. Parfois les entrevues étaient intéressantes, surtout parce qu'il s'agissait de sujets tabous comme l'islam radical.

Cependant, on finissait par recevoir plus d'opinions que de faits.

Compare avec CTV et LCN. Le gros de leur programmation, c'est des manchettes et des courts rapportages. C'est sûr qu'après 10-20 minutes de LCN, on sait tout ce qu'on veut savoir, et on passe à d'autres choses, mais au moins on a pris la peine de regarder. Quand on obtient ce qu'on veut il y a des bonnes chances qu'on revienne le lendemain. Mais Sun News n'a jamais su correspondre à cette formule.

L'actualité est la raison d'être d'une chaîne de nouvelles. Et si une chaîne ne se dévoue pas aux manchettes, elle ne gagnera pas la masse des gens.

Sun News penssait qu'il fallait présenter son point de vue de façon explicite par le biais de monologues et d'entrevues. Mais en fait, les autres chaînes réussissent à faire passer leur ligne éditoriale par des moyens implicites: par les faits qu'elles choissisent de présenter, les questions qu'elles posent, la terminologie qu'elles choisissent.

De plus, Sun News présentait souvent des nouvelles et des faits que je connaissais d'avance parce que je suis déjà de droite, ou je l'ai su sur internet. Je crois qu'une chaîne de nouvelles à droite peut réussir au Canada anglais, si elle se consacre à l'actualité. Le nombre d'émissions d'opinions doivent être limité à une ou deux. Je ne sais pas s'il y aura à l'avenir un autre entrepreneur avec le courage de lancer une autre chaîne de nouvelles à droite. Déjà ce n'est pas facile de commencer une chaîne de télé. Mais je pense que s'il le fait en tenant compte des leçons de Sun News, il pourrait mieux réussir.

11 février 2015

Un gynécologue ontarien rayé pour des avortement ratés

Un gynécologue ontarien, Michel Provost, originaire d'Almonte dans la Vallée de l'Outaouais, a été contraint de démissionner après avoir admis à des mauvais dosages de drogues abortives.

Une enquête du collège des médecins de l'Ontario a conclu que l'avorteur avait été négligeant dans le traitement de 28 patients.

Dans deux cas, des enfants sont nés avec des anomalies.

Il a promis de ne plus pratiquer la médecine dans aucune juridiction quelconque.


10 février 2015

Le suicide assisté: la question qui tue

Depuis que la Cour suprême a légalisé le suicide assisté, j'a lu beaucoup de chroniques sur ce sujet, mais je n'ai pas vu un seul chroniqueur saisit le véritable enjeu.

Plusieurs objection ont été soulevées: la pente savonneuse comme, le fait de donner au système de santé le droit de tuer, la menace pour les handicappé et les aux gens vulnérables.
Ce sont des préoccupations valables, mais ne vont pas au coeur de la question.

En fait, personne ne semble se demander si c'est valable de mettre fin à la vie d'une personne-- c'est à dire, la détruire-- uniquement parce qu'elle le demande,

On a l'air de prendre pour acquis que le consentement personnel justifie tout ce qu'on reclame concernant son propre corps, dans la mesure qu'on ne fait pas de tort à autrui.

Il semble que la société valorise plus l'autonomie de la personne plus que la personne elle-même.

Il ne faut pas faire semblant qu'il s'agit d'un débat sur le fait de mettre fin à la souffrance. Tout le monde est d'accord cet objectif. En discutant le suicide assisté, on oublie vite qu'on peut mettre fin à la souffrance sans tuer en les endormant pour qu'ils puissent s'échapper à la douleur.

Ce que les supporteurs du suicide assisté veulent par dessus tout c'est de mettre en pratique le slogan mon corps, mon choix, de pouvoir mettre fin à la souffrance, selon leurs termes, même si ces termes sont dégradants pour la personne humaine.

Je vois arriver la réplique: Mais, ne pas respecter la volonté de la personne remonte à ne pas la respecter.

Est-ce vrai? Si quelqu'un vous demande de lui faire violence, est-ce qu'on est obligé de respecter cette demande?  Bien sûr que non. On ne doit pas faire mal aux autres même si c'est fait avec permission.

Pourquoi? Parce que le respect ne se résume pas par le slogan mon corps, mon choix. Le respect, c'est de reconnaître en la personne humaine une valeur inhérente, même si le souffrant ne la reconnaît pas. La subjectivité du malade, sa souffrance, ne change pas la valeur objective et absolue de la vie humaine, et donc la personne humaine.

Et voilà pourquoi on doit s'opposer au suicide assisté. Je crains qu'en mentionnant toutes les autres bonnes objections on n'aurait pas le vrai débat concernant la nature du respect de la personne.

17 novembre 2014

À quand la manif POUR les coupures à Radio-Canada?

Une des raisons pour laquelle la gauche réussit dans leur projet politique,  c'est que les contribuables ne manifestent jamais contre les dépenses inutiles, et parce qu'ils ne manifestent jamis pour appuyer une fiscalité logique.

Si vous n'êtes pas prêts à descendre dans la rue pour vos convictions, demandez-vous pas pourquoi le gouvernement recule toujours devant la pression gauchiste.

On doit aussi faire passer le message aux gauchistes qu'il est inacceptable de dépendre sur notre  argent pour des dépenses non-essentielles pour financer leur agenda politique.

Sans les manifs, on ne serait jamais pris au sérieux.

11 novembre 2014

Pourquoi les campagnes de déstigmatisation contre l'IVG ne fonctionnent pas


Ces campagnes se basent sur un principe:

Si seulement les gens apprennent à connaître des femmes qui ont subi des avortements, leur opposition va se dissipper. Si ils conçoivent que c'est leur mère, leur soeur, leur  fille qui s'est fait avorté, l'amour pour leurs proches va changer leurs valeurs. 

Le problème c'est que ces campagnes ne s'attaquent pas à la véritable source de stigmatisation.

C'est vrai que l'avortement se vit dans des circonstances stigmatisantes: pauvreté, violence, rencontre éphémère, problème de couple, maladie, etc.

Mais ce n'est pas ça qui stigmatise l'avortement.

C'est le fait que ça tue un être humain.

C'est comme si ces campagnes essaient de noyer ce fait, de l'ignorer, de le mettre au côté.

C'est toujours comme ça que les activistes pro-ivg fonctionnent: elles mettent l'accent sur la femme et ignorent l'enfant.

Mais l'enfant tué reste le non-dit dans cette affaire. On peut supprimer l'expression publique sur la nature de l'avortement, mais le non-dit demeure l'éléphant dans la campagne.

Les activistes pro-ivg ne peuvent pas confronter la véritable source de la stigmatisation. Le moment que les activistses mettent le moindre importance sur l'enfant à naître, déjà c'est stigmatisant, parce qu'on admette que l'avortement supprime un foetus.  Les pro-ivg veulent faire comme si ce n'était qu'un rien.

Mais ce n'est pas rien. Si les pro-ivg le traitent comme un rien, elles vont se heurter contre la masse des gens qui valorisent en quelque sorte l'enfant à naître.

C'est justement pourquoi ces campagnes ne réussiront jamais.


5 octobre 2014

VIDÉO: Foetus avorté montre des signes de vie -- À VOIR!

Je ne suis pas certaine si c'est un avortement spontané ou induit, mais c'est impressionnant de toute façon.



2 octobre 2014

Ottawa: La Colline parlementaire en bleu et rose

Le groupe We Need a Law a planté 100 000 drapeaux bleus et roses pour représenter les 100 000 avortements qui ont lieu au Canada à chaque année.





La vue d'en haut:



Tom Mulcair qui passe devant. Je n'ai pas su s'il y a fait un commentaire:




14 août 2014

Ce que je retiens de l'Abbé Gravel

Je publie ce message suite à un billet sur le blogue du site de l'Archdiocèse de Québec.

J'ai l'impression qu'il ne sera pas publié:

Ce que je  retiens de lui c'est son opposition à la doctrine catholique, et surtout son opposition aux droits du foetus.

Courageux? En quoi le courage est une bonne chose, lorsqu'on combat le bien. Il était *contre* la protection des enfants à naître. Je me rappelle, lorsque j'étais enceinte avec ma troisième, il a voté contre le bill qui reconnaîtrait le foetus comme victime du crime. Il a voté contre! Lui qui est supposé être pour les plus faibles! Ce grand "défenseur" de la justice sociale. Il est assez lucide pour reconnaître que l'avortement est un péché, mais pas assez lucide pour reconnaître que le foetus en tant qu'être humain a des droits? Quelle sorte de "justice sociale" que c'est ça?

Son excuse était encore plus pathétique. C'est parce qu'il ne voulait pas "criminaliser" ou condamner les femmes. Comme si les droits dépendaient sur les personnes qui les défendent. *Même* si c'était vrai, il aurait pu défendre les droits du foetus à sa manière. Mais il a refusé.

Et tout ça en retroussant le nez aux doctrines catholiques, et l'Église québécoise l'a embrassé parce qu'il attirait de l'attention médiatique, et tout le monde l'aimait, Je n'ai jamais vu aucun personnage catholique le dénoncer. Aucun. Il s'opposait aux doctrines catholiques les plus fondamentales (même la résurrection litérale de Jésus! eh c'est fort!) 

Mais tout ça c'est pas important. L'important c'est que c'était un prêtre ben gentil que tout le monde aimait.

7 août 2014

L'avortement illégal plus "sécuritaire" selon une étude

L'étude a été publié par l'Institut national d'études démographiques en France.
Un résumé plus complet se trouve ici. Le voici:
La fréquence des avortements volontaires a baissé dans le monde au cours des années 1990, passant de 35 avortements pour 1 000 femmes en âge de procréer (ayant entre 15 et 44 ans) en 1995 à 29 ‰ en 2003. Mais elle s'est stabilisée dans les années 2000 (28 ‰ en 2008), parce que la diffusion de la contraception a marqué le pas dans les pays en développement. La proportion d'avortements non sécurisés, c'est-à-dire, selon l'OMS, « pratiqués par des personnes non qualifiées ou dans un environnement non conforme aux normes médicales minimales, ou les deux », n'a pas baissé et représente encore près de la moitiédes avortements volontaires (49 % en 2008). De façon paradoxale, la mortalité liée à l'avortement a diminué de manière continue depuis deux décennies, passant de 60 décès maternels pour 100 000 naissances vivantes en 1990 à 40 décès en 2008. La baisse a été particulièrement marquée en Amérique latine alors que l'avortement y reste pourtant fermement condamné. Cette évolution est liée en partie à la diffusion de l'avortement médicamenteux dans des pays où il reste illégal. Aujourd'hui, illégalité ne rime plus systématiquement avec insécurité.

D'après moi, les méthodes de calculs sont douteuses. Comment savoir le véritable taux d'avortement en absence de statistiques fiables?

Cependant, je suis d'accord que la pratique d'avortement est très répandue.

Je crois que les pilules abortives ont largement contribué à ce phénomène. On voit de moins en moins de chirurgies.

Un facteur qu'on ignore souvent en discutant la mortalité et l'avortement est la qualité du système de soins de santé. On compare des taux d'avortement de pays africains contre ceux de l'Occident. C'est normal qu'on meurt moins en Occident, on a un système de santé en place pour soigner les complications. De plus, les femmes sont plus éduquées dans les pays développés, donc, elles connaissent mieux leur corps et des principes de santé, donc elles posent moins de gestes dangereux.


 

3 août 2014

Un homme proféministe propose un guide de "désempowerment" des hommes proféministes

Intéressant:

• Nous ne sommes pas essentiels et nous sommes parfois même indésirables : il est possible qu’en certaines occasions ou même plusieurs, des féministes ne nous veulent ni à leurs côtés, ni avec elles, et qu’elles aient envie d’être entre elles (non-mixité). Si elles nous excluent, elles ont certainement des bonnes raisons.
Oui mais... pourquoi le reste de la société ne peut pas profiter de ce concept? La non-mixité des sports, par exemple.
• Assumer qu’en tant qu’homme dans le patriarcat, nous avons du pouvoir et des privilèges face aux femmes et que des féministes peuvent nous critiquer : il faut admettre que nous avons déjà commis, en tant qu’homme, des injustices envers des femmes, nous en commettons présentement et nous en commettrons dans le futur. Nous avons profité du travail gratuit de notre mère, nous n’avons pas respecté le principe du consentement lors de relations sexuelles avec d’anciennes copines, nous avons manœuvré pour qu’une ancienne amante enceinte choisisse l’avortement parce que nous ne voulions pas assumer la paternité, nous ne prenons pas nos responsabilités face aux tâches domestiques et parentales, nous jouissons de privilèges et d’avantages sur le marché de l’emploi, etc.
C'est très vrai qu'il y a de des hommes qui ne prennent pas leurs responsibilités. Mais est-ce que les hommes doivent s'engager dans cet exercice d'autoculpabilisation et haine de soi? 

 Mais je vais poser la question qui tue: En quoi c'est injuste que les hommes ont des avantages que les femmes n'ont pas sur le marché du travail? 

 Prenons, par exemple, la force physique. 

En quoi les femmes ont droit à une force physique égale aux hommes? 

Ce n'est pas un droit. 

Les emplois qui la nécessitent ne sont pas un droit. Soit on mérite la job, soit on ne la mérite pas. 

La "lutte au patriarcat" je perçois ça comme une lutte contre les avantages des hommes, des avantages auxquels les femmes n'ont pas le droit. Dans le font, ce n'est pas une lutte contre l'injustice. C'est une lutte contre l'inégalité des résultats. Mais l'inégalité des résultats n'est pas une injustice.