22 avril 2015

Le gouvernement de l'Ontario poursuivi pour censure sur l'avortement



Aujourd'hui à une conférénce de presse à Queens Park, le groupe ARPA et la bloggueuse Pat Maloney de Run with Life ont annoncé leur intention de poursuivre le gouvernement de l'Ontario à cause de leur censure des statistiques sur l'avortement.

En Ontario, il est impossible de faire une demande d'accès à l'information concernant le nombre d'avortements réalisés dans la province. Cette censure est due à la Loi de 2010 sur la responsabilisation du secteur papapublic. Cette loi a assujeti les hôpitaux et autres institutions médicales à la loi sur l'Accès la l'information et à la vie privée, qui exempte le gouvernement de fournir des statistiques sur l'avortement, même si ce n'est qu'un chiffre aussi banal que le nombre total d'avortements.

Cette poursuite découle de l'expérience de Pat Maloney, qui a fait une demande d'accès à l'information concernant le nombre d'avortements réalisé dans un certain trimestre. Suite à un refus, elle s'est plaint au Commissaire sur l'information et à la vie privée. La commission a donné raison au gouvernement. La bloggueuse a ensuite demandé une revue judiciaire pour considérer la constitutionalité de cette loi. La journée avant que le procès devrait avoir lieu, le gouvernement a finalement cédé et lui a donné l'information qu'elle demandait après qu'elle ait dépensé auprès de $30 000 en frais d'avocat. La poursuite est devenue caduque.  Essentiellement, le gouvernement a gagné la bataille en cédant ce petit brin d'information.

Alors, maintentant, André Schutten, l'avocat de l'organisation chrétienne ARPA (Association for Reformed Political Action)  lance une revue judiciaire pour savoir si la censure des statistiques sur l'avortement est constitutionnelle. Selon lui, l'accès à l'information est protégé par la liberté d'expression. Sans l'accès à l'information, le citoyen est incapable de former une opinion juste concernant la politique du gouvernement et s'exprimer adéquatement.

Il me semble que tous les ontariens qui croient en la transparence gouvernementale devrait appuyer cette revue. Comment peut-on se dire en faveur de la transparence et de la démocratie, et en même temps cacher du public de l'information cruciale sur un sujet aussi controversé et débattu? En fait, le gouvernement essaie d'affaiblir l'opposition face à l'avortement en refusant de fournir des données. C'est une mesure biaisée et non pas démocratique. Le public a le droit de savoir, entres autres, comment l'argent des contribuables est dépensé pour déterminer si les mesures prises pour diminuer le nombre d'avortements ont réussi. En l'absence de l'information, il est difficile de demander des comptes du gouvernement.


7 avril 2015

Le Kansas interdit les avortements par démembrement

Au Kansas, il est maintenant interdit de faire un avortement en démembrant le foetus.

Ces avortements ont lieu au 2e trimestre, après la calicification des os. À ce stade, le bébé est trop grand pour être aspiré. Alors, la dilatation et evacuation-- le nom propre de cette opération-- a été développée pour rapetisser le corps et donc réduire le dilatation nécessaire pour l'expulser. Il s'agit de 8 pour cents des avortement au Kansas.






J'ai suivi un peu le parcours de cette législation et j'étais extrêmement surprise de la faiblesse de l'opposition. Bien sûr, les comités et la législature a eu droit à des discours s'opposant à la loi (toujours en évitant de discuter ce qui se faisait au bébé, naturellement), mais il n'y a pas eu de manifs, pas eu de scandale sur Twitter. Je m'attendais à ce qu'on remplisse des bus de manifestants en colère. Mais non. Il n'y a pas eu de guerre.

Je me dis que peut-être les pro-ivg vont lancer des poursuites judiciaires pour renverser la loi, mais c'est une stratégie très coûteuse. Elles ne voulaient pas dépenser de l'argent à la législature pour dire qu'elles étaient en faveur de couper des bébés en morceaux quand elles n'avaient pas les vote, que peut-être il serait mieux de laisser la Cour trancher, parce que si la Cour Suprême décide en leur faveur, ils auraient gagner cette bataille.

Je ne sais pas si les supporteurs ont l'estomac pour cette bataille. Après tout, c'est UNE méthode d'avortement qui est écartée, les avortements peuvent être faits par médicaments. La failblesse de leur opposition me dit que peut-être cette loi est là pour rester.

26 mars 2015

La politique de Barrette: une menace pour la cause provie?


Quand j'ai lu la manchette dans Le Devoir, j'avais un petit brin d'espoir que peut-être le nombre d'avortements serait réduit, mais je me suis gardée une p'tite gêne, et avec raison.

Je ne pense pas  pas que le nombre d'avortements sera réduit. Ce que je crains c'est que, avec un quota pour les nouveaux médecins, le manque d'avorteurs va induire le gouvernement québécois à forcer des médecins à pratiquer des avortements. Comment? Je ne sais pas. Mais, le gouvernement pourrait constater que le système ne fournit pas à cause du quota, et imposer l'obligation sur l'ensemble du système de maintenir le niveau de service. Et le système va d'une manière ou d'une autre enrôler des médecins à le faire.

On parle de permissions pour des avorteurs de carrière. J'imagine que les nouveaux médecins auront le même droit. Mais les quotas ont souvent l'effet de diminuer ce qui est restreint. Sinon, pourquoi en imposer un? Cette mesure est mise en place pour faire une répartition des services de soins.

C'est difficile d'évaluer le résultat de cette politique. Un quota sur l'avortement pourrait avoir l'effet de le réduire, ou ça pourrait obliger plus de médecins à en faire.

Compte tenu de la situation de l'avortement au Québec, j'ai de la misère à voir une véritable réduction du nombre d'interventions.

14 février 2015

La fin de la chaîne Sun News: elle n'a pas livré la marchandise

On cite beaucoup de raisons pour expliquer la fin de Sun News.

Selon moi, la raison est simple.

Une chaîne de nouvelles devrait présenter des nouvelles.

Je suis une partisane de la droite, mais je n'écoutais pas souvent Sun News. Pas parce que je ne l'appuyais pas. Je n'écoute pas la télé très souvent. Mais quand j'allume ma télé, c'est pour connaître ce qui se passe dans le monde. Et quand je regardais Sun News, plus souvent que non, je tombais sur un monologue ou une entrevue. Parfois les entrevues étaient intéressantes, surtout parce qu'il s'agissait de sujets tabous comme l'islam radical.

Cependant, on finissait par recevoir plus d'opinions que de faits.

Compare avec CTV et LCN. Le gros de leur programmation, c'est des manchettes et des courts rapportages. C'est sûr qu'après 10-20 minutes de LCN, on sait tout ce qu'on veut savoir, et on passe à d'autres choses, mais au moins on a pris la peine de regarder. Quand on obtient ce qu'on veut il y a des bonnes chances qu'on revienne le lendemain. Mais Sun News n'a jamais su correspondre à cette formule.

L'actualité est la raison d'être d'une chaîne de nouvelles. Et si une chaîne ne se dévoue pas aux manchettes, elle ne gagnera pas la masse des gens.

Sun News penssait qu'il fallait présenter son point de vue de façon explicite par le biais de monologues et d'entrevues. Mais en fait, les autres chaînes réussissent à faire passer leur ligne éditoriale par des moyens implicites: par les faits qu'elles choissisent de présenter, les questions qu'elles posent, la terminologie qu'elles choisissent.

De plus, Sun News présentait souvent des nouvelles et des faits que je connaissais d'avance parce que je suis déjà de droite, ou je l'ai su sur internet. Je crois qu'une chaîne de nouvelles à droite peut réussir au Canada anglais, si elle se consacre à l'actualité. Le nombre d'émissions d'opinions doivent être limité à une ou deux. Je ne sais pas s'il y aura à l'avenir un autre entrepreneur avec le courage de lancer une autre chaîne de nouvelles à droite. Déjà ce n'est pas facile de commencer une chaîne de télé. Mais je pense que s'il le fait en tenant compte des leçons de Sun News, il pourrait mieux réussir.

11 février 2015

Un gynécologue ontarien rayé pour des avortement ratés

Un gynécologue ontarien, Michel Provost, originaire d'Almonte dans la Vallée de l'Outaouais, a été contraint de démissionner après avoir admis à des mauvais dosages de drogues abortives.

Une enquête du collège des médecins de l'Ontario a conclu que l'avorteur avait été négligeant dans le traitement de 28 patients.

Dans deux cas, des enfants sont nés avec des anomalies.

Il a promis de ne plus pratiquer la médecine dans aucune juridiction quelconque.


10 février 2015

Le suicide assisté: la question qui tue

Depuis que la Cour suprême a légalisé le suicide assisté, j'a lu beaucoup de chroniques sur ce sujet, mais je n'ai pas vu un seul chroniqueur saisit le véritable enjeu.

Plusieurs objection ont été soulevées: la pente savonneuse comme, le fait de donner au système de santé le droit de tuer, la menace pour les handicappé et les aux gens vulnérables.
Ce sont des préoccupations valables, mais ne vont pas au coeur de la question.

En fait, personne ne semble se demander si c'est valable de mettre fin à la vie d'une personne-- c'est à dire, la détruire-- uniquement parce qu'elle le demande,

On a l'air de prendre pour acquis que le consentement personnel justifie tout ce qu'on reclame concernant son propre corps, dans la mesure qu'on ne fait pas de tort à autrui.

Il semble que la société valorise plus l'autonomie de la personne plus que la personne elle-même.

Il ne faut pas faire semblant qu'il s'agit d'un débat sur le fait de mettre fin à la souffrance. Tout le monde est d'accord cet objectif. En discutant le suicide assisté, on oublie vite qu'on peut mettre fin à la souffrance sans tuer en les endormant pour qu'ils puissent s'échapper à la douleur.

Ce que les supporteurs du suicide assisté veulent par dessus tout c'est de mettre en pratique le slogan mon corps, mon choix, de pouvoir mettre fin à la souffrance, selon leurs termes, même si ces termes sont dégradants pour la personne humaine.

Je vois arriver la réplique: Mais, ne pas respecter la volonté de la personne remonte à ne pas la respecter.

Est-ce vrai? Si quelqu'un vous demande de lui faire violence, est-ce qu'on est obligé de respecter cette demande?  Bien sûr que non. On ne doit pas faire mal aux autres même si c'est fait avec permission.

Pourquoi? Parce que le respect ne se résume pas par le slogan mon corps, mon choix. Le respect, c'est de reconnaître en la personne humaine une valeur inhérente, même si le souffrant ne la reconnaît pas. La subjectivité du malade, sa souffrance, ne change pas la valeur objective et absolue de la vie humaine, et donc la personne humaine.

Et voilà pourquoi on doit s'opposer au suicide assisté. Je crains qu'en mentionnant toutes les autres bonnes objections on n'aurait pas le vrai débat concernant la nature du respect de la personne.

17 novembre 2014

À quand la manif POUR les coupures à Radio-Canada?

Une des raisons pour laquelle la gauche réussit dans leur projet politique,  c'est que les contribuables ne manifestent jamais contre les dépenses inutiles, et parce qu'ils ne manifestent jamis pour appuyer une fiscalité logique.

Si vous n'êtes pas prêts à descendre dans la rue pour vos convictions, demandez-vous pas pourquoi le gouvernement recule toujours devant la pression gauchiste.

On doit aussi faire passer le message aux gauchistes qu'il est inacceptable de dépendre sur notre  argent pour des dépenses non-essentielles pour financer leur agenda politique.

Sans les manifs, on ne serait jamais pris au sérieux.

11 novembre 2014

Pourquoi les campagnes de déstigmatisation contre l'IVG ne fonctionnent pas


Ces campagnes se basent sur un principe:

Si seulement les gens apprennent à connaître des femmes qui ont subi des avortements, leur opposition va se dissipper. Si ils conçoivent que c'est leur mère, leur soeur, leur  fille qui s'est fait avorté, l'amour pour leurs proches va changer leurs valeurs. 

Le problème c'est que ces campagnes ne s'attaquent pas à la véritable source de stigmatisation.

C'est vrai que l'avortement se vit dans des circonstances stigmatisantes: pauvreté, violence, rencontre éphémère, problème de couple, maladie, etc.

Mais ce n'est pas ça qui stigmatise l'avortement.

C'est le fait que ça tue un être humain.

C'est comme si ces campagnes essaient de noyer ce fait, de l'ignorer, de le mettre au côté.

C'est toujours comme ça que les activistes pro-ivg fonctionnent: elles mettent l'accent sur la femme et ignorent l'enfant.

Mais l'enfant tué reste le non-dit dans cette affaire. On peut supprimer l'expression publique sur la nature de l'avortement, mais le non-dit demeure l'éléphant dans la campagne.

Les activistes pro-ivg ne peuvent pas confronter la véritable source de la stigmatisation. Le moment que les activistses mettent le moindre importance sur l'enfant à naître, déjà c'est stigmatisant, parce qu'on admette que l'avortement supprime un foetus.  Les pro-ivg veulent faire comme si ce n'était qu'un rien.

Mais ce n'est pas rien. Si les pro-ivg le traitent comme un rien, elles vont se heurter contre la masse des gens qui valorisent en quelque sorte l'enfant à naître.

C'est justement pourquoi ces campagnes ne réussiront jamais.


5 octobre 2014

VIDÉO: Foetus avorté montre des signes de vie -- À VOIR!

Je ne suis pas certaine si c'est un avortement spontané ou induit, mais c'est impressionnant de toute façon.