14 août 2014

Ce que je retiens de l'Abbé Gravel

Je publie ce message suite à un billet sur le blogue du site de l'Archdiocèse de Québec.

J'ai l'impression qu'il ne sera pas publié:

Ce que je  retiens de lui c'est son opposition à la doctrine catholique, et surtout son opposition aux droits du foetus.

Courageux? En quoi le courage est une bonne chose, lorsqu'on combat le bien. Il était *contre* la protection des enfants à naître. Je me rappelle, lorsque j'étais enceinte avec ma troisième, il a voté contre le bill qui reconnaîtrait le foetus comme victime du crime. Il a voté contre! Lui qui est supposé être pour les plus faibles! Ce grand "défenseur" de la justice sociale. Il est assez lucide pour reconnaître que l'avortement est un péché, mais pas assez lucide pour reconnaître que le foetus en tant qu'être humain a des droits? Quelle sorte de "justice sociale" que c'est ça?

Son excuse était encore plus pathétique. C'est parce qu'il ne voulait pas "criminaliser" ou condamner les femmes. Comme si les droits dépendaient sur les personnes qui les défendent. *Même* si c'était vrai, il aurait pu défendre les droits du foetus à sa manière. Mais il a refusé.

Et tout ça en retroussant le nez aux doctrines catholiques, et l'Église québécoise l'a embrassé parce qu'il attirait de l'attention médiatique, et tout le monde l'aimait, Je n'ai jamais vu aucun personnage catholique le dénoncer. Aucun. Il s'opposait aux doctrines catholiques les plus fondamentales (même la résurrection litérale de Jésus! eh c'est fort!) 

Mais tout ça c'est pas important. L'important c'est que c'était un prêtre ben gentil que tout le monde aimait.

7 août 2014

L'avortement illégal plus "sécuritaire" selon une étude

L'étude a été publié par l'Institut national d'études démographiques en France.
Un résumé plus complet se trouve ici. Le voici:
La fréquence des avortements volontaires a baissé dans le monde au cours des années 1990, passant de 35 avortements pour 1 000 femmes en âge de procréer (ayant entre 15 et 44 ans) en 1995 à 29 ‰ en 2003. Mais elle s'est stabilisée dans les années 2000 (28 ‰ en 2008), parce que la diffusion de la contraception a marqué le pas dans les pays en développement. La proportion d'avortements non sécurisés, c'est-à-dire, selon l'OMS, « pratiqués par des personnes non qualifiées ou dans un environnement non conforme aux normes médicales minimales, ou les deux », n'a pas baissé et représente encore près de la moitiédes avortements volontaires (49 % en 2008). De façon paradoxale, la mortalité liée à l'avortement a diminué de manière continue depuis deux décennies, passant de 60 décès maternels pour 100 000 naissances vivantes en 1990 à 40 décès en 2008. La baisse a été particulièrement marquée en Amérique latine alors que l'avortement y reste pourtant fermement condamné. Cette évolution est liée en partie à la diffusion de l'avortement médicamenteux dans des pays où il reste illégal. Aujourd'hui, illégalité ne rime plus systématiquement avec insécurité.

D'après moi, les méthodes de calculs sont douteuses. Comment savoir le véritable taux d'avortement en absence de statistiques fiables?

Cependant, je suis d'accord que la pratique d'avortement est très répandue.

Je crois que les pilules abortives ont largement contribué à ce phénomène. On voit de moins en moins de chirurgies.

Un facteur qu'on ignore souvent en discutant la mortalité et l'avortement est la qualité du système de soins de santé. On compare des taux d'avortement de pays africains contre ceux de l'Occident. C'est normal qu'on meurt moins en Occident, on a un système de santé en place pour soigner les complications. De plus, les femmes sont plus éduquées dans les pays développés, donc, elles connaissent mieux leur corps et des principes de santé, donc elles posent moins de gestes dangereux.


 

3 août 2014

Un homme proféministe propose un guide de "désempowerment" des hommes proféministes

Intéressant:

• Nous ne sommes pas essentiels et nous sommes parfois même indésirables : il est possible qu’en certaines occasions ou même plusieurs, des féministes ne nous veulent ni à leurs côtés, ni avec elles, et qu’elles aient envie d’être entre elles (non-mixité). Si elles nous excluent, elles ont certainement des bonnes raisons.
Oui mais... pourquoi le reste de la société ne peut pas profiter de ce concept? La non-mixité des sports, par exemple.
• Assumer qu’en tant qu’homme dans le patriarcat, nous avons du pouvoir et des privilèges face aux femmes et que des féministes peuvent nous critiquer : il faut admettre que nous avons déjà commis, en tant qu’homme, des injustices envers des femmes, nous en commettons présentement et nous en commettrons dans le futur. Nous avons profité du travail gratuit de notre mère, nous n’avons pas respecté le principe du consentement lors de relations sexuelles avec d’anciennes copines, nous avons manœuvré pour qu’une ancienne amante enceinte choisisse l’avortement parce que nous ne voulions pas assumer la paternité, nous ne prenons pas nos responsabilités face aux tâches domestiques et parentales, nous jouissons de privilèges et d’avantages sur le marché de l’emploi, etc.
C'est très vrai qu'il y a de des hommes qui ne prennent pas leurs responsibilités. Mais est-ce que les hommes doivent s'engager dans cet exercice d'autoculpabilisation et haine de soi? 

 Mais je vais poser la question qui tue: En quoi c'est injuste que les hommes ont des avantages que les femmes n'ont pas sur le marché du travail? 

 Prenons, par exemple, la force physique. 

En quoi les femmes ont droit à une force physique égale aux hommes? 

Ce n'est pas un droit. 

Les emplois qui la nécessitent ne sont pas un droit. Soit on mérite la job, soit on ne la mérite pas. 

La "lutte au patriarcat" je perçois ça comme une lutte contre les avantages des hommes, des avantages auxquels les femmes n'ont pas le droit. Dans le font, ce n'est pas une lutte contre l'injustice. C'est une lutte contre l'inégalité des résultats. Mais l'inégalité des résultats n'est pas une injustice.

2 juin 2014

Quelle Église pour Notre Siècle?

J'écris en réaction à ce billet. Je ne fais pas part de la controverse initiale. Mais je me réjouis qu'on se parle dans le blogosphère. L'apathie de l'Église québécoise/canadienne est désolante.  Des fois, l'apathie est pire que l'erreur.

On pose la question: est-ce qu'on doit opposer progressisme et traditionalisme?

D'après moi, ce sont deux côtés de la même médaille.

23 mai 2014

Justin Trudeau ne voterait pas contre le féticide féminin



La journaliste Marissa Semkiw a questionné le leader du Parti libéral du Canada au sujet du féticide féminin, suite à sa déclaration que les candidats libéraux doivent appuyer le droit à l'avortement.

Voici une traduction de l'échange:

MARISSA SEMKIW: Une femme se présente. Elle dit qu'elle est enceinte d'une fille et elle veut terminer la vie de l'enfant parce que c'est une fille. Qu'est-ce que vous lui dites?

JUSTIN TRUDEAU: Ma position est a été très claire. Le Parti libéral du Canada est le parti qui défend pour les droits des gens. Et le Parti libéral sera toujours le parti de la Charte. Donc, nous continuons de défendre les droits de gens, et ne pas légiférer contre.

MARISSA SEMKIW: Donc, pour être clair, vous ne la découragerez pas d'avoir recours à un avortement parce que c'est une fille?

JUSTIN TRUDEAU: Mon rôle en tant que leader du Parti libéral est d'assurer que la législation canadienne respecte les droits des gens et c'est ce que je vais continuer de faire.

MARISSA SEMKIW: Hier vous avez dit que vous étiez satisfait du statu quo sur l'avortement. Mais, d'après le statu quo, c'est entièrement correct d'avorter un enfant parce que c'est une fille. Vous ne sentez aucun malaise avec ça?

JUSTIN TRUDEAU: Je laisserais ces discussions comme ça à la femme et aux professionnels de la santé qu'elle rencontre. Je ne pense pas que le gouvernement devrait s'engager à légiférer contre les droits des gens. Et c'est pour ça que le Parti libéral est inébranable face à cette question.

----

Donc, si je comprends bien, pour Justin Trudeau, le foeticide féminin, c'est, à toute fin pratique, un droit, et même si ça produit un désquilibre démographique, bin just too bad, c'est plus important que les femmes aient le droit de supprimer le genre féminin.

Il ne voit aucune contradiction dans cette prise de position et il se dise catholique.

14 mai 2014

Royaume-Uni: Une jeune de 13 ans obtient la permission d'avorter à 30 semaines


Me semble que la fille aurait pu permettre l'enfant d'être né prématurément pour qu'il soit adopté. Ça aurait

été un moindre mal. Il faut que l'enfant soit expulsé pour l'avortement, pourquoi ne pas le laisser vivre?

Je n'ai aucun doute que des choses semblabes ont lieu au Canada. On n'a pas de loi sur l'avortement. 

Les féministes, elles, se foutent entièrement de la vie et la souffrance du bébé. Tellement progressiste! Je ne dis pas qu'on ne devrait occuper de la fille, mais que la fille fasse tuer l'enfant ou non, il va falloir qu'elle l'expulse de toute façon, elle aurait pu le laisser vivre.

On sait que la député Niki Ashton a déposé une motion pour défendre le droit à l'avortement. Question: serait-elle favorable à ce genre d'ivg? Ça serait le fun si un journaliste lui poserait la question. 

9 mai 2014

Cardinal Lacroix montre son sens de l'humour face aux FEMEN

Lorsqu'on lui a demandé sa réaction face à l'incident des FEMEN, le Cardinal Lacroix a répondu:

"Elles étaient nues? J’ai manqué quelque chose."

Pendant leur interruption, il a refusé d'arrêter son discours et a garder l'oeil sur son papier.

Moi je ne voyais rien, je revenais après avoir re-stationné mon char. (Pour éviter une contravention.) J'ai juste entendu des bruits du micro.

Franchement, l'épisode était très insignifiant. On a fait quelques commentaires, mais finalement c'était comme si rien n'y était.

D'après moi, les FEMEN nous ont fait une faveur. Sans elles, je ne pense pas que la Marche aurait fait la manchette. Elles avaient l'air folles, mais les pro-vie ont resté calmes, et n'ont pas été dérangés par l'affaire.



16 avril 2014

France: Le planning familial cherche à déstigmatiser l'avortement

C'est voué à l'échec.

Les féministes ont toujours besoin de rapeler que "l'avortement est un droit".

Pourquoi autant de rappels?

Parce que l'avortement tue un être humain.

Et toutes les campagnes du monde n'élimineront la vérité.

De plus, le fait que les femmes souffrent après l'avortement, que plusieurs sont forcées à le subir, et que d'autres y ont recours après des situations louches (genre: rapports d'un soir) signifie que l'avortement sera toujours stigmatisé.

Les gauchistes pensent que tout est une question de perception humaine, et donc on peut réinventer une chose en changeant les perceptions.

La réalité est au-délà des perceptions. C'est la vérité avec laquelle les gauchistes ont le plus de misère.



17 mars 2014

Pro-IVG: Pas capable d'assumer

L’infirmière l’affirme, la question n’est pas d’être pro ou anti-IVG. « Je ne suis ni pour, ni contre. Je soutiens des personnes à un moment difficile de leur vie, je suis là pour les aider. La loi en France autorise cette pratique et l’encadre, et je respecte la loi. » Une reconnaissance légale jugée nécessaire pour éviter la mise en danger de la vie des femmes. « Avant la loi Veil, les IVG étaient réalisées dans des conditions d’hygiène déplorables. Cette pratique, qu’elle soit insérée ou non dans un cadre législatif, existe depuis l’Antiquité. On a la chance d’avoir une loi qui empêche les gens de mourir. »

 Avez-vous jamais remarqué que les pro-ivg sont généralement incapable de se dire "pro-avortement?"

11 mars 2014

Le féminisme doit son existence au christianisme

Voilà Janette Bertrand avec son discours féministe démodé qui chie sur la religion.

Question.

Qui a introduit l'idée de l'égalité des sexes?